Harry Potter: Une nouvelle vie

Chapitre 10 : Le Mage Noir et le Mage des Ombress

Lorsque Harry résolut de devenir ami avec Tonks, il apprit à la connaître un peu mieux. Comme toujours , elle était une personne amusante qui réussissait toujours à remonter le moral de tout le monde qu'importait la situation. Que ce soit, une atmosphère, triste, colérique, ou déprimante, sa bonne humeur et sa vivacité déridaient bien des visages renfrognés. Harry se rappelait encore de la première fois qu'il avait initié une conversation avec elle. Ce fut une rencontre tout à fait inopinée.

Flashback

Harry montait les escaliers menant à la Volière lorsqu'il entendit quelqu'un au dessus de lui glapir puis il entendit quelque chose dégringoler les escaliers. Levant les yeux , la première chose qu'il vit fut un corps qui chutait sur lui. Grâce à ses réflexes affutés, il tenta instinctivement de l'attraper tout en s'accrochant à la rampe de l'escalier. Cependant avec des corps se mouvant aussi vite, les choses finissent rarement de la manière dont on le voudrait.

Aussi certaines parties du corps n'atterrissent pas toujours là où elles le devraient...

Harry ne savait pas qui l'avait fait tomber par terre, mais il savait que ce n'était certainement pas un garçon.

Les parties du corps de Harry qui avaient terminé sur le sol le lançaient douloureusement, mais celles qui ne lui faisaient pas mal ressentaient quelque chose d' entièrement différent.

C'était très doux...et familier... et rebondi...

Oh oh...

Harry entendit immédiatement quelqu'un essayer de s'excuser.

« Je suis désolée pour tout ça... »

Harry n'écoutait pas , il n'était pas sûr que bouger soit une bonne idée, ou encore laisser la fille qui lui était tombé dessus bouger. Pour une certaine raison, il se sentait très bien comme cela.

Quelque part dans son esprit,il ne savait pas s' il remerciait le ciel s'il espérait que personne ne les voie en ce moment.

Cependant, une autre partie de son esprit se demandait qui était l'autre personne à qui appartenait la moitié de cet enchevêtrement humain.

Pendant quelques minutes qui semblaient durer une éternité, Harry se demanda si la personne qui était au dessus de lui avait survécu à la chute , mais le battement rapide de son cœur près de sa gorge lui indiqua qu'elle était tout ce qui y avait de plus vivant et qu'elle semblait nerveuse à propos de quelque chose, ou peut être était-elle juste aussi effrayée que lui à l'idée de ce que penseraient les gens s'ils étaient surpris dans une posture aussi compromettante.

Harry l'entendit s'excuser encore, mais il ne pouvait pas répondre du fait qu'il arrivait difficilement à respirer étant donné que son corps était lourdement pressé contre sa poitrine.

Harry décida de prendre l'initiative, et entreprit de se dégager le plus discrètement pour pouvoir respirer à nouveau. Cependant...

La réalisation le foudroya comme un éclair. Ce sur quoi il avait posé ses mains étaient les emplacements les plus interdits des filles.

« Uhm... désolée. » s'excusa encore la fille, très embarrassée.

Harry se tira de son état de choc et se dégagea le plus rapidement possible.

Il se figea lorsqu'il remarqua qui c'était.

Elle rougissait furieusement d'un rouge écarlate et avait une expression qui révélait que son plus cher désir était de trouver un trou excessivement profond dans lequel elle pourrait se terrer pour ne plus jamais en ressortir.

Nymphadora Tonks...

Harry prit une grande inspiration, et parla d'une voix égale comme si rien ne s'était passé.

« Tout va bien, mais est ce que tu peux te relever? » demanda-t-il.

Elle marmonna un autre mot d'excuse et essaya de se relever tout en essayant de le frôler le moins possible. Cependant, elle réussit seulement à rechuter sur ses fesses, faisant ainsi voleter ses robes.

Cela donna à Harry une vue des plus embarrassante de presque tout ce qu'elle portait sous ses robes de ses hanches à ses pieds.

La première pensée qui lui vint à l'esprit fut.

'Est-ce que Tonks n'est pas trop âgée pour porter des sous-vêtements avec des cœurs dessus?'

