Bonjour, bonsoir.

Je sais que ça fait une éternité que j'ai rien posté, plus d'un an à vrai dire. C'est chaud. J'ai mes raisons, je n'ai pas arrêter d'écrire juste comme ça mais je comprend que ne pas avoir donné de nouvelles a pu vous donner l'impression que je ne reviendrais jamais. Et que ça devait être agaçant. Donc je m'excuse encore une fois.

J'ai passé une année de merde.

Voilà, et je sais que c'est le cas de nombreuses personnes mais je vous avoue de mon coté ça a été une succession de drames et problèmes plus ou moins importants selon la période. Tellement que mes amis ont décrété que je portais la poisse et se sont mis à compatir de mon malheur (ce qui venant d'eux veut dire beaucoup). Bref je ne vais pas m'étendre là-dessus plus longtemps parce que c'est pas le but et qu'en plus on s'en fout un peu, je me suis juste dis que je vous devais quelques explications. Tout ces événements ne m'ont clairement pas donner le temps pour écrire ni même l'envie de le faire et j'ai un moment pensé à juste poster un mot pour vous dire que j'arrêtais sauf que j'en avais pas envie non plus.

J'avais pas envie de grand chose cette année.

Je recevais des notifications et je me disais que c'était pas juste envers vous alors dernièrement je m'y suis remise. Doucement. C'est pourquoi je poste un nouveau chapitre aujourd'hui. Comme je ne veux pas que ça reparte comme en 14, j'ai décidé de modifier un peu ma manière de faire. Les chapitres vont être moins long à présent parce que je me suis rendu compte que mes deux derniers chapitres avoisinaient chacun 10 000 mots et que c'est beaucoup (pour moi j'entends, je sais bien que pour vous, plus y'a de mots mieux c'est). Ecrire moins me permettra de publier plus vite, ce qui je pense est plus profitable pour vous comme pour moi sur le long terme. (parce que oui j'ai conscience qu'un chapitre tout les 6 mois c'est pas génial comme rythme.)

Encore une fois, je m'excuse pour le délai.

Orphéo.


Il est très difficile de boire un café quand un poids mort s'étend sur tout le côté gauche de votre corps. Porter la tasse à vos lèvres devient une véritable épreuve et c'est pourquoi je suis présentement en train de prier pour ne pas renverser ma boisson. Je pense sincèrement que je fais du bon boulot dans la mesure où cela fait au moins dix bonne minutes que j'ai la tasse dans les mains et que je suis intacte. Parce que je ne pense pas pouvoir rester immobile si je me brûle, j'ai jamais été du genre à souffrir silencieusement… ni même à vivre silencieusement d'ailleurs.

Un ricanement me sort de mes pensées et j'essaye de lancer un regard noir – ce qui n'est pas facile à faire quand vous ne pouvez pas tourner la tête, je tiens à le préciser– à Cora qui me regarde faire, un sourire malfaisant – non je n'exagère pas– plaqué sur le visage. Je suis sûre qu'elle espère que je renverse ma tasse. Je sens ses ondes négatives m'encercler doucement. Sorcière. Avec un air de défi, je lève une nouvelle fois mon bras tout en faisant en sorte que le reste de mon corps reste immobile et bois une petite gorgée de mon délicieux breuvage. La brune souffle bruyamment et retourne s'asseoir, déçue et je souris, satisfait.

« Stiles, j'espère que t'es au courant qu'il va bien falloir que tu le réveilles si tu veux aller te coucher un jour ? », me lance Laura qui vient de réapparaître dans mon champ de vision, vêtue d'un pyjama parme recouvert de cônes de glace roses et bleus. Adorable.

Elle a disparu il y a quelques minutes pour mettre Malia au lit, puisque Peter n'a pas daigné remontrer le bout de son nez depuis qu'il est monté. Isaac a rapidement suivi après avoir baillé pendant la moitié du dernier film. Il ne reste plus dans le salon que les deux sœurs qui me regardent en haussant les sourcils et Derek qui dort, à moitié affalé sur moi. Ses cheveux chatouillent mon cou depuis au moins vingt minutes et ma main gauche, qu'il a décidé d'emprisonner dans la sienne, est tellement engourdie que j'ai l'impression d'être amputé. Ce n'est pas agréable.

