Bonne lecture !
Disclaimer : tous les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling.
Chapitre 10 – Voyage
Après les funérailles de sa mère, Draco s'enferma dans sa chambre. Harry se doutait de cette réaction et savait qu'il n'était pas nécessaire pour lui d'insister. Le soir venu il frappa néanmoins à la porte de la chambre de son ami. Il n'obtint aucune réponse et ne s'attendait d'ailleurs pas à en avoir. Mais il ne renonça pas à lui parler pour autant.
- Draco, dit-il à travers le battant, je sais que tu as besoin d'être seul et je le respecte. Prend tout le temps qu'il faudra. Je te demande simplement de me donner un signe que tu vas bien, ou du moins pas trop mal ...
Harry attendit quelques instants puis regagna le salon en soupirant.
Draco ne réapparut pas pendant plusieurs jours mais tous les matins, Harry trouvait sur la table de la cuisine un livre différent, avec un marque-page et un passage surligné. Les deux premiers textes parlaient de la mort et de la souffrance. Les jours suivants, il était question d'attentes et d'espoirs.
Harry comprit que c'était la façon qu'avait trouvée Draco de parler de ses émotions. Harry aurait pu attendre la nuit dans la cuisine le moment où son ami descendrait. Mais par respect pour lui et sa souffrance, il ne le fit pas. A la place, après chaque lecture, Harry laissait dans le livre un petit morceau de parchemin sur lequel il commentait le passage choisi par le blond.
Une semaine entière passa de la sorte jusqu'à ce qu'un matin, Draco apparaisse dans la cuisine. Harry releva la tête et sourit sans faire d'autre commentaire que :
- Bonjour Draco.
- Bonjour Harry.
Leurs regards se croisèrent, exprimant silencieusement la satisfaction chez Harry et la gratitude chez Draco. Tout était dit. Draco avait fait son deuil.
La vie reprit son cours normal.
- Harry ? Voudrais-tu m'accompagner au Manoir ce matin ?
- Draco se tenait appuyé contre le chambranle de la porte de cuisine, attendant la réponse du brun.
Harry eut un léger pincement au coeur en entendant cette demande. Cela faisait plusieurs jours qu'il s'attendait à ce que Draco lui annonce qu'il retournait désormais vivre au Manoir.
Il fit néanmoins bonne figure.
- Ok, on y va !
Ils transplanèrent directement dans le hall d'entrée de la vaste demeure. Harry ne put réprimer un frisson au souvenir de son dernier passage dans cette maison. Draco le remarqua mais dit simplement :
- Viens Harry. Ne nous attardons pas au rez-de-chaussée.
Harry remercia silencieusement Draco de cette attention et fut une nouvelle fois surpris par la faculté qu'ils cultivaient de plus en plus de se comprendre sans se parler.
Arrivés à l'étage, Draco entra dans une immense pièce qui, de toute évidence était sa chambre.
Contre tout attente, la pièce n'était nullement peinte dans les couleurs de la maison serpentard mais plutôt dans des tons bleu clair et doux. Un lit king size faisait face à une immense cheminée en pierres. Une première porte donnait sur une salle de bain en marbre et la deuxième sur un dressing.
Draco se tint au milieu de la pièce et prit soudain un air grave.
- Harry, je voudrais te demander quelque chose et je te saurai gré de répondre en toute honnêteté.
- Bien sûr ! Vas-y répondit-il avec appréhension.
- Voilà ... Je ne saurai jamais assez te remercier pour ce que tu as fait pour moi, Harry. Tu as fait de moi un homme libre et tu m'as accueilli chez toi alors que tu n'y étais pas obligé. Ces derniers temps, j'ai ... j'ai longuement réfléchi, à propos de beaucoup de choses. Le décès de mon père, celui de ma mère. Mon héritage. Cette maison ... tout ce qu'elle représente pour moi ...
On y est, se dit Harry. C'est maintenant qu'il m'annonce qu'il revient vivre ici.
