Chapitre 10 : « La vie est une bougie dans le vent ». Proverbe Japonais.
- Chère Hinata… Je ne sais pas réellement par où commencer, je voudrais juste aller à l'essentiel… Je voulais que tu saches qu'il était impossible pour moi en cet instant de savoir où j'en suis dans mes sentiments… Tu m'as avoué ton amour, l'as assumé et moi je n'ai eu que le courage de laisser passer le temps… Hinata, par toutes les qualités qui te décrivent, je t'en pris, ne m'attends pas… Tu es une femme exceptionnelle, et je n'oublierais jamais ce que tu as fais pour moi… Mais… Aujourd'hui, je combats encore les sentiments que j'éprouve pour Sakura… Tu sais mieux que moi que les sentiments amoureux ne s'oublient pas en un instant… J'ai voulut me justifier auprès de toi, mais je me suis rendu compte que c'était uniquement pour t'empêcher de souffrir… Hinata, je t'en pris, n'enlève en rien la confiance que tu as en moi et ne rompt pas notre amitié… Tu resteras toujours la petite sœur affectueuse que je n'ai eu le droit de posséder… Avec toute mon amitié… Prends soin de toi…
La lettre « i » de ce dernier mot, s'étouffait dans une obscure tâche d'encre.
Une larme.
Puis une deuxième.
Hinata pleurait tout le mal qu'avait procuré chaque mot de cette lettre.
« La petite sœur affectueuse que je n'ai eu le droit de posséder ».
C'était ainsi qu'il « l'aimait », comme une petite sœur…
Ridicule.
Naruto exprimait sa confusion, comme toujours, son repentit, comme à chaque fois, sa désolation, pour la première fois, sa maladresse, comme d'habitude.
L'amour, l'attente, le manque… Le quotidien solitaire de Hinata n'eut de place pour les doutes qu'auraient put apporter cette lettre.
Elle l'aimait, à en mourir.
Et « le temps » comme il disait, s'était tellement écoulé, que Hinata aurait pu croire toute vérité en cet instant.
Pourtant, sa paraissait évident. Elle connaissait Naruto mieux que personne, il était honnête, sincère, loyal, jamais de faux semblant, il n'était de nature à profiter des gens, et surtout…
Il n'était pas homme à trahir une promesse.
Aurait-elle subitement oublié « leur » nindo… ?
Hinata laissa tomber la lettre au sol et s'écroula de tristesse dans ses draps.
Longtemps.
Il s'était passé une éternité depuis ses dernières larmes tombaient pour lui.
Naruto se réveilla avec des sueurs froides. Il avait fait un horrible cauchemar. Il tombait dans le vide, percevant une ombre au loin. Elle le regardait tomber, mais ne venait le sauver et cette silhouette ressemblait étrangement à Hinata.
- « Je deviens dingue, ce n'est pas possible ! ». Dit-il se recroquevillant sur lui-même
- Naruto… ?
- …
- Ça va… ?
- Oui…
Naruto se leva et voulut se détendre sous la douche, lorsque la voix moqueuse de Shion retentit.
- Tu n'es vraiment pas galant tu sais…
- Mh… ?
- Tu as prononcé son nom toute la nuit… C'est un peu incongru quand la femme qui partage ton lit n'est guère celle que tu désires…
- …
- Je me sens vexée…
- Et bien tu ne te sentiras plus « incongru », puisque nous ne partagerons plus le même lit !
- « Zut ! ». Ça va, cesse de te vexer… Je disais ça pour rire… ! Tu n'es vraiment pas d'humeur ces derniers temps !
- …
- Ça ne te ressemble pas d'être désagréable, toi qui est admiré pour ta joie de vivre…
Naruto devait avouer que Shion avait raison sur ce point. Il était d'une humeur exécrable, même avec les ouvriers et les chefs de chantier. Il devait se reprendre.
Seulement, comment aurait-il pu deviner que d'être loin de Hinata avec aussi peu de certitude le rongerait autant.
Maintenant qu'il savait…
Tout ce qu'il avait à lui dire le hanter, et sa plus grande peur serait qu'elle ne le désire plus. Pour la première fois de sa vie, il se sentait égoïste, lâche, par quel hasard avait-il mis de côté ce qui ferait de sa vie un bonheur sans fin.
Il se sentait pâle, misérable, au niveau d'un homme sans saveur, sans réalité. L'image de cette femme exceptionnelle ne pouvait plus le quitter et ses sens se réveillaient passionnément.
Un père aurait sûrement dit : « tu deviens un homme, mon fils… ».
Naruto sourit enfin, « oui », c'est sûrement ce que ses parents auraient dits.
La joie légèrement retrouvée, il partit dans la salle d'eau.
- « Il faut que je sois plus détendue avec lui… Il est loin d'être bête… ».
Le jour suivant, signe de commencement d'une nouvelle semaine, Shion reprit en main sa méthode pour conquérir Naruto. Les jours passant, elle se conduisit plus calmement, faisant passer le côté professionnel avant tout devant le jeune homme, comportement qu'il appréciait fortement. Elle souriait gracieusement, adhérait à toutes idées sans rechigner, elle restait polie, courtoise, partageant ses opinions dans la sérénité la plus totale.
- « Je trouve Shion bien conciliante ces derniers temps… ».
- Naruto ! Regarde ce qu'ils ont prévu de faire à l'entrée du village…
Naruto regarda le dessin effectué par un architecte.
- C'est magnifique…
- J'ai venté ta générosité auprès de l'architecte et il a eu cette idée…
- Vraiment… ?
- Tu pourras lui demander si tu veux…
Naruto avait déjà hâte de voir cette sculpture réalisée, une pierre de marbre serait dessinée en forme de terre, mettant en avant le Japon, et les pays qui s'engageaient dans cet immense projet.
- J'aime beaucoup… Sourit-il
- C'est vrai… Je suis ravie que cela te plaise !
- Oui…
- Que faisons-nous aujourd'hui… ?
- Nous allons aller à l'inauguration de l'école, beaucoup de famille se sont installées à Shukuba et les enfants ne pouvaient rester sans éducation…
- Oui, évidement… Sourit-elle
Les deux jeunes gens se rendirent à l'école.
- Hokage… Bienvenue… Approche une femme s'inclinant
- Merci… Euh… ?
Naruto reconnaissait ce visage.
- De quel village venez-vous… ?
- De Konoha Hokage…
- Ah… Rougit ce dernier. Je me disais bien que votre visage me disait quelque chose… !
- J'étais professeur des maternelles à l'orphelinat…
- Ah oui… ? Mais… Vous avez laissé tomber votre poste… ?
- Et bien… Mon mari a été muté ici alors, je ne me voyais pas être loin de lui autant d'années… Rougit-elle. J'ai donc pris cette place…
- Sasuke et Miya ont pris suite… ?
- Oui… Tous les deux… Sourit-elle
Naruto était plus que ravi de cette nouvelle, Sasuke avait accepté le poste de professeur officiellement et connaissant celui qu'il considérait comme un frère, c'est qu'il devait se sentir exceptionnellement bien.
- Est-ce un souci… ?
- Au contraire, vous m'apportez une merveilleuse nouvelle…
- Bien… Tant mieux…
- Hokage, il est tant de faire votre discours… Conseille Shion.
- Oui…
Naruto et Shion inaugurèrent cette nouvelle école. Ils passèrent leur journée avec les nouveaux professeurs ainsi que les parents des élèves.
Le jeune homme se sentit nostalgique. Cette école lui faisait penser à l'orphelinat de Konoha. Une bâtisse construite avec peu de moyen, mais prise en main par une jeune femme courageuse. Naruto se surprenait chaque jour d'apprendre à connaître davantage Hinata. Il ne lui connaissait pas autant de générosité, de vaillance, elle était juste époustouflante au moindre pas qu'elle faisait.
- « Hinata… ».
La prononciation simple de ce prénom le faisait chavirer. Plus il s'apercevait de sa valeur, plus il se haïssait de l'avoir ignoré.
Mais quand cette douleur incessante de culpabilité allait-elle cesser… ?
Si seulement elle pouvait répondre à sa lettre, lui dire quelques mots, qu'il sache…
Lui l'homme le plus fort de son village s'inclinait devant les sentiments ardents de son être.
