Voici le chapitre 9.
Attention : Ce chapitre contient des abus sexuels sur un enfant.
Les reviews :
Miss Yuki 66 : Le chapitre 8 était en effet, très difficile moralement à écrire. Je ne sais pas si je transmet bien les émotions tel que le désespoir et la tristesse, mais je me souvient avoir ressentit de l'angoisse et du chagrin pendant l'écriture,parce que j'essaie de me mettre à la place de Shouto à chaque fois. Et le viol était... Horrible. C'est à la limite de l'irréalisme pour Shouto, parce que ce qu'il ressent est trop cauchemardesque et douloureux. Ça lui a vraiment laissé une grosse entaille mentale. Endeavor ne va rien réaliser de ce que Shouto subit avec Touya, tout bonnement parce que c'est un père horrible et insensible et puis il bat son fils. Donc si Shouto agit de façon bizarre, il va en déduire qu'il fait un caprice à cause de l'entraînement. Il n'y a personne dans cette horrible famille qui prête attention à quoi que ce soit. Pour ce qui est des blessures, Shouto essaie de les cacher du mieux qu'il peut. Mais évidemment, l'institutrice à déjà vu qu'il avait des blessures, elle l'a évidemment questionné, mais Shouto répond que c'est son entrainement, que ce n'est rien, et que ce n'est pas grave. Malheureusement, même si l'institutrice s'inquiète, elle a tout de même peur de faire venir Endeavor à cause de sa réputation, ce qui la bloque à propos de la situation de cet enfant. Cela dit, elle reste extrêmement perturbé par ce qu'il se passe car bien entendu, elle a facilement remarqué que Shouto n'était pas comme les autres enfants. ( Et puis tu verras dans le chapitre suivant... )
Aaaah non je n'aime pas Fuyumi du tout. Depuis le chapitre 192 elle est clairement une lèche-botte et le light novel appuie ces faits. Elle a l'attitude d'une culpabilisatrice dans ce chapitre ( elle n'est pas des deux côtés, elle gronde ses frères de ne pas faire les faux dersh avec Endeavor parce que ce dernier rentre blessé d'une mission. Shouto et Natsuo ne cherchait pas le conflit dans ce chapitre, ils étaient justes froid avec leur père car ce dernier à abusé de Shouto pendant 10 ans. Par ailleurs, elle n'a pas l'air d'avoir la moindre rancune contre lui hein. Dans le light novel, Endeavor est toujours un abuseur qui traite Shouto comme son objet et elle parle de lui assez affectueusement comme si il étaient une famille normale '' Tu veux que je prévienne papa de ta journée porte ouverte ? '' Et quand Shouto dit non, ça la rend triste. Parce que bon, Shouto est si méchant de ne pas faire des efforts avec son père qui le bat et qui l'appelle '' son outil ''.
Et durant le dîner du chapitre 192, elle lui fait des grands sourire ensoleillés. Ce type a battu son fils depuis 10 ans, mais elle, elle lui fait des grands sourires niais et elle gronde ses frères de ne pas faire comme elle, c'est à dire lui lécher les bottes. '' gneu gneuh vous aviez promis de faire un effort pour être gentil. '' Ses frères n'ont pas à faire d'efforts envers un homme qui a rendu une femme folle, et qui a frappé sur un enfant de cinq ans.
De mon point de vu, elle ne temporise pas le conflit dans le chapitre 192, parce qu'il n'y avait aucun conflit de base. Juste Endeavor et ses fils qui ne se parlent pas et se lancent un froid qui est totalement normal ( sérieusement, à quel moment à t'elle pensé que Shouto ferait '' Viens papa, je te sers un bol de nouille ? '' A part le silence, à quoi s'attendait-elle ? ) Par contre, en voulant obliger ses frères à être des lèches-bottes, elle fait craquer Natsuo, donc elle a plus provoqué un conflit qu'autre chose. Et en plus ses motivations pour demander à ses frères d'être des petits pantins souriant, c'est qu'elle veut ELLE une famille de bisounours ( alors que très franchement, je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas être une famille heureuse avec ses frère et sa mère sans Endeavor. )
Par ailleurs, le light novel indique aussi, qu'elle est lourde et stupide. Elle gâche complètement la visite de Shouto avec sa mère à l'hôpital en lisant une lettre de Shouto à voix haute dans la chambre. Une lettre qui tombe malheureusement de la poche de ce dernier, qu'elle s'empresse de ramasser pour la lire tout haut alors que ça n'est pas ses affaires. Et elle est même méchante parce que quand elle voit que Shouto est gêné, ça la fait sourire malicieusement et elle continue de lire de plus belle. Mettant sa pauvre mère malade dans un grand embarra, ainsi que son petit frère battu. Super grande soeur !