- ... et ce qu'elle représente, c'est le malheur, la trahison et la souffrance. Il n'y a pas une pièce de ce Manoir où Voldemort ne s'est pas trouvé, sans compter ce qu'Hermione et toi y avez vécu... Je ne peux pas vivre ici, seul, sans y perdre la raison. Alors voilà, Harry, ... acceptes-tu que je vive chez toi encore un peu ? Le temps que ...
- Oui, coupa Harry, submergé par une vague de soulagement. Oui, bien sûr, Draco, reste chez moi autant que tu veux !
- Tu es sûr ? J'ai conscience de m'imposer chez toi alors que je possède pas moins de 10 résidences différentes où je pourrais vivre mais ... mais ... la réalité c'est que ... j'ai peur d'être seul, termina-t-il dans un murmure.
Emu par la fragilité de son ami, Harry s'approcha et le serra contre lui.
- La réalité, Draco, c'est que moi aussi j'ai peur d'être seul ... J'aime savoir que tu es quelque part dans la maison, qu'on se retrouvera à table pour partager le repas ou devant la cheminée pour discuter. Je ... je voulais que tu restes mais je n'osais pas te le demander ...
- Tu sais Potter, la réponse c'est oui ou c'est non. Pas la peine de parler Poufsouffle, ...
Douché par la réplique du blond, Harry s'écarta brutalement de lui mais quand il vit dans ses yeux une lueur brillante, il sut que Draco était ému autant que lui.
- C'est oui, Malefoy.
- Super ! Alors, je vais déménager quelques trucs si tu permets...
Draco ressemblait tout à coup à un gamin la veille d'un départ en vacances. Il fit apparaître un nombre incalculable de malles dans lesquelles divers objets vinrent se ranger d'eux-même.
Ensuite, il se dirigea d'un pas résolu vers son dressing, Harry à sa suite.
Une fois à l'intérieur, Harry ne put réprimer un hoquet de surprise. La pièce était presque aussi grande que la chambre et abritait à elle seule l'équivalent d'un magasin de confection pour hommes.
Sur le mur de droite pendaient des dizaines de robes de sorciers de couleurs et de textures différentes. Le mur de gauche était réservé à l'habillage moldu et comptait des costumes, des smokings et des chemises des plus grandes marques. Un portant était toutefois consacré à des vêtements plus décontractés mais tout aussi luxueux. Sur le mur d'en face, un étagère supportait plusieurs dizaines de paires de chaussures. Au milieu, une commode à tiroirs renfermaient sous-vêtements et cravates. Dessus, se trouvait un plateau tendu de velours vert sur lequel Harry compta pas moins de trente paires de boutons de manchettes.
- Potter, ferme la bouche, tu vas avaler une mouche ...
Pendant qu'Harry tentait de reprendre contenance, Malefoy faisait virevolter sa baguette. A la fin de l'opération, la moitié du dressing était soigneusement pliée dans les malles. Un dernier sort, et les malles furent réduites à la taille de boites d'allumettes, facilement transportables.
- C'est bon ! On peut y aller, claironna Draco.
Moins d'une minute plus tard, ils avaient transplané sans que Draco ne jette le moindre regard à ce qui fut sa maison pendant 18 ans.
Tant bien que mal, Draco parvint à caser toutes ses affaires au Square Grimmaurd. Harry lui avait mis à disposition une pièce adjacente à sa chambre qu'il pourrait utiliser comme dressing mais le blond râla sur le fait qu'elle était trop petite, que ses vêtements y seraient trop serrés et donc chiffonnés.
Toutefois, après qu'Harry eut menacé de ranger ses vêtements dans le placard de l'elfe de maison, Draco Malefoy arrêta de rouspéter.
Les caprices de son colocataire n'étaient pas tellement nombreux et au bout du compte, ils amusaient Harry. Cela faisait partie de la personnalité de Draco.
Comme à peu près tous les soirs, Draco et Harry se retrouvèrent assis sur le tapis du salon, admirant les flammes sans chaleur dans la cheminée.
- Harry ?
- Hmm ?
- Qu'est-ce que tu vas faire après ?
- Après quoi ?
- Dans les mois qui viennent ...
