Notes : Bonjour à tous, aujourd'hui je vais avoir le temps de répondre aux reviews anonymes ! Plusieurs d'entre vous m'ont fait remarquer que l'histoire n'était sensée ne faire que 10 chapitres. Oui. C'est vrai. C'est ce que j'avais dit. Mais entre temps, j'ai redécoupé différemment et je vais être honnête avec vous : j'ai rajouté une partie au milieu. C'est déjà fait et vous n'avez rien vu hehe. De plus, je pense que je vais modifier la fin que j'avais déjà écrite. J'ai un peu de temps en ce moment et je pense que je vais m'y atteler correctement ^^. Non que je n'étais pas entièrement satisfaite...mais j'ai pensé à quelque chose que je pense être mieux !

Ce chapitre est différent de ceux qui sont déjà sortis, j'espère que vous aimerez et que vous ne m'en voudrez pas trop. (Keuwaaa ? Mais de quoi parle-t-elle ?)

RARA :

Guest : Merci pour ta review. Je vois que tout le monde aime Furette. Je vous promets qu'elle reviendra bientôt ;)

Mimily : Salut et merci pour ta review ! Et oui, des mangemorts qui viennent s'attaquer à Harry c'est quelque chose à laquelle je pensais depuis un moment mais visulisant Harry auror, ça ne marchait pas trop dans ma tête. Maintenant qu'il est plus à découvert, c'est aussi plus facile pour eux si jamais il en reste par là. Je suis contente que tu aimes Hermione, c'est délicat de respecter son caractère sans tomber dans la surenchère caricaturale. J'espère que la suite t'aura tout autant plu :). A bientôt.

Woodynassa : Pour le chapitre 8 :Tu t'exprimes très bien, je te rassure ^^. Merci beaucoup pour ton commentaire !
Pour le chapitre 9 : Les choses vont continuer de bouger...un peu dans tous les sens, j'espère que tu aimeras toujours !

Lolitamaguis : Pour le chapitre 8 : Oui Hermione fait un peu peur j'avoue. Après je l'imagine vraiment comme une femme importante et aussi celle qui s'est énormément chargée d'Harry et de Ron quand ils ont pu arriver aux urgences dans un sale état, donc je me dit que si elle, elle est d'accord, les autres ne peuvent rien faire de plus n'est-ce-pas ? ^^. Encore merci pour ton soutien !
Pour le chapitre 9 : Haha ce chapitre était un peu fait pour faire tourner les têtes mwahaha, c'est mon petit côté démoniaque. Et oui, j'ai fait interrompre le moment. Je ne pouvais pas faire en sorte que cela soit si simple quand même :D.

Ju : Merci pour ta review ! Tu vas me faire rougir avec tous ces compliments ! J'espère que la suite te plaira tout autant ! A bientôt !

Day : Salut ! Je me demande combien de temps il faut pour lire cette fin d'un coup. Tu sais combien de temps tu as mis pour lire les neuf premiers chapitres ? Je sais à peu près combien de temps j'ai mis pour l'écrire (entre 70 et 90 heures...xD) mais à lire je ne sais pas ce que ça représente. J'espère que la suite te plaira ! Merci pour ton commentaire.

Bonne lecture


DECEMBRE

Le lundi suivant, Harry revint à sa boutique après être allé faire quelques achats de Noël. Il était midi et il mourrait de faim, il avait commencé à 6 heures afin de rattraper le retard qu'il avait pris à cause de l'attaque des mangemorts. Il posa les paquets qu'il venait d'acheter sur la table et s'ébroua comme un chien. Une multitude de gouttelettes d'eau et de neige mêlées s'envolèrent et vinrent s'écraser sur le sol.

La neige recommençait à tomber dehors et la température était glaciale. Il s'avança vers la cheminée et passa un appel à Kreattur pour lui demander de lui apporter quelque chose à manger. Il entendit l'elfe de maison râler avant de disparaître.

Harry se releva et jeta un sortilège de réchauffement sur sa boutique. Il alla ranger les paquets dans l'arrière boutique et se servit un verre d'eau. Il se remit au travail et fini la réparation d'un jouet en bois moldu.

Kreattur transplana à côté de lui.

-Et où Kreattur doit-il poser le repas du maître ? demanda l'elfe en sifflant.

-Sur la table ça ira très bien. Merci Kreattur ! J'ai encore quelques courses à faire cet après-midi. Est-ce que tu as besoin de quelque chose ?

-Kreattur sait se débrouiller seul.

-Je sais. Mais si tu le souhaites, je peux te ramener quelque chose. Tu es sûr que tu ne veux rien ?

L'elfe hésita et se ravisa. Harry posa ses mains sur le bureau en bois.

-Kreattur, insista-t-il en roulant des yeux.

