Et de 10 ! Ce chapitre n'a pas grand intérêt, je trouve... Je suis partie sur une idée de base et j'ai dérivé... Du coup il est plus long que prévu. Je vous laisses juges !

Encore une fois je vous laisse deviner qui est le narrateur.^^

Bonne lecture ! =)


Douze heures.

Je m'en rappelle encore comme si c'était hier.

J'avais dans les quatre ans à peu près et Tonton Kyoshiro était passé prendre le thé avec Tata Sakyua et leur fille Mitsuki. Akari aussi était là. En faite ça faisait plus de deux semaine qu'elle squattait à la maison. C'est pas que je ne l'aime pas ou quoi... Non elle est plutôt gentille avec moi – elle me raconte même des secrets avant de dormir. Mais voir quelqu'un de temps en temps c'est pas comme vivre avec et elle commençait vraiment à me taper sur les nerfs. Faut dire aussi qu'elle avait la fâcheuse tendance à vouloir me déguiser en Papa. Au début c'était drôle, mais quand on doit rester pendant des heures assis au pied d'un arbre sans bouger pour faire plaisir à une fangirl hystérique, il y a des limites quand même. Bref, si je supportais cette présence encombrante c'est parce que ma mère avait triplé de volume et que le petit frère ou la petite sœur n'allait pas tarder à pointer le bout de son nez. C'était assez impressionnant je dois dire et peut être un peu effrayant aussi... Me dire qu'une nouvelle personne allait entrée dans ma vie, comme ça, du jour au lendemain, avait quelque chose d'étrange et d'excitant à la fois. J'étais pressé de voir à quoi allait ressembler ce nouvel être et en même temps je redoutais son arrivée, comme si tout mes repères allaient voler en éclats. Ce n'était pas la première fois pourtant, il y avait eu Miyuki avant. Mais j'étais trop petit pour m'en rappeler, alors c'était tout de même assez nouveau pour moi. Par contre Miyuki n'avait pas l'air troublée pour un sou et passait son temps perché sur le ventre rond de maman et moins à jouer avec moi. En faite je crois que j'étais simplement jaloux de cette attention que tout le monde semblait porter à cet enfant à naitre. Non mais sérieusement, tout le monde à l'air aussi con quand il voit une femme enceinte ? Parce que j'ai vu passer de sacrés spécimens, je peux vous le dire... Par exemple ce tigre, dont je ne citerais pas la couleur, qui bavait avec un air d'imbécile heureux rêveur, comme si on lui avait dit que c'était lui le père... Je vous jure que malgré mon impressionnant sang froid, j'ai eu des sueurs froides. J'ai vraiment cru qu'il allait lui sauter dessus, du coup je l'ai mordu et je me suis fait gronder ( même si ma mère avait plus l'air soulagée qu'en colère, quand je disais qu'il était flippant ! ). Donc le faite que de nouvelles personnes viennent encore s'extasier sur un bout de peau -tout porteur de vie qu'il soit- ne m'enchantait pas spécialement.


Les adultes s'étaient installés dans le salon et discutaient de tout et de rien... Rien de bien passionnant en somme. Mon père avait mystérieusement disparu quelques minutes auparavant, prétextant devoir aller chercher du saké. Maman avait bien essayer de le retenir, mais rien à faire, il avait disparu en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. J'aurais bien voulu l'accompagner mais il y avait Mitsuki alors... Non ! Je sais ce que vous pensez, ce n'est absolument pas ça ! C'est juste que j'avais rarement l'occasion de voir ma cousine et j'avais bien l'intention d'en profiter un peu pendant qu'elle était là, c'est tout... On jouait donc à la balle dans le jardin, Mitsuki, Miyuki et moi, quand soudain nous avons entendu un bruit d'objets ce brisants et un cri de douleur, suivi d'une multitude d'exclamations surprises. Nous sommes accourus le plus rapidement que nous le permettaient nos petites jambes, moi en tête les deux filles me suivant de peu. Je me suis arrêté sur le pas de la porte , mais les filles, n'ayant pas prévue l'arrêt, me sont rentrées dedans et nous nous sommes tout les trois retrouvés à plat ventre par terre... Un second cri me sortit de mon espèce de trauma post cassage de figure. La première chose que j'ai vu c'est les débris de tasses un peu partout et un liquide -probablement du thé- qui s'infiltrait lentement entre les lattes de bois du sol. Ma mère était à genou par terre et crispait ses mains sur son ventre.

J'ai regardé autour de moi pour voir ce qui aurais bien pu la blesser et je me précipitais vers elle en poussant un cri de guerre très convaincant ( si, si je vous jure !). Tellement convaincant que Kyoshiro n'a pas hésité une seconde à m'envoyer un couteau de cuisine -ne me demander pas d'où il le sortait, je n'en ai moi même aucune idée- qui me serait arrivé entre les deux yeux si je ne m'étais baissé à temps ( Vive les réflexes Mibu !). Quand il s'est rendu compte de sa méprise, il a reposé le flacon de médicament douteur qu'il s'apprêtait à m'envoyer -Non mais sérieusement, où il cache tout ça ?!- et s'est reconcentré sur ma mère. Elle avait l'air de terriblement souffrir. J'ai demandé à Akari, qui était la seule à peu près calme, ce qui ce passait. Elle a répondu un « C'est le bébé... » et a emmené ma mère dans sa chambre avec l'aide de Sakuya.


