Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)
Maryanne : c'est tout à fait ce que je voulais : coller le fougueux Renji dans un univers à mille lieux de lui. Et tu verras par la suite que ça ne restera inaperçu.
Anemone33 : cool que tu aies un côté fleur bleue. Je craignais de trop dénoter avec ce chapitre, même s'il est important dans l'histoire. Et sinon t'en penses quoi du petit blond ? Pas mal non ?
Marine : il faut de temps en temps des choses mignonnes. Et ce qui suit est mignon même si un peu plus explicite.
Ceux qui s'embrassent sont forcément plus que des potes.
Tous les sens en alerte, Tôshirô Hitsugaya patrouille dans le ciel encore éclairé. Depuis son point de vue inaccessible au commun des mortels, il scanne le moindre recoin dans l'espoir de débusquer un arrancar qui lui ferait oublier sa mauvaise humeur. Apprendre que le but de votre mission est de balancer sur votre ennemi une fiole remplie d'une invention de Kurotsuchi, plutôt que de le combattre dans les règles de l'art, a été dur à avaler pour le génie du Gotei 13. Et deux heures plus tard, le renfrognement sur son visage est toujours présent. Il file aussi léger qu'une feuille poussée par le vent, alors qu'à l'intérieur, la colère d'être pris pour le sous-fifre du docteur Maboul diffuse son venin à travers tout son corps.
Alors qu'il survole les berges d'une rivière, il entend un bruit. Une sorte de raclement. Ce n'est pas tant le bruit lui-même qui attire son attention, mais plutôt le fait qu'il sente les relents d'une énergie spirituelle, que quelqu'un s'évertue à cacher. Il se pose près du bord de l'eau, pas très loin d'un bosquet d'arbres. Les hollows ne sont pourtant pas du genre à se planquer derrière de l'écorce et des feuilles.
Soudain, il devine plus qu'il ne voit une petite silhouette foncer sur lui. Il a juste le temps de s'écarter pour éviter l'arête tranchante d'une lame qui fouette dangereusement l'air autour de lui. Quand il peut enfin poser ses yeux sur son adversaire, il découvre un arrancar de petite taille, vêtu d'un uniforme d'espada customisé à la sauce mandarin. Le visage de son propriétaire est très fin. Il a des cheveux broussailleux noirs corbeau, dont seul une longue tresse émerge, un casque qui couvre son crâne et des yeux dorés ironiques.
- « Qui es-tu ? »
La voix est empreinte d'arrogance et ne soumet aucun rejet.
- « Tôshirô Hitsugaya, capitaine de la dixième division du Gotei. »
- « Toi, un capitaine ? », fait le brun en éclatant de rire. « La Soul Society nomme des nains pour diriger ses armées. Divertissant mais pathétique. »
- « Tu n'es pas beaucoup plus grand que moi, arrancar. »
Le brun perd son sourire. Le mépris dans la voix d'Hitsugaya l'a frappé de plein fouet. Et puis, il est bien obligé de reconnaitre qu'il n'était pas très judicieux de mettre le sujet de la taille sur le tapis. Même s'il ne peut s'empêcher d'avoir le dernier mot. « Mais je suis quand même plus grand que toi, nabot ! »
La force du mental d'Hitsugaya fait qu'il reste de glace face aux provocations. Ce qui finit par agacer suprêmement l'arrancar aux cheveux bruns.
- « Je suis Gio Vega, fracción de sa majesté Barragan, segunda dans l'espada d'Aizen et espada de rang 26. »
- « Tout ça pour finalement avorter d'une vingt-sixième place dans l'armée de ce traitre d'Aizen », ironise le petit capitaine.
Face à lui, le brun serre les poings à s'en faire blanchir les jointures.
- « Tu te crois plus fort que moi parce que tu es capitaine ? »
- « Je ne crois rien du tout. Je suis censé éradiquer mes ennemis et tu es mon ennemi. »
- « Tu penses que je vais te faciliter la vie ? »
- « Je ne le pense pas. Mais peu importe au final, puisque je vais t'empêcher de nuire. »
Presque simultanément, ils extirpent de leur uniforme un objet qu'ils se jettent mutuellement à la figure et qu'ils évitent en s'envolant plus haut dans le ciel. S'ils n'étaient pas physiquement différents, n'importe qui observant leur étrange ballet, pourrait croire que l'un des deux est le reflet de l'autre.
