Chapitre 10 - Un peu de rythme dans le touillage!

Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis l'épisode du remerciement de la grande salle. Severus était extrêmement étonné qu'aucun serpentard n'y ait refait allusion. De la part des gryffondors, aucun n'en avait reparlé, bien qu'il sentait avoir acquis le respect de certains, dont Londubat qui se faisait un devoir de le saluer chaleureusement dès qu'il le croisait. Severus lui répondait quelques fois par un grognement, quand il se sentait d'humeur joyeuse, donc rarement.

Finalement, Severus stagnait dans sa mission. Il suspectait toujours les mêmes étudiants mais aucun ne s'était trahi.

À ses temps libres, il assistait aux pratiques de quidditch des Serpentards et conseillait Drago dans ses mouvements. Grâce à ses judicieux conseils, les vert et argent avaient remporté tous les matchs contre les Poufsouffles et les Serdaigles et même quelques-uns contre Gryffondors! Mais malgré le fait que les Serpentards l'honoraient et le respectaient au plus haut point, aucun ne se confiait à lui. Probablement qu'aucun d'eux ne voulait se dévoiler devant quelqu'un qui avait défendu une née-moldue.

Drago l'invitait presque tous les soirs à ses appartements de préfet en chef pour qu'ils puissent s'entraider dans leurs devoirs. Encore une fois, il ne pouvait rien soutirer de Drago, Hermione étant toujours présente dans la salle commune. De plus, et Severus n'aurait jamais imaginé son filleul de la sorte, mais Drago était extrêmement maladroit et se renversait souvent du jus de citrouille ou son encrier sur lui, passant le reste de la soirée dans la salle de bain à se laver et se changer.

Bien que cela ne faisait pas avancer sa mission d'infiltration, Severus appréciait grandement les moments passés seuls avec Hermione. Autant qu'il l'avait trouvée harassante en classe à déblatérer ses connaissances, maintenant il appréciait l'étendue de son savoir. Ses conversations et ses sujets d'intérêts s'avéraient des plus captivants. Ils pouvaient discuter sur n'importe quel sujet. Et depuis le fameux incident du réveil-matin et après qu'Hermione ait put reprendre son examen, l'ayant bien sûr réussi avec un Optimal, une très belle complicité s'était développée entre les deux.

Severus avait maintenant pris l'habitude de toujours apporter avec lui une fiole d'élixir dans sa poche de chemise. Cela lui permettait de garder sa forme jeune et ainsi discuter avec Hermione souvent bien après le couvre-feu, assis confortablement côte à côte sur le divan, avec Pattenrond qui avait élu domicile sur les cuisses de Severus. Il ne se cachait même plus pour prendre sa dose, ayant inventé l'excuse d'un surplus vitaminique. C'était en prenant ses doses quotidiennes qu'il se disait, avec une petite pointe de culpabilité, qu'il n'avait pas vraiment hâte de revenir à son ancienne vie. Cette vie qui n'avait rien de fabuleuse comme lui avait douloureusement fait remarqué Minerva. De ce fait, il ne s'investissait plus avec conviction auprès de sa mission.

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- Très chers étudiants, j'ai le plaisir de vous annoncer qu'il y aura un bal de Noël cette année, clama joyeusement Dumbledore dans la grande salle durant le repas du soir.

Les acclamations bruyantes des étudiants n'empêchèrent pas Severus d'être songeur. L'annonce de Dumbledore le fit réaliser que cela faisait maintenant presque deux mois qu'il s'était investi dans cette mission et le directeur ne lui avait pas encore demandé de compte-rendu. Depuis le temps qu'il espionnait pour lui, sûrement que Dumbledore devait lui faire entièrement confiance et lui laisser carte blanche. Ça faisait changement de Voldemort le paranoïaque qui lui demandait un rapport à n'importe quel instant, aussi bien le jour qu'au beau milieu de la nuit. Mais Severus trouvait bizarre qu'Albus ne se soit pas encore enquit de l'avancement de la mission. Probablement que Minerva devait faire au directeur un résumé des conversations qu'elle avait avec lui, se dit-il.