- Naruto… ?
- Oui !
- Tout va bien… ?
- Ça va… Sourit ce dernier
- Tu as l'air pensif…
- Ce n'est rien…
- Tu penses à elle… ? Demande Shion, d'une tristesse qui ne lui ressemble pas
- Oui… Dit-il abattu
- …
- Rentre, il fait froid…
- …
- Naruto !
- …
- Viens danser avec moi… ?
- Quoi… ?
- Tous les couples dansent, ça me donne envie… Supplie presque la jeune femme
Shion se sentait étrange en cet instant, comme si la peine de Naruto communiquait avec la sienne.
Pourquoi… ? Pourquoi ressentir un « mal » honnête soudainement… ?
Shion souffrait naturellement de ne pas compter aux yeux de Naruto.
- « Hinata…! »
Cette fille ! Qu'est-ce qu'elle avait de particulier pour que Naruto soit soudainement bouleversé comme jamais….
Les rôles de cette « fichue » vie s'inversaient-ils… ?
Est-ce Naruto qui courait derrière Hinata désormais… ?
- Naruto… ?
- Je n'ai pas la tête à ça… Mais, merci…
- Tu peux au moins m'accorder ce plaisir ! Cette fille a déjà tout ce qu'il faut de toi, alors un peu d'amitié pour moi ne va pas te tordre ! Dit-elle laissant des sanglots dans sa gorge
Naruto fut surpris de cette tristesse soudaine, la coque incassable de sensibilité de Shion se romprait-elle… ?
- D'accord…
- Vraiment !
- Mais une danse seulement !
- Oui… Promis…
Shion prit la main de Naruto et ils partirent sur la piste.
La jeune femme se déhanchait avec plaisir, certains s'arrêtant pour regarder ce couple de danseur, fort débrouillard.
La musique dynamique cessa et fit place à une musique plus sensible.
Les couples avaient plaisir à partager ce slow émouvant. La vue était romantique, cette neige qui tombait sans cesse, le ciel dégagé laissant apercevoir quelques étoiles. Magnifique.
- Naruto…
- Je t'ai dis une seule…
- S'il te plaît… C'est la dernière de la soirée…
- …
- S'il te plaît…
- D'accord… Capitule ce dernier
Shion enlaça le cou de Naruto et posa doucement sa tête contre son épaule. Le jeune homme se sentit intimidé, il n'avait jamais dansé de slow avec une femme et beaucoup semblait curieux de voir ce couple danser.
- « Est-ce la compagne du Hokage… ? » Devaient-ils se demander
Il resserra la taille de Shion et profita de cet instant d'innocence. Cette musique le calmait, libérait son esprit de pensée plus agréable, plus sereine, autant profiter un léger instant.
Il ferme les yeux et se concentre sur le fait de faire plus que plaisir à Shion en lui accordant ce moment.
- Je suis bien… Souffle celle-ci
- Moi aussi… Dit-il naturellement
- …
Shion était fort étonnée de la réponse spontanée de Naruto, mais ne voulant rompre ce moment, elle resta les yeux fermés, capturant cet instant particulier pour qu'il soit à jamais un souvenir mémorable.
La musique cessa, laissant place à la lumière artificielle.
Naruto se dégagea de son étreinte.
- Merci… Prononce cette dernière
- …
Shion n'eut que pour seule réponse un sourire.
Naruto prit poliment congé auprès des hôtes.
Arrivé à la tante, Shion fut déçue de constater que Naruto était sérieux ce matin. Le jeune homme s'accommodait d'un matelas au sol, avec des couvertures, afin de ne plus partager la même couche que Shion.
- Naruto…
- Mh… ?
- Tu vas attraper froid par terre…
- Non, le feu a suffisamment réchauffé l'intérieur de la tante, ça va…
- Mais…
- Shion ! Merci, mais ça ira… Bonne nuit…
- Toi aussi…
Samedi. Le jour attendu de tous. Le repos et la sérénité.
Le groupe d'ami s'était une fois de plus réunit à la patinoire de Konoha.
Sakura ne supportait plus d'être loin de Sasuke, elle avait attendu toute la semaine que le jeune homme fasse un pas vers elle, et rien ne s'était produit.
- Où tu vas… ? Demande Ino
- Je n'en plus… Ça fait une semaine que je ne lui ai pas parlé… Je suis à bout…
- Sakura… Tu ne crois pas que…
- Non ! Ne dis pas ça… S'il te plaît…
- C'est toi qui vois…
Sakura ne fit attention aux conseils de son amie et partit rejoindre Sasuke.
- Salut… Sourit-elle
- Salut…
- Tu vas bien… ? Tu as passé une bonne semaine…
- Oui…
- Bien… Tu… Tu n'es pas trop fatigué… ?
Sasuke se demandait pourquoi Sakura insistait toujours autant avec lui. Excepté les banalités du quotidien, ils n'avaient jamais rien à se dire.
Miya s'était rendu sur les lieux. Elle pensait trouver Hinata, la seule amie qu'elle avait dans ce village. Au loin, elle reconnue la voix de Tenten s'étendre et rejoignit sa collègue.
- Bonjour…
- Ah, bonjour Miya !
- Hinata n'est pas là… ?
- Non, du moins pas encore, vous pouvez l'attendre ici !
- Euh, oui…
Miya s'assit sur le banc et attendu la venue de Hinata. La jeune femme fut impressionnée par ce « raffut » de parole, ce groupe d'ami semblait s'entendre à la perfection.
Sasuke était parti sur les pistes patiner seul, lorsqu'il aperçut Miya, l'air perdu. Personne ne lui parlait, « son » groupe d'ami ne faisait aucunement attention à elle. Miya en semblait peinée, elle attendait sûrement la venue de Hinata, la seule personne avec qui elle s'entendait à Konoha.
En cet instant, il aurait voulu l'emmener sur la piste, elle semblait envier toutes les personnes qui s'amusaient sur la glace, entre amis, qui riaient et profitaient pleinement de la saison d'hiver.
Il fit une pause et partit rejoindre les autres autour du banc.
- Tu patines bien Sasuke… Complimente Sakura
- Merci…
- On devrait faire un jeu… ! Propose Tenten
- Lequel… ?
- Un relais ça vous tente !
- Ce n'est pas un jeu pour les enfants ça ! Se moque Kiba
- Et alors… ? C'est mieux que de patiner sans fin ! Boude celle-ci
- Je suis assez d'accord… Ça peut être amusant… ! Rit Sakura
- Parfait ! On fait les équipes ! Se réjouit Ino
Les jeunes gens firent les équipes.
- J'ai fais attention à ce que tu sois avec Sasuke, pour que vous puissiez concourir ensemble… Confie Ino doucement à Sakura
- Tu es bête… !
Miya entendait les deux jeunes femmes discutaient. Elle ne s'était pas trompée en pensant Sakura amoureuse de Sasuke. Elle ressentit une profonde douleur, de la jalousie et de l'envie.
Les deux amies rirent de bon cœur, lorsque le regard de Sakura se détourna en direction de Miya, le rire de la jeune femme s'étouffa.
Un détail rompit sa bonne humeur, sa joie, son espoir… Une jalousie vint la ronger par la présence d'un détail essentiel pour Sakura.
Miya portait autour du cou l'écharpe de Sasuke.
Sakura se sentit partir dans une irritation extravagante, ce n'était qu'un vêtement sans importance, « non », même c'était un accessoire pouvant s'accommoder de n'importe qui, mais la vision de cette jeune fille, se complaisant dans ce tissu chaud, à l'appartenance de l'homme qu'elle aimait, au parfum que prouvait exhaler cette laine, la rendait démente de jalousie.
- Vous attendez quelqu'un ? Demande subitement Sakura à Miya d'un ton sec
- J'attends Hinata…
- Vous feriez mieux de rentrer, je pense qu'elle ne viendra pas, elle doit être occupée !
- Oui…
- …
- Euh… Bonne journée…
Miya se leva, refroidit par le ton ingrat et sans amitié de cette jeune femme.
