Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Alors, voici le nouveau chapitre!

La loi est sacrée

Chapitre 10

Extrait de loi concernant les porteurs:

Afin d'assurer que les porteurs ne puissent pas exercer de magie, dès leur 2ème anniversaires, ceux-ci seront obligés de venir au Ministère afin qu'un Médicomage pose sur leur peau un tatouage empêchant toute forme de magie de sortir de leur corps. Si ce tatouage se trouverait à ne pas fonctionner. Le porteur sera immédiatement exécuté sans procès.

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Sirius observait, sans véritablement la voir, la jeune fille qui triturait ses longs cheveux blonds et qui essayait de lui avouer son amour. Au bout d'un moment, et après un énième rougissement le réussit à le regarder droit dans les yeux.

- Je t'aime. Souffla-t-elle. Je t'aime depuis le moment où je t'ai vu. Je sais que tu ne m'as jamais remarqué, mais… s'il y a la moindre chance…

- Désolé, mais non.

Les yeux de la blonde se remplirent de larmes avant qu'elle n'hoche piteusement la tête et qu'elle parte presque en courant. Sirius aurait souhaité ressentir quelque chose, mais il n'y arrivait tout simplement pas. Et puis, à quoi bon? Ce n'étai pas comme si elle l'aimait réellement. Que connaissait-elle de lui hormis son visage? Que voyait-elle hormis ses yeux bleus et ses traits réguliers? Que voyait-elle donc de si extraordinaires pour se croire amoureuse de lui? Il n'y avait rien à voir de toute façon. Il était à peine expressif et ne faisait pas le moindre effort pour l'être davantage. Combien de temps l'attrait du "prince de glace" pouvait bien durer? Il se dirigea jusqu'à la sortie de l'école et pénétra dans sa limousine sans rien dire. Les confessions qu'il recevait tous les jours le rendaient automatiquement de mauvaise humeur. Il n'aurait su dire pour quelles raisons. Peut-être était-ce parce qu'elles ne cessaient de lui rappeler son incompétence à agir comme un simple être humain.

Comme sa mère ne cessait de lui répéter, il y avait quelque chose de malsain en eux. Quelque chose de froid et de glacial qui les empêchait d'être complètement humains. Contrairement à Regulus et à Aliénor. Il ne pouvait s'empêcher d'envie leur habileté à ressentir autant qu'ils ressentaient sans même essayer. Lorsque la voiture s'arrêta, il sortit calmement de celle-ci et fut aussitôt attaqué par son frère et sa sœur. Aliénor lui sauta dans les bras et il tapota stoïquement le dos. Il ignorait pourquoi celle-ci s'obstinait à le toucher de la sorte alors qu'il était presque incapable de répondre à ses gestes. Regulus lui lança un sourire pétillant de joie avant de se mettre à parler, à toute vitesse, de sa journée. Sirius se contenta d'écouter sans véritablement ouvrir la bouche tout en les entrainant jusqu'à l'un des salons. Son cœur s'arrêta dans sa poitrine alors que son visage restait parfaitement impassible.

Severus Rogue releva brusquement la tête dans leur direction et un minuscule sourire se forma sur ses lèvres en les voyant. Regulus ne prit même plus la peine de finir son histoire avant de s'élancer dans les bras de leur futur belle-mère. Le sourire de Severus s'agrandit et Sirius dut se faire violence pour ne pas frissonner. Non, il avait tord auparavant… Maintenant, il ressentait. Il ressentait contre sa volonté. Était-ce parce qu'il savait pertinemment que Severus Rogue ne pourrait jamais être à lui? Était-ce pour cela que ses sentiments ne cessaient d'augmenter et d'augmenter jusqu'au jour où il ne pourrait plus respirer? Aliénor l'entraina jusqu'au canapé où Severus était assis et l'obligea à se laisser choir dessus avant de se laisser tomber sur ses genoux. Le corps de Sirius se tendit en sentant que sa future belle-mère était aussi proche de lui. Il pouvait presque sentir l'odeur de ses cheveux… l'odeur de sa peau… S'il tendait les doigts, il pourrait caresser son kimono de soie bleue et effleurer la peau de porcelaine.

