Bonjour à tous!

Et bien dis donc, presque un mois entre deux update, désolé! xD Mais avec des rattrapages en fin du mois de juin, j'ai un petit peu oublié! ^^

Donc voilà, je vous souhaite la bienvenu pour ce chapitre 10! J'espère que vous en apprécierez la lecture! :)

Je tiens à vous informer que la traduction des chapitres avancent bien de mon côté mais qu'il risque d'y avoir peu d'update durant les vacances. Pourquoi? Primo parce que je vais travailler une partie de juillet et presque tout le mois d'Août, et deuzio, parce que ma Beta (Aelyanne) prend également des vancances bien méritées! ^^ J'espère que vous comprendrez! :)Je vous remercie tous pour vos commentaires et vos likes! Ca représente beaucoup pour moi de voir que vous aimez cette traduction! 3

Allez, trève de bavardages.

L'univers d'Harry Potter est la propriété de J.K Rowling, cette histoire est originellement celle de preciousann dont je ne suis que la traductrice! Un grand merci également à Aelyanne pour la correction de ce chapitre!

Bonne lecture!


Salazar passa deux jours entiers à l'infirmerie, et il apprit que Madame Pomfresh ne faisait pas son travail à moitié. En vérité, elle pouvait se montrer parfois surprotectrice envers ceux qui se retrouvaient sous son aile. Sa brève visite pour son nez cassé n'avait pas permis à la médicomage de faire un scan complet de son état, mais le choc qu'il avait reçu à la tête, et la perte de connaissance qui avait suivie, l'avait permis. Et même s'il avait été conscient, il s'en serait tout de même bien passé.

La semaine et demie qui avait suivie avait mis les nerfs de Salazar à rude épreuve. Il n'aimait vraiment pas l'idée qu'autant de personnes soient au courant de ses plans, même s'il était sûr de pouvoir leur faire confiance. Son opinion était que plus il y avait de personnes qui connaissaient son secret, plus il y avait de chance que tout tourne mal. Cependant, il pouvait également utiliser cela à son avantage. Severus, Poppy et Minerva pouvaient lui fournir des informations capitales sur Albus, et à sa plus grande surprise, les trois étaient plus qu'enjoués à cette perspective.

Poppy et Minerva avaient réussi à attraper le pauvre Maitre des Potions le soir même du jour où l'infirmière avait découvert la vérité, juste après le diner, et avaient demandé des réponses. Heureusement, Poppy l'informa qu'il avait la permission de Salazar pour parler, et le jeune professeur leur avait montré les mêmes souvenirs que l'immortel lui avait présenté quelques semaines plus tôt, ainsi que ceux de toutes les discussions qu'ils avaient eu depuis.

Dire que les deux sorcières étaient alors très en colère aurait été un euphémisme.

Minerva n'arrivait pas à croire qu'Albus ait pu aller jusqu'à utiliser le Sortilège d'Amnésie sur elle, et lorsque Severus lui montra le souvenir de la nuit où Salazar avait détruit le bureau de Dumbledore, elle dut d'autant plus enragée par le comportement du directeur. Les deux autres durent l'empêcher de transformer Albus en crapaud et de le maudire pour les quatorze générations à venir. Quand sa rage finit par se calmer, elle passa de totalement furieuse à complètement dévastée. Elle n'arrivait pas à comprendre comment le Grand Albus Dumbledore avait pu en arriver à de telles extrémités pour assurer la réussite de ses plans. Minerva savait qu'il parlait du 'Plus Grand Bien' à longueur de journée, mais jamais elle n'avait connecté les points.

Et ce fut Salazar qui rassembla les pièces du puzzle pour eux.

Malgré les apparences, Salazar était tout sauf un ermite. Il avait voyagé au travers du monde magique et savait des choses que beaucoup aurait qualifié d'informations sans importances. Il avait également pris le temps de s'asseoir avec Poppy, Minerva et Severus pour leur expliquer tout cela.

Ils étaient dans le bureau de Rogue, et deux semaines s'étaient écoulées depuis l'incident dans le couloir de Potions. Ce n'était qu'en cet instant que Salazar put expliquer aux deux sorcières ce qu'il savait et pourquoi il agissait comme il le faisait.

Albus Dumbledore prêchait la philosophie du 'Plus Grand Bien' car il croyait fermement que cela était vrai. Ce fut Albus, et non Gellert, qui fut le premier à énoncer ce concept. Dumbledore et Grindelwald étaient meilleurs amis, et s'étaient rencontrés lorsqu'ils étaient adolescents. Albus rêvait de pouvoir et de diriger le monde moldus. Il clamait à tout va que les sorciers valaient plus que les moldus à cause de leurs capacités magiques, et que les non-magiques avaient besoin de quelqu'un pour les 'guider', et il était prêt à utiliser tous les moyens à sa disposition pour forcer les moldus à se soumettre à sa volonté.