Malgré tout, parce que je suis un imbécile, je n'ai pas envie de le réveiller.

… Ugh, c'est pathétique. Il va falloir que je trouve un moyen de me déscottisifier, ça devient urgent. J'ai l'impression de vomir des arcs-en-ciel à chaque fois que j'ouvre la bouche et si ça continue, je vais me transformer en personnage d'High School Musical.

« Je sais, je sais, laisse-moi juste finir mon café, je lui réponds en essayant d'adopter un air décontracté quand je lève mon bras pour boire une autre gorgée.

– Ton café serait déjà fini si tu ne mettais pas 3 minutes pour lever ton bras, rétorque Cora avec un sourire moqueur.

– J'aime prendre mon temps pour dégust-

– Ton bras tremble… », ajoute Laura en appuyant délibérément sur chacun des mots.

Je les assassine du regard, (ou tout du moins, j'essaye mais je peux seulement atteindre la table basse sans bouger la tête) vexé, tout en prenant soin de reposer la tasse sur ma cuisse. Je finis par soupirer parce que je sais sans le voir que leurs sourcils sont fermement plantés sur le haut de leurs crânes. D'ailleurs ça ne peut pas être sain, cette manie de toujours hausser les sourcils comme ça. Un jour, ils vont tous rester coincé et ils auront l'air bien con. Ils seront connus pour être la famille des sourcils coincés et plus personne ne voudra leur adresser la parole parce qu'ils feront flipper. Ha ha, bien fait !

« Mais j'ai l'impression que si je le réveille maintenant, il va me cracher dessus et m'ignorer jusqu'à ce que je lui donner à manger ! je marmonne tout en essayant de tourner la tête pour pouvoir enfin les regarder dans les yeux. Peine perdue, j'atteins seulement la manche de pyjama de Laura.

– Stiles… Derek n'est pas un chat, rétorque Cora d'un ton excédé.

– Pourquoi vous ne le réveillez pas vous-même dans ce cas ? je siffle en plissant les yeux d'un air suspicieux (la table basse n'a rien fait pour mériter ce regard).

– Parce que nous avons vécu avec lui assez longtemps pour savoir que c'est bien trop dangereux. Il est du genre à être un peu… mordant au réveil, me répond Laura avec un rire dans la voix.

– Et bien que ses petites dents de lapin soient adorables, on voudrait éviter de les voir de trop près tu vois, ajoute la plus jeune. »

Je ne peux m'empêcher de tourner la tête vers elles en poussant une exclamation offusquée.

« Je le savais ! Vous êtes prête à me donner en pâture sans même une once de remord, bande de viles sorcières ! »

Les deux brunes me regardent avec un sourire goguenard et c'est à ce moment que je prends conscience du mouvement sur ma gauche. Je déglutis en entendant un grognement et tourne doucement la tête. Lorsque j'ai bougé brusquement, la tête de Derek alors tranquillement installée sur mon épaule a dérivée et s'est retrouvée coincée entre mon dos et le canapé. Merde. Bon et bien j'aurais essayé. En y repensant, c'est déjà un miracle que j'ai tenu aussi longtemps. Je grimace en le voyant se redresser doucement.

« Stiles… pourquoi est-ce que tu cries ? marmonne-t-il en se passant une main sur le visage. Je me tends en voyant ses sourcils se froncer mais ne peux m'empêcher de fondre intérieurement quand il tourne ses yeux encore à moitié endormis vers moi. Ses cheveux sont tout aplatis du côté droit et il tient toujours ma main dans la sienne sans s'en rendre compte. Ok. C'est juste adorable.

– Je crie parce que tes sœurs sont d'horribles personnes, je lui réponds en jetant un regard noir aux concernées qui se sont tranquillement installée sur le deuxième canapé, l'air innocent. Cora éclate de rire et Laura fait mine de m'envoyer un baiser. Je me renfrogne devant leur moquerie.

