Disclaimer : Tous les personnages de Vampire Diaries et son univers appartiennent à L.J Smith et aux créateurs de la série !


Quatre juillet 1699 !

Klaus avait quitté la chambre d'Ava peu avant l'aurore, et il avait rejoint immédiatement sa demeure. Chaque séparation était un vrai supplice pour lui. Il l'aimait réellement, bien qu'elle n'ait que dix-sept ans et lui plus de cinq cent ans, et pour la première fois de sa longue vie, il ne se sentait pas faible d'aimer, au contraire, cet amour le rendait fort. Les heures passaient, et Klaus ressentait une impatience qu'il eut du mal à contenir, ce qui amusait bien sa sœur. Il ne pouvait retrouver Ava au lac car elle passait la journée chez sa sœur Joanna, il devait donc attendre le soir. Depuis plus d'une heure maintenant, il fixait les flammes du feu de la cheminée qui réchauffait l'hacienda, bien qu'il ne ressente pas le froid de ce soir de juillet. Un petit rire cristallin le sortit de sa contemplation. Il regarda sa sœur qui ne cachait pas son sourire.

« Je peux savoir pourquoi tu souris ? » lui demanda-t-il.

« Oh, c'est juste que je me délecte de ton impatience. Je n'aurais jamais cru, même dans mes rêves les plus fous voir ça : mon frère chéri tomber amoureux ! » lui répondit-elle un brin moqueuse.

« Ravi de savoir que ça t'amuse ! » dit Klaus.

Au fil des secondes, Klaus sourit à son tour, et Rebekah éclata de rire. Klaus ne pu être en colère contre sa sœur, au contraire, sa bonne humeur était souvent contagieuse. La grande porte d'entrée s'ouvrit, et Elijah entra. Lorsque Klaus et Rebekah virent le visage à la fois inquiet et à la fois pressé de leur frère, ils surent que quelque chose de grave s'était produit. Ils se levèrent en même temps et lui firent face.

« Qu'y a-t-il ? » lui demanda Rebekah.

« Il nous faut quitter la ville au plus vite, et dès ce soir ! » répondit Elijah.

« Je ne partirais pas sans Ava ! » rétorqua Klaus.

« Alors dépêche-toi d'aller la chercher ! » lui conseilla Elijah.

« Pourquoi tant d'empressement ? Je croyais que nous devions regagner l'Angleterre après-demain ? » s'étonna Rebekah.

« Les Costello ont eu vent du rejet d'Ava envers le jeune Thomas et ils perdent patience. A l'heure qu'il est, ils ont dû l'obliger à se fiancer avec lui ! » expliqua Elijah.

Klaus sentit ses muscles se contracter, et le verre qu'il avait entre les mains éclata, répartissant des morceaux de cristal sur un magnifique tapis persan.

« Bouclez vos bagages et tenez vous prêts à partir ! » ordonna Klaus.

Bien avant qu'Elijah n'apprenne lui-même la nouvelle au sujet des projets imminent des Costello, de leur côté, la tension était plutôt froide.

Ava se demandait pourquoi Monica avait pleuré. Qu'avait bien pu faire ses parents ? Leur aurait-elle avoué sa liaison avec Klaus ? Non, elle avait une confiance aveugle en sa sœur. Ça devait être autre chose.

« Que se passe-t-il ? » finit par demander Ava.

Aucune réponse, quand soudain, Karina prit la parole.

« Je commence sincèrement à perdre patiente, Ava ! » dit-elle d'un ton sec.

« Pour quelle raison, maman ? » demanda d'un ton plus calme.

« Qu'est-ce qu'il t'a prit de repousser Thomas comme tu l'as fais ? Le pauvre, il était tout bouleversé quand il a raconté à sa mère votre entrevue de la veille. Tu as osé lui dire que tu ne voulais pas de lui ! » claqua Karina.

« C'est la vérité, je ne l'épouserai pas ! » dit Ava.

Afin de ne pas faire un geste qu'elle regretterait envers sa fille, Karina vida le fond de scotch qui flottait dans son verre.