Ses sens semblaient sur le point de bondir et il ne pouvait que se concentrer, avec l'énergie du désespoir, sur sa petite sœur qui parlait d'un chien se nommant "Tibot". Sirius hochait la tête lorsqu'il le fallait et salua, du bout des lèvres, Severus. Soudainement, le métis se rapprocha de lui jusqu'à se coller contre son côté droit. Aliénor lui lança un regard interloqué en sentant la tension dans son corps, mais il ne pouvait rien y faire. Il n'avait qu'à tourner la tête pour être envouté par la proximité de son corps… Il réalisa alors que Severus ne s'était pas rapproché par envie, mais bien parce que son petit frère l'avait poussé afin de pouvoir s'asseoir. Sirius poussa un long soupir avant de se lever et de déposer Aliénor à sa place. Severus leva son regard mauve dans sa direction et il sentit son cœur se crisper dans sa poitrine. Comment pouvait-il ordonner à cet organe de fonctionner adéquatement en présence du seul homme qu'il ne pourrait jamais avoir?

- Je dois aller faire mes devoirs. Expliqua-t-il calmement avant de sortir de la pièce.

Il était à deux doigts de se mettre à courir lorsqu'il entendit quelqu'un dire son nom. Il n'avait pas besoin de se tourner pour savoir de qui il s'agissait. D'ailleurs, il aurait préféré ne pas avoir à se tourner. Il aurait préféré pouvoir éviter Severus Rogue comme la peste. Cela n'aiderait en rien sa situation, malheureusement, et rendrait les choses très gênantes dans les dîners familiaux. Il se tourna en direction du métis qui le fixait avec une étrange expression.

- Tu ne devrais pas partir uniquement parce que tu ne m'apprécies pas. Fit remarquer le porteur, l'air lointain. Je ne veux pas être un obstacle.

- Pourquoi dis-tu que je ne t'apprécies pas?

Sirius crispa les mains de chaque côté de son corps en voyant l'expression vide du métis. Comment pouvait-il penser une chose pareille? Il essayait pourtant… Il essayait de montrer de l'affection. Ce n'était pas suffisant, bien sur. Faire un sourire n'était pas suffisant. Dire des paroles gentilles n'était pas suffisant. Comme sa mère le disait si bien, les gens comme eux étaient peut-être beaux à l'extérieur, mais, au bout d'un moment, ils ne seraient jamais assez… Il ne pouvait pas en vouloir à Severus de ne voir que son image d'homme glacé, ce qu'il était d'ailleurs hormis en sa présence… En sa présence, il devenait un homme éperdu… perdu… pathétique… Un homme qui désirait le fiancé de son père.

- Tu es important à mes yeux. S'obligea à dire Sirius, malgré son malaise.

Il fit un pas en direction de Severus avant de s'arrêter. Il ne pouvait pas le toucher, mais il ne voulait pas qu'il se sente comme s'il était un intrus parce qu'il était loin d'être cela.

- Ta présence a tout changé autour de moi.

Les yeux mauves s'écarquillaient davantage et il pouvait voir le début d'un rougissement sur les joues d'albâtre. Il devait continuer, tristement. Il devait lui faire comprendre qu'il était loin de ne pas être apprécié, que lorsqu'il disait qu'il faisait partie de sa famille, il le pensait. Même si le rôle qu'il avait dans la dite famille n'était pas celui qu'il aurait désiré qu'il ait.

- Comment aurais-je pu tout changer? Protesta lentement le porteur. En hochant docilement la tête et en me brossant les cheveux?

Le ton était presque acerbe, mais cela ne dérangeait pas Sirius. Cela ne faisait que lui prouver à quel point Severus était "vrai". Contrairement à lui qui semblait obligé de fabriquer des expressions afin que les gens ne le prennent pas pour un fou. Il osa faire un nouveau pas en direction de Severus et se décida à poser une main sur son menton afin de l'obliger à le regarder. Seigneur, comme il avait envie de caresser cette peau… de laisser ses doigts s'attarder longuement sur chaque grain de beauté… Il ne devait pas se laisser distraire.

- Tu es le feu. Poursuivit Sirius. Et le feu est le commencement de la vie. Comment ferais-je pour ne pas t'apprécier?