Mais il ne réagit pas et prétendit n'avoir rien vu, mais son visage le trahit par un léger rougissement et un sourire idiot, qui faisait habituellement se pâmer les filles et glousser avec excitation.

Tonks lui lança le plus embarrassé et horrifié des regards qu'il ait jamais vu.

« Dé-Désolée pour tout ça. » réitéra-t-elle encore.

Harry toussa et murmura.

« Ce n'est rien. C'était aussi de ma faute. »

« Non ce n'était pas ta faute. » l'interrompit-elle.

Il y eut un silence gêné.

« Désolé. » dirent-ils tous les deux au même instant.

Ils pouffèrent.

Se remettant sur ses pieds, Harry lui présenta sa main pour l'aider à se relever. Bien qu'il soit petit , il avait une force non négligeable.

Elle le gratifia d'un regard reconnaissant et prit sa main pour se lever.

La première chose qui vint à l'esprit de Harry fut de se présenter.

« Mon nom est Harry Potter. Est-ce que tu vas bien? »

Tonks se mit à rougir légèrement.

« Nymphadora Tonks. Appelle moi Tonks. Je vais bien. Désolée encore. » dit-elle en rougissant de plus en plus.

« Et toi, est ce que tu n'as rien? » murmura-t-elle.

« Non, je n'ai rien, ça va. »

'Ça va même très bien...'

Tonks s'excusa encore.

« Désolée, je suis très maladroite, j'ai raté une marche et je suis tombée. » dit-elle doucement.

Harry balaya son excuse d'un geste de la main.

« Il n'y a pas de problèmes; je suis heureux d'avoir put te rattraper à temps, ou tu aurais pu gravement te blesser . »

Elle acquiesça d'un hochement de tête.

« Bien...j'ai une lettre à envoyer..euh à plus tard. » dit Harry maladroitement.

Tonks rougit et le suivit en restant derrière lui.

Harry se demanda pourquoi elle le suivait à la Volière, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'elle n'avait jamais réussi à atteindre l'étage pour délivrer sa propre lettre puisqu'elle était tombée.

Au début, il y eut des moments de silence embarrassé lorsque Harry appela sa chouette Hedwige et lui tendit sa lettre à remettre à sa famille. Puis Tonks prit la parole.

« Merci, j'aurais pu me blesser. »

« Comme, je l'ai dit, ce n'est rien. » rétorqua-t-il.

Harry lui lança un sourire à réchauffer le cœur ce qui brisa la glace entre eux. Ils commencèrent immédiatement à bavarder gaiement pendant trente minutes dans la Volière avant de se séparer.

Fin du Flashback

Bien sûr après cet incident, ils continuèrent à se parler pour apprendre à se connaître un peu mieux. Apparemment, Tonks faisait partie de ces élèves qui étaient ébahis par le fait qu'un première année puisse être aussi intelligent, fort et terriblement adorable à un âge aussi tendre.

Quelques jours après la rencontre avec Tonks, Harry avait aussi fait connaissance avec Cédric . Certes, il était loyal, et un gars cool la moitié du temps, mais durant l'autre moitié... Eh bien Harry n'avait jamais cru les autres dans son ancienne dimension quand ils lui disaient que Cédric était un coureur de jupons, et un idiot en ce concernait la magie. Il avait des notes au-dessous de la moyenne! Harry savait qu'il aurait du croire les personnes qui l'avaient averti dans son ancien monde. Comment Cédric avait-il réussi à devenir un champion dans son ancien monde avec aussi peu de matière grise était pour lui un mystère complet. Cédric s'avérait être un garçon très amusant la plupart du temps, excepté lorsque l'autre facette de sa personnalité prenait place. Ses allures de garçon séduisant le rendaient assez arrogant et il se comportait comme s'il pouvait avoir toutes les filles qu'il voulait. Ce fut lors que Harry comprit la raison pour laquelle Cho agissait comme elle le faisait dans ce monde, c'était à cause de Cédric.

Lorsque les examens sonnèrent le glas de l'année scolaire, les élèves entrèrent dans un état de frénésie et de stress donnant ainsi l'impression que plutôt que la fin de l'année, c'était leur fin qui approchait insidieusement. L'atmosphère devint lourde et tendue. Les cinquième et septième année avait tous des visages exténués du fait de leur BUSE et ASPIC. Évidemment, les autres étudiants qui étaient dans les autres années furent beaucoup mieux lotis et s'en sortirent sans trop de peine.

