Chapitre 10 : La guerre entre deux camps
Pourquoi fallait-il toujours que les êtres humains finissent par s'entre-tuer ? Même lorsque c'était la fin du monde, ou devrais-je dire, la fin de l'Humanité. Ce connard avait décidé de nous attaquer pour obtenir la prison alors qu'on avait des problèmes qui étaient beaucoup plus importants : les rôdeurs étaient plus emmerdants qu'autre chose. Malgré tout une guerre allait éclater entre nos deux camps.
Comme d'habitude, je me levai tôt, j'étais souvent l'une des premières à émerger après Daryl. Mais cette fois-ci, mon père était déjà debout, ainsi qu'Hershel et Daryl. Quelque chose clochait, je voulus en savoir davantage. Je me mis dans un endroit où je pourrais écouter la conversation sans qu'on me voie. Mon père disait qu'il allait livrer Michonne au gouverneur, ainsi celui-ci nous laisserait tranquille. Hershel n'était pas d'accord avec la décision de mon père, et Daryl pensait que ce n'était pas du tout notre façon de faire mais il acceptait quand même. Le chasseur respectait fortement mon père, il était toujours d'accord avec ses décisions et ne s'y opposait jamais. J'observai encore une fois ce respect qu'il avait envers mon père. Lorsque Hershel partit, je m'approchai de mon père en disant que je m'opposais à sa décision. Je ne voulais pas que Michonne soit torturée par ce type. En plus, qui lui garantissait qu'il ne nous attaquerait pas après qu'on lui ait livré Michonne ? Mon père était encore plus têtu que moi et préféra qu'on garde sa décision. Je me sentais alors contrainte d'accepter, en espérant qu'il ait une autre idée derrière la tête.
Durant la journée, on s'occupa de la prison. J'aidai Carl et Maggie à faire du bruit au niveau des grillages pour occuper les rôdeurs. Pendant ce temps, les autres s'occupaient de mettre des petites barrières de barbelés un peu partout dans la prison, pour qu'on soit prêt à la prochaine attaque.
Plus tard, on découvrit que Merle avait enlevé Michonne pour l'emmener au gouverneur. Mon père et moi voulions accompagner Daryl. Toutefois, il voulait y aller seul, mon père accepta mais moi je m'y opposais. Je voulais l'accompagner même s'il se débrouillait très bien seul, j'avais peur qu'il lui arrive quelque chose. J'insistai lourdement mais il refusa, il disait qu'il devait le faire seul. Sur ces mots, il partit à la recherche de Merle et de Michonne.
Cependant, je n'avais pas dit mon dernier mot ! Je partis quand le groupe était occupé. J'avais décidé de suivre Daryl, malgré son désaccord. Au début, je suivis ses traces mais après je réussis à le rattraper. Je veillai à ne pas faire de bruit car je savais que le chasseur avait l'oreille fine. Pourtant, il ne tarda pas à s'apercevoir qu'il était suivi, car un foutu rôdeur m'attaqua. J'essayai de le retenir pour ensuite le tuer avec mon couteau mais je n'avais pas assez de force. Il faillit me mordre lorsqu'un carreau le tua net. Je reconnus tout de suite que c'était celui de Daryl, celui-ci s'approcha de moi :
« T'es vraiment têtue : j't'ai dit de rester là-bas, marmonna-t-il.
- Désolée si je m'inquiète pour toi !
- T'as pas besoin de t'inquiéter : j'sais me débrouiller.
- J'avais envie de venir avec toi. En plus je suis ta coéquipière préférée et je sais bien que tu es quand même content que je sois là, hein Daryl »
Il ne me répondit mais je remarquai qu'il avait souri. Il se retourna pour continuer son chemin et je le suivis, toujours un pas derrière. On croisa le chemin de Michonne. Celle-ci n'était pas accompagnée de Merle. Le chasseur lui demanda si elle l'avait tué mais elle répondit qu'il l'avait libérée. On continua ensuite notre chemin.