« Ecoute Ava, si ta mère et moi avons décidés de te marier à Thomas, c'est pour ton bien, et pour celui de la famille ! » dit son père calmement.

« M'enchaîner à un homme que je n'aime pas n'est pas pour mon bien ! » dit Ava, de moins en moins calme. « Pourquoi tenez-vous tant que ça à me voir marier alors que ni Angelica ni Monica ne le sont ? »

« Tu te marieras avec Thomas, que tu le veuilles ou non ! » la prévint sa mère.

« Je ne crois pas non ! » rétorqua Ava.

Karina lança un regard noir à sa fille, qui ne cilla pas.

« J'ai pris des dispositions avec Pedro, qui tu le sais, est un vieil ami à moi, et il fonde de grands espoirs dans ce mariage, et moi aussi, ma fille, alors je t'en prie, ne fais pas ta tête de linotte et contente toi de faire ce qu'on te dit ! » martela George.

« Vous ne pouvez m'y soumettre, et je m'y refuse ! » dit Ava.

Karina perdit patience, et Monsieur Costello n'était pas loin de s'énerver vraiment. Angelica finit par prendre la parole.

« Thomas à toutes les qualités qu'une jeune femme de ton âge peut espérer, pourquoi ne le vois-tu pas ? » voulut-elle savoir.

« Je ne suis pas amoureuse de Thomas, et je ne le serais jamais. » répondit Ava.

« Oh que si, tu vas l'épouser ma chère fille, et c'est terminé, plus aucune de mes filles ne va désobéir ! » tempêta Karina.

« Que voulez-vous dire ? » questionna Ava.

« Monica vient de payer pour toi, et elle a interdiction de revoir ce Gregorio, et toi, tu ne sortiras plus de cette maison tant que tu n'auras pas retrouvé toute ta raison ! » répondit Karina.

« C'est injuste ! » s'écria Ava.

« Mais la vie est injuste ma chère enfant, et tu vas me faire le plaisir dès demain à la première heure d'aller retrouver Thomas, de t'excuser et d'accepter sa demande. » ordonna Karina.

« Plutôt mourir que de me retrouver obligée d'épouser cet impotent ! » renchérit Ava.

Elle passa devant ses parents pour rejoindre sa chambre, mais son père lui agrippa fortement le bras droit, la stoppant dans sa route.

« Père, vous me faites mal ! » geignit Ava.

« Ta mère n'est pas la seule à perdre patience Ava, je commence à m'exaspérer de tes caprices ! » gronda George en lui serrant encore plus le bras.

« Mon bras ! » se plaignit Ava.

« Terminées les balades à cheval, Amir et les autres chevaux retourneront dans l'écurie de ta sœur ! » dit George.

« Non, papa je vous en prie ! » le supplia-t-elle.

« Tu vas désormais te comporter comme tu devrais te comporter depuis bien longtemps ! » poursuivit-il avant de lui lâcher le bras.

Ava recula, et se tint le bras droit de sa main gauche. Les marques de la main de son père commençaient à être visibles, et une vive douleur la transperça.

« Pourquoi me faites-vous cela ? Pourquoi m'obligez-vous à être celle que je ne suis pas ? » leur demanda-t-elle d'une voix enrouée.

« Il suffit Ava, arrête tes jérémiades ! » cingla son père.

« Joanna a été la seule à se rebeller, mais c'est finit, vous allez faire ce que l'on vous dit de faire, point barre ! » claqua sa mère.

« Je vous l'ai déjà dis, je préfère mourir plutôt que de faire vos quatre volontés ! » dit Ava.