Harry avait majoré tous les examens sans la moindre goutte de sueur versée. Il était le premier a débuter et le premier à terminer. Bien entendu après chaque examen, Hermione commençait à discuter à propos des questions et des problèmes posées dans les sujets. Harry roulait des yeux.

Typique de Hermione.

« Hermione, assez! C'est déjà assez douloureux de faire un examen, mais revenir dessus après avoir terminé ? » cria Ron.

Immédiatement Hermione et Ron commencèrent une des leurs fameuses disputes qui étaient bien connues par tous dans son ancienne dimension.

Padma qui s'asseyait souvent à la table des Gryffondors chuchota à Harry.

« Tu sais, la manière dont ils se comportent font penser à un vieux couple de mariés. »

Harry approuva silencieusement.

« Oui, on devrait peut-être commencer un pari sur la date à laquelle ils sortiront ensemble. » commenta-t-il.

Padma gloussa à cette suggestion.

« C'est sûr, nous pourrions nous faire beaucoup d'argent. Nous nous en ferions encore plus si nous leur donnons un petit coup de pouce. » approuva-t-elle.

Harry allait surenchérir, mais Neville Longdubat qui les écoutait depuis sa place, non loin d'eux interrompit leur conversation.

« Hey vous le vieux couple de mariés, fermez la, on essaie d'étudier ici!. »

Ron et Hermione se mirent instantanément à rougir, mais Hermione jeta un regard vers Harry que ce dernier prétendit ne pas avoir remarqué. Ron quant à lui hésitait entre jeter un regard meurtrier à Neville ou ne rien faire à la personne qu'il continuait toujours à révérer. Padma décida de dire quelque chose avant que Ron n'opte pour une réaction inappropriée.

« Oh vraiment? Je ne pense pas vraiment que ça t'aiderait. Tu aurais probablement les mêmes notes quoi qu'il en soit. Ça t'apprendra à étudier et faire tes devoirs à la dernière minute, espèce d'abruti complet. » lança-t-elle froidement.

Depuis que Padma s'était mise à tenir compagnie à Ron, Hermione et et Harry, elle avait acquis une langue acérée ce qui impressionnait grandement sa sœur jumelle Parvati. Cette dernière lançait toujours des regards jaloux à sa sœur parce qu'elle était toujours aux côtés de Harry qu'elle trouvait mignon. Harry se demandait pourquoi est-ce que les filles de son âge pensaient déjà aux garçons alors qu'elles avaient seulement onze ans. Il s'était souvenu sa Tante Perenelle lui dire que les filles mûrissaient plus vite que les garçons, mais il ne l'avait jamais cru. Jusqu'à maintenant.

Neville lui jeta un regard noir.

« Ferme ton clapet abrutie de Serdaigle, pourquoi ne retournerais-tu pas à ta table? » gronda Neville.

Harry qui s'occupait habituellement de ses affaires et laissait ses amis gérer les leurs depuis quelques temps ne put néanmoins laisser passer l'insulte de Neville à l'encontre de Padma.

« Ferme-la Longdubat. Tu es irritant. Pourquoi n'irais-tu pas voir ailleurs si on y est?N'as tu rien d'autre à faire que d'ennuyer les gens? Si tu veux étudier, va étudier dans la salle commune, il n y a personne là-bas à cette heure-ci et tu n'es pas obligé de travailler ici dans la Grande Salle. Alors pourquoi ne t'y rendrais-tu pas? » Harry siffla la dernière partie de sa pique avec une telle colère que les assiettes sur les tables de la Grande Salle se mirent à vibrer. Pour une certaine raison,les espionnages constants de Neville Longdubat ces dernières semaines durant lesquelles il essayait de s'immiscer dans leurs conversations résultant ainsi en des insultes destinés à ses amis ou en des moqueries, commençaient réellement à le fatiguer. Il faisait de son mieux pour ignorer Neville...non Longdubat... mais il était aussi agaçant que Drago Malefoy.

« Et si je ne le fais pas? » railla Neville.

Harry eut un sourire lugubre pendant un moment qui effraya ceux qui étaient à côté de lui.

« Nous verrons bien... » souffla-t-il d'une voix doucereuse qui fit frissonner Neville.