Je te rappelle que Shouto n'avait pas vu sa mère depuis 10 ans, donc pour moi, cette scène supposément drôle, est affreusement méchante de sa part envers lui. Donc je la hais. Je trouve que c'est une grand sœur lourde et vraiment agaçante.
Si tu aimes bien Fuyumi, je ne te juge absolument pas. Je veux juste que les gens comprenne que j'ai de bonnes raisons de ne pas l'aimer du tout. Et si tu veux un argumentaire encore plus poussé pour comprendre pourquoi je ne l'aime pas. Tu peux lire '' les analyses d'une hater '' Par gallamesolitaire sur archive of our owns ( attention c'est violent XD )
Désolé, je m'emporte un peu quand il s'agit d'elle car son personnage me met hors de moi. Je suis consciente que Fuyumi ne doit pas être intrinsèquement mauvaise. Mais elle est stupide, maladroite, égoïste et lourde ( et immature pour une femme instit de 22 ans. Une femme de 22 ans qui s'amuse en humiliant son petit frère devant sa mère lors de leur visite... et après on veut la faire passer pour un personnage intelligent... )
Daliko : Je comprend tout à fait ce que tu ressens. Je penses que d'une part tu n'arrives pas à le détester car c'est un personnage que tu aimes, mais peut-être est-ce aussi à cause de l'immense injustice qui plane au dessus de son histoire. Tu sais, Touya aurait pu être un merveilleux grand frère. ll était quelqu'un de normal avant que les abus d'Endeavor ne le change. Avant d'être un abuseur, Touya est une personne détraquée mentalement. Endeavor l'a longtemps conditionné à se sentir comme un déchet sans valeur qui n'aurait même pas du naître. Il a réussi à le faire se sentir si inutile qu'être tout un coup valorisé par Shouto a véritablement eu l'effet d'une drogue. Il est littéralement addict à la sensation d'être important et inestimable. Ca lui donne aussi l'impression de se venger de son père qui lui disait qu'il n'était qu'un échec. Comme il est si important pour Shouto, ça le place dans la position d'une personne importante et supérieure. Quand on y pense, il n'est pas si différent de Shouto sur ce point : Il a besoin de lui, il ne peut pas se passer de lui. Parce que Shouto est le seul à lui procurer cette sensation extatique de supériorité absolue.
Ce qui est triste, c'est que c'est de la faute d'Endeavor. Tout, tout est de sa faute. Shouto aurait pu avoir un grand frère qui l'aimait sainement, mais Endeavor à tout gâché. Il a fait du mal à tout le monde dans sa famille. ( Même à Fuyumi tiens ! J'avoue que si elle est si égoïste et stupide dans mon histoire, c'est aussi à cause du climat familial pourri induit par Endeavor, cela dit ça n'excuse pas le comportement de cette garce. )
Pour ma part, Touya est un monstre abominable, et il mériterait une punition à la hauteur de son crime. Et je ne ferais preuve d'aucune indulgence envers lui. Cela dit, même si il ne mérite aucun pardon et aucune pitié, il me laisse à moi aussi, cet amer arrière goût d'injustice. Parce que son père ne paiera jamais pour ce qu'il lui a fait. C'est à dire, le changer en monstre.
Voili voilou.
Bonne lecture.
Le soleil se leva doucement, la lumière matinale semblait glaciale à travers la fenêtre de la chambre. La vitre était froide et gelé. C'était l'hivers après tout.
La pièce était plongée dans une atmosphère déprimante et grisâtre. Peut-être que la réalité n'était pas aussi lugubre. C'était peut-être les yeux vides de Shouto qui en cet instant, ne percevait pas la moindre parcelle de chaleur et de couleur.
Le petit garçon était nu, écrasé sous le corps lourd et musclé de son grand frère qui dormait sur lui. Le corps de Touya était chaud, une fournaise. Mais pourtant Shouto avait froid. Comme si il était mort et que sa chair s'était rigidifiée. Il ne s'était jamais sentit ainsi auparavant. Comme si ce matin, il s'était réveillé avec quelque chose de manquant à l'intérieur de lui, comme si il avait perdu une partie de son cœur ou de son âme...
