N/A : Partie totalement irréaliste, mais j'ai craqué. Ne vous attendez pas à ce que cette scène soit crédible et sachez que j'en suis consciente
21 novembre 2008, 14h04 :
House était en train de remplir de la paperasse quand Cuddy entra. Elle ferma le porte à clé avant de faire le tour de la pièce, baissant tous les stores. Finalement, elle se planta au milieu de la pièce et enleva ses chaussures, cherchant quelque chose qu'il ne put déterminer des yeux. Il fronça les sourcils quand elle enleva sa veste de tailleur.
« Qu'est ce que vous faites ? »
« Je relance le business », affirma-t-elle en lançant sa veste sur une chaise.
Il se leva et contourna le bureau.
« Comment ça vous « relancer le business » ? », s'enquit-il, indécis.
« Vous avez très bien compris ».
Elle glissa ses mains sous sa jupe et entreprit d'enlever ses bas.
« Wow wow wow, vous êtes enceinte Cuddy ! »
« Et comme toutes les femmes enceintes, j'ai les hormones détraqués, sauf que contrairement aux autres femmes, je n'ai personne pour faire satisfaire mes...envies. Votre faute, votre rôle », décréta-t-elle en faisant voler un bas d'un coup de cheville.
Il resta dubitatif un moment. Il avait envie de protester, mais ne comprenait pas pourquoi. Cuddy lui proposait du sexe, pourquoi refuserait-il ? Son second bas s'enroula autour de sa canne avant de glisser sur le sol et il haussa un sourcil. Il leva les yeux vers Cuddy qui l'observait comme s'il était un énorme steak et elle une lionne prête à le dévorer. Il déglutit difficilement et fit un pas sur le côté, mettant la chaise entre la femme affamée et lui.
« Je ne crois pas que ça soit une bonne idée », annonça-t-il en la voyant faire un pas vers lui.
Elle ne répondit pas et lui, Gregory House, faillit rougir sous le regard qu'elle posa sur son entrejambe.
« Ca ne serait pas très professionnel. Et puis, n'importe qui peut entrer d'un moment à l'autre et... »
Il se tut quand elle arriva juste devant lui. Il tenta de reculer, mais était à présent coincé entre le ventre proéminent de la jeune femme et le bord de son bureau.
« Cuddy... »
« House.. ».
Le ton qu'elle employa le fit frissonner et il sursauta en sentant sa main glisser le long de sa cuisse gauche. Elle se mit sur la pointe des pieds et il se laissa aller un instant sous ses lèvres avant de la repousser. Elle tomba assise dans la chaise derrière elle.
« Non non non non non. Pas une bonne idée ! », déclara-t-il en allant se remettre derrière son bureau.
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
21 novembre 2008, 14h22 :
Le docteur Wilson relisait tranquillement un dossier quand la porte de son balcon s'ouvrit brusquement. House entra et observa quelque chose à travers la vitre. Il était essoufflé, sa chemise sortait de son pantalon dont un bouton était ouvert et ses cheveux étaient plus désordonnés que jamais. Wilson haussa un sourcil devant l'air paniqué de son ami.
« Jimmy, faut que tu m'aide ! », s'exclama-t-il en se tournant vers lui.
« Qu'est ce que... »
Il remarqua quelques traces de rouge à lèvre sur le visage de son ami et ne put s'empêcher d'éclater de rire.
« Cameron a décidé de prendre le devants ? »
« Pire ! »
House ne rajouta rien, jetant de nouveau un coup d'œil à travers la vitre, jusqu'à son propre balcon. Il blanchit soudain et se retourna, les yeux sans cesse en mouvements.
« House, qu'est ce qu'il se passe ? », s'inquiéta l'oncologue.
« Pas le temps ! »
House se dirigea vers la porte, mais elle s'ouvrit au moment où il voulut l'ouvrir et il eut juste le temps de se plaquer contre le mur. Cuddy déboula dans le bureau, le scannant du regard.
« Où il est ? »
Wilson jeta un rapide regard vers la porte derrière laquelle était dissimulé son ami avant de feinter l'innocence. Il ne savait pas ce que House avait fait cette fois, mais Cuddy avait l'air d'être d'une sacrée humeur.
« Qui ? »
« Vous savez très bien de qui je parle ! Je l'ai vu entrer ici. »
« Oh, House ? Il me semble qu'il a dit quelque chose à propos de la clinique... »
Il n'eut pas le temps de finir que la jeune femme repartait en claquant la porte. House soupira si fort qu'il eut peur qu'elle l'ait entendu et se plaqua inconsciemment contre le mur. Elle ne revint pas et il finit pas se détendre.
« C'était quoi ça ? », s'étonna Wilson en s'avançant vers lui.
« Les hormones ».
« Elle t'a...attaqué ? », demanda-t-il en désignant sa joue pleine de rouge à lèvre.
House ne répondit pas, se laissant tomber sur le canapé, à bout de souffle.
« Waouh », lâcha finalement l'oncologue entre étonnement et amusement. « Et pourquoi tu la fuis exactement ? »
« Elle est folle ! »
« De toi, apparemment. »
« Hormones », répéta House.
« J'aurais plutôt cru que t'essayerai d'en profiter ».