Bien sûr, vingt minutes plus tard, alors que le déjeuner était bientôt fini, Harry eut un sourire carnassier et commença à se concentrer un peu sur sa magie pour en diriger une infime partie vers Neville Longdubat qui se transforma immédiatement en un Canari bien gras au plumage jaune fluorescent. La Grande Salle devint instantanément silencieuse. Tout le monde était tout simplement sidéré et à court de mots devant pareil phénomène jusqu'à ce qu'ils entendent l'immense Canari jaune couiner pathétiquement.

L'intégrité de la Grande Salle se mit à éclater de rire. McGonagall bien sûr semblait furieuse.

« Qui a fait ça? Fred et George Weasley! » hurla McGonagall, le visage pâle et très menaçant.

Ils levèrent instantanément leurs mains en signe de fausse reddition tout en se gondolant comme des fous, secoués par des spasmes de fou rire incontrôlable.

« Nous n'avons rien fait! Je dois admettre cependant que c'est un joli sort et que cela lui donne un bien meilleur teint, ne trouvez-vous pas Professeur? »

« Fred Weasley! George Weasley! Dans mon bureau tout de... » elle s'arrêta.

Tout le monde se mit à rire plus fort. La raison pour laquelle elle s'était arrêtée était qu'elle avait remarqué que le Canari géant qui se tenait maladroitement debout braillait tout en pointant une de ses immenses ailes vers Harry.

McGonagall n'était pas stupide et comprenait parfaitement ce que le Canari faisait. Elle scruta du regard le jeune Harry Potter. Il était de notoriété dans l'école que les deux jeunes sorciers ne s'entendaient pas du tout.

« Mr Potter! Êtes-vous le responsable? » demanda-t-elle d'une voix forte .

Toutes les personnes à proximité de lui devinrent silencieux pour entendre ce que dirait Harry.

Harry lança un regard innocent et dit d'une voix douce à sa Directrice de Maison.

« Non. Néanmoins, ne pensez-vous pas que Longdubat est beaucoup plus attrayant au regard avec sa nouvelle apparence? Il semble beaucoup plus beau avec ces ailes, il pourrait probablement jouer au Quidditch avec nous l'année prochaine. » sourit Harry d'un air narquois.

Cela suscita instantanément le rire et les gloussements des personnes qui l'avaient entendu.

McGonagall n'était pas amusée.

Elle s'apprêtait à prendre la parole , mais Harry l'interrompit.

« Si vous ne me croyez pas, vous pouvez vérifier ma baguette. » proposa Harry en lui présentant sa baguette.

Elle lui adressa un regard suspicieux et l'accepta. Dès le premier regard jeté à la baguette, elle sut qu'elle était différente des autres. Cette baguette était très délicate et superbe. Elle était magnifique et un véritable chef d'œuvre, elle allait interroger Dumbledore à propos de cette baguette plus tard.

Elle brandit sa baguette et plaça son extrémité contre celle de son élève et murmura.

« Priori incantatem »

Les derniers sorts utilisés par Harry qu'ils virent s'échapper de sa baguette furent.

1. Un sort de nettoyage

Un sort d'euphorie

Un sort de lévitation

Un sort de lévitation

McGonagall porta immédiatement son regard sur les amis de Harry.

Ronald Weasley n'était pas capable de ce genre de chose...

Hermione Granger en avait la capacité, mais elle n'était pas le genre d'élèves à commettre un tel acte...

Padma Patil était de même nature que Hermione Granger..

Donc...

En d'autres mots, elle ne savait tout simplement pas, mais elle avait le sentiment que c'était Harry Potter.

Sachant qu'elle n'avait aucune preuve, elle ne dit rien mais rendit à Harry sa magnifique baguette. Elle dirigea sa baguette vers Longdubat pour lui rendre son aspect mais avant qu'elle ne puisse le faire Harry concentra la magie qu'il avait posée sur Neville.

Lorsque MgGonagall agita sa baguette...

Neville était maintenant un immense Canari...rose.

Tout le monde dans la Grande Salle éclata de rire à nouveau.

Dumbledore dont les yeux pétillaient décida d'aider sa Directrice-adjointe et remettre les choses en ordre.