- Vous auriez pu lui demander de ce joindre à nous… ? Demande Temari
- Je ne voudrais pas être indélicate, mais elle est aveugle… Elle n'aurait pas pu jouer… Répond Ino
- Oui… Ce n'est pas faux… ! Rajoute Kiba
- Au lieu de t'occuper des autres, penses à toi ! Tu ne devrais pas être là ! Conseille Shikamaru
- Tu veux bien arrête de t'inquiéter toutes les cinq minutes… ! Je vais bien… ! Dit-elle souriante devant tant d'attention de son amant
Sasuke eut un pincement au cœur, comme ressentant la peine de Miya. Il comprenait son désarroi, lui aussi avait subit la distance de ce groupe de ninja, c'était uniquement grâce à Naruto qu'il s'était fait de nouveau une place.
- « Aveugle… ? Elle est bien plus compétente que vous tous réunit ! ». Défend ce dernier pour lui-même, indigné d'une telle remarque irrespectueuse.
Les jeunes gens s'amusèrent toute l'après-midi à ce jeu qui leur rappelait leur enfance. Sakura fut déçue, Sasuke ne participait pas beaucoup, il restait dans son coin, sans bouger parfois, il avait l'air pensif et il semblait s'ennuyer.
Les heures passant, ils décidèrent de s'arrêter.
Sasuke défit ses patins et partit rejoindre son frère, patinant un peu plus loin.
- On rentre… ? Propose ce dernier
- Tu ne vas pas dîner avec tes amis… ?
- Non… !
- Sasuke… ! Retentit la voix de Sakura.
Itachi s'éloigna quelque peu.
- Tu ne viens pas dîner avec nous… ?
- Non !
- Pourquoi… ? Tu… Tu t'ennuies…. ?
- En quelque sorte !
- Ah… Euh… Bonne soirée dans ce cas… Dit-elle refroidit par cette réponse
- Toi aussi !
Les derniers mots de Sasuke furent brefs et Sakura en fut peinée.
- Ne fait pas attention, il est assez lunatique… Sourit Itachi
- Oui…
- Bonne soirée…
- Merci… Sourit-elle forcée
Itachi rattrapa son frère.
- Tu aurais pu être plus délicat… !
- Tu continues de m'espionner ou je rêve… ?!
- Sasuke, je te parle sérieusement…
- Itachi ! Je ne suis pas amoureux de Sakura… !
- …
- Je lui ai fais poliment comprendre l'autre soir, et si elle n'a toujours pas compris, ce n'est pas de ma faute !
- Sakura est une fille bien… Elle est belle, elle a une bonne profession, elle te connaît… Je ne comprends pas… ?
- Je n'ai pas dis le contraire, Sakura est une fille bien, mais…
- …
- Itachi ! Enfin… Tu es idiot ou quoi… ? Comment toi tu ne peux pas comprendre, on ne se force pas à tomber amoureux !
- Une autre femme occupe tes pensées… ? Sourit-il sournoisement
- …
- Que vas-tu faire ce soir… ?
- Ça ne te regarde pas… !
Sasuke prit les devants et partit dans leur demeure.
Miya s'était réfugiée dans sa chambre, elle avait à peine dîné, ne cessant de se remémorer cette journée pathétique.
Sasuke était juste prévenant avec elle, le jeune homme tenait sûrement beaucoup à Sakura, peut-être se laissait-il du temps… ?
- Miya… ?
- Entre grand-père…
- Je viens te dire bonne nuit, je vais me mettre au lit… Dit-il l'embrassant sur le front.
- Bonne nuit grand-père… A demain…
- Bonne soirée Miya… A demain… Sourit-il
Le vieil homme quitta la chambre un immense sourire sur les lèvres.
La jeune femme s'allongea dans son lit et se laissa aller à ses plus moroses pensées.
Elle était sur le point de s'endormir, lorsqu'elle entendit frapper à sa fenêtre.
Elle se releva, afin d'entendre plus confortablement ce bruit étranger, mais aucun autre son ne parvenant, elle se rallongea.
Au bout de quelques minutes, un nouveau tapotement s'entendit. Miya se leva et partit ouvrir sa fenêtre.
- Bonsoir…
- Sasuke… ?
- Je ne te dérange pas… ?
- Non… Mais pourquoi être à la fenêtre… Sourit-elle amusée
- Je ne voulais pas que ton grand-père me voit…
- Pourquoi… ?
- Aucune importance… Viens… ? Dit-il tendant sa main
- Où… ? Rougit-elle
- Patiner…
- Euh…
- Il n'y a personne à cette heure-ci, on sera tranquille…
- …
- Tu ne veux pas… ?
- Si, si… Mais… Il faut que je me change… Dit-elle gênée
- Je t'attends en bas dans ce cas !
- Oui…
La jeune femme se vêtit d'un pantalon, d'un haut et d'un gilet chaud. Elle enfila son manteau, son écharpe et se munit de patin.
Elle sortit dans les couloirs sans faire de bruit, ne voulant réveiller son grand-père. Elle descendit gracieusement les escaliers, quand à la dernière marche, elle se heurta à un corps.
- Grand-père… ? Rougit honteuse la jeune femme
- Tu oublies des mitaines ma chérie… ? Dit-il tendant la paire
- Ah… Euh… Merci…
Elle enfila ces dernières, anxieuse d'apprendre la suite de cette conciliation.
- Tu…
- Surtout ne rentre pas trop tard…
- Oui…
Hiroshi s'écarta et laissa passer sa petite-fille.
- Dis-lui d'emprunter la porte la prochaine fois, je suis vieux, mais pas archaïque !
Miya rit à cette réflexion, lorsqu'elle empêcha son rire de se déployer, honteusement.
- Euh ! Oui grand-père…
- Bien ! Sourit-il
Miya enfila ses chaussures et rejoignit Sasuke.
- Ton grand-père est perfide…
- Tu… Tu l'avais vu… ?
- Oui…
- Pourquoi être passé par la fenêtre dans ce cas… ?
- J'ai pensé que ça ferais plus chimérique…
- Chimérique… ? « Il emploi ce genre de mot… ? » Sourit-elle moqueuse
- Pourquoi tu fais cette tête… ? Se vexe ce dernier
- Non, rien ! Rougit-elle
Les deux jeunes gens partirent à la patinoire. Miya était saisi par la complaisance de Sasuke. Lui qui paraissait distant, réservé, il ne cessait de rendre la jeune femme à l'aise.
La nuit était sublime, malgré les nuages enneigés, laissant tomber leurs flocons, le ciel laissait apparaître quelques étoiles et la lune éclairait de sa généreuse lumière ce lieu de distraction.
Ils enfilèrent leurs patins et glissèrent sur la glace. Miya se torsadait avec aisance sur la piste, elle avait le sourire, un sourire florissant, heureux, elle s'amusait sur cette plaque glacial, virevoltant dans tous les sens, l'espace lui appartenait, elle remuait vite, très vite, ne se préoccupant de la présence de son ami.
Sasuke ne put qu'admirer le visage amusée de la jeune femme. Ce sourire était encore unique à la vision du jeune homme. En cet instant, Miya se considérait comme une enfant fortunée.
Le jeune homme se prit au jeu et profita à son tour de l'immensité de cette étendue.
La vitesse, l'adrénaline, la joie qui se dépravait, la futilité du moment qui s'abandonnait, les deux jeunes gens sentaient leurs cœurs se pervertir.
Un jeu de poursuite se formait entre Miya et Sasuke, une envie subite de courir après l'autre, essayant de deviner d'où venait cette envie inattendue d'être lié à la personne qui répondait traîtreusement aux envies gâtés du prochain.
Miya se faisait glisser en arrière, Sasuke patinant juste devant elle, sans quitter ses yeux nacrés qui définissait bien plus de sentiment que des regards qui d'ordinaire ne faisaient qu'idolâtrer sa beauté ténébreuse.
Elle souriait, plus friponne que dans ses habitudes, et Miya ne put assouvir de son regard, le sourire sournois que dessiner Sasuke sur ses lèvres.
Il la sentait jouer avec ses nerfs, jouer avec ses envies qui picotaient ses reins, cette convoitise brusque de l'attraper violemment et lui faire languir ses plus luxurieuses envies.
Qui aurait put résister… ?
Son visage légèrement hâlé, deux perles aux couleurs émeraude, avec sa délicate texture opalines, une bouche légèrement pulpeuse, continuellement rose pastel, des cheveux longs aux éclats de caramel, une franche habillant son front, un corps svelte, aux formes parfaitement sculptés.