Son corps était douloureux, mais il ne tiqua pas d'un pouce. Les coups de son père, les traces, les bleus, les coupures sur sa peau étaient encore sensibles. Et puis il y avait cette plaie entre ses cuisses qui lui faisait toujours mal et qui brûlait. Cela dit, il resta étrangement indifférent, regardant le plafond avec un air absent. Il semblait qu'il s'habituait doucement à souffrir constamment et à se sentir sale tout le temps. De toute façon, il avait bien fini par comprendre qu'il allait devoir vivre avec toutes ces horribles sensations.
Cette matinée était étrange oui...
A ce moment précis, il ne ressentait plus rien.
Puis il tourna les yeux vers son frère et les émotions s'allumèrent à nouveau : Touya était endormi sur lui, son beau et élégant visage assoupi semblait serein. C'était différents de ces derniers jours où il avait eu l'air si contrarié à cause du mauvais comportement qu'il avait eu à son égard. Mais maintenant il était était redevenu calme et magnifique, il lui avait pardonné. C'était merveilleux. C'était la plus belle des conclusions possible non ? Shouto avait tant besoin de lui, alors il devait être heureux d'avoir réussi à se faire pardonner.
Mais malheureusement, ses sentiments étaient complètements détraqués : A la place d'être heureux, il avait envie de pleurer à nouveau. Il avait honte, il se sentait si intensément triste et surtout, il se haïssait du plus profond de son âme. Pourquoi ne pouvait-il pas tout simplement être heureux que Touya lui pardonne ? C'était pourtant ce qu'il voulait ! Pourquoi était-il si triste ? Il aurait dût être heureux, il aurait du se sentir mieux ! Mais ça n'était pas le cas. Est-ce qu'il était donc vraiment cassé ? Est-ce qu'il allait se sentir comme ça jusqu'à la fin de sa vie ? Pourquoi malgré le fait d'avoir été pardonné par la plus merveilleuse personne du monde, il ne parvenait pas à se sentir bien ?
'' Mais non, mais non, ne penses pas comme ça. Tu finiras par t'y habituer, tu verras. ''
Oui, bien sûr, il ne fallait pas penser au malheur. Touya lui avait tant dit que c'était normal qu'il se sentent si mal et qu'il finirait par aller mieux un jour. Et son grand frère avait toujours raison. TOUJOURS.
Alors il ne pleura pas cette fois-ci. Ses yeux restèrent secs. Ses yeux qui étaient si douloureux et si rouges.
Touya se réveilla doucement, sa main vint gentiment lui caresser l'épaule avant de glisser sur sa joue. Il semblait très joyeux. Tant mieux. C'était parfait. Shouto pouvait se sentir démoli de l'intérieur, ça n'était pas grave tant qu'il était sûr que son grand frère ne se sentait pas comme lui. L'aîné souffla avec une voix douce.
- Bonjour petit ange mignon.
Tiens, un nouveau gentil surnom. Cela aurait dût le rendre heureux aussi. Mais non. Tout ce qu'il pensait était que ce genre de surnom était complètement inapproprié pour le qualifié. Encore une fois, il se sentit en colère contre lui même de voir tout avec tant de pessimisme.
'' Souris et sois heureux, sale égoïste !"
- Bonjour Touya. Répondit-il, toujours avec cette même voix faible, brisé et pitoyable.
Il avait de la chance que malgré qu'il soit si misérable, Touya ne semblait pas irrité. Il l'embrassa avec tendresse sur la joue, puis sur le cou, la mâchoire et les cheveux, le serrant chaudement entre ses bras comme une poupée de chiffon.
- Tu as bien dormi ?
Non, bien évidemment. Il ne savait même pas comment il s'était endormi. Il avait sûrement perdu connaissance tout simplement. Tout cela pour dire qu'il était loin d'être en forme ce matin, son corps et son esprit étaient douloureux et il avait la nausée. Cela dit, il avait été assez capricieux ces dernier temps. Donc hors de question de gâcher le moral de son grand frère qui semblait si heureux ce matin.
- Oui et toi ?
Touya s'assit avec un grand sourire sur le visage, il ronronna presque en répondant.
- Aaaah j'ai extrêmement bien dormi, et c'est grâce à toi. Tu as chassé tout mes soucis, tu es si adorable tu sais ?
Le petit garçon sourit faiblement à cette réponse. Au moins, il avait un peu rattrapé son abominable comportement. Bon, il était loin d'avoir réparé toute ses bêtises, mais c'était déjà un début.
- C'est vrai ?