Toujours rieurs, les regards des élèves se posèrent sur Dumbledore. Il était bien connu que Dumbledore était un Maître dans l'art de la Métamorphose et qu'il pouvait défaire n'importe quoi. Si Dumbledore lui-même devait intervenir, celui qui était responsable de la transformation de Neville devait sans nul doute être puissant. Dumbledore murmura quelques mots et la magie que Harry avait lancé sur Neville fut levée et il reprit son aspect normal, cependant il était rouge d'embarras et de rage. Il pointa instantanément son doigt vers Harry.

« C'est de sa faute! C'est lui qui a fait ça! Je sais que c'est lui! »

Harry haussa ses sourcils.

« Neville, ne m'accuse pas pour quelque chose que je n'ai pas fait. Je n'ai même pas dirigé ma baguette vers toi et quand le Professeur McGonagall a analysé ma baguette, elle n'a rien trouvé. Alors ne m'accuse pas sans preuve. » rétorqua-t-il d'un ton cassant.

Neville ouvrit sa bouche pour répondre, mais Dumbledore intervint avec des yeux étincelants.

« Allons allons tous les deux...Il n y a pas eu de mal. Tout le monde peut partir, les classes débutent dans cinq minutes. Pour ceux qui passent leurs examens, vous êtes priés de retourner dans vos dortoirs ou bien la Bibliothèque pour étudier. »

Tout le monde dans la Grande Salle qui continuait de rire et de pouffer obtempéra. Les élèves se levèrent tous et quittèrent la Grande Salle. Harry en sortant aurait pu jurer sentir le regard perçant de Rogue derrière sa tête. Harry s'arrêta un moment et lança un regard dur au Maître des Potions qui se dirigeait vers les Donjons.

« Y a-t-il un problème Professeur? » questionna Harry.

Rogue semblait vouloir dire quelque chose, mais se rétracta et se borna à lui jeter un regard féroce avant de s'en aller.

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Finalement, le jour où Quirrell tenterait de voler la Pierre Philosophale arriva. C'était le jour où Dumbledore quitta le Château pour se rendre au Ministère. Ayant le champ libre Quirrell allait tenter sa chance. Harry marchait dans le couloir lorsqu'il entendit Hermione, Ron et Padma faire face à McGonagall à propos du futur vol de la Pierre.

« Professeur McGonagall, mais... »

« Non, Miss Granger, ne me forcez pas à vous donner des retenues! Veuillez regagnez vos dortoirs je vous prie! »

Harry se fondit promptement dans les Ombres et les suivit.

Quand ils furent seuls dans le couloir, le trio se mit à discuter tandis que Harry demeurait dans les Ombres.

« Nous devons trouver Harry! Il saura quoi faire! » s'exclama Hermione.

Harry était surpris. D'habitude c'était Ron et lui qui s'en remettaient à Hermione pour des réponses à leurs problèmes étant donné qu'elle était la plus sage du groupe.

« Mais qu'est ce qu'on fait? Le Professeur McGonagall ne nous écoutera jamais. Et si nous allions parler au Professeur Flitwick?. » suggéra Padma après un moment de silence.

Ils hochèrent en signe d'approbation et partirent à la recherche du Directeur de la maison de Serdaigle. A la surprise de Harry, Flitwick assura qu'il surveillerait l'étage interdit pour eux étant donné que Dumbledore n'était pas à Poudlard à ce moment. Il était impressionné par le travail de détective des enfants, mais il ne croyait pas que Severus Rogue tenterait de voler la Pierre Philosophale. Après la déclaration de Fltiwick ils furent tous soulagés et soupirèrent pour relâcher la tension qui les avait oppressés jusque là. Harry se demandait comment les choses allaient se dérouler dorénavant. Est-ce que Quirrell pouvait vaincre un Champion de Duels avant d'atteindre la Pierre? Harry doutait fortement que Quirrell soit capable de faire quoi que ce soit à Filius Flitwick. C'était un Champion de Duels et il était un sorcier remarquable qui pouvait même causer des problèmes aux plus talentueux mangemorts de Voldemort lors d'un duel. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas comme si Voldemort était le duelliste, c'était Quirrell.

Plus tard pendant le dîner, ses amis lui expliquèrent ce qui s'était passé et ils furent tous d'accord sur le fait que pour voler la Pierre Philosophale, la personne devrait passer par Flitwick d'abord.