On suivit ses traces jusqu'à que les empreintes s'arrêtèrent dans un lieu abandonné. Il y avait plein de cadavres qui jonchaient le sol mais aussi des rôdeurs qui les dévoraient. Ensuite on tomba nez à nez sur le frère Dixon qui dévorait un cadavre. Pour la première fois je vis Daryl bouleversé. Il commençait à pleurer et il n'essayait même pas de le tuer, comme il le faisait habituellement avec les autres rôdeurs. Ce n'était pas à moi de le tuer. Je savais bien que si je le faisais, un jour ou l'autre Daryl me le reprocherait. Merle s'approcha de son frère pour le dévorer, celui-ci ne faisant que le pousser.
Après, il le fit tomber et le tua avec son couteau. Il se leva regardant une dernière fois son frère, je m'approchai de lui et il me prit dans ses bras musclés. Il pleurait tellement que j'avais moi-même envie de pleurer mais je devais m'en empêcher. Je lui caressais ses cheveux tout en essayant de le calmer. Je savais bien ce qu'il ressentait, j'avais moi-même perdu des gens qui m'étaient chers. On repartit lorsqu'il fut calmé, il me remercia d'avoir été là pour lui. Il ajouta que j'avais bien fait d'avoir été aussi têtue. Je lui répondis par un sourire.
On avait finalement décidé de garder la prison. Certainement que le gouverneur allait nous attaquer et on risquait nos vies mais on voulait y rester. On avait pensé à les attaquer par surprise lorsqu'ils seraient dans la prison. Carl en voulait à notre père car il ne faisait pas partie de la « mission » et il me demanda de convaincre notre père pour qu'il participe. Mais je refusai, s'il avait décidé que mon frère n'y participe pas, c'est qu'il avait une bonne raison. Il partit se réfugier dans la forêt avec Beth, Judith et Hershel.
Le gouverneur arriva avec son armée, le tank tira d'abord de partout sur la prison. Puis ses hommes entrèrent dans la prison pour trouver les derniers survivants. Comme on l'avait prévu, le poisson avait mordu à l'hameçon. On tira lorsqu'ils eurent fini de fouiller les blocs comme ils ne s'attendaient pas à ce qu'on réplique, ils battirent donc en retraite. C'était une victoire pour nous.
On rentra dans le bloc pour s'assurer que tout le monde allait bien. Carl avait abattu un jeune alors qu'il avait baissé son arme. Mon frère avait pris le goût de tuer et cela ne me rassura pas du tout. Ce monde l'avait trop changé.
On décida de partir pour éliminer le gouverneur. Daryl conduisait sa moto tandis que j'étais dans la voiture avec mon père et Michonne. On trouva les véhicules du gouverneur sur la route, il y avait des cadavres et des rôdeurs. Bien sûr on les élimina, on trouva une femme qui s'était réfugiée dans l'un des véhicules pour ne pas être attaquée par les morts-vivants. Elle venait de Woodbury, et elle nous expliqua que c'était le gouverneur qui avait massacré ses hommes.
Ensuite on alla dans la ville, une femme et un homme étaient de garde et nous menaçaient avec leurs armes. La jeune femme qui était l'une des leurs, cria en disant que c'était elle et qu'on n'était pas dangereux. On avança vers l'entrée les mains en l'air, on connaissait les gardes c'était ces mêmes personnes qui voulaient vivre dans la prison avec nous. Mon père les avait rejetées, alors ils nous laissèrent entrer. Mon père indiqua que la jeune femme, qui se prénommait Karen, nous avait expliqué qu'Andrea était partie pour aller à la prison mais elle n'était jamais arrivée. Elle était sûrement ici et on partit la chercher. On la trouva dans une salle de torture, malheureusement elle avait été mordue. Michonne pleurait. Elle allait perdre sa coéquipière, même elle la considérait comme son amie, Andrea voulait que ce soit elle qui lui tire une balle, au lieu que ce soit quelqu'un d'autre. Et Michonne avait décidé de rester avec elle jusqu'au bout. On sortit de la salle, le silence s'éternisa jusqu'à qu'on entende le coup de feu.
On ramena ensuite tous les habitants de Woodbury à la prison. La ville était devenue déserte et les gens voulaient vivre ailleurs que dans cette ville qui était autrefois dirigée par un tyran.