Et Albus prévoyait de gouverner avec Grindelwald à ses côtés.

Ses plans, cependant, furent réduits à néant lorsque sa sœur Arianna fut tuée lors d'un duel opposant Albus, son frère Abelforth, et Grindelwald. C'est la mort de sa sœur qui lui fit réaliser qu'il suivait un chemin plus que dangereux, et il coupa les ponts avec Grindelwald.

Ce fut à ce moment que Grindelwald adopta la philosophie du 'Plus Grand Bien' et commença à commettre les actes horribles qui ont marqué les années 1940. Puis lui et Albus ont eu leur fameux duel, et le reste appartient à l'Histoire.

Puis arriva Voldemort.

Salazar leur expliqua qu'Albus avait eu plus que suffisamment le temps de s'occuper du sorcier avant que ce dernier ne devienne aussi puissant qu'il ne l'avait été. Il leur dit également que Voldemort était bel et bien son Héritier, et que son véritable nom était Tom Jédusor. Il leur expliqua que ce dernier avait été diplômé de Poudlard en 1945, et qu'il avait grandis et passé sa scolarité sous le règne de terreur de Grindelwald et la Seconde Guerre Mondiale Moldue. Tout cela, ajouté au fait qu'il avait grandis dans un orphelinat, n'avait très certainement pas dut l'aider à développer une façon de penser saine. Malgré tout, Albus savait qui il était, et ce qu'il prévoyait de faire, et ce bien avant le début de la Première Guerre des Sorciers. Salazar leur expliqua que la guerre aurait pu être évitée si Albus s'était occupé de Voldemort dès le départ.

Puis est arrivée la prophétie.

Salazar se présenta comme la preuve que celle-ci n'était qu'un ramassis de non-sens, leur expliqua se qui se passa alors et pourquoi il avait poussé les Potter à fuir. Il leur expliqua ce qui s'était réellement cette nuit d'Halloween il y a dix ans, et ce qu'il avait fait depuis.

Il insista auprès des trois que si Albus Dumbledore, au nom du 'Plus Grand Bien' était prêt à mettre en danger un enfant de onze ans à cause d'une stupide prophétie, alors quelque chose n'allait vraiment pas.

Ce fut à ce moment que Minerva explosa en sanglots.

« - Je ne comprends toujours pas pourquoi, » dit-elle en secouant la tête, « - Pourquoi Albus ferait-il tout ça ?

-Parce qu'il croit qu'Harry Potter est la seule personne capable de vaincre Voldemort, mais je ne suis pas de cet avis. Un enfant ne peut pas vaincre le plus puissant mage noir de son temps. C'est comme si Albus avait repris sa philosophie du 'Plus Grand Bien' et l'avait tordue pour la transformer en quelque chose de tout à fait différent. Il n'est plus question de régner sur les moldus pour leur propre bien. Je pense qu'il croit être le seul à avoir la connaissance et le pouvoir nécessaires pour aider 'Harry Potter' dans sa quête pour vaincre Voldemort. 'Pour le Plus Grand Bien' veut à présent dire, 'Je suis prêt à tout pour faire ce que je pense être juste, et personne ne pourra se mettre en travers de mon chemin'. Même si cela veut dire placer un 'enfant' de onze ans en danger. Le fait qu'il t'ait amnésiée, et qu'il utilise la pierre comme un leurre pour Voldemort en sont la preuve. Il est prêt à mettre l'école ainsi que ses élèves en danger. Le Cerbère, le griffon, laisser Quirrell obtenir des informations qu'il ne devrait pas avoir, couplé au fait qu'il ne cesse de retirer les protections que je place sur la porte n'arrange pas son cas.

-Pensez-vous qu'Albus soit un mage noir ? » demanda Poppy avec un air inquiet sur le visage, et Salazar secoua la tête en soupirant.

« - Non, je ne pense pas. S'il y a bien une chose de sûre, c'est qu'il est lumineux. Mais c'est un manipulateur. Lors de la première guerre, l'Ordre du Phénix n'était qu'une immense blague. Trop de sorciers et de sorcières sont morts parce qu'Albus pensait qu'il ne fallait pas tuer les Mangemorts. Je ne sais pas si c'est parce qu'il était persuadé qu'il pouvait les pousser à se racheter, ou je ne sais quelle autre excuse, mais on ne peut pas faire la guerre en utilisant uniquement des Sortilège de Stupéfixion ou des Maléfice de Chatouillis. Tout ce que les Mangemorts avaient à faire était de libérer leurs camarades pour les aider à s'échapper et ainsi combattre à nouveau pour tous les tuer. Vous n'allez pas aimer ce que je vais dire, mais je pense que c'est à la guerre comme à la guerre. Si quelqu'un essaye de nous tuer, il faut les tuer avant.