- Oui. Répondit-il en l'embrassant avec tendresse. Tu me remplis de bonheur. Tu es mon trésor.
Le sourire de l'enfant s'élargie légèrement... Un sourire sans joie derrière. Il se sentait comme si il était mort mais au moins, il servait toujours à quelque chose pour quelqu'un. C'était la dernière étincelle d'espoir qui le rattachait à ce monde. Sans ça, hé bien... Plus rien n'avait vraiment d'intérêt.
- Ton grand frère t'aime fort, Shouto. Soupira l'adolescent.
C'était tout ce qui comptait. Peut-être qu'avec de la bonne volonté, Shouto finirait par se sentir mieux. Pour l'instant, il pouvait juste survivre grâce à ce '' Je t'aime ''.
- Je t'aime aussi Touya. Répondit-il en fermant ses yeux. Sans perdre son sourire vide.
L'aîné souleva la couverture pour se lever et s'habiller. Shouto, quant à lui, se redressa douloureusement, s'asseyant sur le futon : Sa tête était lourde, son sang battait contre ses tempes, il avait mal au crâne, aux yeux. Ses hanches étaient douloureuses aussi, ainsi que le bas de son dos et son entrecuisse. Quand il se releva, il remarqua très vite des tâches rouges sur le drap blanc : De très larges tâches rouges sombres, presque noires. Sale, dégoûtante... Il avait souillé le futon de son frère. Son sourire disparut.
- Oh... Je... Je...
Touya se tourna vers lui en levant un sourcil. Shouto était pâle comme un mort et il tremblait doucement. Son regard remarqua très vite la présence du sang sur les draps. C'était prévisible, après tout, il lui avait prit sa virginité hier, et il était... Si serré, si jeune. Bien trop jeune pour ce genre d'activité. Il sourit en attrapant un vêtement sur le sol et il s'agenouilla pour aider son petit frère à l'enfiler.
- Ce n'est rien Shouto. Je changerais les draps tout à l'heure. Ne t'inquiète pas.
Cela dit l'enfant paniqua de plus belle, en examinant un peu plus, il réalisa que le sang s'étendaient en de grosses tâches abondantes sur le tissus et qu'il avait énormément saigné. Ce n'était pas bon !
- Je... Grand frère... Je... J'ai perdu plein de sang... Est-ce... est-ce que c'est grave ? Demanda t-il en grelottant.
Touya le porta dans ses bras, en répondant gentiment.
- Mais non, mais non ! Ne t'inquiètes pas petit parano ! Tu crois que tu as beaucoup saigné parce que ça c'est étalé sur le futon. La prochaine fois, tu verras, ça ne saignera pas autant. Peut-être même pas du tout ! C'est parce que c'était la première fois.
Shouto s'agrippa craintivement aux épaules de son grand frère. Il frissonna quand Touya mentionna '' la prochaine fois ". Il s'avait d'avance qu'il n'en avait pas envie mais que ça serait inévitable si Touya souhaitait vraiment le faire.
'' De toute façon, tu n'as pas le droit de ne pas vouloir. Rappelles toi de ce que tu as osé faire ! Espèce de misérable ingrat ! ''
- Allez ! On va se laver ? Une bonne douche ne pourra te faire que du bien.
Ca n'était pas une douche dont Shouto avait besoin, mais d'un bon bain d'acide pour purifier sa chair sale. L'insécurité lui prenait à nouveau les tripes. Il ferma les yeux en serrant les dents, tout en s'accrochant à son frère le plus fort possible.
'' Ne regardes pas les tâches. N'y penses plus ! Il n'y a aucune raison de paniquer. Touya a dit que ça n'était pas grave. ''
Le plus grand l'emmena dans la salle de bain et verrouilla la porte. Et une nouvelle fois, ses mains saisirent les vêtements de son petit frère afin de les retirer. C'était bizarre que ce genre de geste devienne si familier. Touya retira ses propres habits et Shouto détourna le regard. Le petit garçon était toujours intimidé quand il voyait le corps grand et musclé de son frère. Il était tellement plus grand et plus fort que lui. Des fois c'était bien, parce que quand Touya le serrait dans ses bras musclés, il se sentait protégé et aimé. Et puis des fois, les étreintes puissantes de son grand frère lui faisait peur car il se sentait piégé et vulnérable.