Le jeune Rogue se rendit à la salle commune des Serpentards, se disant qu'être un étudiant avait ça de bon, il n'avait aucunement l'obligation d'assister à ce bal. En tant que professeur, c'était son devoir de chaperonner les élèves qui, étonnamment, utilisaient leur cerveau pour inventer mille stratagèmes pour introduire dans les bals de l'alcool ou des produits douteux des jumeaux Weasley.

Il se fit apostropher par Malefoy dès qu'il mit les pieds dans la pièce.

- Hé Rodrigue! Tu viens au bal?

- Non.

- Pourquoi?

- Je n'aime pas les bals.

- Allez, c'est que tu n'as pas encore fêté avec le prince des Serpentards! Tu dois venir!

- Je n'ai rien à me mettre sur le dos.

- Pas vrai. Quand je t'ai aidé à défaire tes valises, j'ai remarqué que tu as quelques tenues de soirée.

Severus grommela intérieurement contre Minerva qui avait pensé à tout, foutue sorcière! Il se dépêcha à se trouver une autre excuse.

- Je n'ai pas de cavalière.

- Pas de problème, je t'en trouve une!

Severus fulminait. Il ne voulait pas aller à ce fichu bal. Mais Drago avait l'air d'y tenir au plus haut point. Celui-ci se dirigea vers Pansy.

- Oh Pansy chéri?

- Oui? répondit-elle, les yeux pétillants, pleins d'espoir et dégoulinants d'amour envers Drago.

- Aimerais-tu aller au bal avec moi?

Celle-ci acquiesça en lui sauta au cou.

- Mais Pansy, à une seule condition.

- N'importe laquelle mon Draginouchou.

- Disons plutôt deux conditions. Premièrement, ne m'appelle plus jamais par des surnoms débiles et deuxièmement, tu peux m'accompagner si tu trouves une cavalière pour notre cher Steven.

Pansy, débordante d'enthousiasme à l'idée d'être au bras du plus beau garçon de l'école, se précipita sur Millicent.

- Oh Milli chérie!

- Non.

Celle-ci avait entendu toute la conversation.

- Allez Milli! Si tu accompagnes Steven, je te donne mon bracelet de perles qui a une valeur inestimable.

Millicent regarda le bracelet au poignet de Pansy et ensuite Severus. Elle jaugea les deux du regard plusieurs fois avant d'accepter à la condition que Pansy lui donne aussi ses boucles d'oreilles.

Severus se sentait vexé au plus haut point. Déjà que le charme de Bullstrode valait celui d'un troll affligé d'une rage de dents, madame faisait sa difficile! Mais bon, puisque Millicent faisait partie de ses suspects, autant faire contre mauvaise fortune, bon cœur!

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Le soir du bal, Severus se regardait dans la glace. Mais qu'est-ce qui avait passé par l'esprit de Minerva de lui fournir des tenues de bal aux couleurs si criardes? Gris anthracite! C'était bien trop éblouissant pour ses yeux, lui qui ne portait que du noir habituellement.

Il descendit dans la salle commune rejoindre les autres Serpentards. Pansy avait fait des miracles avec Millicent car celle-ci était … potable. Il lui tendit le bras, qu'elle prit négligemment et le quatuor se dirigea vers la grande salle changée pour l'occasion en salle de bal.

Dans la salle, ils s'installèrent à une table. Drago invita immédiatement Pansy à danser, ce qu'elle s'empressa d'accepter avec autant d'enthousiasme que quelqu'un qui viendrait de gagner le grand prix du loto-sorcier.