Perdant complètement son sang froid, Karina, du revers de la main droite où trônaient deux bagues, frappa Ava au visage. Celle-ci se retrouva au sol, et sa tête cogna sur le rebord d'une chaise. Monica se précipita vers sa sœur et l'aida à se relever. Quand elle remarqua qu'elle saignait, non seulement de la lèvre, mais aussi du front, Monica éclata en sanglot. Ava, elle, était bien décidée à quitter cette maison. Elle regarda ses parents et leur cracha au visage :

« Je vous déteste ! »

Et elle courut jusqu'à sa chambre pour s'y enfermer. Une fois isolée, elle se regarda dans son miroir et y vit le sang qui coulait. Avec un gant, qu'elle trempa dans de l'eau froide, elle essuya le liquide rouge qui commençait à lui obstruer l'œil droit, quand, elle se dirigea vers son bureau pour y sortir des feuilles de papier, une plume et un encrier. Malgré la douleur de son bras droit, elle écrivit une longue lettre, qu'elle cacheta avec de la cire. Rangeant sa plume et son encrier dans le tiroir de son bureau, elle ôta sa robe qui avait coûté cent Pesos à sa mère, et la troqua contre une robe toute simple noire. Ensuite, sortant un sac de toile, elle y rangea uniquement les deux robes créaient par Joanna, celle qu'elle portait le jour de son anniversaire, et la noire, qu'elle avait porté lors de sa rencontre avec Klaus dans la prairie, le lendemain de la découverte de son secret. Elle y rangea ensuite quelques bijoux auxquels elle tenait, des cadres photos de ses deux sœurs et elle, et elle referma le tout. Elle ne pouvait s'encombrer de choses inutiles lorsqu'elle quitterait le domaine pour rejoindre Klaus. Elle devait également se résigner à y aller sans Amir. Elle se consola en se disant qu'il sera bien traité avec Carlos, après tout, c'est lui-même qui l'avait élevé et offert. Ava éteignit toutes les bougies de sa chambre, et attendit.

Les heures passèrent, quand le silence se fit dans toute la maison alors, silencieusement, Ava s'empara de son sac de toile fermement noué, et quitta sa chambre en silence. Elle refusa de prendre des chaussures, de peurs de se trahir et de réveiller quelqu'un. Lentement, prudemment, elle descendit les marches et se rendit en cuisine, où elle tomba sur Martha et Lina. Elle se figea nette devant les deux domestiques, se pensant découverte, mais elle se rappela de ce que lui avait dit Klaus :

« Elijah a hypnotisé vos domestiques, et le jour où tu devras partir pour me rejoindre hors de la maison, ils seront là pour t'aider ! »

Et en effet, Lina lui tendit une paire de chaussures plates et une cape qui la protègerait du froid de la nuit. Ava se dépêcha de les mettre, puis, elle se retourna vers Martha et lui tendit la lettre.

« Transmettez-la à Monica, et dites-lui de ne l'ouvrir uniquement en présence de Joanna ! » lui dit-elle.

« Oui Mademoiselle, maintenant partez, et ne vous retournez pas surtout ! » lui conseilla Martha, qui cacha la lettre dans son corsage.

Serrant la main des deux domestiques, Ava sortit par la porte de la cuisine qui était ouverte. Une fois dans le jardin, elle rasa les murs jusqu'à la lisière du bois, puis, sans s'y enfoncer, elle longea la forêt afin de se retrouver enfin sur le sentier qu'elle avait tant empruntée avec Amir. La lune était brillante, et Ava se mit à courir à travers la nuit, son sac de toile sur son épaule. Malgré les conseils de Martha, Ava se retourna plusieurs fois pour être sûre que l'alerte de sa fuite n'avait pas été donnée, et cette étourderie eut raison d'elle, et ses pieds s'emmêlèrent dans une racine, et la firent tomber, lui écorchant les mains et le menton. Retenant une plainte, Ava se remit sur ses pieds et reprit sa course, cette fois, sans se retourner.

Après une éternité, elle arriva enfin à la prairie, dont le lac reflétait l'éclat de la lune. Elle s'appuya contre l'arbre le plus proche, à bout de force. Elle sursauta en entendant le bruit d'une brindille qui se cassa.

Arrivant aux abords de la prairie, Klaus se figea. Il sentait l'odeur du sang, et pas n'importe quel sang. Marchant plus rapidement, il fit craquer une brindille, et il reconnu le faible son émit par Ava, qui avait certainement entendu la brindille se casser. Sortant des bois, il l'appela :

« Ava ? »

Elle fut soulagée d'une peur immense.

