P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom qu'a mon personnage féminin ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre personne, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 8 : Une nouvelle fois séparés

Ça faisait une semaine que nous ne parlions presque plus, il partait aujourd'hui. Je le voyais tirailler entre le soulagement et le déchirement, il dormait presque plus, il avait si hâte de partir. Sa malle était déjà faite, mais en étant réaliste, elle n'avait jamais réellement été défaite.

Je dormais moi aussi avec beaucoup de difficulté, je m'endormais après m'être épuisée à pleurer, et je pleurais de plus en plus longtemps.

– Oh, ça va, je vais revenir. Je l'ai fait la dernière fois, ce sera pareil cette fois-ci, me dit-il lorsqu'il fut tanné de voir ma tête d'enterrement au moment de son départ.

– Je sais… mais… c'est long un an et…

– Je te renverrai le hibou dès que je l'achète, promis.

Je ne répondis pas.

– Nagini, quelque chose d'autre te tracasse, non?

– C'est le manque de sommeil.

– Nagini…

– J'ai l'impression qu'on ne se reverra jamais.

– …

– Que tu ne reviendras pas ou que je ne serai plus là. C'est tellement long un an! J'ai le temps de tomber malade et tu as le temps de trouver une manière pour ne pas avoir à retourner ici!

– Hé! Je reviendrai, ne serait-ce que pour te kidnapper, et si tu es malade, tu prends la corde du hibou. Pareil si quelqu'un te fait des misères.

– Je t'avais dit que ce n'était rien…

Un silence gênant s'installa. Il devait partir, et nous le savions parfaitement, lui comme moi. Il finit par agripper sa malle, me tapoter l'épaule comme seul au revoir et partir.

– Prends soin de toi, Tom!

– Toi aussi, me répondit-il sans se retourner.

Je pouvais presque le voir gambader, mais ce n'était, peut-être, que mon imagination. J'étais encore à devoir passer mon année isolée dans mon coin, mais j'étais soulagée de le savoir bien, là-bas. Je comptais les jours avant son retour.

Le premier hibou arriva à peine deux jours plus tard. L'hibou qu'il avait choisi était d'une forte constitution, et je ne doutais pas qu'il puisse effectuer tous ces aller-retour qu'il avait prévu lui faire faire avec les paquets de nourritures. Il m'avait d'ailleurs amené des pâtes comme premier repas. Ce ne devait pas être de la nourriture de l'école, car il m'avait promis de bonnes portions tandis que celle-ci était plutôt raisonnable, j'en déduisis qu'il m'avait envoyé son hibou dès qu'il l'avait acheté, et avec un repas qu'il avait commandé sur le chemin.

– Je me demande s'il t'a trouvé un prénom?

L'oiseau hulula gentiment.

– Allez viens, que je te remette ta corde, je ne voudrais pas l'inquiéter.

Je n'étais pas très à l'aise en compagnie de ce rapace, mais il était d'une étonnante douceur et, après tout, il était mon lien avec Tom.

– Va le rejoindre, maintenant.

Et ce formidable oiseau repartit. Cette année s'annonçait moins difficile avec lui. J'aurais voulu pouvoir écrire, mais je n'arrivais toujours pas à me souvenir de la sonorité et de l'écriture de toutes les syllabes. Peut-être l'année prochaine...