bien le bonjour mes cher lecteurs (ou ce qu'il en reste ^^)
alors je vous avait promis un chapitre sur la culture des artichaut mais je trouvais ça chiant alors à la place je vous donne le passé de notre charmant" petit Yuu-chou~
merci à tout ceux qui lisent cette histoire, aux followers au favorites et surtout aux review qui me motivent à écrire toujours plus pour vous satisfaire !
je remercie aussi Silu-chan qui a encore eu la bonté de corriger ce texte et beaucoup d'autre =) merci beaucoup je t'adore!
les perso ne sont pas à moi bla bla hoshino samaaaaaa~
sur ce bonne lecture tout le monde!
− Grâce à ça, tu pourras enfin retrouver la mémoire et je pourrais disparaître.
− Disparaître ?
Il leva les yeux au ciel.
− Façon de parler, je suis une partie de toi abruti. Maintenant, trêve de bavardages! Prends ma main.
Muet, j'obéis néanmoins et attrapai la frêle main de l'enfant avant de la serrer dans la mienne, laissant le néant envahir mon esprit. (Coupe)
chapitre 10: Le passé de Yuu
Je hurlais. J'ignorais pourquoi mais je hurlais d'une voix suraiguë, à m'en exploser les poumons. Je n'avais pas mal, je n'avais pas de raison de crier ainsi mais je le faisais quand même. Peut-être à cause de ces bras qui me tenaient contre quelqu'un qui empestait d'une odeur infecte et qui me donnait envie de tousser. Alors je continuais mes cris, exposant ainsi mon profond dégoût pour celui qui me portait.
− Allez, je t'en supplie, ferme-la ! Je ne t'ai rien fait que je sache !
− Si tu ne fumais pas autant, peut-être qu'il arrêterait de pleurer…
− Oh ça va, hein ?! Prends-le si tu es si malin !
− Non sans façon…
Je me sentis ballotté un instant avant d'être collé à quelqu'un d'autre sans autre forme de procès. Je m'arrêtai brusquement de pleurer sans savoir pourquoi. La personne qui me tenait à présent avait les bras plus fins que l'autre, mais il sentait bon. Sans m'en rendre compte, je me blottis contre lui en gazouillant.
− Tyki… Tu sais très bien que je ne suis pas à l'aise avec les enfants…
− Ne dis pas desottises Blandie ! Regarde, il a arrêté de pleurer.
Je me décidai finalement à ouvrir les yeux, portant mon regard sur celui qui me portait. Il était beau… même s'il s'agissait du premier visage que je voyais, je le trouvais beau.
− Allen, il a ouvert les yeux !
Allen… C'était mignon comme nom. Le susnommé pointa son regard anthracite vers moi. Il semblait triste.
− Euh… Coucou Yuu…
Yuu ? C'était mon nom ? J'aimais bien sa manière de le prononcer, sa voix était douce et légèrement grave. Je tendis la main pour attraper une mèche de ses cheveux blancs qui tombaient au niveau de son visage, m'amusant à tirer dessus en rigolant. Ils étaient tout doux, c'était agréable de jouer avec. J'entendis l'autre pouffer.
− Tu vois ? Il t'adore ce gosse ! Je m'occupe de lui depuis deux mois et pas une fois il n'a cessé de geindre.
− Je suis désolé… Je n'aurais pas dû te laisser seul.
− Ne t'inquiète pas, tu avais tes raisons.
Le visage de mon ange s'assombrit légèrement. Je n'aimais pas voir ses traits froncés de cette manière. Qu'est-ce qui le rendaittriste?
− A….A…A…
Son attention revint aussitôt vers moi, inquiet.
− Quelque chose ne va pas ?
Je bougonnai légèrement. Pourquoi est-ce que je n'y arrivais pas ?
− A ! A ! A !
− Tu as mal ? Tu as faim ? Tyki, qu'est-ce qu'il a ?!
− Je n'en sais rien, c'est la première fois qu'il fait ça !
− Allen !
Gros blanc de la part des deux adultes alors que j'affichais un sourire fier, heureux d'avoir enfin réussi à prononcer son nom. Je vis le concerné me regarder avec ébahissement avant de rougir.
− Je crois que tu vas l'avoir sur le dos Allen~
− Euh…Je….