'' Non ! Il n'y a rien à propos de Touya qui soit effrayant ! Quand Touya t'attrapes et t'agrippe avec toute ses forces, ce n'est pas une mauvaise chose ! Il y a des raisons derrière ça. Donc arrêtes de te plaindre ! ''
L'adolescent roux saisit le pommeau de douche avant de s'asseoir sur un tabouret de bain. Il écarta les jambes en invitant Shouto à venir en face de lui.
- Viens là.
Sa voix était si doucereuse, si gentille. Ça contrastait tellement avec celle qu'il prenait lorsqu'il était contrarié. Shouto resta de dos près de lui, la tête légèrement baissée. Il était si épuisé, et quand il sentit l'eau chaude de la douche sur lui, il se sentit engourdi.
Ses jambes étaient dégoûtantes. Ses cuisses plus particulièrement : elles étaient collantes, badigeonnées de sang séché. L'eau emportant le sang à son passage, des tourbillons rougeâtre se formant sur les flaques d'eau avant d'être emporté dans le tuyau de canalisation. Touya couvrit ses mains avec du savon avant de frotter son corps douloureux avec. Son toucher était affectueux... Bienveillant. Presque réconfortant.
Peu à peu, il se détendit. Son coeur gelé s'était peu à peu mit à battre à nouveau. Il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir réconforté par la bienveillance infinie dont son grand frère faisait preuve. Il le choyait, dès le matin. Alors qu'il ne le méritait pas. Il ne méritait rien après avoir été si méchant. Et pourtant il recevait quand même toute cette gentillesse.
Mais malgré tout, il restait profondément confus. Les mains de Touya sur lui le nettoyait et l'aidait à se sentir mieux. Il se sentait chouchouté et aimé.
Alors pourquoi quand les caresses devenaient trop intense, il avait si mal dans son cœur. Pourquoi ? Il était fatigué de ne pas comprendre. Pourquoi ? Touya devait savoir. Touya savait tout.
- Quelque chose te tracasse Shou ? Demanda le plus grand avec sa gentille voix habituelle.
Le petit garçon se tourna doucement vers lui. Il portait sur son visage, cette trace de désespoir indélébile qu'il ne parvenait pas à effacer. Il regarda son frère quelques secondes avant de s'approcher plus près pour poser sa petite tête contre son épaule large et musclée. Il se sentait... Désespéré.
- Grand frère...
Son frère lui avait dit tant de fois qu'il l'aimait. Et il aimait son frère. Il l'aimait avec tout l'amour du monde. Alors pourquoi est-ce qu'il se sentait si malheureux ? Si... Blessé à l'intérieur.
- Je t'aime tellement...
Sa voix était tremblante et pitoyable. Son cœur se serra.
- Et j'aime quand tu me dis que tu m'aime aussi. C'est tout ce qui compte pour moi. Tu es le plus important du monde. Je... Je ne pourrais pas vivre sans toi...
Sa gorge lui faisait mal. Elle était si serrée.
- Tu es le plus important, alors quand tu es si gentil avec moi, quand tu prends soin de moi, je devrais être fou de joie n'est-ce pas. Je devrais être heureux ! Je devrais vraiment.
La honte le submergeait encore, il se sentait infâme et il se détestait. SI égoïste, si insignifiant... Et incapable d'être heureux pour féliciter tout les efforts de son grand frère. Les larmes de hontes montèrent naturellement.
- Je suis désolé... Je suis désolé... Tellement désolé grand frère... Je ne veux pas être comme ça. Je... Je ne comprend pas... Je suis si désolé...
Il soupira en fermant les yeux.
- Pourquoi est-ce que j'ai si mal ? Pourquoi est-ce que je me sens comme ça ? Je suis cassé hein ? Je ne veux pas... Je veux juste être normal. Qu'est-ce qui ne vas pas chez moi ?
Il sanglota doucement contre son épaule, il avait tellement honte, mais au final, il avait fini par lui dire ce qu'il avait sur la conscience. Bienheureusement, Touya ne se mit pas en colère. Parce que Touya était parfait et miséricordieux et il essayait de le comprendre même si c'était dur et fatiguant de toujours devoir pardonner sa façon d'être capricieuse. Non, au lieu de se fâcher, il posa sa main sur ses cheveux mouillés, rouges et blancs. Puis il l'attira contre lui, en le serrant avec beaucoup de tendresse. Il répondit.