– Crois-moi, je ne le sais que trop bien, grogne Derek avant de m'embrasser la joue. Il se laisse ensuite retomber contre le canapé en soupirant, la tête en arrière. Quelle heure est-il ? »

Bonne question. Tard, je suppose vu qu'on a eu le temps de regarder trois dessins animés avant que Malia ne s'endorme sur Isaac et que j'ai perdu toute sensation dans ma main depuis une bonne demi-heure maintenant... j'ai même plus l'impression d'avoir de main en fait.

…. OK, avant de paniquer Stiles, vérifie…

C'est bon, elle est toujours là.

« Il est plus de minuit maintenant », lance Laura en jetant un coup d'œil à son portable.

Je soupir de soulagement quand je remarque que Derek a desserré son étreinte. Je ramasse -je ne vois pas comment décrire ça autrement à ce niveau- ma main gauche avec ma main droite et manque de crier tant la sensation est dérangeante. Mon membre est devenu une véritable fourmilière. Je tente de bouger mes doigts et glousse/grimace à moitié. Derek me jette un coup d'œil interrogatif et je secoue la main pour lui dire que ce n'est rien.

« Ah, putain le con ! » je siffle en me courbant sur moi-même. Mauvaise main.

J'entends Cora rire et Derek demander ce que j'ai mais je suis trop occupé à essayer de retrouver un membre fonctionnel pour répondre.

« Il a probablement la main engourdie vu que tu l'as utilisé comme doudou pendant une heure et que cet idiot n'a pas voulu te réveiller. »

Merci Laura pour ce résumé, je me sens tellement soutenu.

Je sens alors Derek me frotter le dos et je pousse un soupir de soulagement tandis que la douleur diminue petit à petit. Je relève ensuite la tête et plonge mon regard dans celui du brun.

« Idiot. »

Il me sourit doucement tout en continuant de me caresser le dos et mon cœur rate un battement.

« Oh mon dieu, si je continue de les regarder plus longtemps je pense que je vais vomir », s'exclame Cora en se levant du canapé à toute vitesse.

Derek lève les yeux au ciel mais ses oreilles prennent une jolie couleur rosée, signe de sa gêne et je secoue la tête, amusé.

« Bonne nuit Cora, je m'écrie en la regardant s'éloigner.

– C'est ça.

– Je pense que je vais aussi aller me coucher, je suis crevée, dit Laura en s'étirant. Bonne nuit Stiles, c'était vraiment sympa de t'avoir avec nous ce soir », ajoute-t-elle en m'enlaçant brièvement. Le sourire qu'elle m'adresse est sincère et je me surprends à ressentir un peu de fierté. Plaire aux Hale semble être une tâche compliquée et je pense qu'il serait difficile pour Derek de sortir avec quelqu'un que sa famille n'apprécie pas donc savoir que Laura m'apprécie – ou tout du moins me tolère– est un vrai soulagement pour moi.

Elle se tourne ensuite vers son frère et c'est au tour du brun de recevoir un câlin. Elle se penche ensuite à son oreille et lui murmure quelque chose que je ne parviens pas à entendre.

« Laura ! » s'écrie-t-il brusquement en la repoussant. La brune éclate de rire et il a l'air si outré que je ne peux m'empêcher de rire à mon tour. Laura me fait un clin d'œil avant de disparaitre dans les escaliers. Le visage de Derek est rouge carmin quand je me tourne à nouveau vers lui et mon sourire s'agrandit. Il est assis bien droit maintenant et il a son regard tout fuyant. Je sais que je me répète mais cet homme est adorable.

Je me rapproche de lui et je prends son visage entre mes mains. Il fronce encore les sourcils et ce constat me faire sourire intérieurement. Ses yeux trouvent les miens et je reste un moment silencieux puis, n'en pouvant plus, je murmure du ton le plus sérieux que j'ai en possession :

« Le rouge fait vraiment ressortir tes yeux. »

Je parviens au bout de ma phrase avant d'éclater de rire et j'entends Derek grogner avant qu'il ne repousse ma tête de sa main en me traitant d'enfoiré. Mon rire redouble et je penche ma tête en arrière quand je vois la tête que tire le brun.

