— Je ne comprends toujours pas pourquoi je ne peux pas venir avec vous.
Rose avait les bras croisés et observait le Docteur qui attendait son tour pour grimper dans l'Impala.
— Je vous l'ai dit, expliqua-t-il une énième fois, c'est...
— Trop dangereux ? Je sais, répliqua la blonde. Avec tout ce qu'on a traversé, vous pensez encore que ça me fait peur ?
Le Docteur se tourna vers Rose et finit par s'approcher en soupirant. Derrière lui, Dean battait le rythme de Stairway to heaven de ses mains sur le volant.
— Cette mission est du suicide et je veux que vous restiez loin de ça, dit le Seigneur du Temps. S'il vous arrivait quelque chose, je...
Il secoua la tête et ne finit pas sa phrase. Il finit par faire un signe de tête à sa compagne et monta dans la voiture qui partit aussitôt la portière fut refermée. Rose avait la gorge nouée, mais elle ignorait si c'est parce qu'elle était en colère de rester là ou si c'était parce que le Docteur ne lui avait pas dit ce qu'il ferait si elle était blessée.
La musique en fond égayait le trajet. Personne ne parlait, tous étaient concentrés sur ce qu'ils allaient accomplir quelques heures plus tard. Et de leur côté, Sam et Rose lisaient, mais n'étaient en rien attentifs à leur lecture, s'inquiétant pour leurs amis. Aucune des six personnes n'étaient très sereine à l'idée de rencontrer les Daleks.
Une fois arrivé à Lawrence, Dean arrêta son véhicule ce qui plongea le groupe dans un silence pensant. Le vaisseau ennemi devait être camouflé et même le Docteur semblait ne pas le voir une fois qu'il fut sortit à l'air frais. Cependant, tous aperçurent les objets volants qui descendaient du ciel. Dean resta un moment immobile, portant une main à son revolver dans sa poche, regardant les trois Daleks arriver vers eux. Les voir en vrai le rendait suspicieux : il n'avait pas pensé que ce serait des grosses boîtes de conserve d'où un œil ressortait étrangement. Lorsqu'ils s'approchèrent, toujours en silence, il remarqua les armes de ces créatures et déglutit. Il ne pourrait jamais la tuer avec des simples balles.
— Déclinez votre identité.
La voix du Dalek du milieu fit sursauter John qui ne s'attendait certainement pas à entendre ce genre de son de GPS.
— Je suis le Docteur, commença l'alien, et voici mes amis. Nous sommes venus pour discuter.
— Le Docteur, commença le Dalek. Nous ne connaissons pas de Docteur. Êtes-vous humain ?
— Oui, nous sommes humain, mentit le Seigneur du Temps.
Sherlock se détacha du groupe pour examiner les aliens, mais sa perception ne lui donnait aucune information sur ce type de créature à part tout ce qu'il savait déjà. Il remarqua néanmoins que leur œil était leur seul moyen de voir et il y fit face avant de poser sa première question.
— Et vous, qui êtes-vous ?
— Nous sommes des Daleks. Nous sommes perdus sur cette planète. Quelle est cette planète ?
— Terre, répondit Sherlock en parlant lentement par peur de les brusquer. Vous êtes sur Terre.
— Ce n'est pas la vraie Terre. C'est une copie.
— Parlez pour vous, murmura Dean au Docteur qui fronça les sourcils.
— Pourquoi restez-vous ici ? reprit Sherlock. Qu'est-ce qui vous retient de partir?
— Nous ne sommes pas dans notre univers. Nous sommes dans un univers parallèle au notre. Cet univers doit être détruit par les Daleks.
Le Docteur prit le relais en se mettant à côté du londonien.
— Vous ne pouvez pas détruire cette planète ni cet univers, dit-il. Vous déséquilibriez la galaxie entière.
— Cette planète est une intruse. Cette planète doit être détruite par les Daleks.
— La galaxie pourrait exploser et votre monde aussi, expliqua le Docteur en reculant au fur et à mesure que les Daleks avançaient vers eux.
Tous reculèrent et Dean lança un regard à John qui signifiait qu'ils devaient partir. Ils continuèrent de reculer tout en entendant les Daleks dire qu'ils allaient détruire la Terre.
— Vous ne pouvez pas, dit le Docteur d'une voix calme.
— Les Daleks vont exterminer cette Terre. Exterminer.
Aussitôt ces mots furent prononcés que des lasers furent lancés en direction du quatuor.
— Courrez !
Le Docteur commença à courir vers l'Impala, suivit de près par Sherlock, par John puis par Dean qui tirait sur les créatures de métal.
— Vous ne voyez pas que cela ne sert à rien ? hurla John.
Dean ne répondit pas et il continua de courir. Soudain, il entendit un gémissement et vit le Docteur se tenir la poitrine en respirant anormalement. Il courut plus vite afin d'atteindre la voiture et aussitôt il grimpa dedans, aussitôt il la mit en route pour récupérer ses camarades. Sherlock monta à l'avant tandis que les docteurs se plaçaient à l'arrière. Dean reprit la route en regardant sans cesse dans son rétroviseur si les monstres les suivaient, mais aucune traces d'eux. Il ne ralentit cependant pas et plaça sa glace intérieure pour faire en sorte de voir la banquette arrière. Le Seigneur du Temps se tenait toujours la poitrine en faisant des grimaces, mais il ne vit aucune trace de sang.
— Docteur, vous allez bien ? demanda-t-il.
— C'est mon cœur... Un de mes cœurs. Il s'est arrêté.
Ni une ni deux, Dean appuya de nouveau sur l'accélérateur et concentré, il passa la frontière de la ville en moins de temps qu'à l'aller.
— Si on ne vous avez pas écouter, s'adressa John au chasseur, et qu'on avait prit le TARDIS, on serait déjà au bunker !
Dean ne répondit rien, se contentant de regarder la route. Il regrettait d'avoir prit sa voiture, c'est vrai. Mais ça, jamais il ne l'avouerait.