-Kreattur aurait besoin d'un onguent pour ses mains. Le maître met beaucoup de bazar et Kreattur à mal à la peau de ses mains.

Harry leva les yeux au ciel mais un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

-Bien. Je devrais pouvoir trouver ça.

Sans un remerciement, l'elfe de maison disparut comme il était arrivé.

Harry prit quelques minutes pour manger le plat que l'elfe lui avait confectionné et se remit au travail.

Il termina trois projets avant l'heure du thé et se dit qu'il méritait bien une pause.

Il enfila son manteau et son écharpe et regarda par la fenêtre. Il ne neigeait plus, la neige avait été remplacée par un crachin épais. Le ciel était gris et le soleil commençait à se coucher au loin. Harry soupira, il n'aimait pas l'hiver. Il lui tardait que l'été revienne, qu'il n'ait plus à porter autant de couche de vêtements pour se réchauffer.

En se rendant au salon de thé pour décompresser, il repensa à l'armoire qu'il avait enfin terminé le matin même. Il avait contacté le propriétaire par hibou et il lui tardait avec beaucoup d'impatience d'avoir son avis.

Devant l'entrée du salon il tourna la tête vers la boutique d'apothicaire. Il n'avait pas vu Malfoy entrer ou sortir de la journée. Si il n'y avait pas eu la pancarte « Ouvert », il n'aurait pas pu savoir qu'il était bien là.

Harry se força à penser à autre chose et entra dans le salon de thé. Le jeune serveur lui fit un clin d'oeil en guise de salutations et prépara son café sans qu'il ait besoin de le commander.

Harry posa quelques pièces sur le comptoir et commanda une part de tarte à la mélasse en plus. Il alla s'installer à sa table habituelle, près de la fenêtre et regarda la boutique de Malfoy. Il ne semblait pas y avoir de mouvement.

Il n'en revenait pas qu'ils aient failli s'embrasser chez Ron et Hermione. Le seul fait de repenser à ce moment faisait battre le coeur d'Harry plus vite. Il passa une main sur son visage en soupirant et bu une grande gorgée de café. Il tourna la tête vers la boutique et chercha à déceler un mouvement à travers les vitres foncés.

Deux hommes passèrent devant sa boutique et celle de Malfoy en ralentissant devant celle de l'apothicaire. Ils se dirent quelque chose et repartirent tous aussi rapidement qu'ils étaient arrivés. Harry se demanda s'il s'agissait de curieux qui venait regarder là où avait eu lieu l'attaque. Ce n'était pas la première fois depuis qu'il avait retrouvé sa boutique, qu'il voyait des gens passer devant et scruter au travers des vitres.

Harry remercia le serveur qui venait de poser sa tasse et sa part de tarte devant lui et commença à sucrer son café.

Un mouvement dans le coin de son oeil le distrait et il regarda de nouveau par la fenêtre. C'était étrange. Les deux hommes qui venaient juste de passer, revenaient vers la boutique de Malfoy. Ils s'approchèrent de la porte, semblèrent hésiter une seconde et rentrèrent.

Il fallut à Harry quelques secondes pour réaliser, et il se maudit de ne pas y avoir penser plus tôt. Il se maudit de ne pas avoir ouvert le dossier sur son bureau et de ne pas avoir compris plus tôt. Plus tard, il s'en voudrait au point de ne pas arriver à dormir.

Il sauta de sa chaise, renversa son café et sortit en courant en ignorant le serveur.

Les deux hommes avaient rabattu des capuches blanches sur leurs têtes avant de rentrer.

Une fois dehors, il vit un éclair de couleur se dessiner derrière la vitre de l'apothicaire et sa poitrine se serra. Il ne sentit pas ses pieds se mettre en mouvement ni le froid et la pluie qui lui fouettèrent le visage. En quelques secondes il était de l'autre côté de la rue et il ouvrait la porte de la boutique de Malfoy en trombe.

Les deux hommes pointaient leurs baguettes sur Malfoy qui était allongé sur le dos au sol. Une grande entaille sanglante parcourait son torse et ses yeux paniqués se posèrent sur Harry lorsqu'il entra.

Un des deux hommes se retourna vers Harry et baissa sa baguette.

-Vous devriez nous laisser faire Monsieur Potter. Nous allons vous débarrasser de ce cafard ! Dit-il d'une voix aiguë et peu assurée.

Malfoy grimaça, attrapa sa canne et fouetta les jambes de celui qui s'était retourné.

L'homme tomba à terre en grognant et cela suffit à Harry pour lui jeter un sortilège de désarmement.

Malheureusement l'autre homme était bien plus expérimenté. Il portait sur son visage la marque des années et il renifla en voyant son acolyte tomber. Il attrapa la canne de Malfoy et lui asséna un coup sur la tête avec. Malfoy tomba en arrière, inconscient.