-Je suis d'accord, » dit Severus, « - Nous nous moquions beaucoup de l'Ordre. Et heureusement, j'étais du mauvais côté lors de la première partie de la guerre, mais j'ai pu voir à quel point j'étais dans l'erreur à la fin. Le Seigneur des Ténèbres et les Mangemorts avaient compris qu'Albus espérait juste les capturer, et non pas les tuer. Et ce simple fait, dans leur esprit, leur laissaient la possibilité de pouvoir faire tout ce qu'ils voulaient sans prendre le risque d'être sévèrement blessés en retour.

-Exactement, » acquiesça Salazar, « - Et la guerre qui arrive devra être combattue différemment. »

Minerva soupira,

« - Bon, je peux accepter l'idée qu'une guerre se profile à l'horizon, mais que faisons-nous en attendant ?

-Ca va dépendre des Horcruxes, et malheureusement, je n'ai aucun moyen de savoir ce qu'ils sont et où ils sont. Albus en sait plus sur Voldemort que moi, et j'ai besoin de son aide. Le problème est que je ne lui fait pas confiance, et s'il découvre qui je suis réellement, il ne me fera pas confiance en retour. Nos idéaux sont bien trop opposés, et travailler ensemble est presque impossible. Mais je peux travailler aux dépens d'Albus, mais pour cela, je vais avoir besoin d'aide, et c'est là que vous entrez en action. J'ai besoin d'informations. Albus sait pour les Horcruxes grâce à Nicholas, mais il ne lui en a ni parlé, ni ne lui a donné la moindre information. A la place, Severus et moi espérons que le directeur lui fera part de quelque chose. » continua Salazar, et Rogue acquiesça,

« - Mais je n'ai rien pour le moment.

-Ce qui est compréhensible s'il cherche aussi à savoir ce qu'ils sont et où ils sont. » dit Salazar avant de soupirer, « - Dans un excès de colère, j'ai dit que je ne jouerai pas le jeu d'Albus, mais j'ai bien peur de devoir ravaler mes propres paroles. Je vais entrer dans son jeu, dans une certaine mesure. Il pense que je suis Harry Potter, alors je serais Harry Potter. Je ne le laisserai cependant pas mettre l'école et ses élèves en danger. Dès que la pierre sera mise en place, j'irai la récupérer car nous ne pouvons permettre à Voldemort de regagner une forme corporelle pour le moment.

-La pierre sera cachée dès que le Filet du Diable de Pomona sera mis en place. Quirrell compte utiliser un troll, mais cela risque de prendre un certain temps avant qu'il n'en trouve un. Albus attend simplement pour la plante. » dit Minerva, et tout le monde la regarda longuement.

« - Tu en es sûre ? » demanda Salazar, ce à quoi elle acquiesça

« -En tant que directrice adjointe, Albus m'a dit pour les pièges des autres, mais pas un mot sur le sien.

-Ce n'est pas grave. Je n'en ai même rien à faire des autres pièges parce que je connais un moyen d'aller récupérer la pierre sans devoir passer par ça.

-Vraiment ? » demanda Poppy avec surprise

« - Oui, et c'est vraiment simple. Mais je ne dirais rien au cas où Quirrell découvre quelque chose. Je vous en parlerai quand la Pierre sera en sécurité, je vous le promets. Un indice cependant, le château va m'aider dans ma tâche. » dit-il avec un sourire.

Il leva son regard sur Minerva,

« - Sais-tu combien de temps il reste avant que cela soit bon ?

-Très bientôt. Je dirais dans quelques jours, même. Je sais que cela sera avant Halloween.

-Et moi qui pensais plutôt aux alentours de Noël. » dit Severus, un peu choqué, et Minerva secoua la tête.

« - C'est ce qu'Albus dit à tout le monde. Pourquoi dit-il cela, je n'en sais rien, mais la pierre sera cachée d'ici quelques jours.

-Avec Albus, rien n'est certain. » dit sèchement Salazar

« - Qu'en est-il de la porte ? » demanda Poppy, « - Qu'en est-il pour le moment ?

-Il semblerait qu'il se soit lassé de retirer mes protections, pour le moment. Je ne sais pas si c'est pour me donner l'impression que j'ai l'avantage, ou si c'est parce que Fred et George ont failli se faire tuer cette nuit-là. Je continue d'aller la contrôler, par contre.

-Donc les protections sont toujours en place ?

-Oui.

-Je suis inquiète à votre propos, Salazar. Qu'en est-il de l'Horcruxe dans votre tête ? » demanda la médicomage, « - Je suis une soigneuse, et je ne me sens pas vraiment à l'aise à l'idée de savoir que vous vous baladez avec un morceau de l'âme de Voldemort logée là-dedans.