À sa grande surprise, Severus entoura de ses mains son poignet et il sentit son cœur bondir à l'intérieur de lui. Trop de contacts intimes… Il retira lentement sa main de celles du porteur et fit une profonde révérence.

- Mère. Assena-t-il formellement.

Il resta dans cette position jusqu'à ce mot rentre dans sa tête. Il ne pouvait pas le désirer. Il ne pouvait pas le vouloir. Il ne pouvait pas ressentir ce qu'il ressentait pour la simple et bonne raison qu'il s'agissait de sa mère, qu'il s'agissait d'un acte de trahison. Cet amour était une trahison. Envers Severus. Envers son père. Envers ses principes. Envers lui-même.

- Alors reviens à l'intérieur. Ordonna sèchement le métis avant d'ouvrir la porte et de pénétrer dans la pièce.

De toute évidence, il était celui qui n'était pas apprécié.

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Ron se craqua les doigts tout en fixant, avec une étrange haine, l'écran de son ordinateur. Foutu Lucius Malfoy… Foutu Horcruxes… Foutu tyran qui devait être tué le plus vite possible. Ses dents se crispèrent l'une contre l'autre avant qu'il ne ferme les yeux pendant quelques secondes. Il pouvait sentir qu'il était proche de craquer ce fichu code. Il lui suffisait d'une simple poussée… Malheureusement, il avait besoin d'une pause avant de balancer son ordinateur par la fenêtre. Il jeta un regard vers la dite fenêtre et se dirigea vers celle-ci. Ses yeux s'attardèrent sur le petit bois qui entourait le manoir Malfoy ainsi que les magnifiques jardins et il roula des yeux. Il n'aurait jamais imaginé mettre les pieds dans une telle bâtisse lorsqu'il avait 10 ans. En fait, il n'aurait jamais imaginé beaucoup de choses lorsqu'il avait 10 ans. Comme le fait qu'il serait dans une organisation secrète ayant pour but la fin de Tom Jedusor. Ou qu'il serait encore plus riche que les familles les plus anciennes grâce à la force de ses doigts. Littéralement. Être sur un ordinateur pouvait être fatiguant pour ses chers doigts.

Il eut un léger ricanement tout en continuant à observer l'extérieur. Il savait comment il était arrivé à cet endroit. Il savait que personne ne lui avait fait de cadeaux et qu'il avait dû tout faire tout seul. Il avait donné de la richesse à sa famille, mais cela n'était pas suffisant… Vivre dans la peur n'était pas une option pour lui. N'était-ce pas pour cela qu'il se trouvait ici? Une silhouette habillée en noire attira soudainement son attention et il fronça les sourcils. Qui pouvait bien revenir à cette heure? Il jeta un rapide sort à ses yeux afin de voir plus clairement et haussa les sourcils en voyant qu'il s'agissait de Severus Rogue. Mais qu'est-ce que… Ah, qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire exactement? Le porteur avait peut-être envie d'air. Une autre silhouette se dirigea en direction de Severus et, cette fois-ci, Ron sursauta en réalisant qu'il s'agissait de Lucius Malfoy.

Le patriarche et le porteur se parlèrent parlant quelques minutes avant que Lucius Malfoy ne lèvre violemment la main et l'abatte sans ménagement sur la joue du métis. Ron sursauta si violemment qu'il faillit tomber. Severus Rogue ne sembla nullement réagir à la douleur, se contentant de poser une main sur sa lèvre ensanglantée. Lucius Malfoy le prit alors par le coude et l'entraina rageusement à l'intérieur du manoir. Oh bordel… Ron n'avait aucune idée de ce qu'il venait de voir, mais il savait qu'il allait devoir en parler à ses collègues… Est-ce que Sirius réagirait à l'idée que sa belle-mère semblait servir de punching-bag au patriarche de la famille Malfoy? Et qu'est-ce que cela voulait exactement dire? Lucius Malfoy adorait son fils, visiblement, sinon il n'aurait pas organisé une compétition pour s'assurer de lui trouver un mari digne de lui… Cela semblait indiquer qu'il avait un certain respect pour les porteurs… Mais, il venait de frapper Severus Rogue avec tant de violence… Bordel… cette situation promettait d'être compliquée.

À suivre…