Nouveau chapitre et cette fois fini le sadisme… Tout du moins pour ici J'en connais une qui va être contente d'avance car… Oh mais que voilà, ne serait-ce pas un petit lemon qui passerait par là ? Espère que vous allez aimer.
« 12morts, 23 blessés dont 15 dans un état grave et 5 dans un état critique. L'île d'Hawaii n'avait jamais connu telle catastrophe humaine depuis 4ans et une autre explosion dans un magasin également, faisant 25morts et 3 blessés. D'après les enquêteurs, cette première catastrophe serait à l'origine de cet acte terroriste perpétré par Hitachi Hokaïma. Ce dernier aurait perdu en effet ses deux filles et sa femme dans l'explosion de cette bombe, jugé et emprisonné pendant 4ans avant d'être libéré pour bonne conduite. Le portrait… » Clic.
Steve venait d'éteindre la télévision qui se trouvait dans la salle d'attente bondée de l'hôpital. Pas la peine d'en savoir plus, ce qu'ils avaient vécu en direct il y a plus de trois heures leur suffisait amplement. Ils ne faisaient plus qu'attendre maintenant avec une impatience montant en flèche des nouvelles des blessés et surtout, surtout celles de Danny et Nick. Et s'il arrivait une merde sur la table d'opération maintenant ? Ils en avaient parfaitement conscience, les erreurs médicales ou arrêts cardiaques dans cette situation arrivaient plus qu'on ne pourrait l'imaginer.
Alors que l'équipe du 5-0 était là au complet pour se soutenir mutuellement et réconforter la petite Grace qui était tombée « par hasard » sur l'attentat en direct, et qui avait supplié sa mère et son beau-père de l'emmener immédiatement au centre hospitalier, Greg se retrouvait seul dans son coin, plus ruminant et plus culpabilisant que jamais. Les mots de réconfort des infirmiers et médecins ne lui suffisaient pas. Les appels de ses collègues, essentiellement de Sara et Catherine ainsi que de sa famille ne lui convenaient plus. Il avait ce lourd fardeau à porter, et il n'était pas prêt de s'en débarrasser ! Comme le jour où Nick s'était fait enlever, ça lui faisait aussi mal : devoir assister impuissant à la souffrance de celui qu'il aime sans pouvoir agir, ne faire que regarder et observer les moindres détails aidants. Comme cette fois-là, il n'avait rien pu faire. Mais à l'époque, ils n'étaient pas mariés ! Ils n'étaient pas en couple ! Est-ce que cette épreuve les brisera juste avant que leur vie heureuse ait pu vraiment débuter ? Il en doutait terriblement !
Il se sentait comme observé par tous, comme si chacun ne savait pas comment s'adresser à lui, lui un pauvre étranger en lune de miel faisant parti malheureusement de la longue liste de proches attendant des nouvelles des blessés. On leur apporta à boire et à manger, il refusa poliment, la grosse boule dans sa gorge lui coupant toute envie de s'alimenter. Le chef de l'unité, qui s'était présenté à lui comme le commandant McGarrett était assis en face de lui, semblant aussi abattu que lui. Il voyait sur son visage la même expression qu'il avait quand son Nicky fut embarqué aux urgences après son incident : même inquiétude, même tristesse, le regret de ne pas avoir pu exprimer ses véritables sentiments à l'autre personne. Qu'est ce qu'il le comprenait, le pauvre ?
Deux heures plus tard, ils étaient toujours là, les nouvelles des proches parvenant peu à peu. Mauvaises nouvelles pour certains qui apprenaient le décès de leurs connaissances du aux graves blessures, brûlures que chacun avait subi et qui s'effondraient sur les chaises en plastique secoués par les sanglots. D'autres qui se congratulaient en apprenant qu'ils étaient tirés d'affaire plus ou moins. Mais toujours pas de nouvelles de ceux qui nous intéressent. Et l'angoisse augmentait encore plus si cela était possible dans la pièce !
Une demi-heure enfin plus tard, les médecins en charge entrèrent dans la pièce :
« Williams et Sanders-Stokes ? »
Tous se levèrent au même moment, appréhensifs, se tenant la main pour certains ou par l'épaule. Steve et Greg fermèrent les yeux comme si cela pouvait atténuer leur peur.
« Comment vont-ils ? » Kono fut la première à poser la question.
« Vos amis sont hors de danger : aucun organe vital touché, juste quelques égratignures ci et là. Nous avons recousu la blessure de Monsieur Williams. Nous avons par contre immobilisé son genou pour quelques temps pour qu'il puisse le ménager ainsi que son bras droit. Mais quelques semaines d'immobilisation et de rééducation et ceci sera du passé. »
« Et… Et mon mari ? »
« Votre mari va bien. Il est juste sonné par l'accident donc il va avoir besoin de beaucoup de repos aujourd'hui. Par contre, pareil que pour Monsieur Williams : sa jambe droite est fracturée au tibia et péroné, certainement dû à la chute brutale provoquée par l'accident. Autrement, on peut dire que vos amis sont très chanceux. »
« Quand allons-nous pouvoir les voir ? »
« Leurs chambres sont l'une à côté de l'autre : 205 et 207. Vous pouvez y aller maintenant. Les deux sont encore endormis donc s'ils se réveillent, ne les brusquez pas trop, ils doivent se reposer n'oubliez pas ! »
« Merci docteurs ! »
Le sourire réapparut sur les lèvres de chacun et un énorme soupir de soulagement sortit de leurs bouches. Ils se congratulèrent tous, même Kono et Grace offrirent une accolade amicale à Greg, surprenant beaucoup ce dernier. Une fois ce moment de joie passée, chacun se rendit dans les chambres mentionnées.