Miya se sentait dévorée par le regard de Sasuke, l'instant était oppressant, ils se découvraient dans le silence.
La jeune femme par sa timidité, continuait son jeu de poursuite, elle tourbillonnait de droite à gauche et elle entendait les frottements des patins de Sasuke suivre son chemin.
Amusée, elle était amusée, Sasuke était surprenant, difficile à cerner, que voulait-il en réalité… ?
- Dis-moi… Comment es-tu… ? Sourit-elle
- Irrésistiblement moche…
- Menteur ! Rit-elle
- Non, c'est la vérité…
- Toutes les femmes te dévorent des yeux à chaque fois…
- Ah oui… !?
- Oui, je sens leur regard sur toi, et elle chuchote entre elles des compliments renversant !
- Quelles futilités ennuyeuses…
- Alors… Dis-moi… Comment tu es… ?
- Hideux !
- Sasuke… !
- J'ai des yeux de serpent, la peau pâle, les cheveux crépus… !
- Arrête, sois sérieux…
- Quelle importance de savoir comment je suis physiquement… Tu devais plutôt te méfier de l'homme que je suis…
Miya fut tiédit par cette réponse au fondement menaçant. Elle stoppa vivement son élan, et Sasuke vint se presser contre elle.
- Désolée…
- De quoi… ?
- D'avoir posé cette question…
- Pourquoi tu m'ignores lorsque je te demande de te méfier de moi…
- Parce que j'ai l'impression que tu cherches à me faire paraître un homme que tu n'es plu…
- …
- Je ne suis personne pour te juger…
- …
Sasuke en perdit la parole, cette réponse l'abasourdit.
Les valeurs de cette jeune femme le laissait agréablement épris.
Miya comptait se laisser glisser en arrière, lorsqu'elle fut rattrapée par Sasuke, qui ne voulait la laisser partir. Elle rougit, elle pouvait à ce contact, sentir le cœur du jeune homme battre fortement.
- Pourquoi tu n'as pas peur de moi… ? Je suis certain que tu n'ignores pas l'histoire de mon clan…
- Je l'ignore…
- Tu mens…
- Non…
- Pourquoi… ?
- Je ne mens pas…
- Je sais que certaine personne t'ont demandé de te méfier de moi…
- Les ai-je écoutés… ?
- Non, et je veux savoir pour quelle raison… ?
- C'est vrai… Je connais l'histoire du clan Uchiha… Comme malheureusement trop de personne…
- …
- Seulement, j'ignore tout de toi, et de l'homme mauvais que tu tiens à faire profiter des personnes qui te dévisagent de façon haineuse parfois…
- …
- Non pas que je ne veux pas connaître ce Sasuke, mais… On ne juge pas une personne sur son passé, mais sur les actes présents…
- J'ai fais de la prison !
- …
- Pour…
Le jeune homme ne put terminer sa confession, Miya avait délicatement posé sa main sur la bouche du jeune homme.
Il fut stupéfait, il découvrit des larmes rouler sur ses joues.
- Pourquoi… ? Pourquoi tu cherches à te faire misérable devant moi…
Désappointé, Sasuke lâcha l'emprise qu'il avait sur la jeune femme.
- Alors… ? Sourit-elle
- …
- Comment es-tu… ? Questionne Miya se laissant aller de nouveau au patinage.
Sasuke la poursuivait encore, s'agaçant de cette jeune femme qui jouait avec ses nerfs.
- Blond, châtain, brun, roue… ?
- Brun...
- Les yeux bleus… ?
- Non… Noir…
- Je comprends le côté rebelle et mystérieux… Se moque la jeune femme
- Très drôle… !
- Je sais que tu es grand… Tes cheveux sont mi-long je crois…
- Mh !
- Je sais que tu as un côté grincheux !
- Grincheux… ? S'agace ce dernier
- Timide aussi…
- C'est une blague… !?
- Tu es toujours gêné devant les enfants ! Boude celle-ci
- Ces monstres me font tourner en bourrique !
- Ils t'adorent…
- Futilité !
- Tu vois… Quand tu fais ça, c'est que tu es mal à l'aise…
Sasuke se sentait offensé, Miya ne cessait de le taquiner, de le décrire perfidement. Son sourire narquois le satisfaisait, mais pas question pour le jeune homme de se laisser dominer. Il prit appuie sur son pied droit, il s'élança vivement, et arriva à attraper Miya.
Miya était confinée dans les bras de Sasuke. Leur visage n'était séparé que par une fine distance. Ils étaient assez loin pour que leurs lèvres ne se frôlent pas, mais leur faciès était assez proche pour ressentir tout ce que le corps faisait paraître, malgré la résistance de l'individu.
La buée crée par ce froid se mélangeait, les frissons se baladaient désormais de corps à corps, la froideur se partageait dans les membres, les palpitations de cœur se confondaient, lequel battait le plus vite, le plus intensément, lequel allait s'échapper de cette poitrine compressée le premier, les pensées venaient se traduire de façon libertine dans le regard…
Qui s'apprêtait à mordre dans la pomme avant l'autre… ?
Ils se dévisageaient, essayant de comprendre comment cette attirance soudaine était venue se poser dans la vie de ces deux êtres.
Pourquoi avoir hâtivement envie d'être sans cesse avec l'autre… ?
Le temps ne pouvait que s'être arrêté, accordant à la personne de Sasuke, un répit, une chance, une collation… ? Peut-être avait-il traversé un monde où le passé était un cauchemar dont on vous réveille après avoir attrapé la morale de ce dernier.
Miya.
Sa chasteté… ?
Son pardon… ?
Pourquoi cet ange ne le conduisait-il pas en enfer, là où était sa place, là où on le condamnera de ses multiples péchés… Pourquoi désobéir à sa grandeur d'âme, pour l'attirer dans son univers de vermeil.
C'est pourquoi.
Sasuke voulait snober ce monde de justice.
Miya n'apportait qu'un seul vice.
La luxure.
Il déposa avec incertitude sa main sur la joue de la jeune femme.
Elle rougit, combien Sasuke était imposant. Son aura assuré prenait toute la place.
- Tu as froid… ?
- Non…
- Pourquoi tu trembles dans ce cas… ?
- …
- Es-tu mal à l'aise… ? Se moque ce dernier, rancunier
- …
- Tu es silencieuse lorsque tu es intimidée… Souffle ce dernier
Miya sourit, affriolée par les mots de Sasuke.
Emportée par une chaleur intense, elle agrippa de par et d'autre le col de manteau de Sasuke, afin d'être davantage abandonnée dans ses bras.
Sasuke fit glisser sa main sur le menton de Miya et releva son regard vers lui. Elle rougit, toujours de plus en plus.
Il fit voyager son pouce sur les lèvres de Miya, le touché est doux et impénétrable. Il approcha son visage de façon à ce qu'aucun espace temps ne les sépare. Miya déglutit, difficilement, le souffle bouillant de Sasuke venait danser sur sa bouche entre-ouverte de stupéfaction et de désir…
Sasuke ferma quelque peu ses yeux, comme éblouit par l'attende ardente de sa partenaire. Leurs lèvres se caressaient, se frôlaient, elles frissonnaient à l'unisson, c'était doux, tendre.
Un moment fétiche, l'attente, le moment ardent où tout était près à basculer, la sensation divine de la première fois, le moment grisant d'atteindre enfin le plaisir.
L'appétit s'éternisa, leurs lèvres s'enlaçaient de plus en plus, Sasuke venait encore les cajoler de chaque côté qui n'avait subit encore un frisson, une lassitude d'être dévoré.
Sa gorge se noua de plaisir, d'une demande excessif de goûter enfin à l'émoi du baiser.
Le souhait se réalisa, ils se capturaient enfin, leurs lèvres dansant de façon timide, novice, une découverte gourmande.
Le baiser n'était que tenté par le bout des lèvres, mais la sensation grondant dans leur ventre, fit s'enlacer âprement les deux êtres.
La tentation se noua d'une manière affriolante, Miya ferma les yeux et entoura le cou de Sasuke, frénétiquement, le jeune homme l'enlaça, passionnément.