-Je me doute que cela doit être quelque peu déconcertant pour vous, Poppy, mais j'ai le sentiment que c'est l'Horcruxe qui me permet de conserver l'apparence d'Harry Potter. Si on le retire, tous nos plans vont tomber à l'eau. Il ne m'influence en rien, mais il est douloureux quand Quirrell est près de moi. Je ne sais ni pourquoi, ni comment, mais peut-être que cela pourra jouer en notre faveur.

-Et quand viendra le moment de le détruire ? » demanda Severus,

« -Je ne sais pas encore. Le Feudeymon et le venin de Basilic sont les deux seules méthodes que je connais pour en détruire un. Et un Horcruxe vivant peut être détruit par le Feudeymon, j'en suis certains, mais je ne sais pas si le venin fonctionnerait sur moi.

-Et qu'en est-il du Sortilège de Mort ?

-Il rebondirait simplement sur moi à cause de mon immortalité, et je ne sais pas si le venin de basilic serait tout aussi efficace. Je suppose que, comme le disent les moldus, nous verrons le moment venu. Je ferai quelques recherches, mais ce n'est pas ma priorité pour le moment. Mettre la pierre en sécurité et protéger les étudiants est ce sur quoi nous devons concentrer nos efforts. » dit-il, et ils acquiescèrent tous à ses paroles.

« - Murmureur, qu'est-ce qu'on fera si Idiot découvre la vérité ? » demanda soudainement Nora

« - Et bien, ma chère, je n'en ai aucune idée. Espérons que cela ne soit jamais le cas, ou qu'il ne la découvre que lorsque toute cette histoire sera finie. » répondit-il, et elle hocha de la tête en retour.

Une fois que Salazar eut répété son court échange, ils mirent un terme à la rencontre. Salazar leur précisa qu'il avait écrit à Nicholas, et les invita à le rejoindre pour discuter avec l'alchimiste quand celui-ci viendrait au château.

Inutile de dire que les trois furent très excités par la nouvelle.


« - Tu penses que McGonagall, Rogue et Madame Pomfresh connaissent la vérité ? » demanda Fred en regardant la carte.

« - Possible. » répondit George, ne levant pas son regard du livre qu'il lisait,

« - Il sont quand même restés dans le bureau de Rogue à discuter pendant des heures.

-Vrai. » dit Fred dans un bâillement, avant de s'arrêter et de regarder longuement la carte,

« - George, pourquoi notre petit frère dort-il avec un certain Peter Pettigrow ? »

Ce dernier leva le regard avant d'hausser les épaules.

« - J'en sais rien. Peut-être un autre première année qui a fait un cauchemar, ou un truc du genre. Hey ! Je crois avoir trouvé quelque chose ! Le Sortilège de Désillusion qui permet de dissimuler la cible. Le sort agit de sorte à ce que la chose/personne touchée agisse comme un caméléon, prenant la couleur et la texture de ce qui se trouve derrière et autour d'elle, lui donnant ainsi une forme d'invisibilité !

-Fais-moi voir ! » demanda Fred en attrapant le livre se trouvant entre les mains de son jumeaux.

« - Mais c'est génial ! Et en plus, le sort n'a pas l'air très compliqué, même s'il est considéré comme un sort du niveau d'un septième année.

-Et est-ce que ça nous a déjà arrêté ?

-Jamais. » répondit Fred avec un grand sourire.

« - Commençons l'entrainement, alors ? » demanda George, et son jumeau ne put qu'acquiescer avec enthousiasme.


Salazar revenait de la rencontre qui avait eu lieu dans le bureau de Rogue, et faisait son chemin vers les dortoirs. Il restait encore une heure avant le couvre-feu, mais il était fatigué et ne désirait plus que se reposer avec un livre sur son lit. Cependant, quand il mit les pieds dans sa chambre, il sut que quelque chose n'allait pas. Drago, Crabbe, Goyle et Nott étaient tous présents, et semblaient agir plus étrangement que d'habitude. Blaise était là également, lisant un livre, mais il était assis en tailleur sur son lit, les coudes sur les genoux et sa tête reposant dans ses mains. Salazar attrapa son regard, et Blaise regarda brièvement vers les quatre autres garçons puis de nouveau vers lui avant de rediriger son regard sur le lit de Salazar pour retourner sur les quatre Serpentards.

Salazar hocha imperceptiblement la tête, comprenant le message silencieux.

Quelque chose n'allait pas.

« - Quelque chose va de travers ici, mais je n'arrives pas à savoir quoi. »

Nora sortit sa tête de la manche de sa robe et regarda autour de la pièce, et Salazar sentit sa prise sur son bras de resserrer quand son regard se posa sur son lit.

« - Murmureur, c'est bizarre, mais ton oreiller semble très chaud.