- Je ne sais pas ... Faire en sorte d'obtenir mes ASPIC, je suppose. Et toi ?
- J'aimerais les avoir aussi. Même si ce n'est pas indispensable. Ma fortune me permet de vivre sans travailler.
- Tu vas retourner à Poudlard ?
Draco se perdit dans la contemplation des flammes.
- Non, répondit-il finalement.
- Mais pourquoi ? Harry se sentit un peu désemparé face à la réponse catégorique de Draco.
- Parce que pour tout le monde, je reste le fils de Mangemorts, celui qui a contribué à la destruction de leur école et à la mort de leur précieux directeur. Je ne veux pas longer les murs en craignant qu'un sort ne m'atteigne pas derrière ...
Harry comprenait Draco. Il avait raison : il ne pourrait pas faire un pas dans l'école sans croiser une victime de la guerre. Malgré tous les efforts de Harry pour réhabiliter Draco, beaucoup de sorciers n'acceptaient toujours pas son acquittement.
- Tu vas aller où alors, questionna Harry. Durmstrang ? Beauxbâtons ?
- Non, je pense plutôt à l'Ecole de Sorcellerie de Salem.
- Aux Etats-Unis ? Mais c'est à des milliers de kilomètres d'ici !
- Justement, c'est de ça dont j'ai besoin. Je dois m'éloigner le temps que les choses s'apaisent.
A ces paroles, Harry sentit une douloureuse boule se former dans son ventre et remonter dans sa gorge.
- Tu viendrais avec moi ? Questionna soudainement Draco.
- Quoi, à Salem ?
- Oui
Cela faisait plaisir à Harry que Draco lui propose de le suivre mais il se sentait chez lui en Angleterre.
- Non, ... non, je ne crois pas. Je vais retourner à Poudlard. Je suis désolé, Draco.
- Ne le sois pas, je m'en doutais. Et c'est normal. Tu n'as aucune raison de fuir, toi.
Quelques minutes s'écoulèrent sans qu'ils ne disent un mot. Puis,
- Draco ?
- Hmm ?
- Je peux te parler poufsouffle ?
- Oui, vas-y rigola le blond mais à tes risques et périls !
- Tu vas me manquer...
- Toi aussi, mon petit lion... toi aussi. Draco prit Harry par l'épaule pour l'attirer vers lui cachant ainsi à sa vue les larmes qui envahissaient ses yeux gris.
Le lendemain, c'est un Draco de fort bonne humeur qui fit irruption dans la cuisine.
- Harry ! Que dirais-tu de prendre des vacances ?
- Des vacances ? Quand ? Et Où ?
- Oui des vacances ! Maintenant ! On pourrait partir aujourd'hui encore. Quant au « où », hé bien, je dois faire le tour des différentes propriétés qui me sont revenues par héritage. Je dois rencontrer les personnes qui s'en occupent. On pourrait passer quelques jours sur place à chaque fois pour profiter un peu de la région. Qu'en dis-tu, Harry ?
L'enthousiasme de Draco était communicatif et Harry accepta sans réfléchir plus longtemps. Il n'avait jamais quitté l'Angleterre et était ravi de suivre son ami dans ses pérégrinations.
Le temps d'envoyer un hibou à Hermione pour la prévenir de leur projet, de faire leurs valises, et ils étaient prêts à partir.
La première visite fut le Manoir que les Malefoy possédaient en Ecosse. Il était situé en bordure d'un loch et entouré d'un domaine de chasse de plusieurs hectares.
Malheureusement le temps était maussade et après avoir constaté que le domaine était parfaitement géré, les deux jeunes hommes préférèrent partir directement vers New-York par portoloin.
Harry fut subjugué par la ville. Elle était immense, bruyante et pleine de vie.
Le duplex dont Draco était propriétaire était situé au dernier étage d'un immeuble moderne et donnait une vue imprenable sur Central Park. L'appartement était immense, décoré avec un beaucoup de goût et infiniment lumineux. Harry se dit un instant qu'ici, l'Angleterre ne lui manquerait pas tant que ça.