Le reste est assez vague et je me souviens juste que ça a duré longtemps. Très longtemps. Il était environ 19 h quand ça a commencé et le soleil de novembre commençait doucement à décliner. Au début on entendait des cris de temps à autre, puis ils se sont faits de plus en plus régulier et furent bientôt rejoints pas des insultes colorées. Le tout avec les « Va-y Yuya ! », « Pousse ! Respire, voilà doucement.. » de Akari et les bruits de pas des allés-retour incessants de Sakuya en fond sonore.

On s'était réfugiés dans un coin du salon, les mains sur les oreilles pour ne pas entendre. Miyuki tremblait contre moi et moi même je n'en menais pas large. Kyoshiro essayait de nous rassurer du mieux possible, chuchotant des paroles réconfortantes et nous serrant tout les trois contre lui quand maman criait plus fort. En faite il avait juste l'air hyper mal et aurait tout donner pour être ailleurs qu'ici. Et loin de me rassurer, les paroles de Kyoshiro me faisaient peur. J'étais au bord de la panique et sur le point de pleurer tant j'avais peur. Mais je ne pouvais pas. Les garçons ne pleurent pas. Je devais être fort pour que Miyuki et Mitsuki ne s'inquiètent pas. Et papa qui n'était toujours pas rentrer...


Il était minuit quand les premiers pleurs se sont fait entendre. On a tous sursauté. Maman s'était tut et un lourd silence s'était abattu autour de nous. Les pleurs de bébé dans le calme de la maison avaient quelque chose de vraiment flippant. Puis plus rien. Sakuya est sortit quelques instants plus tard de la chambre avec un minuscule nourrisson dans les bras. Elle sourit « C'est un garçon ! ». Kyoshiro s'est approché avec un sourire béat. J'ai failli lui faire remarquer que ce n'était pas lui le père, mais j'ai préféré accourir voir ma mère. Elle respirait difficilement reprenant son souffle doucement. Akari avait une tête terrible et semblait avoir un mal de crâne pas possible. Je me jetais dans les bras de ma mère encore secoué et elle me caressa les cheveux doucement, comme elle avait l'habitude de le faire. Soudain elle a poussé un cri à réveiller les morts et Akari m'a repoussé pour l'ausculter. Le « C'est pas vrai ! Y'en a un deuxième ! » qu'elle poussa alerta Kyoshiro qui me rapatria de force dans le salon.

Et l'attente, encore. Cette fois elle criant moins fort. Elle devait être épuisée... Ou peut être ce nous nous qui étions habitués au bruit ?


L'aube pointait à peine quand les pleurs se firent entendre à nouveaux, suivi de nouveau par ce silence flippant. Tous nos yeux étaient fixé sur le couloir de la chambre, attendant Akari -Sakuya était restée avec nous et le bébé-. La porte s'ouvrit. Mais pas celle que nous attendions. Celle de l'entrée. Papa esquiva le flacon de médicament lancé par mon oncle et se dirigea directement vers la chambre. On restait tous immobiles, n'osant pas le suivre. C'est le « Clac ! » sonore qui nous décida enfin et nous nous sommes tous rués dans la pièce. Mon père avait une belle marque rouge sur la joue droite et ma mère observait le bébé dans ses bras avec un magnifique sourire. Elle était radieuse. Souriait-elle comme cela à ma naissance ? Et à celle de Miyuki ?

Sakuya alla donner le garçon à papa et se retourna vers une Akari épuisée. « Une fille. », répondit celle-ci à la question silencieuse de l'autre femme. Miyuki et moi nous étions rapprochés pour vois les deux nouveaux-nés de plus près. La fille était comme moi, des cheveux blonds et les yeux de notre père. Le garçon était brun et ses yeux fermés ne me permettaient pas d'apercevoir leur couleur.

- Comment allez vous les appeler ?

Kyoshiro qui était resté sur le seuil de la pièce venait de rappeler sa présence par cette simple question. Maman regarda mon père, interrogative. Ils n'avaient pas réfléchit aux prénoms. Pour moi et ma sœur non plus ils n'avaient pas fait cet effort, choisissant les prénoms à la dernière minute.

- Yue !

- Hinata !

Mon exclamation se superposa à celle de ma sœur. Nos parents nous regardèrent, surpris, puis maman nous fit un doux sourire et se pencha vers le bébé dans ses bras.

- Bienvenue... Hinata...

Elle se tourna ensuite vers le garçon et posa sa main en une douce caresse sur son front.

- Yue...

Fin


Ça vous a plu ? :)

Voici la signification des prénoms des enfants :

-Hikaru : Briller, étinceler

-Miyuki : Belle neige

-Yue : Lune

-Hinata:Lumière du Soleil

-Mitsuki : Belle lune