« J'ai essayé, mais elle a fait peur à mini-Greg. Va lui falloir des années de thérapie pour se relever après ça ! », dit-il en jetant un regard désolé vers son entrejambe.
Wilson secoua la tête, retenant à peine son rire. Cuddy harcelait House et House rejetait ses avances. C'était le monde à l'envers.
HHHHHHHHHHHHHHHHHH
21 novembre 2008, 17h35 :
Cuddy sirotait une infusion, tentant de se convaincre que la Camomille pouvait très bien compenser le café...en vain. La porte s'ouvrit soudain et Wilson entra à petit pas. Elle haussa les sourcils en remarquant deux mains sur ses épaules et la tête de House qui dépassait derrière lui.
« Comment elle est ? Normale ? », demanda ce dernier en chuchotant volontairement trop fort à l'oreille de l'oncologue.
Wilson plissa les yeux, l'inspectant un moment et elle se sentit rougir. Ok, elle avait un peu pété les plombs tout à l'heure et c'était peut-être montrée un peu trop...entreprenante. Mais il n'était pas censé lui résister ! Et puis...Ce n'était pas de sa faute, c'était celle des hormones, se répéta-t-elle en fourrant sa tête entre ses mains, honteuse.
« Code vert », marmonna Wilson.
« Code vert ? C'est quoi le code vert ? On n'a jamais parlé de code vert ! »
House observa la jeune femme par dessus l'épaule de son ami et elle lui jeta un regard lourd de sens.
« Je suis repéré ! », annonça-t-il avant de se recacher derrière l'oncologue.
« House, vous faites une tête de plus que le Dr Wilson. Sortez de là, vous êtes ridicule ».
Wilson voulut faire un pas sur le côté, mais House le retint, se redressant en restant obstinément derrière son ami.
« Vous ne comptez pas me violenter ? »
« Je ne vous ai pas violenté ! », s'outra-t-elle.
« Uniquement parce que j'ai fui à temps ».
« Oui, et d'ailleurs c'était un geste d'une bravoure hors du commun », ironisa-t-elle.
Il grimaça et força Wilson à avancer.
« Vous n'avez pas répondu à ma question », rappela-t-il.
« C'est bon, House, je ne compte pas vous sauter dessus. »
« Vous dites ça, mais bientôt l'Alien là dedans va reprendre les commandes et... »
« Cessez de l'appeler comme ça ! », s'emporta-t-elle soudain.
Il se recacha derrière Wilson qui reçut donc le regard meurtrier à sa place. L'oncologue offrit un léger sourire d'excuse et jeta un coup d'œil désespéré par dessus son épaule, vers la sortie. Il ne savait même pas ce qu'il faisait là.
« Hooorrrrmmooonnnneeessss », susurra House.
Elle se leva et fit le tour du bureau, les deux hommes reculèrent d'un même geste.
« C'est bon. J'ai compris. La prochaine fois j'irais voir quelqu'un d'autre », déclara-t-elle.
House se redressa, les sourcils froncés.
« Qui ? »
Elle réfléchit un instant. Elle glissa un regard suggestif sur Wilson et il écarquilla les yeux.
« Je.. ».
Il fit mine de regarder sa montre, visiblement paniqué.
« Je suis en retard, je vous laisse ! »
Il se sauva avant qu'ils n'aient le temps de le rattraper et elle ne put s'empêcher de sourire.
« Waouh, quand James Wilson fuit vos faveurs, y a de quoi avoir peur », annonça House.
Elle le regarda de travers avant de secouer la tête.
« Je suis désolée pour tout à l'heure, je...Je ne sais pas ce qu'il m'a pris ».
« Faut croire que vos hormones vous rendent plus vulnérable face à mon irrésistible charme ».
Il lui sourit malicieusement et elle lui répondit avant de soupirer.
« Je vous promets que ça ne se reproduira plus ».
Elle retourna s'asseoir pour signaler que la discussion était close et il resta planté là, contrarié malgré lui.
« On sait tous les deux que le rush hormonal va se reproduire », affirma-t-il en s'avançant vers le bureau, suspicieux.
Elle évita son regard et il fronça les sourcils.
« La question est : sur qui allez-vous sauter la prochaine fois ? »
« Contrairement à ce que vous semblez croire, des tas d'hommes veulent coucher avec moi. Je n'aurais qu'à faire mon choix, pas besoin de forcer qui que ça soit », se vexa-t-elle bêtement.
« Alors pourquoi vous êtes venue me voir, moi ? »
Il regretta immédiatement sa question et ils portèrent tous les deux leur attention sur l'agrafeuse posée sur le bureau qui semblait tout à coup fascinante à regarder.
« J'ai juste...On a déjà couché ensemble. Je pensais juste que ça serait plus simple. Et puis... »
Elle leva les yeux vers lui et il l'observa, curieux.
« Je n'ai pas envie de coucher avec...avec quelqu'un d'autre alors que je porte votre enfant. Ça me parait...pas bien. »
Il plissa les yeux, tentant de suivre son raisonnement avant de se laisser tomber sur la chaise derrière lui.
« Samuel, c'est pas mal », lâcha-t-il finalement.
Elle releva les yeux vers lui, surprise, et il lui sourit avec incertitude. Elle hocha la tête devinant que d'une certaine façon, il avait compris.
TBC…