Severus resta assis à la table avec Millicent dans un silence gênant. Il se mit à scruter la pièce du regard pour s'occuper. Rien que des cornichons qui avaient fait l'effort d'être présentables se trémoussaient sur la piste de danse. Soudain, son cœur manqua un battement. Elle était là. Avec une magnifique robe de soie blanche, les cheveux relevés, dénudant sa nuque. Plus pure qu'un ange, plus éblouissante que la neige immaculée. Il ne pouvait la quitter des yeux. Par contre, il eut un haut-le-cœur quand il vit Weasley l'approcher et entourer la taille de la jeune femme de ses deux bras de gargouille écervelée. Il dénaturait la pureté d'Hermione juste en respirant l'air autour d'elle. Comment avait-elle pu lui pardonner? Elle avait un bien trop grand cœur et le pardon bien trop facile. Severus se mit inconsciemment à serrer les points et crisper la mâchoire quand il vit le rouquin embrasser la douce lionne dans le cou. Bien qu'il ne se le serait jamais avoué, il était terriblement jaloux. Il enviait Weasley et aurait voulu se trouver à sa place! Être sportif, avoir des amis, avoir une famille aimante, mais surtout, avoir la belle fille. Il fut tiré de ses pensées par Millicent.

- Maudite Sang-de-bourbe.

- Pardon? répliqua Severus sur un ton doucereux qui ne présageait rien de bon.

- Tu m'as très bien compris.

Était-ce sa subite jalousie maladive qui le faisait réagir ainsi, mais soudainement, il en avait assez de cette stupide mission et voulait en finir au plus vite. Il utilisa donc la légilimencie sur Millicent.

Une petite fille en larmes pleure dans un coin, entourée d'enfants :

«Millie la pas jolie, Millie la pas jolie!

Bullstrode la Bouledogue!»

Il n'eut le temps que de voir cette image quand il se fit jeter violemment hors de l'esprit de Millicent. Severus la regarda, totalement abasourdi qu'elle fut capable d'une telle prouesse, fermer son esprit à un maître légilimens.

- Je n'en reviens pas que tu aies osé utiliser la légilimencie sur moi!

- Mais, mais, mais…comment peux-tu aussi bien maîtriser l'occlumencie?

- Je détestais Tu-sais-qui et ses méthodes. Il lisait souvent les esprits de ses fidèles, et surtout de leurs enfants pour leur soutirer des informations, surtout pour avoir du matériel de chantage. Même si je n'approuvais pas les croyances de mon père, il n'en reste pas moins mon père et je l'aime énormément. Je ne voulais surtout pas que Tu-sais-qui lui fasse du mal en sachant que je ne voulais pas adhérer à ses convictions. Avec des amis qui pensaient comme moi, en cachette, nous nous sommes pratiqués à l'occlumencie jusqu'à la maîtriser parfaitement.

- Si tu n'approuves pas les convictions de Voldemort, alors pourquoi utiliser le terme de "sang-de-bourbe"?

Millicent soupira avant de s'expliquer.

- Je sais que je ne suis pas vraiment belle. Avant, je pouvais miser sur la qualité de mon sang pour décrocher les garçons. Maintenant, depuis que les né-moldus sont mieux intégrés, je n'ai plus rien pour moi. En réalité, je n'ai rien personnellement contre eux, je suis simplement jalouse.

Severus doutait de la sincérité de Millicent mais en même temps, c'était la première fois que la jeune femme se confiait. Il voulu la tester :

- Si tu n'as rien contre les nés-moldus, pourquoi n'irais-tu pas en inviter un à danser?

Celle-ci le regarda, étonnée.

- Mais, c'est que tout le monde croit que j'étais une grande partisane de Tu-sais-qui, aucun ne voudra danser avec moi.

- Hé bien, il est temps que la perception du monde change, vas-y, tu n'as rien à perdre. Regarde, il y a un Poufsouffle né-moldu qui a l'air de s'ennuyer dans son coin…

Millicent se leva, lissa les plis imaginaires de sa robe et se dirigea vers l'étudiant en question pour l'aborder. Severus vit les trait du garçon afficher la surprise, la suspicion et pour finir, un timide sourire apparaître. Les deux élèves se dirigèrent ensuite sur la piste de danse.