-Vraiment ? » demanda-t-il en s'approchant du lit. Il entendit quelques ricanements derrière lui, et il fut certain que les autres Serpentards lui avaient joué un sale tour.

Salazar regarda longtemps son oreiller avant de placer doucement le bout de son doigt sur celui-ci. Il laissa s'échapper une exclamation étouffée avant de reculer brusquement. Il lança un regard noir aux verts et argents.

Comment ont-ils put placer une Malédiction de Flagrance sur mon oreiller ? Pensa-t-il en plissant les yeux dans leur direction, Un élève plus âgé, peut-être ?

« - Murmureur, es-tu blessé ? » demanda Nora en glissant de sa manche sur son lit.

« - Je vais bien, ma chère. L'oreiller m'a brûlé, mais pas beaucoup non plus. Si tu n'avais pas senti la différence de température, la brûlure aurait pu être mille fois pire.

-Avorton se montre de plus en plus audacieux. » dit-elle en lançant des éclairs dans leur direction.

« - J'en ai bien peur. » dit Salazar avant de se tourner vers Drago en souriant,

« - Que c'est Gryffondor de ta part, Drago. Placer un sortilège sur mon oreiller pour qu'il me brûle. Tu n'étais pas au courant que les serpents étaient capables de voir les différences de température, je suppose ? » dit-il en pointant Nora du doigt, « - Ce n'était pas un plan très bien réfléchis, ou rusé, si tu veux mon avis, mais très téméraire, sinon irréfléchis, c'est-à-dire un comportement, comme je l'ai déjà mentionné, de Gryffondor. » termina-t-il en ajoutant un applaudissement pour marquer ses mots.

Blaise renifla d'amusement, mais ne leva pas son regard du livre qu'il lisait, et Drago devint rouge en le fusillant du regard. Il planta ensuite son regard dans celui de Salazar et s'apprêta à parler avant que l'immortel ne l'interrompe.

« - Malgré tout, cela me fait me demander si tu ne m'as pas préparé d'autres surprises. Qu'allons-nous trouver, je me le demande ? » se demanda-t-il de façon rhétorique, « - Bon, où ai-je pu ranger ce livre sur la magie du sang ? » dit-il à voix haute en commençant à fouiller dans ses affaires. Il garda un œil sur Drago et sa troupe, et ne put s'empêcher de sourire lorsque le blond devint blanc comme un linge.

« - La magie du sang est de la magie noire. » dit Drago d'une voix tremblante.

« - C'est vrai dans certains cas. » répondit nonchalamment Salazar avant de sortir un vieux livre en cuir de sa valise.

« - Bon, où est donc le sort que j'avais vu ? » demanda-t-il, prenant bien le temps de tourner les pages avant de finalement s'arrêter et sourire.

« - Ah, le voilà ! » s'exclama-t-il avant de lire à voix haute,

« - Ce sortilège est utilisé pour ériger des champs de protections, faciles à faire et pourtant très puissants, via l'usage du sang. En utilisant le liquide vital de celui qui l'utilise, tout objet peut être utilisé comme point d'ancrage pour les protections. Le sort a été correctement lancé lorsque l'ère à protéger brille d'une lueur jaune, et tous les objets maudits se trouvant au sein de celle-ci commenceront à luire d'un profond rouge sang. Le champ de protection durera tant que celui qui lance le sort en aura besoin, et n'est détruit que lorsque le point d'ancrage est retiré. » lut-il avant de regarder Drago, « - Parfait, n'est-ce pas ?! »

Salazar commença à marmonner à propos de quel objet utiliser comme ancre avant d'arrêter son choix sur une boulette de papier se trouvant dans la corbeille près de son lit. Il 'vérifia' une nouvelle fois les instructions dans le livre avant de couper la paume de sa main avec un Sortilège de Découpe et de déposer un peu de son sang sur la boulette de papier. 'Contrôlant' à nouveau son livre, il fronça les sourcils de concentration, pointa sa baguette sur le morceau de parchemin et murmura l'incantation. Quand le dit objet se mit à luire d'une couleur bleue, il sourit, satisfait.

« - Bon, maintenant que c'est fait, où est ce que je pourrais la placer ? » demanda-t-il à voix haute, regardant autour de lui.

La décision fut facile à prendre. Salazar souhait protéger Blaise également, sachant que le garçon avait fait l'effort d'être gentil avec lui depuis ce fameux jour en cours de Métamorphose. Salazar l'avait même aidé en retour pour certains de leurs devoirs, et ils avaient eu l'occasion de discuter un peu. Salazar savait que Drago avait causé beaucoup d'ennuis à Blaise depuis, mais ce dernier avait préféré l'ignorer, ce qui avait enragé le blond encore plus.