- Je te l'ai déjà dit Shouto. C'est tout ce qu'il c'est passé avec maman et papa qui t'on laissé cette affreuse blessure dans ton cœur. Ils ne t'on pas élevé en te donnant ce dont tu avais besoin. Depuis toujours, ils n'ont fait que te blesser encore et encore, jusqu'à ce que tu ne comprenne plus rien à tes sentiments. Et maintenant tu es confus, parce que toute l'affection que je te donne t'est complètement étranger. Pour l'instant, tu as peur et tu es perturbé. Mais ça passera. Tu vas guérir, je te le jure.
Il caressa ses cheveux avec sa main. Encore et encore. Soufflant dans son oreilles des mots pour le rassurer. Shouto finirait par se persuader que c'était bien, que c'était normal. Il finirait par croire dur comme fer que toute cette douleur venait d'un traumatisme induit par leur parents.
- Je te le jure, tu n'auras plus mal quand tu seras habitué. Tu dois juste accepter ça et me croire. Tu me crois non ? Je t'aime et je veux ton bien. Je suis ton grand frère. Je ne ferais jamais quelque chose qui pourrait blessé mon petit ange à moi. Je veux juste que tu te sentes aimé, je veux te protéger, je veux que tu te sentes bien.
Il l'embrassa sur la joue. Une fois, puis deux, puis encore, plusieurs fois.
- Je te le jure. Je te le promet.
Shouto arrêta de pleurer. Il fixa juste le sol de la salle de bain avec un regard absent. Il laissa Touya lui laver le cerveau avec ses mots rassurants, prononcés sur un ton doux et gentil. Oui... Pourquoi se cassait-il la tête hein ? Il fallait juste faire tout ce que Touya lui demandait. Même si de prime abord ça ne lui plaisait pas, il devait le faire parce qu'après tout, tout ce qui est pour son bien n'est pas forcément agréable. Mais si c'était nécessaire, hé bien il ne fallait pas discuter. Parce que c'était bienveillant. Et parce que Touya disait qu'il fallait qu'il le croit. Et il croyait plus en son grand frère qu'en n'importe quoi d'autre.
Après tout, Shouto n'était qu'un être sale, faible, stupide et brisé. Il ne pouvait pas survivre sans lui. Donc le mieux c'était de croire tout ce qu'il lui disait. Il répondit donc.
- Je te crois... Je veux que tu me soignes...
Touya étira un sourire malsain où se mêlait amour, adoration et satisfaction. Shouto était vraiment son amour. Il finirait par s'y habituer, c'était un bon garçon qui croyait en lui après tout.
Il lui vola un baiser et l'enfant se laissa doucement faire en restant muet. Fermant ses yeux. Ce geste le faisait se sentir bizarre en temps normal. Mais en cet instant, le petit avait juste la tête vide, un silence plat régnait dans sa tête. Il se laissait faire sans dire un mot.
Le baiser devint vite humide, le bruit des langues se mêlant à celui de l'eau de la douche qui tombait sur le carrelage. Après cet échange intime, Touya le serra une nouvelle fois contre lui en plongeant son nez dans ses cheveux humide et sur sa nuque.
- J'adore tellement l'odeur de ton corps. C'est si irrésistible Shouto.
Vraiment ? Shouto se sentait si sale tout le temps au quotidien qu'il était convaincu qu'il était absolument répugnant.
Puis Touya poussa sur ses épaules, l'incitant à s'agenouiller. Après un moment d'absence, le petit réalisa vite la situation dans laquelle il se trouvait à présent : Il était entre les jambes de son grand frère. Sa '' chose '' à quelques centimètres de son visage. Il perdit son expression vide et stoïque en rougissant très fortement. Il balbutia en cherchant le regard de son aîné, et un doigt se posa sur ses lèvres.
- Chuuuut. Ne dis rien. Tu m'as dit que tu me faisait confiance non ?
le petit se força à rester silencieux, il essaya d'éviter du regard, l'entrejambe de son frère. Cela sembla amuser Touya.
- Tu es toujours embarrassé n'est-ce pas ? Tu ne devrais pas. Quand on s'aime très fort, on n'a pas besoin d'être gêné comme ça.
Il avala sa salive en écoutant son aîné, et donc il regarda lentement sa.. son... entrejambe. C'était un peu dressé, et surtout, c'était tellement plus gros que la sienne. Il était intimidé. Touya demanda.
- Tu te rappelles de ce que je fais parfois avec ma langue ? Entre tes jambes ?
L'enfant frissonna en y pensa. Il serra les cuisses à ce souvenir. Quand Touya léchait et suçait entre ses cuisses, ça le faisait toujours gémir incontrôlablement. Il brûlait et son ventre lui faisait mal. Parfois, ça lui donnait la nausée. Ses jambes tremblaient frénétiquement et ses doigts serraient les draps avec force à chaque coups de langue de Touya qui le goûtait.