Le baiser n'en était que plus intense, plus désiré, plus éprouvant, Sasuke partit goûter la bouche de sa partenaire avec extase.
Et ne se suffisant plus –déjà – il glissa non sans honte sa langue contre la sienne.
Mauvais présage.
Car la sensation était plus exquise, plus en accord avec leur avidité.
Le souffle manqua. Les deux êtres se séparèrent, éperdument troublés.
Sasuke avait des difficultés à ouvrir les yeux, et si la sensation disparaissait à la vue de ce monde réel.
Miya fut déstabilisée par ce silence, et comme emporter sous l'emprise d'une drogue, elle ne put que combler ce silence en serrant Sasuke contre elle, déposant sa tête au creux du cou du jeune homme.
Sasuke vint déposer sa main sur la chevelure de Miya et la serra davantage contre lui, pouvant ouvrir les yeux en toute sécurité.
Miya déposa un chaste baiser dans le cou de Sasuke et ce dernier ferma les yeux d'un mal existant. Il respira fortement, il huma son parfum afin de ne jamais l'oublier, il entremêla ses doigts dans ses cheveux afin de ne cesser de la sentir contre lui, son corps léger, tiède, onctueux.
Ressentant la demande de contact de Sasuke, Miya le serra encore davantage contre elle. Elle respira son parfum virile, toucha du bout des lèvres sa peau douce, elle s'accommoda fièrement de se lever sur la pointe des pieds, son homme était grand.
Sasuke était entre deux portes, le paradis et l'enfer.
Méritait-il ce bonheur soudain, cette deuxième chance, Miya lui apportait la sérénité qu'il recherchait tant, celle d'oublier sa vie passée.
Mais avait-il le droit de demander grâce… ? Lui, il fut l'homme le plus recherché, le criminel le plus aduler par les justiciers, son arrestation, sa punition, sa mort pour tous ces crimes commis.
Aucune personne dans ce village ne lui faisait confiance, excepté les femmes qui ne l'appréciaient que pour sa beauté et sa virilité ardente. Seul Naruto le considérait encore comme une personne à part entière de sa vie.
Cependant, les douleurs qu'il avait accumulé au fil de ces années, était bien lui. Il haïssait toujours Konoha, tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à ce village, à ses habitants et surtout à ses anciens dirigeants.
La vie lui accordait le passage d'une colombe qui paraît au ciel.
Signe de paix.
Miya était sagesse, confiance, beauté, grâce, bonté, que voyait-elle chez lui qui puisse être passible à toute la violence qu'avait habité le jeune homme.
- Tu ne cesse de trembler… On devrait rentrer… Propose Sasuke
- Oui…
La jeune femme se défit à regret de son étreinte.
Ils quittèrent tous deux la patinoire. Sur le chemin Miya semblait soudainement triste. Sasuke avait coupé court à leur étreinte, à leur baiser, sans dire un mot.
Que signifiait cet instant pour lui… ?
Ils arrivèrent à leurs demeures respectives. Sasuke laissa Miya rentrer chez elle en lui glissant seulement un : « bonne nuit », elle répondit les mêmes paroles et rentra attristée dans sa maison.
Elle pénétra dans sa chambre chamboulée. Elle avait cru mourir en embrassant Sasuke, tellement de sens s'étaient éveillés en elle, la femme qu'elle était se sentait nourrir de désir impudique.
Cette pensée la fit rougir.
De son côté Sasuke était troublé par cette soirée, par cet échange suave d'avidité charnelle.
Il en voulait encore.
Mais il avait lâchement fuit.
La culpabilité d'être enfin heureux le rongeait. Un coin de sa raison lui disait de tout balancer, d'être heureux comme ne cessait de lui chanter son frère et son meilleur ami. Mais la raison était aussi honnête et se devait de rappeler à Sasuke qui il était.
Perdu.
Sasuke était enchaîné à une réalité qu'il ne pouvait changer.
Il s'écroula sur son lit et ne cessa de s'embrouiller avec ses pensées et les dires de sa belle.
- Miya… Tu ne t'imagines pas une seconde l'homme que j'étais…
Un matin sombre se leva sur Konoha. Hinata n'était parvenue à trouver le sommeil. Des jours qu'elle dormait seulement une ou deux heures par nuit. Elle était assise à son bureau, lisant et relisant la lettre de Naruto. Une feuille blanche se trouvait sous ses mains, elle se devait de lui répondre, il avait eu le courage de lui envoyer cette lettre, elle devait convenir d'une repartie.
La jeune femme s'agaçait, des heures qu'elle cherchait les bons mots. Devait-elle se battre, devait-elle abandonner, qu'importe, apparemment, il avait choisit pour elle.
- « Ne m'attends pas ».
Cette pensée la fit fondre en larme.
- Mademoiselle… ?
- Oui… !
La jeune femme essuya attentivement ses yeux et cacha la lettre de Naruto.
- Monsieur Inuzuka désire-vous voir… ?
- Oui…
Kiba remercia la gouvernante et rentra dans la chambre de la jeune femme. Il vit son amie, recroquevillée sur son bureau. Il s'avança et prit place à ses côtés.
- Tu as les yeux rouges, tout vas bien… ?
- Oui… Je n'arrive pas à dormir ces derniers temps… Sourit-elle de force
- Hinata… Tu es du genre à être paisible… Dis-moi ce qu'il ne va pas… ?
- Rien… Ça va… Je me fatigue un peu trop au travail c'est tout…
- Tu te fatigues au travail, mais ça fait des jours que tu ne dors pas… Hinata, ne me force pas à te tenir tête, je veux savoir ce qu'il y a… ?
- Rien, je t'assure…
- Hinata ! S'écrie ce dernier. Ton père est inquiet, Hanabi te prends pour un zombie et Neji ne cesse de venir me harceler pour que je vienne te parler !
- Ça va…
- Cette humeur ne te ressemble pas du tout, alors dis moi ce qu'il y a… ?
- Rien je te dis ! Dit-elle se levant.
- Hinata ! Tu es précieuse à mes yeux, nous avons passé notre jeunesse pratiquement chaque jour, chaque heure, ensemble, alors laisse moi t'apprendre que je te connais dorénavant par cœur ! Alors, dis-moi ce qu'il y a !
Hinata s'assoit de nouveau, émue par les dires de son ami. Fébrilement, elle sort de son tiroir, la lettre de Naruto. Elle tend chagrine l'objet à Kiba et ce dernier se précipite à la lecture.
Après avoir réalisé chaque mot que contenait cette lettre, Kiba fut dubitatif.
- Cette lettre est de Naruto… ?!
- Oui… Pourquoi… ?
- C'est étrange… Je ne connais pas Naruto sur le bout des doigts, et malgré que son langage reste courtois, ça ne lui ressemble pas… Enfin, la petit-sœur affectueuse que je n'ai eu le droit de posséder… ?
- Naruto est fils unique…
- Je ne l'ai jamais entendu s'en plaindre…
- Il s'attache facilement aux gens…
- Hinata… Tu connais Naruto par cœur…
- Non, je pensais le connaître par cœur…
- Tu ne trouves pas que c'est étrange qu'il t'écrive ce genre de lettre…
- Je ne vois pas ce qu'il y a d'étrange, il veut que je cesse de l'attendre, point ! Dit-elle légèrement agacée
- Hinata, Naruto est un homme droit, franc, et honnête, je ne suis pas certain qu'il t'aurait dit tout ça par courrier, enfin, c'est Naruto, il est maladroit, mais de là à t'infliger ça !
- Et alors quoi… ? Tu veux me faire croire que cette lettre n'est pas de lui ?!
- Je ne sais pas… Je trouve ces mots étranges, enfin, ça ne lui ressemble pas…
- Kiba…
- Et puis… Mes sentiments pour Sakura… ? J'espère le pauvre qu'il sait à quel point celle qu'il admire ne cesse de convoiter Sasuke…
- Ils se sont embrassé…
- Comment le sais-tu… ?
- Je les ai vus, le soir de la réception pour le Daimyo…
- Le soir où il ta couru après comme un déluré… ?
- Oui…
- En parlant de ça, il t'a dit quoi ce soir là, lorsque Neji t'a attendu dans l'entrée… ?
- Rien…
- Comment ça rien… ?