Trois jours après :
« Et full ! »
« Décidément Spenc', tu m'impressionneras toujours ! »
« Qu'est ce que tu veux, Nick ? Tu devrais le savoir depuis deux ans qu'on ne peut JAMAIS gagner aux cartes contre baby boy ! Et ce n'est pas faute d'essayer ! »
Cela faisait deux jours que Nick et Danny s'étaient réveillés. Et aujourd'hui le premier jour où ils pouvaient véritablement profiter de leurs proches sans s'endormir toutes les dix minutes. Ce qui avait enfin apaisé Greg qui n'avait pas quitté la chambre de son homme ni pour se reposer ni pour sortir. Les infirmières lui apportaient ce qu'il lui fallait pour manger. Et finalement, après beaucoup d'insistance de la part de sa famille il était enfin parti se reposer et se rafraîchir. Non sans omettre de demander à sa famille de ne pas quitter la chambre et de l'appeler au cas où.
Le policier texan semblait avoir repris de bonnes couleurs et profitait d'un bon petit moment de détente pour discuter et jouer avec sa belle-famille et ses collègues. Il ne réclamait rien de plus pour le moment : il avait cru ne jamais les revoir un jour alors il chérissait chaque seconde passée avec eux. Ses parents et frères et sœurs étaient arrivés également du Texas hier, souhaitant être aux côtés de leur petit dernier en attendant qu'il sorte de l'hôpital. Pour le moment, son frère et une de ses sœurs étaient dans la chambre les infirmières ayant jugé qu'il y avait beaucoup trop de monde pour le bon repos du patient.
Quand Greg revint à la chambre après quelques heures passées chez lui, il était propre et reposé. Son humeur et son humeur s'amélioraient nettement, surtout depuis que son beau brun avait ouvert les yeux. Chaque instant tranquille qu'ils avaient tous les deux, il les passait à l'embrasser, le caresser, s'excusant maintes et maintes fois d'avoir agi comme un con, qu'il s'en voulait tellement d'avoir gâché leurs vacances et qu'il préférerait être à sa place dans ce lit, prêt à prendre la douleur qu'il subissait. Et Nick lui répondait à chaque fois :
« Bébé, bébé calme-toi ce n'est pas de ta faute mon amour ! Je ne t'en veux pas du tout, tu n'as rien fait de mal, tu ne pouvais pas prévoir ! Mon cœur, regarde-moi ! »
Les yeux trempés de larmes du plus jeune lui faisaient face à chaque fois. Comment réussirait-il à lui faire comprendre qu'il n'y était absolument pour rien ? A chaque fois, il enserrait son visage de ses mains, lui caressant tendrement les joues et lui répétant encore :
« J'ai peur qu'un jour, tu réalises… Tu réalises que je ne suis bon à rien, qu'une source à emmerdes. La preuve : d'abord Nigel Crane, après mon explosion puis… »
« GREG ! »
Sa voix prenait un ton sérieux et intransigeant, coupant toute envie de réplique à Greggo. Dans ce cas-là, ça ne rigolait pas !
« Dans chacun de ces cas, est-ce que ça a été une seule fois de ta faute ? »
« Bah à chaque fois, je provoque, j'attire… »
« STOP ! STOP ! Arrête de dire des conneries ! Jamais rien de tout cela n'est de ta faute, mets-toi bien ça dans le crâne ! Et jamais tu me perdras, tu entends ? JAMAIS ! »
Pas plus rassuré, il se contenta de hocher de la tête et posa celle-ci délicatement contre le torse de son amour, écoutant les battements de son cœur qui lui faisaient réaliser après grande réflexion que Nick avait raison : maintenant, ce qui lui restait à faire était de profiter de l'instant présent, ne pas revenir sur le passé et s'occuper au maximum de son cher et tendre.
Et c'était bien son objectif premier en rentrant dans la chambre après ce repos « forcé ». Tout le monde se tourna vers lui avec un grand sourire et faisant mine de consulter l'heure, ils prirent tous congé du couple. Il faisait presque nuit et tout était calme, un moment parfait pour les deux ! En passant, Greg glissa quelques mots à l'attention de son frère avant que celui-ci ne parte d'un bon rire et refermant soigneusement la porte derrière lui, adressant un clin d'œil à chacun.
Une fois fait, Greg ferma le verrou, ce qui fit froncer les sourcils de son aîné.
« Euh G, qu'est ce que ? »
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, stupéfait par la vue qui s'offrit à lui quand son Greggo ouvrit son manteau : torse nu, il se retrouva rapidement en tenue d'Adam quand il baissa son pantalon sur ses jambes. Puis d'une démarche féline, il s'avança vers le lit ne quittant pas des yeux l'homme de sa vie.
« On pourrait peut-être reprendre là où on s'était arrêté ? »
Il grimpa sur le lit pas très large et vint s'installer sur les jambes de Nick. Il sentit avec satisfaction que ses arguments avaient eu un effet positif sur une certaine partie de son anatomie. Malgré son sentiment de culpabilité, il voulait se donner une chance à lui et à son mariage. Il se dit qu'il n'était pas le seul, quand Nick répondit à son baiser avec ferveur, quémandant l'accès à sa bouche immédiatement. Accès très vite garanti à celle-ci pendant que la chemise d'hôpital glissait sur les épaules et que le lit s'abaissait.
Tbc…
Non non ne vous inquiétez pas, je reviens sur Danno et Steve dans le prochain. Mais bon c'est un cross over donc je n'allais pas oublier mes autres chouchous quand même, si ? Si quelqu'un veut la suite et fin du lemon, je me ferais un plaisir de l'écrire en bonus.
Bon voilà c'est tout ce que je peux vous dire ce soir ! Bonne nuit et à demain pour la suite !