Plus tard cette nuit, Harry vérifia si ses amis étaient partis confronter le voleur ou si c'était Neville qui s'était attelé à cette tâche. Il s'avéra qu'aucuns d'entre eux n'avait fait le moindre mouvement. Ils étaient tous au lit, en train de dormir comme des bienheureux. Le visage de Harry devint sombre. Il savait ce qu'il était supposé faire maintenant.

Lorsque Harry atteignit l'Étage Interdit, ce qu'il vit lui glaça les sangs. Flitwick était au sol blessé, le sang coulant des blessures qui recouvraient son corps.

« Professeur! » hurla Harry en se précipitant vers le Professeur d'Enchantements.

« Qui est là? » souffla-t-il lourdement.

« C'est moi. Harry Potter monsieur! Que s'est-il passé? » interrogea Harry.

Le Professeur Flitwick leva les yeux vers son jeune étudiant favori et crachota du sang.

« Ne vous occupez pas de moi...vous devez..vous devez contacter les autres professeurs... Quirrell..il travaille.. p-pour Voldemort...il va v-voler..la pi...pierre...s'il vous plaît. » supplia Flitwick.

Harry était hébété. Ça n'était pas supposé se produire. Harry ne pouvait se permettre de laisser un de ses professeurs mourir, sauf peut-être Rogue. Flitwick était un professeur bon et aimable; il ne méritait pas de mourir.

« Tenez bon professeur, laissez-moi vous soigner. »

Harry savait que ce qu'il s'apprêtait à faire frôlait la magie enseignée en sixième ou septième année.

« Vous ne pouvez pas me soigner...peu importe..votre intelligence...la magie est trop avancée pour votre noyau magique... »

Harry le fit taire en pointant sa baguette vers les blessures du minuscule Professeur et se mit à soigner la plupart des petites blessures et des grandes plaies.

« J'ai soigné vos blessures, mais vous... »

Mais Flitwick s'était déjà évanoui dû à la perte de sang.

Harry plissa ses yeux. Comment Quirrell avait pu battre Flitwick aussi facilement?

Enragé, Harry décida de se dépêcher et rattraper Quirrell.

Il conjura une chaude couverture et recouvrit le Professeur avec. Au lieu de faire ce que Flitwick lui avait ordonné, Harry décida d'aller confronter le serviteur du Seigneur des Ténèbres.

Avant de passer par la porte donnant sur Touffu, il lança un bruyant bang avec sa baguette de sorte qu'il était sûr que tout le monde avait dû l'entendre . Flitwick n'était pas en danger mais avec une perte aussi importante de sang, il ne pouvait pas être sûr.

Satisfait par son signal et assuré qu'il attirerait l'attention, il pénétra dans le Couloir du troisième étage pour faire face à son éternel ennemi.

Il aurait pu se téléporter par la voie des Ombres jusqu'à Quirrell, mais il savait que Dumbledore vérifierait les obstacles par la suite pour confirmer son histoire sur le comment il avait réussi à atteindre Quirrell.

Touffu était facile, la harpe qui jouait ne s'arrêta pas de jouer, alors il ne se réveilla pas et Harry se contenta de sauter dans la trappe.

En voyant le Filet du Diable, Harry agita sa baguette et une vive lumière jaillit de sa baguette.

En un clin d'œil, le Filet du Diable avait battu retraite.

Harry ne se donna pas la peine d'observer les alentours; il se contenta de marcher jusqu'à ce qu'il trouve la chambre aux clés volantes.

Harry roula les yeux. Cela allait être facile. Comment avaient-ils pu faire une épreuve aussi aisée?

Il appela rapidement à lui la clé par un sort d'attraction bien placé. Lorsque les autres clés réagirent en le pourchassant, Harry brandit sa baguette vers les clés qui se précipitaient vers lui et ces dernières allèrent s'écraser contre le mur brisant ainsi leurs ailes. Attrapant la clé d'argent, Harry ouvrit la porte et poursuivit.

La chose suivante qu'il vit fut l'échiquier grandeur nature. Harry grogna. Il avait oublié qu'il avait besoin de Ron pour ça. Il ne se sentait vraiment pas d'humeur à combattre 36 énormes pièces de pierre armées jusqu'aux dents. Elles étaient immenses et cela requièrerait une énorme quantité de pouvoir afin de les détruire mais il ne voulait pas utiliser toute sa magie pour quelques pièces d'échec et il n'était pas aussi intelligent lorsqu'il était question du jeu d'échec.