Harry sentit une rage qu'il n'avait pas ressentit depuis des années, commencer à le submerger. Sa magie commençait à déborder de son corps et de petits éclats électriques brillaient autour de ses mains et de sa baguette

-Laissez nous faire Monsieur Potter. Nous savons tout ce que vous avez fait pour la communauté sorcière toutes ces années. Nous ne vous voulons pas de mal. Nous voulons juste purger la société de ces parasites.

-Malfoy n'est pas un parasite ! Cria-t-il à sa plus grande surprise. Laissez le tranquille et rien ne vous sera fait !

-Je vous déconseille de tenter quoi que se soit Monsieur Potter, dit l'homme calmement et poliment, il ne me faudrait qu'un mouvement de baguette pour lacérer la gorge de cet ex mangemort.

-Laissez-le ! Il n'était qu'un adolescent quand tout cela est arrivé. Il n'avait pas le choix.

Harry n'avait jamais été aussi angoissé lors d'une attaque. Il voyait Malfoy sans défense, inconscient et il avait peur de tenter quoi que se soit. Si il ratait sa cible, il risquait la vie de Malfoy. Le deuxième homme avait beau être désarmé il n'en restait pas moins dangereux. Il avait des dizaines de fioles à porté de main qu'il pouvait lui lancer au visage. L'une d'entre elles pouvant être potentiellement dangereuse.

-Qui êtes-vous ? demanda Harry en parlant fort pour essayer de gagner du temps et attirer l'attention des passants dans la rue.

-Vous pouvez m'appeler Marc si vous le souhaitez monsieur Potter mais si vous voulez savoir pourquoi nous sommes là, pourquoi ne pas demander à votre cher voisin ?

Marc fit un geste de bras à l'autre homme qui se releva et attrapa Malfoy par les bras pour le hisser contre son torse. Il fit tournoyer sa baguette devant lui et l'ancien Serpentard reprit connaissance. Il lui fallut quelques secondes pour se rappeler comment il était arrivé là et il tenta de se débattre mais l'homme était bien plus grand que lui et le maintenait de toutes ses forces contre lui.

-Bien. Tu ne te souviens probablement ni de moi, ni de mon fils mais tu dois te souvenir de ma fille...Irène.

Harry observa Malfoy chercher de quoi son agresseur lui parlait. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour comprendre et son visage se déforma sous la terreur. Avait-il peur de l'homme en face de lui ? Ou de ce qu'il s'était passé avec cette Irène ?

-Je n'y suis pour rien, lâcha Malfoy.

-Mais bien sur.

-Ecoutez, tenta Harry d'une voix plus calme en se rappelant ses cours de médiation, je suis sûr que nous pouvons trouver une situation où personne ne sera blessé.

Le plus vieux des deux, Marc, se retourna vers lui sereinement.

-Nous n'avons plus rien à perdre vous savez. C'est la seule vengeance que nous pouvons trouver pour Irène. Nous ne la laisserons pas passer...quitte à ne pas sortir de cette pièce vivants. Etes-vous prêt au même sacrifice Monsieur Potter ? Vous croyez que parce qu'il vous a soutenu pendant l'attaque de la semaine dernière que cela fait de lui quelqu'un de bien ? Qui vous dit qu'il ne s'agissait pas d'une ruse pour se rapprocher de vous et vous manipuler ? Qui vous dit qu'il n'était pas dans le coup.

Harry était perdu. Il ne croyait pas un mot de ce que l'homme lui disait, il connaissait Malfoy depuis bien assez longtemps pour savoir qu'il n'aurait jamais fait une chose pareille mais il n'arrivait pas à trouver une solution pour lui venir en aide. Le plus jeune des deux hommes le maintenait fermement et pouvait lui ouvrir la gorge en un instant tandis que le plus vieux menaçait Harry des yeux de sa folie et de sa vengeance. Harry le savait bien, rien ne pouvait se mettre entre un homme et sa vengeance, Bellatrix Lestrange en avait fait les frais à deux reprises. Lorsqu'il lui avait jeté un sortilège de Doloris et lorsque Molly l'avait tuée.

Harry jeta un rapide coup d'oeil aux environs. Scorpius ne semblait pas présent, ce qui lui laissait plus de champs de manœuvre. Il pouvait faire exploser une partie des étagères pour distraire les attaquants et les désarmer. Malfoy s'effondrerait au sol mais il était préférable qu'il ressorte avec quelques bleus qu'avec quatre litres de sang en moins.

-Si tu expliquais à Monsieur Potter, ici présent, ce qui est arrivé à Irène ? Hein Malfoy ? Tu te souviens d'elle n'est-ce-pas ?

Malfoy secoua la tête tremblant.