- Je… Je n'ai pas voulut l'écouter…
- Pourquoi… ?
- Je… Je ne voulais pas entendre sa justification…
- Attends, attends, ce n'est pas le même soir lorsque Sakura et toi vous vous êtes éclipsées… ?
- Oui…
- Et elle, qu'est-ce qu'elle ta dit… ?
- Je ne sais plu…
- Comment ça tu ne sais plu… ?
- Kiba, arrête, ça suffit ! Dit-elle se levant brusquement.
- Hinata… Je crois que tu n'as pas les idées claires… Et je crois aussi que tu as peur…
- Peur… ?
- Naruto à embrassé Sakura, mais une seconde après il te court après, ce n'était sûrement pas pour te dire, « oui, Hinata, j'aime Sakura désolé », on court après les gens lorsqu'il y a une confusion… Et je suis certain que Sakura te l'a confirmé ce soir là…
- Arrête…
- Hinata, je ne te reconnais pas… Tu es amoureuse de Naruto depuis que tu as l'âge de comprendre le sentiment d'attachement… Pourquoi tu le fuis… ?
- Parce que… Parce que j'ai trop souffert…
- …
- Même si je ne l'ai pas fait paraître, même si j'ai continué à avoir toujours confiance en lui… J'ai pleuré Naruto de nombreuse nuit…
- …
- Quand j'y réfléchis… Sa lettre est véritable, le temps, les années se sont écoulées sans qu'il ne fasse encore attention à moi… Il a choisit pour moi… Je dois respecter sa décision…
- Quel décision, enfin Hinata, je t'en pris, on parle de Naruto, il ne ferait jamais ça, et certainement pas à toi !
- Arrête, ça suffit… ! Qu'est-ce… Que fais-tu … ?
Kiba avait rapproché la lettre de son nez, afin de sentir l'odeur du destinataire.
- Je regarde si l'odeur de Naruto se trouve sur cette lettre…
- C'est ridicule ! Dit-elle arrachant la lettre des mains
Kiba fut surpris d'un tel ton sec, jamais, oui, « jamais », il n'avait vu Hinata de mauvaise humeur. Son amie paraissait réellement confuse, perdue et affreusement triste.
- Tu ne veux pas lui accorder le bénéfice du doute au moins… Attends qu'il revienne de son voyage, tu verras bien ce qu'il a à te dire en face à face…
- Je n'ai aucune envie de le voir… Dit-elle tournant le dos à son ami
- Hinata…
- Kiba… Laisse-moi, s'il te plaît…
- …
Le jeune homme se fit une raison, Hinata était beaucoup trop triste pour écouter les conseils censés. Kiba s'apprêtait à partir, lorsqu'il se rapprocha de son amie et l'enlaça.
- S'il te plaît… Lorsqu'il rentre, parle-lui… Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour moi…
Il se détacha de son amie aussi vite et prit congé.
Hinata déposa un léger sourire sur ses lèvres. Kiba était un ami exceptionnel, elle avait toujours pu compter sur lui, il avait toujours était présent à ses côtés, à l'encourager, à la pousser vers Naruto, même si quelque fois, ça devait le faire souffrir lui-même.
Shino, dans ses moments les plus détendus, se moquait souvent de Kiba. « Idiot », disait-il, « cesse de l'aider contre ton gré ».
Hinata avait compris en ce jour que Kiba avait des sentiments mystérieux pour elle.
- Merci… Kiba…
Sasuke sortit de ses songes, réveillé par les éternuements continuels de son frère aîné qui provenait de sa chambre. Il scruta son réveil et vit s'afficher dix heures et demie du matin. C'était la première fois qu'il restait autant de temps à se reposer.
Il se leva, s'accommoda d'une veste et rejoignit son frère dans sa chambre.
- Bonjour petit-frère !
- Salut…
Itachi éternua, encore.
- Désolé… J'ai attrapé froid…
- Je vois ça !
- La pharmacie est fermée en plus aujourd'hui et j'ai la gorge en feu, je ne peux même plus respirer convenablement et je crois même que j'ai de la fièvre…
Agacé par ce bruit continuel, Sasuke descendit préparer une boisson chaude à son frère. Remontant les escaliers, le jeune homme cessa ses pas et se retourna vers la porte d'entrée.
Un détail lui échappa. Sasuke rentra un air furieux dans la chambre.
- Merci… Dit-il réceptionnant la tasse
- Tu avais l'air bien hier soir, tu as dormi la fenêtre ouverte ou quoi… ?
- Non… Dit-il gêné
- Alors comment se fait-il que tu sois malade ce matin… ?
- Je ne sais pas, les maladies ça n'arrive pas en une seconde !
- …
- Quoi… ? Pourquoi tu me regardes comme ça… ?
Sasuke dévisageait son frère aîné, comme sentant la querelle venir de loin.
- Tu es sortis ce matin… ? Demande le cadet
- Non… Pourquoi… ?
- Il y a tes affaires qui se sont écroulés au bord de la porte…
- Et alors… ?
- En vivant avec toi, je me suis rendu compte d'un détail, vraiment gênant… Ta façon maniaque de tout ranger… !
- Je ne vois pas où tu veux en venir… ?
- Alors moi je pense que tu es sortis hier soir… ! Dit-il s'asseyant sur le lit
- Et qu'est-ce que j'aurais fais hier soir… ?
- Mais espionner ton frère bien sur !
- Tu es vraiment dérangé !
- C'est toi qui est dérangé, je sais que tu es sorti, quand je suis rentré tes affaires n'étaient pas accroché, donc tu es rentré après moi !
- …
- Tu es resté planté dans le froid comme un piquet à m'espionner ! S'énerve ce dernier
- Désolé…
- Désolé… ? Je devrais te tuer pour ça !
- Je m'inquiétais pour toi, je ne voulais pas que tu quittes le village une fois de plus !
- Et quand tu as vu que ce n'était pas le cas, tu n'aurais pas pu rentrer !
- Non… Je voulais savoir ce que tu ressentais pour cette fille… Comment tu étais…
- …
- Tu as l'air heureux… Sourit-il affectueusement
- La ferme !
- Ne sois pas gêné ! Je suis ravi que tu te sentes bien…
Sasuke se leva, frustré, vexé et gêné.
- Où vas-tu… ?
- Chez Sakura, elle a des médicaments chez elle…
- Tu es trop gentil… Merci…
- La ferme ! Je devrais te laisser crever dans d'atroce souffrance normalement ! Dit-il claquant la porte
Itachi sourit à cette affection. Énervé, le faciès de Sasuke paraissait surtout intimidé.
Le jeune homme partit se préparer et une fois paré, il prit chemin en direction de la demeure de Sakura. Arrivé, il sonna chez cette dernière.
- Sasuke… ?! Rougit-elle
- Salut…
- Entre, je t'en pris…
Le jeune homme pénétra dans l'appartement.
- Tu veux boire quelque chose… ?
- Non… Merci… Je suis venu te voir pour des médicaments… Mon frère est malade…
- Bien sûr, mais tu ne veux pas que j'aille l'ausculter, c'est peut-être important… ?
- Peut-être…
- Je vais venir… Enfin, si tu es d'accord…
- Euh, oui…
- Parfait ! Allons-y…
Les deux jeunes gens se mirent en route.
Dans une supérette, Ino s'attardait à faire les courses. Sa grand-mère l'avait envoyé accomplir cette tâche et la vieille femme était strict sur les produits voulut.
- Je suis sur qu'il ne vende plus de ce truc ! Râle la jeune femme
- Si, à côté des produits bio !
La jeune femme se retourna et aperçoit son ami Shikamaru.
- Comment tu le sais… ?
- Tu fais les courses pour ta grand-mère ! Elle a les mêmes goûts bizarre que la mienne…
- Oui, c'est vrai… Rit-elle
- Je suis heureux de voir que tu vas bien…
- Oui… Je relativise…
- Désolé…
- Non, c'est moi qui suis désolée pour la dernière fois… Ce n'était pas courtois de ma part… J'espère que l'on est toujours amis… ?
- Parce qu'on avait cessé de l'être… ?
- Euh… ? Et bien…
- Ça va ! C'est oublié… Sourit-il
- Merci… Bon et toi… ? Que fais-tu un dimanche dans une supérette !