« Klaus ! » murmura-t-elle d'une voix trop basse.

Mettant un pied devant l'autre, elle courut dans la direction de la voix de Klaus, qui lui, en un clin d'œil, se retrouva devant elle, la prenant dans ses bras. Grâce à ses yeux de vampire, il pu voir les marques sur son front, sa lèvre et son menton.

« Que t'est-il arrivé ? » demanda-t-il.

« Mes parents ! » répondit-elle faiblement.

Elle lâcha un gémissement de douleur quand il lui prit le bras droit, et il remarqua avec horreur un énorme bleu se former sur sa peau, mais aussi les écorchures sur ses mains.

« Emmène-moi loin de cet Enfer ! » quémanda-t-elle.

La débarrassant de son sac de toile, il la prit dans ses bras comme une mariée, et lui remit le sac qu'elle serra contre elle. Utilisant sa vitesse, Klaus se retrouva dans sa propriété en quelques secondes. Lorsque Klaus mit un pied dans le salon, Elijah referma tout derrière lui, et Rebekah se rapprocha de sa nouvelle sœur, que Klaus avait déposée sur le canapé.

« Oh Mon Dieu, que lui est-il arrivé ? » s'alarma Rebekah.

« Ses parents ! » dit Klaus en grognant. « Trouvez-lui quelque chose à manger, et mettez son sac dans la voiture ! »

Elijah se chargea d'aller mettre le sac d'Ava dans la voiture qui attendait devant la maison, et Rebekah alla en cuisine. Klaus, quant à lui, retroussa sa manche, se mordit le poignet, et le tendit à Ava. Cette dernière se mit à boire le sang de Klaus, et elle en sentit rapidement les effets. Lorsque Klaus vit les marques et les blessures disparaître du visage de sa bien-aimée, de ses mains et le bleu sur son bras disparaître, il retira son poignet qui se cicatrisa de lui-même. Ava se mit à tousser, puis, elle éclata en sanglot. Klaus ne pu supporter de la voir dans cet état, et l'attira dans ses bras, où elle s'y réfugia.

« Tout va bien, je suis là maintenant ! » la rassura-t-il.

Les yeux d'Ava étaient embués de larmes, et elle était incapable de contrôler ses sanglots. Quand Rebekah revint de la cuisine avec des fruits et du pain qu'elle avait recouvert de fromage, elle posa le plateau où ils étaient disposés sur la petite table basse en bois, et rejoignit Elijah devant la maison.

« Je suis là mon amour, tout va bien ! » ne cessa de lui répéter Klaus.

Ava finit par se calmer, et quand elle eut entièrement tarit ses pleurs, elle se détacha de Klaus pour sécher son visage plein de larmes. Ce dernier l'obligea à le regarder, et il lui dit :

« Nous allons partir, et d'ici une semaine, une toute nouvelle vie s'offrira à toi, et on ne se quittera plus jamais ! »

« Tu me le promets ? » dit-elle d'une petite voix.

« J'en fais le serment ! » répondit-il.

Il l'embrassa durement, et le baiser dura trois bonnes minutes, avant que le ventre d'Ava ne se mettre à réclamer de la nourriture. Elle mangea les fruits et le pain au fromage que lui tendit Klaus, bu d'une traite un verre d'eau, et elle se sentit tout de suite bien mieux.

« Bien, partons maintenant ! » dit Klaus.

« Et les domestiques qu'Elijah a hypnotisé ? Vont-ils restés comme ça le restant de leur vie ? » demanda Ava.

« Non, ils ne se souviendront de rien, crois-moi ! » répondit Klaus.

Ava soupira de soulagement, et elle se laissa porter par Klaus.

Les chevaux tirèrent la voiture loin de Madrid aussitôt que Klaus eut mit un pied dans la carriole avec Ava, Rosa ayant reçu l'ordre de rester à l'avant avec le cochet.

Ava avait finit par s'endormir dans les bras de Klaus, qui ne desserrait pas l'étau de ses bras autour d'elle.

« Je ne sais pas ce qui me retient de faire demi-tour et de leur arracher le cœur ! » fit Klaus au bout d'un moment.