-Je n'y suis pour rien, cracha-t-il. Je n'ai rien fait.

-Justement ! s'emporta enfin Marc. Tu n'as rien fait ! Elle était dans ta maison ! Elle a été torturée, violée et assassinée dans ta maison !

L'homme reprit contenance et se tourna vers Harry, sans oublier de planter le bout de sa baguette dans la gorge de Malfoy.

-Voyez-vous Monsieur Potter, et cela vous fera prendre conscience de qui est vraiment le déchet que vous cherchez à protéger. Ma femme était une moldue. Nous avons eu deux enfants et elle est morte en mettant au monde Irène, ma fille. Pendant les jours sombres, des Raffleurs l'attendaient devant notre maison. Ils l'ont emmenée au Manoir Malfoy. Ce n'est qu'après que vous ayez détruit vous-savez-qui, que son corps a enfin été retrouvée. Elle est resté plus de six mois enfermée là-bas avant d'être assassinée la veille de la bataille finale. Six mois de tortures et de viols. SIX MOIS privée de nourriture !

Des larmes commencèrent à couler le long des joues du vieil homme. Sa baguette trembla contre la gorge de Malfoy qui frémit d'effroi.

-Tout ça parce qu'elle était une sang-mêlée. Et qu'est ce qu'il a fait ce cafard là ? Rien !…justement il n'a rien fait.

-Il était à Poudlard, justifia Harry en se concentrant pour faire exploser les étagères à côté du vieil homme. Je comprends votre douleur. Cette guerre m'a pris ma famille et certains de mes amis. J'ai perdu plus de gens que j'aimais que je ne peux compter. Je comprends et j'entends votre besoin de justice mais de ce que je sais, les acteurs des monstruosités que vous décrivez ont été soit tués soit punis pour ce qu'ils avaient faits.

-Tous sauf lui ! Cria l'homme qui tenait Malfoy.

-Ce n'était qu'un adolescent qui n'était même pas là. Je ne dis pas qu'il ne savait pas ce qui se passait mais il n'a rien à voir avec ce qui s'est passé. Qu'était-il sensé faire ? Se jeter sur les hommes qui avaient pris possession de sa maison ? Et mourir ? A quoi cela aurait-il servit ?

-Ils doivent tous payer, justifia le vieil homme.

-Alors je devrais peut-être payé aussi, dit Harry. J'ai été prisonnier au Manoir Malfoy moi aussi. Je n'ai jamais vu Irène, je ne savais pas qu'il y avait d'autres prisonniers. Nous avons sauvé tout ceux dans notre geôle mais je ne suis pas retourné en arrière pour vérifier si il y en avait d'autre.

-Vous ne pouviez pas savoir les atrocités que ces gens étaient en train de commettre.

-Vous savez comment nous avons réussi à nous enfuir ? demanda Harry en levant discrètement sa main gauche. Je vais vous le dire. Quand nous sommes arrivés, attrapés par les Raffleurs, Bellatrix Lestrange a fait appeler Draco à Poudlard pour qu'il confirme mon identité. Il a nié me reconnaître. C'est grâce à ça que nous n'avons pas été exécutés de suite. Ils nous ont mis au cachot d'où nous nous sommes échappés et quand j'ai attrapé sa baguette pour m'échapper il n'a pas lutté, il m'a laissé la prendre. Sans lui, je serais mort. Et ce n'est pas la seule fois où il m'a sauvé. Sa mère aussi m'a sauvé la vie. Le vrai coupable était Lucius Malfoy. C'est lui qui a entrainé sa famille chez les Mangemorts, c'est lui qui a forcé Draco à recevoir la marque et qui a forcé sa femme à laisser des gens rentrer chez eux. Ils ne se sont pas rebellés parce qu'ils avaient tous les deux peur pour la vie de l'autre. Qu'auriez-vous fait à leur place ? Moi je ne sais pas. Je n'avais pas le choix que de tuer Voldemort. Draco non plus il n'a pas eu le choix. Mais il n'a rien fait contre votre fille.

L'homme commença à perdre le contrôle de ses émotions et enfonça sa baguette dans la gorge de Malfoy tandis que son fils resserrait encore plus sa prise sur ses bras. Malfoy grimaça de douleur et émit un gémissement. Ses yeux passaient de l'homme à Harry sans discontinuer. Harry pouvait lire de la peur et de la culpabilité sur son visage. Était-il au courant pour Irène ? Était-il responsable ?

-Qu'importe ! C'est trop tard maintenant ! Il n'a rien dénoncé quand il était à Poudlard. Il aurait pu s'enfuir et vous rejoindre mais non ! Il a été marqué ! Il n'est pas digne de confiance. C'est un danger pour toute la population et je mènerai ma mission jusqu'au bout même si je dois y laisser la vie.