Il bafouilla, ne sachant que dire alors que je l'observais en souriant, heureux de l'avoir distrait.
QUELQUES ANNÉES PLUS TARD…
Assis sur la moquette de ma chambre, je m'amusais à griffonner sur une de mes peluches en attendant le retour d'Allen. Ce dernier avait promis qu'il ne serait pas long, rejoignant Tyki qui l'avait supplié de tester une de ces mixtures. J'entendis soudainement le bruit d'une explosion suivi d'éclats de voix. Abandonnant ma peluche, je décidai d'aller voir et tombai directement sur Tyki, mort de rire.
− Qu'est-ce que t'as fait encore ?
Le métis tenta de reprendre son calme, en vain. Agacé, je continuai mon chemin, croisant au passage la grande perche qui me fusillait du regard et le roux qui ne m'accorda pas un seul regard, le nez plongé dans un bouquin. Je m'arrêtai finalement devant la chambre de MON Allen, d'où je pouvais percevoir des grognements. Je n'hésitai pas une seule seconde et frappai à la porte, une voix fluette me répondant aussitôt.
− Tire-toi Tyki et va chercher un antidote !
Je fronçai les sourcils.
− …Allen ?
Le silence s'installa. Curieux, j'ouvris silencieusement la porte, entrant dans l'espace personnel d'Allen. Enfin. Espace personnel que j'avais pris pour habitude d'envahir, désirant rester avec le blandin. Sa chambre était simple et je la trouvais assez douillette, décorée dans les tons noir et argenté, ne possédant que le strict minimum. Une grande armoire près de la porte fenêtre cachée par de longs rideaux translucides, laissait passer quelques rayons de soleil, dirigés vers un grand lit double où je distinguai une silhouette recroquevillée sous les couvertures. Je penchai la tête sur le côté, trouvant qu'Allen semblait plus frêle que d'habitude. Je m'approchai doucement, grimpant sur le lit à l'aide de mes mains et attrapai le tissu qui recouvrait la silhouette de mon amour. Je le sentis se braquer soudainement, raffermissant sa prise sur le drap.
− S'il te plaît Yuu, ce n'est pas le moment…
La voix qui avait parlé était belle et bien celle d'Allen, mais elle était étrange. Plus aiguë que d'habitude. Je plissai les yeux, avant de tirer d'un coup sec sur le drap, dévoilant une petite tête blanche. Petite était bien le mot.
− ….. ?
Je ne comprenais pas… Pourquoi Allen avait ma taille tout d'un coup ? Il me dévisagea, les joues rouges de honte. Une pensée précise s'imposa à moi.
− Trop mignon…
Si Allen adulte était sexy, Allen enfant était tout simplement adorable ! Son regard acier semblait plus grand, ses joues légèrement pleines étaient devenues rouges de gêne, et ses lèvres, toujours les mêmes, fines et tentantes comme un fruit interdit. Le blandin baissa le regard.
− C'est la dernière fois que j'essayeles mixtures non identifiées de Tyki…
Je ne réfléchis pas une seconde et lui sautai dessus, frottant ma joue contre la sienne.
− Tu es trop adorable comme ça ! Tu ne peux pas rester un petit peu dans cet état ? S'il te plaît !
Il me regarda avec stupeur.
− Yuu… Je ne dois pas rester comme ça. Avec cette apparence, je ne peux pas faire grand-chose. Je ne suis pas habitué à avoir un si petit corps.
Je gonflai les joues, il pouffa.
− Oui bon ,nous ne sommes pas si petits que ça.
Tyki revint quelques heures plus tard avec un antidote, rendant ainsi son apparence au blandin. Toute cette histoire m'avait donné une idée que je décidai d'appliquer la nuit venue. Une fois tout le monde endormi, je me dirigeai vers la bibliothèque de la maison, cherchant le livre qu'avait utilisé Tyki pour préparer sa mixture. A ma grande espérance la formule inverse existait, et elle marchait. Merci au brun pervers de ne pas avoir utilisé tous les ingrédients. Il ne me fallut que cinq minutes pour posséder l'apparence d'un jeune homme de dix-huit ans, avec une musculature fine et les cheveux aussi longs qu'avant. J'admirais encore le résultat dans un miroir, avant de pénétrer dans la chambre de mon amour endormi. Je me glissai en silence à ses côtés, admirant son visage plongé dans le sommeil, calme et serein. Je rapprochai mon visage du sien, enfouissant mon visage dans son cou en soupirant d'aise. Allen poussa un léger gémissement.