« Je ne suis pas non plus heureuse de la façon dont ils ont traités Ava, mais nous ne pouvons nous en prendre à eux, cela attirerait l'attention sur nous et les gens finiraient par se poser des questions sur les vraies raisons de notre départ. » lui dit Rebekah.

« Ce ne sera bientôt qu'un simple souvenir ! » conclu Elijah.

Klaus posa son regard sur le visage endormit d'Ava, et il déposa un tendre baiser sur son front.

Cinq juillet 1699 !

Monica se réveilla avec les yeux encore plus rouges que la veille. Comment allait-elle dire à Gregorio que ses parents lui avaient ordonnés de mettre un terme à leur relation ? Cette pensée lui déchira le cœur. Elle finit par se lever et elle alla directement frapper à la porte d'Ava. N'obtenant aucune réponse, elle ouvrit la porte, qui n'était pas verrouillée, et en entrant dans la chambre, un sentiment de solitude s'empara de Monica. Au moment même où elle posa son regard sur le lit qui n'avait pas été défait, sur les placards et commodes ouverts en grands, Monica su que sa sœur avait profitée du sommeil des habitants de la maison pour s'enfuir.

« Mademoiselle ? »

Avec un sursaut, Monica se retourna et tomba sur Martha, qui ferma la porte.

« Oui Martha ? » fit Monica.

Martha plongea la main dans son corsage et en retira une lettre, qu'elle tendit à Monica, et lui dit la phrase suivante d'une voix complice :

« Ne l'ouvrez qu'en présence de Joanna ! »

Le cœur de Monica loupa un battement. Ainsi, Ava lui avait laissée une lettre qu'elle ne devait lire qu'avec Joanna ? Et bien soit ! Remerciant la domestique, elle lui répondit :

« Dites à Tristan de préparer Amir et de me l'emmener devant la maison d'ici dix minutes ! »

La minute suivante, la domestique quitta la chambre pour faire ce que lui avait demandé Monica, et cette dernière regagna sa chambre après avoir caché la lettre dans la poche de sa robe de chambre. Elle fit sa toilette, surtout pour faire partir les traces de pleurs qui ornaient encore son visage, mit une robe beige et blanche toute simple, et plaça la lettre d'Ava dans son corsage. Mettant une paire de chaussure de marche, Monica noua un foulard dans ses cheveux et descendit en trombe au rez-de-chaussée. Elle ne prêta pas attention à ses parents, mais elle s'arrêta sur le seuil de la porte quand elle entendit sa mère lui dire :

« J'espère que ta sœur est réveillée, nous avons fort à faire aujourd'hui ! »

« Maman, taisez-vous ! » répondit Monica.

Quand elle se retourna pour faire face à sa mère, Monica su qu'il était temps à son tour de se rebeller.

« Je te demande pardon ? » s'offusqua Karina.

« Comment parles-tu à ta mère ? » la gronda George.

« Père, c'en est assez, je me refuse à plier à vos exigences. Je mènerai la vie que j'ai décidé de mener, et vous ne vous y opposerez pas. Quant à Ava, allez voir dans sa chambre, et vous verrez par vous-même ! » répliqua Monica.

Elle sorti de la maison et monta sur Amir avec l'aide de Tristan. Sans perdre un instant, elle partit au galop jusque chez Joanna.

Angelica, bien que sous le choc de la façon dont sa jeune sœur venait de parler à ses parents, était montée à l'étage et entra dans la chambre d'Ava.

« Oh Seigneur, Ava mais qu'as-tu fais ? » demanda-t-elle à voix haute.

Malgré elle, des larmes coulèrent sur son visage en constatant que sa plus jeune sœur s'était enfuie. Lorsque Karina et son mari étaient entrés dans la chambre, la seule chose qu'ils trouvaient à dire fut :

« Mais où est-elle ? »

Après plus de quinze minutes de trajet à cheval, Monica finit par arriver à la demeure de sa sœur. Elle redoutait non seulement le contenu de la lettre, mais également la réaction de Joanna !