Harry se souleva afin de flotter au dessus des pièces et se déplaça en direction de la pièce suivante. Comme attendu, Harry trouva sur le sol un Troll déjà mort. Quirrell avait dû s'en occuper. D'après le sang qui continuait de couler, c'était très récent.

La salle suivante que Harry pénétra ensuite était celle du test de Potions. Harry avait totalement oublié quelle potion il devait prendre. Agacé, Harry décida de sauter cette épreuve et glissa à travers les Ombres vers la salle dans laquelle était Quirrell. Il n'avait jamais été doué pour les devinettes. Il avait énormément surpris d'avoir réussi à trouver celle qu'on lui avait posé durant le Tournoi des Trois Sorciers.

Se débarrassant de ses pensées, Harry apparu juste derrière Quirrell qui portait un turban noire. Ce qu'il vit le fit se figer une nouvelle fois. Quirrell tenait la Pierre Philosophale dans sa main! Comment avait-il donc fait pour la prendre aussi rapidement?

« Hello Quirrell. » dit Harry avec sa cagoule couvrant son visage. Il ne voulait pas que Quirrell sache qui il était. Cela pourrait être dangereux.

« Qui êtes-vous? » demanda Quirrell d'un ton glacial.

Harry décida de l'asticoter.

« Je dois admettre que je m'attendais à ce que Rogue soit le coupable, mais maintenant que j'y repense, cela prend tout son sens avec vous. Vous avez libéré le Troll dans le château. » annonça Harry d'une voix pensive. Pour une raison étrange, Harry ne pouvait pas sentir la présence de Voldemort en lui.

« Alors vous travaillez pour Voldemort, hmm? »

Quirrell grimaça avant de lancer un regard noir à Harry.

« Ne prononcez pas le nom du Seigneur des Ténèbres! » siffla-t-il.

« Mon maître est sage et puissant, il m'a appris qu'il n' y avait pas de bien ou de mal, seulementt le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour le rechercher. »

« Cela semble être une philosophie intéressante, cependant je ne suis pas là pour babiller autour d'une bièreaubeurre, vous ne partirez pas avec la Pierre Philosophale. Vous devrez me vaincre d'abord si vous voulez partir. » statua Harry froidement.

Quirrell eut un rictus puis se mit à rire.

« Vous me battre? Qu'est ce qui vous fait croire que vous pouvez me battre? »

Harry se mit à rire, amusé.

« Où est Voldemort? »

Harry fut satisfait de voir Quirrell frissonner en entendant le nom.

« Ne prononcez pas le nom de mon maître! Qui êtes-vous? » gronda-t-il.

« Je suis le sorcier qui va vous tuer, vous et votre maître. » siffla Harry.

« Vous n'êtes qu'un pauvre fou! Personne ne peut vaincre mon maître! Il n'est pas là! Une fois que je vous aurai tué, j'apporterai la Pierre à mon Maître et il vivra pour l'éternité! » Quirrelll se mit à rire comme un fou.

Harry était totalement étonné d'apprendre que ce Quirrell n'était pas possédé par le Seigneur des Ténèbres. Harry sourit d'un air rusé; même si Quirrell apprenait qui il était, il ne vivrait pas assez longtemps pour le rapporter à son maître comme le Seigneur des Ténèbres n'était pas présent. C'était étrange de voir à quel point cet univers était différent du sien. Il s'attendait à ce que Voldemort possède Quirrell, mais il ne l'avait pas fait. Mais encore une fois, c'était un monde alternatif.

Harry ne proféra aucune parole mais garda sa baguette brandie et dirigée vers Quirrell.

Quirrell plissa ses yeux et brandit sa baguette en retour.

Quirrell fut le premier à bouger et hurla un sort de mort.

« Avada Kedavra! »

Harry évita instantanément et lança un sort de propulsion à Quirrell à une vitesse éblouissante.

Quirrell était profondément choqué. Cependant il réussit à ériger un bouclier en un rien de temps pour bloquer le sort qui lui était destiné. Néanmoins, le sort était si puissant qui détruisit son bouclier et le fit reculer de plusieurs pas.