Pendant ce temps, à quelques mètres au-dessus des berges, la balle rose vient d'exploser au contact de la fiole. S'en suit une réaction en chaine : le verre de la fiole se brise, libérant le gaz de Kurotsuchi qui au contact du gaz rose de Szayel, se transforme en un nuage vaporeux de couleur gris bleuté, qui semble être doté d'une vie propre, puisqu'il s'empresse de quitter les lieux et de se diriger vers un quartier résidentiel.
Observant l'expérience chimique se dérouler sous leurs yeux, les deux adversaires ne bougent pas d'un cil. D'une, parce qu'il vaut toujours mieux se tenir éloigné de ce genre d'invention. De deux, parce que maintenant, ils sont trop occupés à se jauger du regard. Quand le manège est terminé, ils s'élancent l'un vers l'autre. Les sabres se télescopent dans un bruit strident avant de se repousser.
Hitsugaya a saisi que Gio Vega est loin d'être un novice en combat rapproché. Malgré un rang éloigné dans la hiérarchie de l'espada, le brun est combatif, limite teigneux, et ses déplacements rapides pourraient épuiser le maitre de Hyorinmaru. Et cela risque d'arriver plus tôt que prévu s'il ne trouve pas rapidement une parade.
De son côté, Gio est désormais convaincu que ce capitaine va lui donner du fil à retordre. Sa puissance et son moral d'acier sont les ennemis de l'arrancar, qui compense sa faiblesse par une rapidité hors du commun. Mais combien de temps tiendra-t-il à ce rythme d'enfer ?
Tellement pris par leur combat, le shinigami comme l'arrancar n'ont pas vu qu'ils étaient survolés par Nnoitra Jiruga, qui trouve amusant de jeter sa balle de gaz. Szayel lui a remis avec l'ordre de la balancer sur un shinigami. Super ! Non seulement, il obéit aux ordres mais en plus il peut emmerder Barragan, à travers son petit fracción.
Au dernier moment, Vega voit une balle rose tomber du ciel comme un obus et s'écraser sur la tête aux cheveux blancs, l'aspergeant d'une poussière rose. Au-delà du fait qu'il est content de ce temps mort, le brun s'abstient de s'approcher. Manquerait plus que ce foutu produit soit nocif pour lui ! Il préfère éclater de rire face au spectacle amusant qu'offre le capitaine.
- « C'est pas drôle ! », lance le génie sur un ton boudeur.
- « Oh si ! Si t'avais vu ta bouille quand cette poudre rose t'est tombée sur la tête ! », répond Gio en se tapant la cuisse.
- « Même pas vrai ! Et pis, c'est ta faute si elle m'est tombée dessus ! », rétorque le petit shinigami.
Sa voix, son attitude, tout est soudainement plus en conformité avec son physique d'adolescent. Et c'est presqu'avec bonheur, que Gio lui réplique du tac au tac.
- « Non, c'était pas moi. C'était ce crétin de quinta. »
- « Qui ça ? »
- « Un grand échalas avec un œil borgne qui se croit le meilleur », crache Gio.
- « Ah ouais, tu l'aimes pas ? »
- « Non, c'est un con. Il se croit plus fort, mais il est que le cinquième dans l'espada. Faudrait pas qu'il l'oublie ! »
Sans qu'aucun des deux ne s'en rendent vraiment compte, ils se sont rapprochés, jusqu'à se tenir à moins d'un mètre l'un de l'autre. Seul Hitsugaya a été touché par le gaz. Pourtant, parler de la haine qu'il a pour Nnoitra, fait oublier à Gio Vega que c'est à son ennemi qu'il vient de se confier.
- « Chez nous, c'est Zaraki qui se croit le plus fort. Il pense qu'à se battre. Tout le temps et avec n'importe qui. C'est un fou dangereux, tu peux me croire. »
Gio sourit de voir le petit capitaine s'extérioriser ainsi. Il est tellement loin de la froideur qu'il le caractérisait tout à l'heure. Et ça lui fait du bien de parler avec un ami, lui qui est coincé avec un ancêtre. Il a du respect pour Barragan, mais il est si vieux, si acariâtre et parfois indolent, que Gio a l'impression d'être enterré vivant.