Severus se dit que soit Millicent se doutait de quelque chose et jouait le jeu pour atténuer ses soupçons, soit elle était sincère. Il devrait donc redoubler de vigilance à son égard.

Maintenant seul à sa table, Severus ressentit de nouveau le besoin de regarder la Gryffondor. Bien que lui-même n'appréciait pas la danse, il pouvait quand même voir que Weasley avait autant de talent et de grâce qu'une limace baveuse. Pauvre Hermione, elle se fait écraser ses jolis orteils, mais ne désespérait pas d'essayer d'apprendre à danser au rouquin. Dégoûté, il détourna le regard. Il vit alors dans un coin de la salle Drago et McGonagall discuter en privé. Il les fixa intensément et curieux, lança un sort informulé discret pour entendre leur conversation, mais ceux-ci étaient protégés par une bulle insonore. Mais qu'est-ce que les deux pouvaient bien avoir à se dire de si confidentiel?

Drago revient à la table quelques instants plus tard, l'air contrarié.

- Fichue McGo! Elle tient absolument à ce qu'un Serpentard danse avec une Gryffondor pour donner le bon exemple et m'a demandé d'y aller.

- Et?

- Mais c'est que je ne peux pas les sentir… Hé! Mon bon ami Rodrigue! Tu as l'air à supporter Granger! Pourquoi n'irais-tu pas l'inviter à danser?

- Non. McGonagall t'as demandé à toi d'y aller.

- Mais tu sais bien que si j'y vais, ça va tourner à la catastrophe! Allez, s'il te plaît? demanda Drago d'un air suppliant.

Severus ne reconnaissait plus son filleul. Lucius avait pourtant enseigné à son fils qu'un Malefoy se devait de mourir dignement avant de supplier pour quoi que ce soit. Mais avant que Severus puisse répliquer, Drago le tira par la manche pour ensuite lui donner une poussée dans le dos.

- Va lui demander, elle est retournée seule à sa table.

Hermione avait remarqué le manège des deux hommes et sourit quand elle vit le jeune "Steven" s'approcher d'elle. Le sourire de la belle Gryffondor donna un peu de courage à Severus.

- Le professeur McGonagall a demandé à ce que les maisons se mélangent ce soir, alors …..

- Oui, je veux bien danser avec toi, pouffa joyeusement Hermione devant l'embarras de son camarade.

Les deux étudiants se rendirent au centre de la piste de danse, sous l'œil extrêmement jaloux de Ron qui était accoudé au bar. Celui-ci ne supporta pas de voir le Serpentard déposer une main sur la taille de sa copine et s'élança à son tour au centre de la piste de danse pour pousser violemment Severus.

- Combien de fois devrai-je te dire de laisser ma copine tranquille! hurla le rouquin.

- Ron! On allait juste danser!

- Je suis sûr qu'il a une idée derrière la tête. Les Serpentards sont tous fourbes et menteurs !

Drago et le professeur McGonagall, étant témoins de la scène, se précipitèrent sur le trio avant qu'un attroupement ne se forme autour de l'altercation.

- Est-ce que je peux savoir ce qui se passe ici? demanda furieusement Minerva.

Ce fût Drago qui prit la parole avant tout le monde.

- C'est de ma faute professeur. Après que vous m'ayez demandé d'aller danser avec une Gryffondor pour donner le bon exemple et mélanger les maisons, j'ai lâchement demandé à Steven d'y aller à ma place. Ronald a dû probablement mal interpréter le geste de Steven, qui n'était que de la camaraderie et une tentative d'amitié entre les maisons…

Tout cela dit sur un ton innocent et angélique qui, sortant de la bouche de Malefoy, ressemblait atrocement à un mensonge éhonté.

- Tu n'es qu'un sale menteur! lança hargneusement Ron.

- Désolée, mais Malefoy a raison pour une fois, répliqua Hermione.