Harry eut un sourire de prédateur. Quirrell n'avait aucune chance contre lui. Il n'avait même pas utilisé toute sa puissance dans ce sort. Cependant Quirrell retrouva rapidement ses esprits et se redressa pour lui envoyer une série de sorts.

"Stupefix! Reducto! Expelliarmus! Petrificus Totalus! Tormenta!"

Harry esquiva certains sorts et repoussa ceux de pouvoir moyen par de simples mouvements du poignet. Il s'amusait simplement avec Quirrell. Il voulait voir comment Quirrell avait été capable de vaincre Flitwick. Il n'était pas impressionné par la manière dont Quirrell lui jetait de faibles sorts. Après quelques minutes passées à titiller le mage noir, Harry prit la parole.

« Comment se fait-il que vous ayez vaincu Flitwick? Par la manière dont vous combattez...vous êtes trop faible pour ne serait-ce que le toucher. » déclara Harry tout en esquivant un autre sort de mort qui se dirigeait vers lui.

« C'était un idiot, il a laissé son dos tourné contre moi, et je lui ai lancé un sort! Salome! Stupefix! Il pensait que Rogue était le coupable grâce à quelques morveux, alors je l'ai facilement dominé!Cio'clera ! »révéla Quirrell en lançant un puissant sort maléfique vers lui dont les effets étaient de faire fondre les organes d'une personne de l'intérieur.

Harry roula ses yeux. Il n'arrivait pas à croire que Flitwick s'était laissé avoir par ce tour. Il n'arrivait pas à croire non plus que Quirrell se vanterait de sa victoire alors que son adversaire n'avait même pas su qu'il était hostile avant qu'il ne soit attaqué par derrière.

De plus en plus irrité par Quirrell pour lancer des sorts aussi noirs, Harry décida de terminer ce combat en frappant le sort de la main afin de le dévier de sa trajectoire, ce qui fit Quirrell le regarder avec choc et effroi.

« Vous êtes trop faible pour vous battre contre moi Quirrell. »dit Harry en utilisant ses pouvoirs des Ombres pour entraver Quirrell. Ce dernier se figea. Il essaya de bouger mais les Ombres ne le laissèrent pas esquisser le moindre geste si ce n'est cligner des yeux.

« Non! Laissez-moi partir! Je ne peux pas être vaincu maintenant! Je dois donner la Pierre à mon maître! » hurla Quirrell tout en essayant de briser les liens qui l'enserraient, mais l'Entrave des Ombres qui l'immobilisait ne pouvait pas être brisée.

D'un geste nonchalant de la baguette, Harry récupéra la Pierre Philosophale et leva les yeux vers Quirrell pour le regarder avec une pointe de tristesse. Il n'arriverait jamais à comprendre comment des gens pouvaient être aussi loyaux à des idiots tels que le Seigneur des Ténèbres.

« Adieu Quirrell. » dit Harry en visant sa baguette vers le centre de la poitrine de Quirrell.

« Reducto! »

Il y eut un énorme trou à travers sa poitrine et il s'écroula sans vie avec un cri d'agonie étouffé dans sa gorge.

Harry mit la Pierre Philosophale dans sa poche et tourna le dos au corps sans vie du mage noir et quitta la pièce. Mais avant que Harry ne sorte pour se retrouver dans le couloir, il supprima sa cagoule et métamorphosa ses robes dans leurs couleurs rouge et or d'origine, jeta quelques faibles sorts de coupure et quelques brûlures sur son corps, le faisant ainsi saigner et déchira quelques parties de ses robes lui donnant l'aspect d'une personne sortant tout droit d'un combat dantesque. Il enfouit pratiquement toute sa magie dans son Suppresseur de Magie donnant l'impression qu'il était magiquement drainé. Tout cela pour éviter d'être questionné sur le pourquoi il n'était pas blessé ni épuisé. Il n'eut pas longtemps à attendre pour que ses soupçons soient confirmés et se féliciter pour sa prévoyance car au moment où il atteignit la porte donnant sur le couloir, Harry se retrouva devant Albus Dumbledore et plusieurs autres professeurs. Flitwick était supporté par une canne marchante et lui souriait.

Avant qu'ils ne puissent parler, Harry donna la Pierre Philosophale à Dumbledore. En regardant le sol avec nervosité, Harry parla d'une voix douce.

« Bonjour...hum...désolé pour tout ça. »