- « Au Hueco Mundo, le fou dangereux, c'est Szayel. C'est notre scientifique. »
- « Eh ! Nous aussi, on a un fou dangereux !, s'exclame le shinigami en faisant de grands gestes, son katana toujours à la main. « Il s'appelle Kurotsuchi, et tu sais quoi ? Il porte un masque et il se peint le visage. Il est effrayant et il a les dents jaunes. Grrr ! Un grand malade ! »
- « Il fait des expériences bizarres, le tien ? »
- « Ouais. Tiens, la fiole que j'ai jetée tout à l'heure, bah c'était lui. Désolé au fait, j'ai pas eu le choix. Ordre du commandant. Moi, je préfère me battre à la loyale. C'est déshonorant d'utiliser des trucs pareils ! »
Décidément, ce Hitsugaya-là plait plus que de raison à l'espada. L'honneur, il l'a appris aux côtés de Barragan et il respecte les gens qui en font leur mode de vie.
- « Si on allait s'assoir à côté de la rivière, Tôshirô, c'est ça ? », propose-t-il
Hitsugaya hoche la tête en souriant et rengaine son katana. Ils s'assoient côté à côte, les yeux dirigés vers la rivière et les lumières sur la berge opposée.
- « T'es capitaine depuis longtemps ? Parce que t'as l'air très jeune. »
- « M'en parle pas ! », bougonne le petit capitaine. « Je suis paraît-il un génie. J'ai réussi mon bankai très tôt et j'ai rapidement gravi les échelons à la sortie de l'académie. »
- « C'est bien non ? »
- « Ouais, sauf quand tu passes pour un gamin ! Y'a même un capitaine qui passe son temps à m'offrir des bonbons ! Et c'est un vieux en plus. » Gio éclate de rire. « Te marres pas ! »
- « T'es mignon », continue à rire le brun.
- « Je suis capitaine du Gotei, pas mignon. »
Les rires redoublent avant de se taire. Gio pose un doigt sous la mâchoire du capitaine et lui tourne la tête.
- « Tôshirô, je peux t'assurer que tu es absolument mignon. Et là maintenant, je vais te le prouver en t'embrassant. »
- « Qu-quoi ?, bégaye le shinigami avec des joues rougies.
- « Tu as déjà été embrassé ? »
- « Non. »
La réponse est murmurée et Gio ne l'entend que parce qu'il est très proche de Tôshirô. Le brun commence à se pencher vers les lèvres roses, son regard englouti par les deux billes couleur lagon. Il poursuit son chemin jusqu'au contact, doux et léger. Il entend le cœur de Tôshirô battre très fort. Cela le ravit de provoquer un tel émoi chez ce petit mec très attachant. Et à ce moment précis, il espère de toute son âme, que cela n'est pas entièrement à mettre au compte de ce gaz stupide.
Le baiser est rompu et comme un écho à ses pensées, le shinigami lui fait une étrange révélation. « Je sais que je ne suis pas dans mon état normal. La poudre rose, hein ? » Gio acquiesce. « Mais, ça m'est égal. Je suis bien avec toi. Tu sais, j'ai jamais eu d'ami garçon. Dis, on est pote, tous les deux ? »
- « Tôshirô, les potes ne s'embrassent pas. »
- « Ah. »
La déception d'Hitsugaya fait peine à voir, aussi Vega vient susurrer à son oreille :
- « Ceux qui s'embrassent sont forcément plus que des potes, Tôshirô. »
Le sourire du brun redonne de l'éclat dans les yeux du plus petit, et un peu de courage puisqu'à son tour, il approche sa bouche de l'autre et y dépose un baiser fugace.
- « Gio, quand je t'ai vu la première fois, je veux dire quand j'étais… différent, je… je t'ai trouvé beau. »
- « Tôshirô, si tu continues à me dire des choses comme ça avec cet air-là, je risque de ne pas pouvoir me retenir. »
- « Te retenir ? »
- « De te sauter dessus », répond Vega en lui léchant l'oreille, lui arrachant un gémissement.