- Des courses pour Temari…
- Ah… ?
La jeune femme scruta le panier du jeune homme.
- Des fraises… De la noix de coco… De la glace au réglisse… ? Dit-elle grimaçant
- Oui, elle a des goûts étranges ces derniers temps…. Hier elle m'a forcé à manger une soupe aux truffes immonde ! Grimace ce dernier
Ino rit à la tête de Shikamaru.
- Effectivement… C'est horrible, mais au moins elle a de bon symptôme…
- Oui… Ça va durer longtemps… ?
- Neuf mois !
- Galère…
Ino rit de nouveau.
- Ne t'en fais pas… Elle va avoir de meilleur goût au troisième mois…
- J'espère… Je ne voudrais pas mourir à cause d'une indigestion de chocolat à la groseille…
- Chocolat groseille… ? Dit-elle écœurée
- Ce n'est pas une blague…
- J'en suis certaine…
Les deux amis discutèrent quelque peu et se séparèrent à la caisse.
Ino était plutôt satisfaite de cette situation. Elle avait encore des sentiments intenses pour Shikamaru, mais il semblait tellement heureux, et dans le bonheur total, qu'elle s'était décidée à ne plus jamais le gâcher.
Sakura et Sasuke arrivèrent au repère des Uchiha. Continuant leur chemin tranquillement, Miya étant sortie chercher du bois, elle entendit les deux jeunes gens discuter.
- Je suis ravie de venir chez toi, ça fait un moment que l'on ne c'est pas vu !
- Oui…
- Je suis curieuse de savoir à quoi ressemble la demeure de Sasuke… Dit-elle moqueuse
Miya retenait les sanglots assourdissants qui s'apprêtaient à fondre dans ce silence d'hiver. Des larmes silencieuses s'échappaient de ses yeux opalines, une douleur semblable à de la jalousie s'étendait en elle.
Sasuke avait été distant après leur baiser échangé.
Peut-être avait-il regretté, peut-être n'avait-il rien ressentis, il avait peut-être songé à Sakura… ?
Tous ces doutes firent perdre toute raison à Miya.
Les deux jeunes gens pénétrèrent dans la maison, laissant une jeune femme évacuer son mal dans cette neige froide.
La soirée était apparu, le soleil avait laissé place à la lune, les étoiles étincelaient légèrement, trop caché par les flocons de neige qui tombaient encore, pour apercevoir leur lumière.
Sakura était resté une partie de la journée chez Sasuke, veillant à ce qu'Itachi se porte mieux à son départ. L'ambiance aurait été taciturne si Itachi n'avait pas fait l'effort de combler quelque peu les nombreux silences qui se glissaient entre les deux jeunes gens.
Arrivé presque l'heure du dîner, Sakura prit enfin congé au soulagement de Sasuke.
- Bien, j'espère que ton frère va aller mieux…
- Oui…
- Avec cette semaine de repos, ça devrait aller…
- Oui…
- Au fait, j'allais oublier, ce soir, on fête l'anniversaire de Saï et Lee, tu veux venir… ?
- Non, merci !
- Euh… Ça, ça leurs feraient plaisir… Sourit-elle
- Je n'ai pas la tête à ça !
- Très bien… Bon, bonne soirée… A plus tard…
- Oui…
- Merci d'être venu Sakura… Remercie Itachi
- Je vous en prie…
Sasuke referma la porte après que la jeune femme ait enfin quittée son palier.
- Tu ne sais plus dire que « oui »… ? Taquine l'aîné Uchiha
- Pourquoi tu n'as cessé de parler avec elle… ?
- Elle avait l'air d'être bien ici, et surtout terriblement embarrassée…
- …
- Sasuke… Que tu ne sois pas amoureux c'est un fait, mais cette jeune femme mérite au moins ton amitié et un peu d'attention…
- Je n'ai jamais rien à lui dire, je n'y peux rien !
- Tu ne fais pas beaucoup d'effort !
- Tu vas me lâcher avec elle ! Tu en es amoureux ou quoi… ?!
- Non… Mais elle me fait de la peine…
- Écoute Itachi, tu es mon frère et je te respecte, mais je voudrais sincèrement que tu arrête avec Sakura, elle fait partit de mon passé et c'est bien la dernière chose que je veux toucher !
- Naruto est ton passé aussi… ?
- Sauf que je dois la vie à Naruto !
- Je comprends… Sourit-il
- Tu me fais vraiment dire des conneries, va t'étouffer avec un cachet ! Dit-il partant dans la cuisine, préparer le dîner, honteux.
La soirée s'avançant dans la nuit, le silence se fit dans la demeure Uchiha. Drogué par les médicaments, Itachi était partit dormir assez tôt. Sasuke était monté dans sa chambre se détendre en s'attardant sur une lecture.
Des minutes qu'il essayait de se focaliser, mais la concentration ne fut prise que par une seule obsession, Miya.
Que faisait la jeune femme… ? Comment avait-elle réagit après ce baiser, fini sur une note assez austère… ? Et surtout…
Pourquoi la jeune femme n'avait cessé de quitter pendant toute la journée la tête de Sasuke… ?
Sakura, parlait, parlait, mais le jeune homme ne fut préoccupé que par l'état actuel de Miya.
Il se sentait misérable d'avoir rompu ce moment de bien-être en affreux doute.
D'autant plus que…
Cette journée loin de Miya lui avait semblé une éternité. Cette nuit avec elle était rempli de certitude, de sensualité. Le temps s'était volatilisé, il était partit se camoufler dans l'osmose de ces deux êtres.
Tout.
Il oubliait tout avec elle, jusqu'à sa personnalité renfermée.
D'un bon, il se releva, il choppa son manteau vivement et sortit de cette maison qui devenait soudainement oppressante.
La maison de la jeune femme était plongée dans le noir. Sasuke en fit le tour et constata que la chambre de Miya était également sombre.
Tant pis.
Au risque de la réveiller, il ne put attendre une nuit de plus avant de l'apercevoir. Il grimpa sur la branche atteignant la fenêtre de son amie et frappa.
La jeune femme entendit ce bruit insistant elle ne parvenait pas à s'endormir, sa tête remplie de douloureuses incertitudes l'empêchant de la guider aux pays des songes.
Sasuke insista et Miya était sur le point de céder. Pourtant, elle n'avait aucune envie d'être en sa compagnie, d'entendre sa voix et ses bêtes excuses.
Mais l'enthousiasme de savoir Sasuke aussi insistant au désir d'être avec elle, l'emporta dans l'envie d'être aussi avec lui.
Miya se leva et ouvrit sa fenêtre.
- Bonsoir… Glisse ce dernier
- Bonsoir…
- Désolé, il est tard…
- Ce n'est rien… Que veux-tu… ?
- Je voulais te voir…
Miya rougit à cette confession et sentit la main de Sasuke se glisser dans la sienne.
- Tu viens…
- Où… ?
- Au même endroit qu'hier…
- Non… Dit-elle échappant de l'emprise du jeune homme
- Miya, je suis désolé pour hier soir… Je suis loin d'être un homme adroit…
- Non… C'est… C'est rien… Tu as voulut savoir entre nous deux, je ne peux pas t'en vouloir…
- Entre vous deux… ?
- Sakura et moi… ?
- Pourquoi tu me parles de Sakura… ?
- Je l'ai vu venir chez toi aujourd'hui… Dit-elle attristée
- …
Sasuke dessina un sourire sur son visage. Un sourire narquois et surpris. Il ressentit un sentiment étrange, comme une certaine satisfaction à savoir Miya inquiète de lui appartenir.
- Sakura est venue ausculter mon frère… Il a un début de grippe…
- Ah… ?
- Tu croyais que je l'avais invité pour la comparer à toi…
- Euh… ? Miya rougit fortement
- Je suis un salaud, mais pas à ce point là… Dit-il taquin
- Ne dis pas ça…
- Tu viens…
- …
La sentant hésitante, Sasuke passa son bras autour de la taille de Miya et lui confessa son désir au creux de son oreille.
- Je veux être avec toi… Miya…
La jeune femme se sentit rougissante et son cœur palpiter à une allure ardente.
Il s'approcha de son visage, caressa ses lèvres avec les siennes et se laissa tomber au sol.