Draco décida de régler d'emblée les démarches administratives liées à la gestion de sa fortune afin qu'ils profitent ensuite pleinement de leur séjour.
Leur première étape fut donc le 91ème étage de la Tour Nord du World Trade Center où se trouvaient les bureaux de l'homme d'affaires moldu à qui Lucius Malefoy avait confié sa fortune.
L'homme se nommait Cliff Montgomery. Il devait avoir une trentaine d'années et était le prototype du trader américain, affable et sûr de lui. Le courant passa immédiatement avec Draco qui appréciait sa franchise. Après un rapide tour d'horizon des différents placements réalisés, il apparut que Cliff était non seulement sympathique mais aussi très compétent.
C'est donc totalement rassuré que Draco quitta les bureaux de Cliff, bien décidé maintenant à profiter de son séjour new-yorkais avec Harry.
Ils visitèrent la Statue de la Liberté et Staten Island. Ils passèrent des heures à visiter le MET et se perdirent dans les rues de Greenwich Village. Harry ne savait plus où donner de la tête et Draco était touché de le voir, pour une fois si insouciant.
Ils terminèrent leur séjour par la visite de l'Empire State Building.
Epuisés mais ravis, ils décidèrent de poursuivre leurs vacances de manière plus reposante, en prenant un portoloin pour l'Italie.
La propriété des Malefoy était située dans le petit village de Varenna au bord du Lac de Côme, dans un cadre verdoyant et fleuri. Il s'agissait d'une immense villa du 17ème siècle, entourée d'un splendide parc de cyprès, de palmiers et de bougainvillées. Harry tomba immédiatement amoureux de l'endroit qui respirait le calme et la sérénité.
Harry et Draco passèrent le temps à se promener dans le parc, parlant de tout et de rien, et à paresser au soleil ou sous le péristyle de la villa.
Le soir du 31 juillet, ils étaient tous les deux attablés à l'ombre d'un cyprès, dégustant un risotto aux champignons, accompagné d'un verre de Nebbiolo rouge. L'air était doux et la terrasse seulement éclairée de quelques photophores.
Sans crier gare, Draco lui tendit un paquet joliment emballé.
- Bon anniversaire Harry !
- Je ... oh merci Draco ! Tu connais ma date de naissance ?
- Elle a été mentionnée pendant le procès, rappelle-toi, lors de ton témoignage.
- Oui, mais de là à ce que tu t'en souviennes !
- Tu n'as pas idée du nombre de choses dont je peux me souvenir Harry ! Allez ouvre ! Répondit Draco, coupant court aux réflexions du brun.
Harry retira précautionneusement de l'emballage cadeau un joli cadre en argent qui contenait une photo moldue de Draco et lui prise en haut de l'Empire State Building. Ils étaient tous les deux debout devant la balustrade, se tenant mutuellement par les épaules, souriants et détendus.
- Elle... est magnifique Draco ! Merci ! Je l'adore !
- J'en ai fait faire un exemplaire pour moi aussi. J'aime beaucoup cette photo car dessus, tu ... tu as l'air insouciant ... comme tu l'étais à Poudlard, ... comme si la guerre n'avait jamais existé, ajouta Draco dans un souffle.
Encore une fois, Draco avait énoncé exactement ce que lui-même ressentait à l'instant. L'émotion de Harry était trop forte pour qu'il puisse prononcer le moindre mot et se contenta de se lever pour serrer son ami dans ses bras.
Les jours filaient à toute allure et il fut bientôt temps de quitter l'Italie.
Draco souhaitait se rendre dans ses propriétés en France. Ils passèrent tout d'abord quelques jours dans la Loire où Draco possédait un château ainsi qu'un domaine viticole produisant un excellent vin blanc.
Ils terminèrent leur périple à Paris où une autre partie des « affaires » de la famille Malefoy était gérée par des moldus.
Draco et Harry s'installèrent dans l'hôtel de maître situé dans le quartier du Marais. Ils flânèrent dans les rues de Montmartre, visitèrent le Louvre, le musée d'Orsay et ils se promenèrent sur les Champs Elysées à la nuit tombée.