- Ça fais du bien quand je te fais ça, non ?
Est-ce que ça lui avait déjà fait du bien ? Il ne savait pas, tout ce qu'il savait c'est qu'il avait très honte quand ça arrivait, qu'il avait chaud comme si il avait de la fièvre et qu'après cela, son corps était mou et épuisé.
- J'ai envie que tu me fasses ça. Tu peux le faire n'est-ce pas ?
- Euh... Le petit se sentit tendu, il devait vraiment faire '' ça '' ? A Touya ? Il ne savait pas. Il était perdu.
- Tu es tellement adorable. Ne t'inquiète pas, ça ne sera pas dur.
Il écarta les jambes un peu plus, son pénis tendu se dressé n'était plus qu'à quelques centimètres de la bouche de son frère. Il fit courir ses doigts sur le haut de sa tête tout en appuyant dessus pour le rapprocher. Shouto ferma les yeux en se mordant la lèvre quand le sexe de Touya frotta contre sa joue. Son visage était en feu. L'adolescent rit à son attitude.
- Hey hey, n'ai pas peur. Ça ne va pas te faire de mal. Tu peux fermer les yeux si tu veux.
Shouto sentit son cœur battre à toute allure. Il sentait la '' chose '' contre son visage. C'était chaud et dur. Il était mal à l'aise. Cela dit, il décida d'écouter Touya et il garda ses yeux fermé.
- Ouvres ta bouche doucement.
Le stress le figeait sur place. Il était embarrassé et il ne pouvait pas regarder.
- Sors ta langue.
Shouto se lécha doucement les lèvres, avec appréhension. La main de son frère poussait contre sa tête, l'incitant à s'approcher de son entre-jambe. Il devait lui obéir, il le savait, il savait que Touya avait toujours raison. Alors il tira la langue timidement.
Il sentit alors quelque chose de chaud se poser dessus. Une bouffée de gène le submergea. C'était bizarre. Beaucoup trop bizarre. La voix de Touya se transforma en soupir.
- Lèches. Juste lèches, ça ne sera pas dur.
Il se sentait bizarre, honteux et confus. Son estomac lui faisait mal à nouveau, comme à chaque fois que ce genre de chose irréaliste se produisait. Il caressa timidement Touya avec sa langue, ce qui fit gémir ce dernier avec satisfaction.
- Ooooh c'est très agréable. Continue Shouto. Ne t'arrêtes pas.
Sa grande main resta posée sur le haut de sa tête, il était si gêné... Son grand frère aimait-il vraiment ça ? Pourtant quand Touya le lui faisait à lui, c'était effrayant. Sa langue tourna lentement autour du bout posé contre sa bouche, c'était humide à cause de l'eau de la douche qui pleuvait sur eux, et terriblement chaud sur sa langue.
Il se contenta de lécher le bout avec gène et timidité pendant plusieurs secondes, et ce jusqu'à ce que Touya l'interrompe.
- C'est bien... Tu es un bon garçon. Maintenant, ouvres un peu plus grand ta bouche.
Ce ne fut pas dur de comprendre pour l'enfant, ce que son aîné comptait faire en lui faisant une telle demande. Il resta immobile, la gène le bloquait sur place. Il commença à trembler.
- Ne sois pas embarrassé mon petit ange. Ce n'est pas difficile, non ?
- Je... Il balbutia avec honte, son sang battait contre ses tempes et son cœur était lourd.
En le voyant hésiter, Touya s'agenouilla devant lui pour l'enlacer en soufflant gentiment dans son oreille.
- Tu me rends très heureux Shouto. Tu es vraiment un gentil garçon, tu sais ?
Shouto regarda son frère en inspirant d'un souffle tremblant. Il acquiesça silencieusement, ce qui fit sourire son grand frère. Ce dernier ne résista pas à l'envie de l'embrasser avant de s'asseoir à nouveau, les jambes écartées devant lui. Avec la tête de son petit frère entre ses cuisses. Ses doigts taquinèrent ses délicates mèches de cheveux.
- Allez. Maintenant, ouvres ta bouche.
L'enfant regarda le sexe de son frère avec crainte alors qu'il forçait ses mots dans sa têtes. Il finit par ouvrir la bouche.