La jeune femme resta engourdit par les sensations charnelles de Sasuke. Lorsque les pulsions retombèrent quelque peu, elle se prépara et le rejoignit dehors.
Ils se rendirent tous deux à la patinoire, et profitèrent de la nuit enneigée. Miya avait le sourire le plus sincère sur son visage, son sourire était inestimable, elle n'aurait donné ce moment partagé avec Sasuke à aucune autre.
Lassé d'être séparé dans leur divertissement, Miya s'amusa de nouveau à faire courir Sasuke après elle. Ils se cherchaient, s'enjôlaient de vouloir faire céder l'autre le premier de cette distance aguichante.
Sasuke, aux instincts désormais incontrôlables, élança à allure vive son corps et captura dans ses bras Miya. Les deux jeunes gens ne cessaient de patiner, savourant ce jeu ensemble.
Or, malgré le bien être de se divertir, la tentation se fit plus oppressante et devenait moins résistante à entraver.
Sasuke freina leur deux corps, et reste quelque minute à admirer la jeune femme qu'il tenait dans ses bras. Miya se confina contre le torse du jeune homme, elle ne voulait cesser les sensations séduisantes qu'elle ressentait dans tout son corps.
La main de Sasuke vint se poser sur sa joue et remonta son visage en direction du sien.
Leur poitrine se compressait d'une délicieuse angoisse et fit s'unir l'envie frénétique de s'embrasser. Miya ferma légèrement les yeux, elle se mit sur la pointe des pieds et attendit savoureusement que Sasuke s'empara de ses lèvres.
Le jeune homme coupa court à son désir, leurs lèvres se touchaient à peine que Sasuke se redressa vivement.
- Sasuke… ? Prononce-t-elle, sentant son air inquiet.
Le jeune homme prit Miya dans ses bras, il se dirigea dans la forêt et se réfugia derrière un arbre. Il déposa Miya à terre. Le jeune homme cache son corps contre un tronc d'arbre et serre la jeune femme contre lui.
- Qu'est-ce qu'il y a Sasuke… ?
Le jeune homme n'avait le temps de répondre que Miya entendit des voix s'élancer au loin.
- Lee, c'était indispensable cette compétition à la patinoire, à une heure pareille ! Râle Tenten
- Oui ! Je dois relever le défi de l'homme fêtant avec moi le jour de son anniversaire… Dit-il saluant ses amis
- Ridicule… Souffle Neji
- Moi j'adhère… Sourit Saï. Que gagne-t-on… ? Un tendre baiser de la jeune femme de son choix… ?
- Pourquoi pas… ? Dit-il observant envieux Sakura
- Parfait… !
Les deux jeunes gens se préparaient à leur défi : celui qui arrivera à faire des sauts périlleux arrière, sans chakra, sans glisser, ni tomber, puis se relever, faire cent pompes en une minute, puis faire la course et arriver le premier.
- Un défi burlesque à la Lee… ! S'impatiente Neji
Sasuke maudissait cette bande de ninja. Même dans ces moments uniques, il fallait que tout soit gâché.
- Sasuke…
Le jeune homme reprit son attention sur sa partenaire.
- Ce n'est rien… Sourit-elle, devant le visage agacé de Sasuke
- Cette bande d'imbécile est décidément partout !
- Laisse… Ils s'amusent…
- Oui…
Sasuke n'était plus captivé sur son irritation, mais sur la jeune femme qui lui souriait tendrement.
Le jeune homme s'empressa de poser de nouveau sa main sur la joue rougit de Miya. La jeune femme se sentait flotter, son corps était léger et lorsque Sasuke captura enfin ses lèvres, elle se sentit transporter en un lieu tumultueux.
Sasuke avait de façon gourmande emmêlé ses lèvres à celle de Miya. Ils firent valser leur baiser de droite à gauche, de haut en bas, savourant l'adrénaline empêchant de respirer.
Manquant de souffle, leur échange humide dut s'arrêter.
Sasuke était comme emporté de désir incontrôlable, il glissa sa tête dans le cou de Miya et la harcela de baisers fiévreux, il venait même croquer le bas de son cou. Passionné.
Était-ce la situation qui l'exaltait, cette manière de se cacher, cette peur d'être vu ou de posséder pour lui seul cette femme tentatrice.
Miya échappait des souffles timides de jouissance, bruit cajoleur qui attira Sasuke jusqu'à ses lèvres, afin de consumer ces cris traduisant son plaisir. Leur baiser se fit intense, succulent, un goût de chocolat blanc sucrée. Les lèvres ne suffisaient plus – toujours curieux de sens polissons - ils composaient une danse langoureuse avec leur langue. Ils étaient seuls en ce monde, ils s'abandonnaient non sans honte à cet espace qui n'appartenait plus qu'à eux.
- Lee ! Tu as gagné… ! Se réjouit Tenten.
Sasuke se sépara des lèvres de sa tendre à ce crie aiguë.
Miya sourit d'amusement, Sasuke paraissait réellement agacé d'avoir été dérangé.
- On rentre maintenant ! Râle Sakura. Il fait super froid !
- Et mon baiser alors… ? Sourit grandement Lee
- C'est hors de question !
- Pourquoi ce monde est cruel… Pleurniche le gagnant
Le groupe de ninja partit.
- Ils ne sont plus là… ? Demande Miya
- Non…
- Merci pour cette soirée…
- Je suis désolé…
- Euh… ?
- Non pas que j'ai honte d'être avec toi, mais je préfère garder cette partie de ma vie pour moi, pou l'instant…
Miya se mit à rougir, « être avec toi », cela signifiait-il qu'ils étaient un couple… ?
- Miya… ?
- Oui, oui, je comprends, ça ne me gêne pas… Sourit-elle
Sasuke déposa un chaste baiser sur ses lèvres, cette jeune femme le possédait.
- Rentrons… Dit-il sobrement
- Oui…
Les deux jeunes gens se dirigèrent vers leur demeure. A la porte de la maison de Miya, Sasuke l'enlaça une dernière fois.
- Merci à toi… Confit ce dernier au creux de son oreille, qu'il embrasse furtivement.
- …
- A demain… Dit-il fuyant.
- A demain… Sourit Miya attendrit.
Hinata ne parvenait toujours pas à trouver le sommeil, elle se tourna et se retourna dans son lit.
Elle n'avait pas fait acte de présence à la fête d'anniversaire de ses deux amis ce soir, prétextant d'avoir une poussée de fièvre.
La jeune femme se leva et partit s'asseoir à son bureau. Elle prit une feuille de papier blanche, et s'empara d'un stylo plume.
Elle ne cessait de le faire tourner entre ses doigts, se demandant la meilleure façon de répondre à Naruto.
Pourquoi… ?
Pourquoi était-ce si dur de répondre… ?
Et puis d'ailleurs, pourquoi répondre… ?
S'attendait-elle à une réponse plus favorable de la part de Naruto ainsi… ?
Oui.
Si seulement tout ça n'était qu'un horrible cauchemar, si seulement Hinata pouvait se réveiller… !
Elle priait chaque matin pour qu'à son réveil, cette lettre ait disparue.
Soudainement, elle s'effondra en larme, comme toutes les nuits.
Elle n'avait jamais eu aussi mal.
- Naruto… Souffle cette dernière. Naruto…
La jeune femme ne put s'empêcher de penser à lui, à son visage souriant, à son rire, sa force de caractère, sa façon de la saluer, de la regarder.
- Naruto…
Son toucher, son parfum, sa voix, sa maladresse, ses enfantillages.
- Naruto…
Elle chiffonna de plus en plus le papier qui ait désormais inondé d'eau salé.
- Naruto…
Cet homme fantasque, que tous idolâtre, ne lui appartiendrait jamais.
- Je ne reste que Hinata pour lui… Se fait-elle mal.
Quelques heures à pleurer sa douleur, et les mots l'inspiraient enfin. Elle ne put que répondre, sobrement, avec ce faux sourire, ce faux semblant, cette fausse joie pour lui, mais elle le voulait toujours heureux, quoi qu'il arrive.
Alors, prête, elle forma des mots sur le papier.
- « Naruto… Je tenais à te remercier pour les mots que tu as eu le courage de poser sur ta lettre… Cependant… ». Cependant… ? Prononce-t-elle comme un élan.