Harry savait qu'il fallait qu'il en apprenne plus sur l'organisation des Purificateurs Blancs avant que les deux assaillants ne se prennent pour des kamikazes. Il repensa au dossier sur le bureau chez lui. Quelle folie que de ne pas l'avoir ouvert ! Ces deux hommes étaient bien trop touchés et perturbés psychologiquement pour être à la tête de l'organisation. Quelqu'un devait utiliser leurs souffrances et leurs violences pour mener son plan à exécution.

-Vous n'êtes pas seuls n'est-ce-pas ? À faire ça ? demanda Harry calmement en baissant sa main gauche.

-Je sais ce que vous cherchez à faire Monsieur Potter, on nous a prévenu que ce genre de chose pouvaient arriver. Je ne dirai rien et mon fils non plus.

-Vous avez déjà perdu une fille, vous voulez vraiment prendre le risque de perdre votre fils aussi ? Tout cela au nom de la vengeance ?

-Mon fils est adulte et est responsable des ces actes. Irène n'avait que 11 ans !

Harry, qui n'avait pas réalisé le jeune âge de la victime émit un hoquet. Sa baguette s'inclina vers le sol de quelques centimètres.

-Et oui monsieur Potter ! Irène n'avait que 11 ans. Ma petite fille de 11 ans est restée 6 mois dans les cachots de ses monstres !

La main de l'homme vacilla sous le coup de l'émotion et Harry su que c'était le moment pour lui d'agir. Il mit de côté Irène. Il mit de côté ses doutes et ses peurs. Il leva la main gauche et fit exploser l'étagère à côté du père. Il pria pour qu'il ne s'agisse pas de potions corrosives.

L'explosion fit un grand bruit et Harry protégea son visage de son bras gauche sans bouger de place. Il tenait toujours en joue les agresseurs.

Les deux hommes tombèrent à terre ainsi que Malfoy.

Harry s'approcha rapidement de lui, attrapa sa cheville et le tira de toutes ses forces vers lui. Il avait des bouts de verres enfoncés dans le bras mais aucune de ses blessures n'étaient mortelles.

Malfoy s'assit difficilement et s'agrippa à son bras.

-Scorpius, gémit-il.

Harry ouvrit de grands yeux. Il ne l'avait pas vu mais le fils de Malfoy était quelque part. Il regarda à droite et à gauche en vain. Sa distraction permit aux attaquants de se relever et de se réfugier dans l'arrière boutique.

-NON ! hurla Malfoy.

L'ancien Serpentard se jeta sur sa canne et dévissa le pommeau. Une baguette de secours y été cachée. Il se leva avec peine en prenant appui contre la table tandis que Harry s'avançait prudemment vers l'arrière boutique.

Il lança un sortilège d'imitation qui fit apparaitre devant lui un double de lui même qu'il envoya dans l'arrière boutique. Il fit un pas en arrière et attendit.

Des sorts fusèrent des deux côtés de l'illusion quand elle pénétra dans l'arrière boutique et elle disparu. Les agresseurs avaient dû se rendre compte de la supercherie mais maintenant Harry savait ou ils se trouvaient.

Il jeta un sortilège de vision nocturne sur ses lunettes et lança un sortilège de nuit dans l'arrière salle avant de courir à l'intérieur. Les deux hommes étaient surpris et désorientés. Ils tournaient la tête à droite et à gauche de manière frénétique leur baguette tendues droit devant eux.

Harry mis le plus jeune rapidement hors d'état de nuire en le pétrifiant et pointa sa baguette vers le vieil homme.

-Je sais que vous êtes là Monsieur Potter mais je ne vous laisserai pas m'attraper. Pas vivant en tous cas. Je n'en peux plus de vivre comme ça.

Harry voulut l'entraver mais l'homme releva son pull et Harry y vit une bombe.

-Cours Malfoy, eut-il eu le temps de crier avant que l'homme n'appuie sur le bouton qui activa le mécanisme.

L'explosion fut petite mais redoutable. Harry fut éjecté en arrière et eu juste le temps d'invoquer silencieusement une bulle de protection autour de lui avant d'être projeté contre le linteau de la porte de la cuisine.

Draco qui n'avait pas eu le temps de se mettre à l'abri fut projeté à l'avant de la boutique et passa à travers la vitrine.

Le deuxième agresseur fut propulsé contre le mur derrière lui et son cou se brisa net sous l'impact.

Les oreilles d'Harry sifflèrent et il toussa plusieurs fois. Il avait perdu ses lunettes et ne voyait plus rien tant l'explosion avait ravagé la pièce.

Une odeur de chair brulée, de souffre et de poussière s'élevait à présent de la petite boutique.