Après avoir placé un Sortilège Collant sur la boule de papier, il se tourna vers le mur vierge se trouvant entre leur lit. Au moment où il allait placer le point d'ancrage, sa cicatrice lui fit soudainement mal, et il poussa une exclamation de douleur et de surprise.

« - Professeur ! Potter est en train d'utiliser de la magie du sang ! » cria soudainement Drago.

Salazar lança un regard noir au-dessus de son épaule avant d'attacher l'ancre au mur, murmurant la dernière incantation pour activer le champ de protection. Il se tourna ensuite et observa le sortilège prendre effet.

« - Potter, qu'avez-vous fait ?! » cria Rogue alors que la zone dans laquelle se trouvait le lit de Blaise et le sien commençaient à briller d'une couleur jaune comme le soleil.

Salazar leva le regard pour voir Albus, Quirrell et Severus se tenir à l'entrée de la chambre, et tous avaient un air surpris gravé sur le visage. Salazar, par contre, ne fut pas très surpris de voir son oreiller, la poignée de sa table de nuit et la paire de chaussures de Blaise prendre une teinte écarlate.

« - Je viens juste de placer un champ de protection, » répondit-il d'une voix innocente.

« - Potter, retirez immédiatement… » commença Rogue en s'avançant vers Salazar, mais ce dernier le coupa.

« - Monsieur, je vous conseillerais de ne pas faire un pas de plus. Si vous, ou n'importe qui d'autre d'ailleurs, avez l'intention de me blesser, le champ de protection vous repoussera et vous finirez par retomber brutalement sur votre derrière. » dit-il rapidement, et Rogue s'arrêta net, le regardant avec surprise.

« - Pourquoi mon coin brille aussi ? » demanda Blaise, confus

« - Le champ fait effet sur un périmètre d'environ cinq mètres, » dit Salazar, « - Je suppose que c'est une heureuse coïncidence, vu que tes chaussures brillent d'une couleur rouge.

-QUOI ?! » cria Blaise, brisant soudainement son masque de froideur et d'indifférence,

« - Drago, espèce de sale petite merde de dragon puante et pour… !

-Monsieur Zabini ! » cria Severus en avertissement, et Blaise s'arrêta pour fusiller le blond du regard.

« - Il semblerait que les apprentis Mangemorts aient maudit mon oreiller avec une sorte de malédiction qui peut me brûler la peau, et qu'ils en ont placé une autre sur la poignée de ma table de nuit. » dit Salazar en levant son doigt,

« - Nora a remarqué la différence de température sur mon oreiller, et quand je l'ai touché, il m'a brûlé. » ajouta-t-il en se tenant près de son lit avec un sourire innocent.

« - Où as-tu appris ce sort, Harry, » demanda Dumbledore

« - Dans un livre que j'ai acheté cet été après avoir reçu ma lettre. » mentit-il

« - Dans quel magasin l'as-tu acheté ?

-Oh. » il se gratta la tête, « - Je ne me souviens plus vraiment du nom du magasin, mais c'était dans un lieu appelé l'Allée des Ambrames… Embri… ?

-L'A-A-Allées des E-Embrumes ? » demanda Quirrell, l'air amusé,

« - Oui ! C'est ça ! L'Allée des Embrumes, c'est le nom. » dit-il.

Et ce n'était pas vraiment un mensonge. Il avait acheté le livre là-bas… Il y a environ deux cents ans.

« - Qu'as-tu acheté d'autre à l'Allée des Embrumes ? » demanda gentiment Albus.

Salazar lui fit un sourire innocent avant de lui montrer l'objet dans sa main.

« - Ma baguette. »

Albus pâlit brusquement, ses yeux s'écarquillant de surprise.

« - Harry, puis-je te demander de quoi elle est faite ?

-Oh, hum… Le fabricant a dit qu'elle me convenait parfaitement, qu'elle était faite de bois d'if avec un cœur fait d'écailles de basilic. » dit-il, explosant intérieurement de rire au visage horrifié d'Albus.

Quirrell, au contraire, commença à rire.

« - V-V-Voilà d-d-onc de très i-i-intéressants m-m-matériaux, M-Monsieur P-Potter.

-Je n'avais jamais entendu parler de basilic avant, j'ai donc fait des recherches. Je trouve la situation plutôt marrante, vu que je peux parler aux serpents, vous savez ? Les moldus ont une expression qui dit 'si un regard pouvait tuer, je le serais' ? Et bah, c'est quand même une application plutôt littérale de l'expression lorsqu'un basilic est impliqué. » dit-il innocemment, et Quirrell rigola doucement.