Mon rire s'arrête brusquement quand Derek me tacle et que je me retrouve allongé sur le canapé, le souffle coupé. Ma tête est encerclée par ses deux bras et ses sourcils (alors au niveau 6 sur l'échelle du sourcil froncé) gravitent au-dessus de moi, laissant présager une mort douloureuse si je ne fais qu'émettre un son.

Je sens son souffle sur mon nez et ses yeux sont rivés sur ma bouche. L'intensité soudaine de son regard provoque une délicieuse sensation dans le creux de mon ventre et les secondes passent doucement, mettant à mal le peu de patience que je possède. Je veux sa bouche sur la mienne, maintenant ou je pense que je vais péter un plomb.

Un sourire s'étire lentement sur les lèvres de Derek et il continue de me regarder sans bouger.

« T'es clairement en train de te venger là, c'est ça ?

– Hun hun. »

Je pousse un soupir tout en sachant que j'ai mérité ce qui m'arrive.

« La vengeance n'est jamais la solution, je rétorque d'un ton très sérieux.

– Ah oui ? Et que proposes-tu dans ce cas ? » murmure-t-il dans le creux de mon oreille. Merde, sa voix est plus rauque que d'habitude et je ne sais pas quoi faire de cette information si ce n'est que je veux réentendre cette voix.

Sauf que je ne sais pas ce que je suis censé répondre, bordel. Et je n'ai jamais su faire de voix aguicheuse de ma vie, sauf quand je parle à des femmes de plus de 50 ans ce qui ne risque pas de m'aider dans la situation présente.

Cinq longues secondes de silence passent alors que je cherche quelque chose d'excitant à répondre. Sauf que rien ne vient et je sens que je vais mourir de frustration. Derek commence à me regarder bizarrement.

– OK, désolé je ne trouve pas, je finis par lâcher brusquement en gigotant, c'est trop long et ta bouche est juste devant mon nez et il y a tes yeux aussi là qui me regardent et je ne peux certainement pas réfléchir dans ses conditions... est-ce que qu'on peut juste s'embrasser mainten–

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que ses lèvres sont sur les miennes et je soupire de soulagement. Merde, j'ai attendu ça toute la journée moi. Le baiser se fait fiévreux et je ne pense bientôt plus qu'à ces lèvres sur les miennes, à ces mains dans mes cheveux. Mes doigts se pressent sur son dos et je les passe sous son pull avec avidité. Il grogne quand j'enfonce mes ongles un peu trop fort et je gémis quand il brise le baiser pour venir s'attaquer à mon cou.

Puis quelque chose se met à vibrer contre ma cuisse et je me fige.

– Dis-moi que c'est ton téléphone, je lance entre deux respirations.

Derek laisse tomber son front contre mon épaule avec un soupir avant d'extirper l'objet du démon de la poche de son pantalon. Mes bras retombent mollement contre le canapé tandis qu'il se redresse sur ses genoux et je lui lance un regard que j'espère éloquent. Pour sa défense, il semble aussi dépité que moi d'avoir été interrompu en pleine séance de pelotage (pour la deuxième fois si on compte l'incident avec l'agrafeuse) ce qui me rassure un peu. Je soupire en le voyant décrocher et je devine qu'on ne pourra pas retourner à notre précédente activité une fois qu'il aura raccroché. J'essaye donc tant bien que mal de penser à quelque chose qui pourra m'aider à faire disparaitre mon début d'érection.

« Oui ?... Arrête de crier, j'ai compris… désolé… la ferme… c'est ça, bonne nuit. »

J'hausse les sourcils devant cette joyeuse conversation et m'interroge en voyant l'expression de Derek passer de la colère à la gêne en l'espace d'une microseconde. Il tripote son téléphone un moment avant de marmonner :

« C'était… hum, Cora. Elle souhaiterait qu'on remette à plus tard… nos activi– euh ce que nous étions en train de faire.