Harry secoua la tête pour reprendre ses esprits. La bulle de protection autour de lui disparu et il se releva en s'appuyant contre le mur. Il secoua la tête une nouvelle fois et passa une main sur son visage pour faire partir la poussière qui lui brûlait les yeux.

Il entendit des pas hésitants s'approcher. Il tourna la tête vers Malfoy qui boitait en se tenant la jambe. Ses vêtements étaient déchirés de partout et son visage était en sang. Un grand éclat de verre transperçait son molet mais la panique semblait l'empêcher de ressentir la douleur.

Ses yeux étaient figés de terreur. Il regarda les restes des deux agresseurs et parcouru ce qui restait de la pièce des yeux les poings sérrés.

-Scorpius ! hurla-t-il.

Son hurlement creusa un trou dans l'estomac d'Harry. Il ne l'avait jamais entendu désespéré auparavant.

Il se mit à tousser à cause de la fumée et de la poussière. Son corps se plia en deux et ses jambes tremblèrent.

Harry jeta un sortilège pour faire disparaitre la fumée et éteignit le début d'incendie à l'autre bout de la pièce.

La peur qu'il ressentait était si forte qu'il pouvait voir son coeur battre sous son pull. Scorpius était sensé être quelque part par ici. Malfoy avait paniqué quand les deux hommes s'étaient engouffrés dans l'arrière boutique. Mais la pièce était immense et donnait sur la cuisine, sur le bureau et sur un petit salon. L'enfant avait dû réussir à se cacher voir à s'échapper ! Il le fallait.

Il jeta un accio sur ses lunettes et les remis sur son nez. Le montant était brisé et un des verres était fissuré de toute part mais il y voyait mieux que sans, la panique commençait à le submerger et il n'eut pas de réflexe de les réparer. Ses mains tremblaient de peur et il dut lutter de tout son être pour reprendre le dessus sur ses émotions.

Il ferma les yeux et prit une grande inspiration.

Son coeur commença à ralentir et des pensées raisonnées lui revinrent. Il leva sa baguette vers son visage et répara ses lunettes.

Il regarda autour de lui et analysa les lieux. Scorpius n'était pas dans cette pièce avec eux, c'était une certitude. Ils devaient le chercher ailleurs.

Il courut dans la cuisine en sautant par dessus les débris de l'explosion. Il souleva une poutre pour vérifier que l'enfant ne pouvait pas être coincé dessous. Il regarda tout autour de lui mais aucun signe de Scorpius. Il ouvrit les placards, la porte du four, tout...mais toujours aucun signe de l'enfant.

Il retourna dans l'arrière boutique et regarda Malfoy soulever les décombres à l'aide de sortilège. Il tenait à peine debout et ses larmes traçaient des sillons dans la poussière et le sang sur son visage. Ses traits étaient tirés et ses yeux exorbités. Harry ne l'avait jamais vu comme ça.

Au loin, Harry entendit des sirènes retentir. L'alerte avait été donnée...mais il était déjà trop tard. L'aide des secours pourrait peut-être les aider à retrouver Scorpius.

Soudain, Malfoy leva la tête et parti désespéré vers le bureau. Il poussa la porte bloquée de toutes ses forces en criant mais elle était bloquée. Malfoy tapa dedans avec son poing et recula. Il tendit sa baguette vers elle mais sa main commençait à trembler si fort qu'il n'arrivait pas à jeter de sortilège. Il ragea et appuya de tout son poids contre la porte et la fit bouger un petit peu.

Harry arriva et l'aida à pousser la porte. Derrière celle-ci, le bureau n'avait presque pas été touché. Malfoy se précipita vers la fenêtre ouverte. Aucun signe de son fils.

-Scorpius ! hurla-t-il de nouveau.

Harry entendit tout le désespoir de l'ancien Serpentard dans son hurlement et son coeur sembla se fissurer en deux. Il mit sa propre peur de côté et fouilla les meubles dans lesquels l'enfant aurait pu se cacher.

Malfoy se retint contre le mur d'un bras, près à s'écrouler. Harry arriva vers lui pour l'aider à se maintenir debout. Malfoy lui jeta un regard noir mais profita tout de même de l'appui.

-Je dois te soigner. Tu perds trop de sans Draco, dit Harry en regardant sa jambe transpercée par l'éclat de verre.

Malfoy le repoussa et failli perdre l'équilibre. Harry le rattrapa mais Malfoy insista pour se maintenir debout seul.

-Mon fils, dit-il tout bas pour seule explication.

Harry hocha la tête et repartit à la recherche de Scorpius. Il repassa de nouveau dans la cuisine et dans l'arrière boutique. Il regarda par dessus toutes les fenêtres mais aucune trace de l'enfant.

La terrible pensée que Scorpius est pu être vaporisé pendant l'explosion traversa l'esprit d'Harry. Il la rejeta en secouant la tête et se remit à chercher.