Le dernier jour de leurs vacances, avant de prendre le portoloin, ils dégustèrent un thé chez Mariage Frères.
- Merci pour ces vacances Draco. C'était formidable. Moi qui n'avait jamais quitté l'Angleterre ...
- C'était un plaisir Harry. Et j'ai pu joindre l'utile à l'agréable !
Ils évitaient de penser à leur retour imminent à Londres et à leur prochaine séparation.
Ils furent accueillis à leur retour par une Hermione resplendissante et ivre de joie. Elle avait passé un mois et demi en Australie afin de retrouver ses parents.
Avant de partir en quête des Horcruxes, et pour les protéger de Voldemort, elle leur avait jeter un sort d'oubliette afin qu'ils ne se souviennent plus d'elle. Depuis lors, elle avait effectué de nombreuses recherches et nourrissait l'espoir secret de leur rendre la mémoire.
- J'y suis arrivée ! J'y suis arrivée ! Je leur ai rendu la mémoire !
- Hermy c'est fantastique ! Dit Harry
- C'est incroyable ! Le sort d'amnésie est très difficile à défaire ! C'est tout bonnement incroyable, répéta Draco. « Je suis si content pour toi, ajouta-t-il en la soulevant dans ses bras.
- Et le meilleur, c'est qu'ils reviennent s'installer bientôt en Angleterre !
Harry et Draco partageaient avec sincérité le bonheur d'Hermione.
- Au fait, les garçons, du courrier est arrivé pour vous pendant les vacances. Pour toi Harry, la lettre de Poudlard et toi Draco, un courrier du Collège de Salem.
La lettre de Poudlard était toujours la même. Elle informait Harry du jour de la rentrée, soit le 1er septembre, et de la liste du matériel dont il aurait besoin.
Draco apprit de son côté que la rentrée à Salem était également fixée au 1er septembre mais qu'il devrait arriver la veille pour son installation. La lettre était accompagnée d'une réservation pour un portoloin à partir de Londres.
Le soir du 30 août, Harry et Draco étaient installés à leur place habituelle sur le tapis du salon.
- Tu es content de partir ?
- Oui et non. Oui, parce que j'ai l'impression de pouvoir commencer une nouvelle vie, dans un pays où le nom des Malefoy n'est pas honni. Non, parce que je vous laisse toi et Hermione.
- Tu reviendras ?
Draco ne répondit pas.
Au terminal des portoloin de Londres, Harry disait au revoir à Draco en lui souhaitant bon voyage.
- Donne-moi de tes nouvelles Draco ! Et ne te laisse pas contaminer par les mauvaises manières des américains ...
- Hé ! Je suis un Lord anglais, ne l'oublie pas. Ce ne sont pas quelques yankees qui auront raison de mon éducation !
- Prends soin de toi.
- Toi aussi. Et fais attention à Poudlard. Les choses ont changé, tu risques de n'avoir pas que des amis ...
- T'inquiète pas, je me suis déjà débarrassé de cet arrogant blondinet qui me pourrissait la vie ...
- Rappelle-moi pourquoi on est amis, le balafré ?!
- Tu vas me manquer Draco. Et même si on était restés ennemis, tu m'aurais manqué quand même...
- Tu parles encore Poufsouffle, Potter !
- Allez, la fouine, dégage ! Sinon, tu vas rater ton portoloin, plaisanta Harry
Après un dernier salut, Draco se dirigea vers la zone d'embarquement. Il fit quelques pas avant de retourner vers Harry. Il lui tendit une boîte longiligne.
- Peux-tu garder ça pour moi Harry ?
Harry haussa un sourcil interrogateur en soulevant le couvercle de la boîte. A l'intérieur se trouvait la baguette d'aubépine.
- Mais Draco ... c'est ta baguette ? Que vas-tu faire sans baguette à Salem ?
- Je vais utiliser celle de ma mère. La mienne, je voudrais que tu la gardes comme tu l'as fait pendant que j'étais à Azkaban ... Comme ça j'aurai une bonne raison de revenir.
Et sur ces mots, il posa un léger baiser sur la joue d'Harry avant de disparaître dans la foule.