- « Ah… eh bien… ne le fais pas », dit le petit capitaine en affrontant, sans vaciller, le regard doré.
Un mouvement de recul dû à la surprise et Gio allonge Tôshirô dans l'herbe. Il l'embrasse et cela n'a plus rien à voir avec les baisers précédents. Là, il n'est plus question que de langues qui s'emmêlent avec sensualité, de mains qui se touchent avec empressement et de sons de gorge indécents.
Tôshirô est submergé par trop d'émotions à la fois et peine à suivre le rythme de son partenaire. Sa seule certitude, c'est que son corps s'est embrasé et que seul Gio peut éteindre le feu qui le consume.
Et à ce jeu-là, le petit brun est autant un pompier qu'un pyromane. Les caresses qu'il prodigue à la peau douce de Tôshirô ont tôt fait de faire dresser le sexe de ce dernier. Le sien était déjà érigé après leur premier baiser. Il débarrasse le petit capitaine de ses vêtements, révélant à ses yeux d'or un véritable bijou. Tôshirô Hitsugaya a beau avoir l'apparence d'un adolescent, il est parfaitement proportionné et ses muscles sont la preuve d'une maturité d'adulte.
Gio poursuit sa découverte, décidé à donner autant qu'à recevoir. Il inflige aux tétons tentateurs de douces tortures, appréciées sous lui, à en juger par les geignements qu'il entend. Puis, il se frotte langoureusement au corps, se soulageant et se frustrant en même temps. Avec sa langue, il trace un chemin humide vers l'entrejambe d'où il prend en main le sexe bandé pour le masturber avec lenteur. En même temps, il insère un doigt dans l'orifice entre les fesses blanches.
Tôshirô fait fi de l'inconfort tant il est émoustillé par les frottements de plus en plus rapides sur sa verge. Et même quand Gio insère un deuxième doigt, il ne regimbe pas.
- « J'ai envie… fais… quelque chose… », réussit-il à psalmodier.
Gio n'a pas besoin de plus de détails. Et quand bien même, il sait pertinemment qu'il ne sortira rien d'autre du timide shinigami. Il retire sans douceur ses doigts. Il se positionne entre les jambes galbées et le pénètre lentement jusqu'à la garde. Tôshirô sent de suite la différence avec les doigts et ses traits se crispent sous la douleur. Pourtant, il ne dit rien, se contentant de tendre les bras vers Gio pour que celui-ci vienne à lui. L'élan de tendresse à travers ce geste remue le brun au plus profond de lui-même. Il se baisse, permettant au plus petit d'accrocher ses mains sur ses épaules. Les yeux dans les yeux, les mouvements peuvent commencer.
Très vite, Gio réussit à trouver le bon angle. Complètement emporté par le plaisir, des cris jaillissent de façon désordonnée de la bouche du capitaine. Ses yeux papillonnent à chaque fois que sa prostate est touchée et la cadence des 'flaps' sur ses fesses ne fait qu'augmenter. Quelques minutes de ce traitement suffisent à les faucher tous les deux sous le coup d'un orgasme monstrueux.
Quand leur respiration revient à une cadence plus normale, Gio s'allonge près de son amant qu'il se met câliner, ôtant les mèches de cheveux neige collés à son front. C'est Tôshirô qui brise leur silence complice.
- « Je n'ai pas envie de partir d'ici. »
- « Moi non plus », soupire Gio.
- « La prochaine fois qu'on se verra, j'aurai sûrement tout oublié et je n'aurai qu'une idée en tête, c'est de te tuer. »
Gio a senti le petit corps se tendre contre lui. Pour le rassurer, il se redresse et dévisage le petit capitaine.
- « Non Tôshirô. Ce qu'on a vécu ici, tu ne pourras pas l'effacer de ta mémoire. C'était trop fort pour n'être dû qu'à cette poudre rose. »
- « J'espère que tu as raison. Parce que je ne veux pas t'oublier… »
- « Tu verras que je dis vrai. » Il lui embrasse la tempe. Tôshirô vient coller son visage au creux de son cou et Gio les recouvre de sa veste. « Dors maintenant. »
Gaz numéro 2 : testé par Tôshirô et approuvé de manière égale par lui et son partenaire Gio.