Peut-être qu'un autre membre des Purificateurs Blancs avait-il profité de l'explosion pour enlever Scorpius ?

Finalement, et tandis que Malfoy ouvrait tous les placards du bureau, Harry ouvrit une malle qui n'avait pas été verrouillée.

Scorpius se tenait à l'intérieur, roulé en boule et les bras autour de sa tête pour se protéger. L'enfant pleurait en tremblant et sentait l'urine.

-Malfoy, appela doucement Harry.

L'ancien Serpentard se tourna vers lui et accouru en boitant vers eux. Il s'effondra devant la malle dans laquelle son fils s'était caché et passa le dos de sa main sur son visage.

-Scorpius ? appela-t-il la voix tremblante.

L'enfant leva un bras et regarda son père. Son regard était à la fois soulagé et effrayé à cause du sang qui le recouvrait.

Malfoy se mit difficilement à genoux devant la malle et tandis ses bras pour attraper son fils. L'enfant sauta dans les bras de son père et le serra de toutes ses forces. Malfoy grimaça de douleur mais ne lâcha pas son fils, au contraire, il le serra de toutes ses forces contre lui.

Harry retomba assis et soupira de soulagement. Tous les membres de son corps tremblaient encore et il dû se retenir de ne pas s'effondrer sous la douleur qu'il ressentait.

Malfoy inspectait le corps de son fils en le tâtant partout, n'ayant que faire que l'enfant avait eu si peur qu'il ai souillé son pantalon.

-Tout va bien, le rassura-t-il en le serrant de nouveau contre lui et en le berçant. Je suis là, plus rien de va arriver. Tout va bien mon amour. Je vais bien regarde.

L'enfant éclata encore plus en sanglot et tenta d'articuler mais sa respiration se bloqua dans sa gorge si bien qu'il était à deux doigt de suffoquer.

-Tout va bien, continua de chuchoter Draco en lui frottant le dos.

Mais la terreur de l'enfant ne semblait pas s'arrêter. Malfoy l'écarta de lui à bout de bras et posa une main sur sa poitrine.

-Respire Scorpius. Prends une grande inspiration. Plus rien ne va nous arriver. C'est finit.

L'enfant tenta de prendre une grande respiration mais un hoquet le prit. Son visage devint de plus en plus rouge à mesure que la panique prenait possession de lui.

-Respire Scorpius, répéta calmement va bien. Respire.

Scorpius inspira sans réussir à évacuer l'air et ses mains se mirent à trembler.

Malfoy l'écrasa violemment contre son torse et l'enserra avec force.

Scorpius couina et son diaphragme se débloqua, laissant enfin passer l'air. Il prit plusieurs respirations en sanglotant et son visage commença à reprendre des couleurs normales.

-On va rentrer à la maison, le rassura Draco en le détachant de lui. Tout va bien se passer. Je suis là. Je ne laisserai jamais personne te faire du mal.

Harry assistait à la scène à la fois rassuré et pétrifié de la réaction de Scorpius. Il n'avait jamais vu un enfant aussi paniqué de sa vie. L'empathie de Harry redoubla sa propre panique et il dû faire un effort de concentration extrême pour reprendre ses esprits.

Des Aurors pénétrèrent dans le bureau et regardèrent tour à tour Malfoy et Harry. Le brun reconnut certains de ses anciens collègues et leur fit signe que tout allait bien à présent. Les Aurors ressortirent et Harry les entendit appeler une équipe médicale.

-Tu as mal quelque part, demanda Draco à son fils qui reprenait doucement ses esprits.

-Non, couina l'enfant avant de passer ses bras autour du cou de son père. Et toi ?

Malfoy soupira de soulagement et eu un sourire en coin.

-Tant que toi tu vas bien, moi aussi, mentit-il.

-On rentre à la maison ? demanda Scorpius en enfouissant son visage dans le cou de son père.

-Oui, on rentre.

Harry se leva et tandis une main à Malfoy pour l'aider à se relever mais ce dernier le regarda avec colère. Il se mit debout par ses propres moyens en tremblant.

-Tout ça c'est ta faute Potter ! C'est à cause de toi et de ta putain de soif de faire la Une des journaux qu'ils sont arrivés ici ! Si tu n'avais pas attiré les détraqués de la semaine dernière rien ne serait arrivé !

Harry tenta un pas en avant.

-Non Potter ! Tu ne t'approches plus de moi ! Tu ne t'approches plus de nous ! PLUS JAMAIS TU M'ENTENDS ! Tu n'es qu'un aimant à malheur ! Tu n'as pas assez de morts autour de toi ? Je maudis le jour où tu t'es installé à côté ! Je maudit le jour où tu es né !

Harry tendit une main qui se voulait rassurante vers Malfoy.