- Ça suffit ! coupa McGonagall. J'ai une totale confiance en Miss Granger et si elle approuve les dires de Monsieur Malefoy, je n'ai pas besoin d'en entendre plus. Monsieur Weasley, je vous prierais de quitter ce bal, votre comportement est inexcusable.

Ron quitta donc le bal, ayant au préalable fustigé d'un regard noir l'assistance, regard qui n'égalait en rien à ceux légendaires de l'effrayant Maître des Potions de Poudlard.

Severus et Hermione étaient en chemin vers leur table respective quand McGonagall les apostropha.

- Où comptez-vous aller vous deux?

- …

- Vous devez aller danser! Sinon, tous les étudiants resteront sur la mauvaise impression qu'on ne peut pas mélanger les maisons. Je vous exige d'aller montrer le bon exemple!

Mais c'est qu'elle en avait du toupet la vieille chouette! songea Severus. Déjà que par le passé, elle exigeait de lui d'assister aux bals pour les surveiller, maintenant, elle exigeait qu'il danse! Mais en voyant la belle Gryffondor lui tendre la main, il en oublia la vieille sorcière, prit la douce main offerte et se redirigea vers le centre de la piste de danse.

- Désolé, je ne suis pas très bon danseur et je n'ai aucun rythme.

Hermione eut l'air songeur quelque peu pour qu'ensuite, un éclat brillant vienne illuminer ses yeux.

- Je sais! Puisque tu es si bon en potions, tu dois savoir qu'il faut tourner la cuillère régulièrement, toujours sur le même rythme. Pense que chaque pas que tu fais équivaut à chaque tour de cuillère. 1, 2, 3, 4. 1, 2, 3, 4.

Severus, sceptique, écouta la musique. Le tempo avait le même rythme que le touillage de la potion d'Amortencia. Il essaya donc de bouger ses pieds sur le même rythme. Avec succès! Bien qu'il ne dansait pas avec grâce, il put suivre le rythme de la musique et n'accrocha pas une seule fois les orteils de la jeune femme. Il souriait, fier de lui. Elle lui rendit son sourire, fière d'elle-même d'avoir enfin su enseigner la danse à quelqu'un. Il ne se lassait plus de la regarder, si belle, si brillante. Il oublia tout autour de lui, ne vivant que le moment présent, un des plus beaux de sa vie.

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Après plusieurs danses et des pieds endoloris par l'effort inusité, Severus proposa d'aller se rafraîchir à l'extérieur. Dehors, il commençait à neiger. Severus et Hermione métamorphosèrent leurs habits de soirée en vêtements plus chauds. Hermione changea sa robe en anorak blanc duveteux pourvu d'un capuchon à plumes et Severus en caban qui était, malheureusement pour lui, toujours gris anthracite. Ils se sourirent, complices de savoir que peu étaient capables d'exécuter un sort d'une telle complexité.

Ils se promenèrent sous les flocons, appréciant la quiétude du parc, savourant leur compagnie.

Un peu plus loin, sous un arbre, ils entraperçurent Millicent et le Poufsouffle s'embrasser passionnément. Qui l'aurait cru? pensa Severus. À son avis, il pouvait rayer Bullstrode de sa liste de suspects. Mais il ne voulait pas songer à ça en ce moment. Il se tourna pour regarder tendrement Hermione mais resta figé en voyant son expression horrifiée.

- Qu'y a-t-il? demanda-t-il paniqué.

- Maudit soit Merlin! J'ai complètement oublié Ron ce soir ! Il va être furieux contre moi de ne pas l'avoir rejoint rapidement. Je suis désolée Steven mais il faut que j'y aille !

Hermione tourna les talons et partit à la course en direction du château.

Severus sentit la bile lui monter à la gorge. Pourquoi est-ce que le bien-être et le bonheur lui filaient toujours entre les doigts ? L'euphorie de sa plus belle soirée s'était déjà envolée, ne laissant place qu'à l'amertume d'être encore une fois seul…