− Yuu… Combien de fois t'ai-je dis de ne pas quitter ton lit le soir ?
Je retins un gloussement. Oui arrivait parfois, on ne sait comment, qu' Allen me retrouve dans son lit le lendemain matin, alors que je n'y étais pour rien ! Ou alors juste un peu… je reculai légèrement, observant les yeux du blandin s'ouvrir, en grognant, sortant petit à petit des bras de Morphée. Il soupira.
− Tu dois prendre l'habitude de dormir dans ton lit, Yuu.
− Désolé.
Malgré la pénombre, je le vis froncer les sourcils, tendant une main pour allumer la lampe de chevet. Une fois ceci fait, il me dévisagea avec stupeur, comme s'il venait de voir un fantôme.
− …Yuu ?
− J'ai trouvé le livre de Tyki, il marche aussi dans le sens inverse.
Il souffla, passant sa main sur son visage d'un air las.
− Tu ne dois pas faire ce genre de choses…
− Pourquoi ?!
− Pourquoi tiens-tu tant à devenir adulte ?
Je baissai la tête, murmurant d'une voix basse.
− Comme si tu ne le savais pas. Tu ne me prends jamais au sérieux parce que tu dis que je suis un enfant, alors comme ça enfin tu pourras m'écouter…
Il soupira.
− Yuu… Tu sais très bien que tout ça ne mènera à rien. Même si ton apparence change, tu seras et resteras toujours un enfant. Tu devrais profiter de ton enfance au lieu d'essayer de passer directement à l'âge adulte.
A cet instant, j'avais exactement l'impression qu'il m'avait arraché le cœur, s'amusant avec comme un chat joue avec une pelote de laine. Une sensation d'écrasement, d'oppression qui semblait broyer ma tranchée et m'empêcher de respirer. Essayant d'ignorer cette douleur, je bus docilement l'antidote que m'avait donné Allen, avant de repartir dans ma chambre, m'enfermant dans le cocon réconfortant de mon lit d'enfant. Depuis lors, je ne sortais que très rarement, restant cloîtré dans ma chambre sauf pour les repas. Allen et Tyki essayèrent de me faire sortir, mais ils essuyèrent échec sur échec, ne m'arrachant aucune réponse. Pourtant un soir, je me décidai à sortir, quittant la protection de mes draps sans aucune raison apparente. Lorsque j'ouvris la porte, je tombai sans surprise sur Allen, endormi à côté de ma porte, ses yeux cernés de noir et de violet par ma faute. Je le savais, je sentais sa présence de l'autre côté de la porte. Il restait là à attendre que je sorte. Pourquoi ? Je ne savais pas, mais mon état semblait le toucher. Il s'est toujours senti coupable de ce qui arrivait à son entourage alors qu'il n'y était pour rien. Tyki m'avait raconté que Lavi ne l'aimait pas à cause de son grand-père. Que selon le roux, le vieux Bookman était mort parce qu'Allen n'avait pas voulu intervenir. Mais il avait voulu l'aider, le sauver du brasier qui l'avait consumé. Le vieux Bookman lui avait fait promettre de ne pas l'aider, que s'il s'en sortait, cela confirmerait les dires de ses bourreaux et qu'ils s'en prendraient à sa fille. Cette dernière fut laissée libre une fois la peine appliquée, mais elle n'était au courant de rien, et, laissant la haine prendre peu à peu une place importante dans sa vie, elle alla jusqu'à la transmettre à son fils unique. Je n'aimais pas Lavi, malgré ses mimiques et ses sourires, je sentais chez lui une grande noirceur, malsaine, vicieuse, qui semblait le pourrir lentement de l'intérieur. Et puis, il voulait faire du mal à Allen, le faire souffrir alors qu'il n'y était pour rien ! Je m'approchai d'Allen, me collant contre son flanc. Je n'ai jamais voulu lui faire de mal, comme il n'a jamais voulu m'en faire. Je passai ma main le long de sa joue, un sourire triste aux lèvres.
Je suis un imbécile.