-Malfoy...attends... tu es en colère et paniqué, je comprends...

L'ancien Serpentard frappa de bras de Harry.

-En colère Potter ! Non, je ne suis pas en colère Potter. Je suis fou de rage !

Malfoy fit une pause et pointa sa baguette vers Harry.

-Je te hais ! Je ne veux plus jamais te voir de ma vie ! Disparais ! Va mourir ! Fais ce que tu veux mais ne te présente plus jamais devant moi !

Et Malfoy s'éloigna.

Harry le suivit et le vit bousculer les secouristes qui essayaient de l'aider. Il boitait et tenait Scorpius contre lui en enjambant les restes des attaquants. Il avait posé une main sur les yeux de l'enfant pour être sûr qu'il ne puisse rien voir de la scène. Il se retourna vers les restes de l'homme à la bombe et lui cracha dessus.

Harry continua de le suivre à quelques mètres derrière pour s'assurer qu'il allait bien.

Une fois dehors, un auror lui demanda de rester là le temps de leur expliquer ce qui venait de se passer.

-Allez vous faire foutre ! grinça Malfoy avant de transplaner.

L'auror se tourna vers Harry.

-Appelez l'auror Wesley s'il-vous-plait, demanda Harry en s'asseyant sur les restes d'une étagère.

Son coeur venait juste de commencer à battre normalement et sa respiration avait repris doucement un rythme normal. Un secouriste s'approcha de lui et lui demanda comme il se sentait. Harry ne répondit pas et se laissa faire par l'homme qui l'inspectait à la recherches de blessures ouvertes. Il performa plusieurs sortilèges de soin. Harry n'avait pas réalisé qu'il était blessé.

Il ne se rendit pas compte de suite qu'il s'était mis à pleurer. Ses mains tremblaient et une colère sourde montait en lui. Si les agresseurs n'étaient pas déjà morts, il était certain qu'il aurait pu aller les tuer.

-Monsieur Potter, vous m'entendez ? demanda le secouriste inquiet.

Mais Harry ne pouvait pas répondre. Il se repassait le souvenir de ce qui s'était passé en boucle. Il serrait ses mains si fort qu'il s'enfonça ses propres ongles dans sa chair.

La panique quand il avait compris qui étaient les hommes qui venaient de pénétrer chez Malfoy.

L'impression d'impuissance quand il avait vu les deux agresseurs l'attaquer.

Le sang sur Malfoy.

La terreur quand il avait compris que Scorpius était quelque part et que l'explosion avait ravagée la pièce.

La terreur encore, alors qu'il n'y avait aucun signe de Scorpius en vie.

La panique de Scorpius.

La réaction de Malfoy.

Il le détestait.

Harry sentit quelqu'un s'asseoir à côté de lui et poser une main sur son épaule. Il entendit Ron rassurer le secouriste qui s'éloigna.

-Il faut envoyer Hermione chez Malfoy. Il est gravement blessé.

À côté de lui Ron hocha la tête et lança un patronus. Il donna son message au fox terrier d'argent et le regarda s'éloigner et disparaître.

-Si tu me racontais ce qu'il s'est passé, demanda doucement.

Harry secoua la tête.

-Je ne peux pas, dit-il avant de lever sa baguette vers son front.

Un long fil d'argent scintillant sortit de sa baguette.

Ron attrapa un petit flacon dans la poche de sa veste et la tendit à Harry. Le souvenir de l'attaque de Harry s'enroula à l'intérieur et Ron referma le flacon avant de le ranger.

-Tu es recouvert de sang. Tu dois aller à St Mangouste.

-Ce n'est pas le mien, le rassura Harry.

-Qu'importe. Je ne te laisse pas le choix. Deux attaques en quelques semaines? Je veux qu'un médecin t'examine.

À bout de force, Harry hocha la tête. Il se sentait coupable. Malfoy avait raison, c'était à cause de Harry que les purificateurs avaient entendu parler de lui. S'il n'avait jamais quitté les aurors, rien ne serait jamais arrivé à Malfoy et Scorpius. L'ancien Serpentard avait raison, il était un aimant à problème. Cela avait toujours été le cas. Ses parents, Sirius, Cédric, Rémus, Fred, Rémus et Tonks, Maugrey...Hedwige...la liste des personnes mortes du seul fait de sa naissance était interminable. Sans parler de ceux qui avaient été blessés ou torturés comme Hermione et Ron.

-Harry ? l'appela Ron.

Mais Harry était loin. Loin dans ses pensées et il se repassait en boucle les évènements qui venaient de se dérouler. Le regard de Malfoy remplit de haine envers lui, ses mots justes et assassins à la fois.

-Emmenez-le, dit Ron au secouriste.

Harry sentit qu'on le soulevait du sol et se sentit happer par la sensation de transplanage.