– Nous étions si bruyant que ça ? » je demande avec de grands yeux. Derek semble vouloir disparaitre sous terre en entendant mon commentaire et j'hausse les épaules. Savoir qu'elle nous a entendu m'aide au moins à régler mon problème d'érection. Je tends ma main en direction du brun et celui-ci m'aide à me redresser après m'avoir reluqué un instant. Je ne sais pas dans quel état je suis mais le résultat à l'air de lui plaire. Il pousse un autre soupir dépité et je ris doucement.

« Fais pas la tronche, Grincheux, je compte sur toi pour remettre ça dans un future trèèès prochain », je murmure en haussant les sourcils d'une manière suggestive.

Il renifle d'un air moqueur mais son sourire est clairement amusé.

« Je vais rentrer, il se fait tard et je dois me lever tôt demain, je dis après avoir jeté un œil à mon portable. Le réveil va encore être difficile. Derek hoche la tête et se lève après avoir pris ma main. Il m'embrasse doucement avant de se diriger vers l'entrée.

– Oh tu me raccompagne ? C'est gentil, j'avais peur de me perdre.

Il lève les yeux au ciel et mon sourire s'agrandit. J'enfile mes chaussures et Derek me tend ma veste quand je relève la tête. Il ouvre ensuite la porte et quelques secondes plus tard nous nous retrouvons devant ma porte. Je ne veux pas rentrer, j'ai passé une très bonne soirée avec sa famille et rejoindre le silence de mon appartement ne me plait pas vraiment. Je pourrais le faire entrer bien entendu mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je suis du genre à précipiter les choses d'habitude mais avec Derek, j'ai envie de prendre mon temps avant d'ajouter le sexe à notre relation.

Même si ça risque d'être très compliqué…

J'avais mes mains sur lui y'a à peine dix minutes, bordel.

Je ne dois pas être le seul à penser ça vu le regard qu'il me lance. Il prend mon visage dans ses mains et m'embrasse longuement.

« Tu es en train de me tuer », me souffle-t-il quelques minutes plus tard en posant son front contre le mien.

Mon cœur rate un battement. Ou trois, je ne sais plus. Il se fout de moi, là ? C'est moi qui le tue, nan mais il s'est regardé récemment ou pas ? Me sortir des phrases pareilles nan mais franchement.

Une de ses mains vient caresser mon cou doucement, pile à l'endroit qu'il s'employait à mordre tout à l'heure. Hum, je dois avoir une marque. Ma respiration s'accélère à nouveau en voyant la lueur de désir dans ses yeux tandis qu'il trace la marque du pouce.

« Oh ne t'inquiète pas, je ne compte pas te tuer avant qu'on ait enfin eu un vrai rendez-vous », je rétorque en lui lançant un regard appuyé.

Il grimace d'un air penaud tout en laissant ses bras glisser jusqu'à ma taille.

« Fais attention Hale, c'est la deuxième fois que tu me fais le coup. Pas que je n'ai pas apprécié la soirée en compagnie de ta famille mais nous avions un programme, j'ajoute avec une moue en enroulant mes bras autour de sa nuque.

– Et je me suis déjà excusé pour ça, Laura m'a quelque peu forcé la main au cas où tu aurais oublié…

– J'aime bien Laura. Quand elle me fait pas flipper. Elle est aussi effrayante que Lydia.

– Lydia… C'est celle aux cheveux roux ? répond-il les sourcils froncés après un moment de réflexion.

– Blond vénitien, mais ouep, c'est elle !

– Celle qui t'as tiré l'oreille quand elle t'a trouvé chez moi après t'avoir cherché partout parce que tu étais tellement saoul que tu avais oublié tes clés et ton portable à sa soirée ? » demande-t-il avec un ton faussement innocent.

Je lui lance un regard noir, parce qu'il n'est pas obligé de me rappeler ce moment de mon existence. J'étais là, je sais très bien ce qu'il s'est passé. Je lui tire légèrement les cheveux pour me venger mais cela le fait sourire d'avantage.