« - Harry, pourquoi n'es-tu pas allé chez Ollivander pour acheter ta baguette ? » demanda Albus, le choc finalement passé, et Salazar haussa des épaules,

« - Je ne savais pas qu'il y avait un endroit particulier où se rendre. Le magasin de baguette que j'ai trouvé était juste à côté de la librairie, et comme ma lettre indiquait qu'il nous fallait une baguette…

-Demain, nous sommes samedi, Harry, alors j'aimerais que tu accompagnes le Professeur Rogue au Chemin de Traverse. Je préfèrerais que tu utilises une baguette de chez Ollivander. »

Salazar plissa des yeux légèrement, et Rogue regarda Albus avec un mélange de choc et de dégout.

« - Avec tout le respect que je vous dois, Professeur, je ne vais pas abandonner ma baguette. » dit-il un peu froidement.

« - Non, non, je pense qu'il y a un malentendu. Tu peux garder cette baguette si tu le souhaites, mais je préfèrerais que tu en aies une également de chez Ollivander.

-Deux baguettes ? » demanda Severus avec surprise, et même Quirrell eut l'air étonné de cette suggestion

« - Hé bien, oui. Il est toujours utile d'en avoir une de secours. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver. » dit Albus, « - Maintenant, Harry, parlons du champ de protection que tu as placé. Sais-tu que la magie du sang est considérée comme de la magie noire ? »

Salazar eut soudainement extrêmement envie de se frapper la tête contre un mur, mais il soupira simplement en regardant le vieil idiot.

« - Je dois admettre qu'il y a des trucs dans ce livre que j'ai trouvé vraiment déstabilisant, et que jamais je n'utiliserai sur quelqu'un, mais ce sortilège-là me semblait correct. Je suis plutôt inquiet par ce que les apprentis Mangemorts ont placé sur mes affaires et celles de Blaise. Peu importe ce qu'il y a sur mon oreiller, ça a brulé mon doigt. Imaginez si Nora n'avait pas remarqué la différence de chaleur et que j'avais placé ma tête dessus. » dit Salazar en pointant l'évidence, « - Apparemment, il s'agit là d'un sort dont l'unique but est de faire du mal aux gens, et j'appellerais plutôt ça de la 'magie noire'. Ce qui est ironique, vu que c'est mon sort de protection qui est considéré comme tel. » dit l'immortel avec colère.

« - Tout d'abord, Harry, je te prierais de ne pas appeler monsieur Malfoy et ses amis de 'apprentis Mangemorts'. » dit Albus avec une pointe de véhémence, « - Ensuite, toute forme de magie du sang est considérée comme de la magie noire de par son usage du sang. Le sang, par sa nature, et lorsqu'il est en contact avec de la magie, peut s'avérer très dangereux et avoir de terribles conséquences. »

Salazar haussa un sourcil.

Je n'ai jamais entendu autant d'idioties en une seule phrase, et en plus, ce qu'il dit n'a aucun sens. Un paquet de mots inutiles mis bout-à-bout pour ressembler à une vérité universelle, sage, et générale, hein ? A quoi joues-tu, Albus ? pensa l'immortel avant d'hausser les épaules.

« - Désolé, Monsieur, mais j'ai bien peur de devoir vous contredire. Les seules conséquences de ce que je viens de faire est que les objets qui ont été maudits et qui se trouvent dans ce périmètre vont à présent briller d'une couleur écarlate, et que ceux qui en sont la cause se feront attraper. L'autre conséquence est que si quelqu'un avec de mauvaise intentions pénètre ce cercle, il sera repoussé par la protection pour atterrir sur son derrière. Rien de bien méchant si on retire tout le côté embarrassant que cela peut causer. Après, si la protection avait pour but de décapiter ceux qui essaieraient de s'approcher, alors effectivement, il y aurait un problème, et évidement que je n'aurais pas utilisé ce sort. Je ne vois aucun risque à utiliser de telles protections et préfère largement cette alternative au fait de ne pas savoir lesquelles de mes affaires, et celles de Blaise par la même occasion, ont été maudites alors que nous ne regardions pas.

-Je suis vraiment déçu par ton comportement, Harry. » dit Dumbledore en secouant la tête avec tristesse.

Mais pourquoi ! pensa Salazar en même temps que Quirrell demandait,

« -P-P-P-Pourquoi, Abus ? P-Pensez à s-sa p-propre s-s-s-sécurité ? »

Dumbledore regard Quirrell avec un regard noir avant de le reposer sur Salazar.

« - Je suis dans l'obligation de te demander de retirer cette protection.

-Non, je ne la retirai pas.

-Espèce de petit… Et pas la moindre once de respect pour toute forme d'autorité ! Faites ce que le directeur vous demande ! » cria Rogue

« -Non, » dit fermement Salazar, « - La prochaine fois, Drago et ses amis pourraient faire pire. Je ne sais même pas ce qu'il y a sur mon coussin, ni sur ma table de nuit ou sur les chaussures de Blaise. Je ne prendrais certainement pas le risque que cela se reproduise.