Je me raidis, scrutant attentivement son visage. Il dormait toujours… Pourtant c'était sa voix que j'avais entendue.
J'aurais dû être plus doux avec lui, lui faire comprendre avec lenteur et tact au lieu de le briser comme je l'ai fait.
Je ne comprenais pas… Que sepassait-il ? Ses lèvres ne bougeaient pas mais sa voix semblait résonner à l'intérieur de ma tête.
Mais au final qui j'essayais de repousser ? Lui ou moi ?
Je retenais ma respiration. J'ignorais qu'il était possible d'entendre les pensées de quelqu'un.
Ce genre de sentiment est contre nature, il est tellement jeune… lui répondre serait l'encourager alors qu'il ne sait sans doute même pas ce qu'il fait ! Un enfant de cet âge n'a pas conscience de ses actes, si je venais à lui répondre, il le regretterait dans le futur… Je refuse de condamner son avenir de cette manière. Je n'ai pas à être égoïste.
Les larmes coulèrent d'elles-mêmes le long de mes joues sans que je réussisse à les retenir. Allen ne me détestait pas. Il me repoussait à cause de mon âge. Je sentis les mains fraîches du blandin passersur mes joues, essuyant mes pleurs.
− Yuu…
Je ne cherchai pas à comprendre et me laissai aller dans ses bras, bercé par la comptine qu'il me chantait à voix basse. Je serai patient, j'attendrai de grandir pour qu'il puisse oublier sa culpabilité.
LA FIN
La nuit commençait à tomber à ce moment-là. J'observais le spectacle du coucher de soleil dans le jardin, guettant Allen, parti un peu plus tôt pour faire des courses, me laissant avec Lavi et Lenalee, Tyki ayant pris la poudre d'escampette avec une de ses nouvelles pouliches. Lenalee s'était rapidement enfuie également on ne sait où, décrétant qu'elle n'avait pas à faire la baby-sitter pour un mioche comme moi. Je fus interrompu dans mes pensées par l'arrivée du rouquin.
− Tu devrais rentrer Yuu, tu vas choper la crève.
− Hn.
Il soupira.
− Si tu tombes malade Allen ne sera pas content.
Je me levai aussitôt sous son regard moqueur. Je l'ignorai et rentrai par la porte qui menait vers la cuisine, tombant nez à nez avec une tasse de chocolat. Je me tournai vers Lavi, suspicieux. Il haussa les sourcils.
− Si tu tombes malade je prends aussi.
Je retenais un soupir en attrapant la tasse encore fumante. On ne pourra pas dire que je ne faisais pas d'effort… Je portai la tasse à mes lèvres, sirotant calmement le contenu sous le regard attentif de Lavi. Une fois vidée, je la posai dans l'évier, partant aussitôt en direction de ma chambre. Je ne compris pas pourquoi mais je me retrouvai brusquement au sol, incapable d'amorcer le moindre mouvement. Je vis les pieds du roux entrer dans mon champ de vision.
− On ne t'a jamais dit de ne pas accepter les friandises de la part d'un inconnu ?
− En…flure….
Il rit.
− Quel langage pour un gosse. Si ça peut te rassurer ce n'est pas contre toi que j'en ai, mais c'est malheureusement toi qui va prendre.
Il m'attrapa par les cheveux sans ménagement et remonta mon visage vers le sien.
− Si tu veux un fautif, dis-toi que c'est Allen.
Il m'amena de cette manière jusqu'au salon, comme un enfant traîne son jouet avant de le casser. Le pire était que je ne pouvais même pas crier, ma gorge n'arrivait qu'à produire de faibles geignements.
− Tu as mal Yuu ? Attends un peu la suite avant de te plaindre.
Il se décida à me lâcher au milieu du salon, laissant ma tête rentrer brutalement en contact avec le sol. Malgré le choc, je pouvais entendre le rire du rouquin, un rire de dément, de sauvage. J'ignorais ce qu'il allait me faire, mais ça allait être douloureux.
− Il faudrait que tu me donnes ton avis, Yuu. Te concernant qu'est-ce qui ferait souffrir Allen ? Je pensais juste te tuer et laisser ton cadavre bien en vue, mais je trouve que c'est trop simple, trop rapide…
J'entendais ses pas autour de moi, lents, dangereux, laissant planer au-dessus de ma tête une épée de Damoclès. Il s'arrêta soudainement.