'' Tu n'as pas à être embarrassé, tu n'as pas à être honteux, c'est normal. C'est Touya qui l'a demandé. Tu ne doit jamais... Jamais le contredire. ''
Il sentit le bout entrer dans sa bouche : C'était dur et épais en même temps. Il n'était pas du tout à l'aise et il essayait de le pas le toucher avec ses dents, il ne voulait pas faire les choses mal ou le blesser.
Touya se laissa légèrement tomber en arrière, fermant les yeux tandis que sa main caressait les cheveux si lisses et si doux. Il ne pouvait s'empêcher de sourire.
- Huuumm Shouto ... C'est bon.
Il sentit le petit le sucer timidement, c'était difficile de ne pas empoigner ses cheveux pour l'obliger à y aller plus fort.
- Dis moi Shou. Tu aimes ça ?
L'enfant laissa le bout glisser hors de sa bouche, il fronça les sourcils. Il sentait une texture gluante sur sa langue, c'était extrêmement bizarre et... Dégoûtant. Il retenait des haut-le-cœur. Touya le regardait, il avait honte. Il ne devait pas lui montrer à quel point il était stupide et faible.
Mais voilà... Ce qu'il était en train de faire le submergeait de honte. Sa réponse resta bloquée dans sa gorge.
- Je...
- Moi j'aime ça. Ça me rend très heureux. Tu es vraiment le plus gentil des petits frères du monde Shouto.
La culpabilité lui serra l'estomac. Comme une malédiction. Son grand frère était en train de le féliciter, il faisait enfin quelque chose de bien... Et il voulait arrêter ? Non, il n'en avait pas le droit. Pas alors que Touya lui avait généreusement offert une seconde chance. Alors quand il l'intima de le reprendre en bouche, il obéit docilement, tout en essayant de mettre son dégoût de côté. Il ferma ses yeux humides.
'' Penses à autre chose. ''
Le sexe de son frère s'enfonça dans sa bouche, puis il en ressortie pour s'enfoncer encore et encore, à chaque coups un peu plus profondément.
'' Penses à quand Touya a embrassé le bleu que tu avais sur ton front. C'était si chaleureux et agréable. Tu étais heureux... ''
La voix de son frère devenait de plus en plus étrange, il le félicitait. Encore et encore.
'' Penses à toutes ces bonnes choses que Touya fais pour toi. Penses aux câlins. Penses aux bisous. Penses à toute cette affection... Cette affection... Comme quand Touya t'as ouvert hier entre les jambes, c'était de l'affection... C'était de... C'était... ''
Ses joues étaient humides de larmes, le dégoût et la misère l'accablait. Et c'est aussi à ce moment qu'il sentit d'un seul coup un liquide chaud envahir sa bouche.
Il recula brutalement en tombant sur les fesses en se retenant d'avaler. Gardant cette '' chose '' dans sa bouche. C'était gluant, amer et chaud, et ça le dégoûtait horriblement, il ne put s'empêcher de recracher sur le sol de la douche. Usant de tout son self-contrôle pour ne pas vomir en face de Touya. En baissant ses yeux humides vers le sol, il réalisa que c'était ce liquide écœurant qui maculait parfois ses cuisses quand son frère s'était trop frotté à lui. Il était dégoûté et il resta muet de stupeur. Touya s'abaissa vers lui pour lui caresser la tête en se moquant innocemment.
- Tu sais que ce que tu viens de cracher est très nourrissant ? La prochaine fois, tu devrais essayer d'avaler hahaha.
Il s'agenouilla sous la douche en enlaçant le corps nu et faible de son frère contre lui.
- Mais tu es un bon garçon. C'est bien. Je suis fier de toi. Tu es vraiment un gentil petit ange.
Shouto laissa les larmes couler le long de son visage sans faire le moindre bruit. Ses yeux aussi vides qu'à son réveil. Il sentait les restes d'amertume sur sa langue. Un nouveau coup de poignard de désespoir s'enfonça dans sa poitrine : Il n'aimait pas ça.
Mais ce qu'il voulait faire n'importait pas. Touya voulait ça. Touya avait tout les droits, parce que contrairement à lui, son grand frère était incroyable, beau, gentil, intelligent et parfait. Shouto n'était pour sa part qu'un répugnant petit déchet ingrat. Il avait beaucoup trop de chance qu'une chose laide et sale comme lui soit aimé par un être divin comme Touya. Il devait tout faire pour lui. Tout !
Ce qu'il ressentait n'avait pas la moindre importance. Il finirait par apprendre à vivre avec ses horribles sentiments...
...
...
En serait-il vraiment capable ?