-Harry, tu dois les pardonner. Je suis sûr qu'ils s'en veulent.

-Ils n'en ont pas l'air, et quand à les pardonner, je ne crois pas non plus. Ils l'ont fait intentionnellement.

-Je suis vraiment déçu par ton comportement » dit une nouvelle fois le directeur, « - Et je suis sûr que tes parents le seraient aussi.

-Je ne les connais pas, donc je ne peux pas juger si c'est bel et bien le cas ou non, mais à qui est-ce la faute, on se le demande ? Essayer d'user de l'excuse de mes parents morts pour me faire sentir coupable, ce n'est pas vraiment sage, ne trouvez-vous pas ? Non, tout ce que ça me fait est de m'énnerver encore plus.

-POTTER ! » cria Rogue, mais il fut coupé par Salazar qui n'en avait pas encore fini.

« - Vous oubliez dans qu'elles conditions j'ai grandis, Professeur. L'instinct de conservation fut la clé de ma survie. C'est ma détermination à voir le jour suivant vivant qui fut ma clé pour continuer à vivre. Penser de façon rusée fut la clé qui m'a aidé à échapper à l'horrible traitement que me faisait subir cette énorme excuse de moldu qui me sert d'oncle. Ils peuvent s'estimer heureux que je ne sois pas retourné les voir pour leur lancer un sort.

-V-V-V-Vous l-l-l'auriez f-f-fait ? » demanda curieusement Quirrell

« - Non, parce que cela ne m'aurait pas rendu meilleur qu'eux. » dit Salazar en insistant sur ce fait, « - Et je vaux bien plus qu'eux.

-Et je peux te dire que je suis heureux de t'entendre raisonner de cette manière, » dit Dumbledore avec un sourire, « - Mais ne penses-tu pas que tu devrais faire preuve de la même attitude envers monsieur Malfoy et ses amis ?

-Non. » dit Salazar en croisant les bras sur sa poitrine dans un geste très enfantin.

« - Alors je suis au regret de devoir faire cela. Je suis désolé, mais vingt points seront retirés à Serpentard et toi, ainsi que tes camarades de chambre, aurez une retenue pendant une nuit lorsque j'en déciderais ainsi, quand je le voudrais avec qui je voudrais. »

Salazar fusilla du regard le directeur, et pensa brièvement à le maudire. Blaise protesta à l'injustice de cette punition (et il en avait le droit) en disant qu'il n'avait rien à faire dans cette histoire, et Drago commença à crier, clamant que son père aller en entendre parler.

Salazar roula simplement des yeux avant de se tourner vers son oreiller, le faisant léviter jusqu'à la cheminée et d'y mettre le feu. Il demanda ensuite à Blaise s'il avait une autre paire de chaussure, et lorsque le garçon acquiesça, il fit de même avec elles, lui assurant qu'il lui donnerait l'argent pour une nouvelle paire. Quant à la poignée de la table de nuit, il grogna à voix haute qu'il chercherait une solution plus tard. Il grimpa ensuite sur son lit, et regardant une dernière fois Albus, Severus et Quirrell, il les fusilla du regard, ces derniers observant sa petite crise avec un étrange mélange d'amusement (Severus et Quirrell) et de tristesse, (Albus).

Le directeur soupira fortement,

« - Quant au but premier de notre visite, il s'avère que je suis tombé sur le professeur Quirrell dans les donjons, et il cherchait l'entrée du passage secret que tu as découvert. Je dois avouer que je suis aussi curieux, et comme nous ne l'avons pas trouvé, nous nous demandions si tu pouvais nous en dire plus ? » demanda-t-il gentiment, usant de sa meilleur imitation du grand père protecteur qu'il pouvait faire.

Salazar le regarda d'un air mauvais depuis son lit,

« - Je suis désolé, professeur. Je crois bien avoir oublié où elle se trouvait. » dit-il avec colère avant de tirer les rideaux de son lit pour les fermer, comme l'aurait fait n'importe quel enfant de onze ans digne de ce nom.

Il ne put s'empêcher de sourire lorsqu'il entendit le lourd soupir d'Albus, et ricana quand Rogue marmonna à propos 'du satané rejeton de Potter' alors que les trois adultes sortaient du dortoir des premières années.

Salazar se dit qu'il s'agissait là d'une nouvelle manière de s'occuper de la situation, et d'Albus, et que cette nouvelle méthode allait être très amusante à utiliser.


'Dumbly' (le surnom que donne Nora en anglais à Dumbledore) se traduit par 'bêtement'. En anglais, c'est un jeu de mort en or que l'on perd en français, alors j'adapte ! )

Merci d'avoir lu! Comme je ne sais pas quand sera la prochaine publication, je vous souhaites de bonne vacances, buvez de l'eau et restez au frais!

A bientôt! ^^