− Je sais ! Et si je m'en prenais à ta vertu ? Cette charmante vertu qu'Allen s'évertue à protéger ? Je suis sûr que le siiiii gentil et siiiii calme Allen Walker aura des envies de meurtre… Ou mieux, de suicide.
Il approcha son visage du mien, souriant tendrement.
− Ne t'en fais pas Yuu, ça ne fera pas mal…Au début.
Il releva mon haut, passant distraitement ses doigts sur mon ventre. J'eus un frisson de dégoût.
− Si cela te répugne tant, pense que c'est Allen qui te touche. Tu ne te gênes pas en général pour qu'il te touche, non ?
Il remonta sa main jusqu'à mon menton qu'il agrippa, tournant mon visage vers le sien.
− Pauvre gosse, combien de fois Allen t'a-t-il envoyé sur les roses mm ? Et pourtant tu continues… quel enfant borné.
Il câlina un instant ma joue avant de laisser ma tête retourner au sol, m'arrachant un gémissement de douleur en fermant les yeux. Sa main continua d'errer au niveau de mon estomac, avant de se diriger plus bas. Puis plus rien. Lavi ne me touchait plus. Je crus entendre un léger glapissement, mais je n'étais pas sûr.
− Qu'avais-tu l'intention de faire, Lavi ?
J'ouvris les yeux. Il était là, Allen était là ! Il n'avait pas attendu pour stopper le roux qui pendait lentement dans le vide, fusillant le blandin du regard. Il s'approcha lentement de lui.
− T'en prendre à un enfant… Tu es vraiment pitoyable, tu me débectes.
Je ne réussis pas à voir ce qu'Allen lui fit mais j'entendis clairement le hurlement de douleur de Lavi. Le blandin le laissa retomber au sol alors qu'il continuait de crier, avant de s'approcher de moi, me prenant contre lui.
− Tu n'as rien ?
− Nh…
Je tournais légèrement la tête comme je le pus vers le roux. Il se tortillait par terre, tenant une partie de son visage. Je crus voir du sang mais Allen m'emporta hors de la pièce, sur les paroles haineuses de Lavi.
− Tu ne le protégeras pas toute ta vie Allen !
Le reste était légèrement flou… j'étais toujours dans les bras d'Allen qui avait passé la porte d'entrée, marchant dans la nuit noire. Il marcha longtemps sans dire un mot, ne précisant pas la destination. La joue contre son cou, je regardais le paysage défiler rapidement, trop rapidement pour une marche normale, mais je m'en fichais. Je le sentis s'arrêter alors que je commençais à somnoler, bercé par le mouvement de ses pas.
− Allen… On est où ?
Il caressa mes cheveux.
− Un endroit où tu vas devoir rester.
− Quoi ?!
Je le regardais avec affolement.
− Pourquoi ? Je ne veux pas ! Je veux rester avec toi !
− Chut, chut calme-toi Yuu…
− Ne pars pas… je t'en supplie ne pars pas.
Allen essuya les larmes qui inondaient mes joues, parlant avec douceur.
− Je ne pars nulle part, je vais rester avec toi.
− P-promis ?
− Promis. Mais il va falloir que tu me fasses confiance.
Je hochai la tête, me blottissant contre lui. Il releva mon visage vers le sien plongeant son regard dans le mien. Ses yeux étaient étranges, passant lentement du gris acier habituel à un caramel liquide.
− Je n'ai jamais voulu utiliser ça sur toi, mais il vaut mieux pour toi que tu oublies tout. Tout ce qui s'est passé jusqu'à ta naissance. Tu vas dormir ici et à ton réveil tu ne sauras rien, excepté le fait que tu te nommes Yuu Kanda.
Je sentais au fil de ses paroles mon esprit s'embrumer lentement. Je ne pus prononcer qu'une dernière phrase avant que ma mémoire ne tombe dans l'oubli.
-Je t'aime tellement.
*patache son coussin* voila voila mes petits choux, la suite est pour la prochaine fois~ j'espère que ce chapitre vous aura éclairé ^^
si vous voulez faire plaisir au gentil chaton que je suis s'il vous plait dites-moi ce que vous en penser =3
bye bye les gens!