« Oui, celle-là même.

– Hum, elle fait peur en effet. »

Le silence s'installe après sa réponse et j'en profite pour poser ma tête sur son épaule.

« Ne t'endors pas sur moi. »

Je renifle d'un air méprisant.

« C'est l'hôpital qui se fout de la charité, j'ai failli perdre un bras par ta faute je te rappelle.

– Tu dormirais mieux dans ton lit. »

Je retiens ma langue parce qu'à ce niveau je suis capable de sortir soit un truc dégoulinant de mièvrerie soit une remarque totalement déplacée. Et non, juste non.

« Hum, pas faux, je finis par dire en resserrant mon étreinte.

– Stiles.

– Ok, j'y vais, j'y vais, je bougonne en m'écartant à regret. Il me regarde faire avec un sourire amusé mais il a toujours pas lâché ma main alors il ferait mieux de ne rien dire.

Je l'embrasse longuement une dernière fois et il presse son visage dans mon cou pendant un instant avant qu'on se sépare. Encore son rituel chelou de reniflage. Le pire étant que ça ne m'étonne même plus, je veux dire, je m'attends à ce qu'il le fasse maintenant c'est pour dire.

La porte se referme sur sa silhouette et je soupire, parce que je dois encore me doucher avant de pouvoir rejoindre mon lit.


Je suis installé dans mon lit depuis dix bonnes minutes, essayant de trouver la meilleure position quand j'entends mon portable vibrer. Je grogne mais tend tout de même la main pour le récupérer. Je manque de m'étrangler avec le câble du chargeur dans le processus et grogne une nouvelle fois.

Grincheux [01:23] : Tu dors ?

Un sourire débile se fait un chemin sur mon visage et je n'arrive même pas à m'en vouloir pour ça.

[01:23] : Non, pas encore.

Hum…

[01:23] : :)

C'est mieux.

Grincheux [01:24] : À quelle heure finis-tu demain ?

Je me disais bien qu'il m'envoyait pas un sms juste pour le plaisir d'en envoyer. C'est pas du tout le genre de la maison. Surtout à cette heure, quand on devrait déjà être en train de pioncer comme des bienheureux dans nos lits douillets. D'ailleurs en parlant de lit…

[01:25] : Où est-ce que tu dors ?

Grincheux [01:25] : Hein ?

[01:25] : Ça m'intrigue parce que y'a que deux lits et vous êtes genre 12 millions !

Grincheux [01:27] : Ma chambre : Laura et Cora, chambre Isaac : Peter et Malia lit, Isaac matelas. Canapé salon : moi.

Derek est encore moins bavard par sms, je pensais pas que c'était possible.

Grincheux [01:27] : Est-ce que tu peux répondre à ma question maintenant ?

… Pourquoi je sens qu'il lève les yeux au ciel ?

C'était quoi sa question déjà ?

Ah, oui.

[01:28] : Midi, puis je rentre et je repars à 19h pour mon service de nuit, pourquoi ?

Grincheux [01:28] : On déjeune ensemble ?

[01:29] : Aww, je te manque déjà ? ;)

Héhéhé !

Grincheux [01:29] : Je dois passer au poste pour récupérer les clé de ma librairie demain, quitte à faire le déplacement…

Mon sourire se fane et laisse place à une moue boudeuse.

[01:29] : Enfoiré.

Grincheux [01:29] : :)

[01:30] : Oh mon dieu.

Grincheux [01:30] : Quoi ?

[01:30] : Tu as utilisé un smiley :O

Grincheux [01:30] : À demain Stiles, dors bien.

Je lève les yeux au ciel avec un sourire amusé. C'est trop facile.

[01 :30] : Bonne nuit ! :D

Cette fois, je m'endors dès que ma tête touche l'oreiller.


Je posterai le prochain chapitre la dans le courant de la semaine prochaine.

En attendant, j'espère que celui-ci vous a plu.

Personnellement je suis contente d'être de retour.

A bientôt :)

Orphéo