Voilà-voilà : dernier chapitre !

J'espère qu'il vous plaira ! Je sais que c'est un peu rapide, mais j'ai eu une super idée de fic... que j'ai d'ailleurs publiée ! (quoi, je fais de la pub ? Mais pas du tout ! XD)

DISCLAIMER: Jun MOCHIZUKI, je me proster ne à tes pieds pour avoir créer ce manga génialissime ! Et je m'adore d'avoir inenté cette histoire !... oh, c'est bon, ça va, je déconne !

RATING: K+

Bonne lecture !


Quand Reim ouvrit les yeux, il fut aveuglé et il dut papillonner pour tenter d'apercevoir quelque chose. Quand il reconnut le visage penché au dessus de lui, il voulut bondir de joie mais il poussa un hurlement de souffrance. Tout son corps hurlait de souffrance. Il entendit la voix paniquée de l'albinos crier sur un homme en blouse blanche, tandis que celui-ci lui appliquait une seringue dans le bras. Reim ne tint pas plus de quelques secondes avant de sombrer de nouveau.

A nouveau l'écran noir.

Puis enfin, l'éblouissement et, cette fois, il se tint tranquille. Il sentait quelque chose de liquide lui tomber sur le visage et une main glacée lui caressait les cheveux et la joue. Autour de lui, plusieurs silhouettes floues se pressaient autour de ce qui semblait être un lit d'hôpital. Il soupira bruyamment, histoire d'attirer l'attention. Puis il sentit qu'on lui appliquait des lunettes sur le nez. Oui, DES lunettes. Parce que ce n'était pas SES lunettes. Le visage baigné de larmes et rougis de Break se dessina et il cilla. Jamais il ne l'avait vu dans un tel état. Il voulut bouger la main, mais il avait l'impression de ne plus la sentir. Il tenta un coup d'œil sur son corps, mais il n'avait pas la force de bouger la tête. Que s'était-il passé, déjà ?

Ah, oui, l'espèce de bestiole qui s'était jetée sur lui.

Déchirement.

Sang.

Cris.

Hurlements.

Douleur.

Horrible douleur.

Noir.

Il ferma les yeux et se crispa, ressentant encore l'affreuse sensation d'une gueule dans ses entrailles. Comment avait-il réussi à survivre ?

Break répondit à ses questions muettes :

- Tu étais étalé sur le sol.

Il avait une voix étrange.

- Tu ne respirais plus. Tu ne bougeais plus. Ton cœur ne battait plus. Tu étais déchiqueté, sanguinolent. Et à côté de toi, cette chose, ce lion étrange qui ne bougeait pas. C'était ses feulements que nous avions entendu. En quelque sorte, c'est grâce à lui que nous t'avons retrouvé.

Il eut un sanglot et renifla.

- Tu étais mort…

Mort ? Comment ça, mort ? Et là ? Il était mort-vivant ? Zombi ? Fantôme ? Ectoplasme ? Fantoche ? Vulgaire pantin entre les fils meurtriers du marionnettiste fou ? Un revenant à la faux aiguisée ?

- Je t'ai prit contre moi et là… une bête m'a attaqué, probablement celle qui t'avais tué.

- On l'a tuée, tu sais, fit la voix d'Oz, presque éraillée. La bête est morte. Elle a blessé Break, mais ce n'est pas grand-chose comparé à…

Coup de coude de la part de Sharon.

- On ne sait pas comment, mais en tout cas, tu as ouvert les yeux et tu as crié « retourne-toi ! ». Et puis… une grande lumière nous a aveuglés. Quand on est revenu à nous, on était au même endroit, mais on aurait dit que le Cyclope Fourchu n'avait jamais existé. Comme si toutes ces horreurs n'avaient été qu'un rêve affreux. Quand nous sommes revenus, tous les domestiques étaient là, comme s'ils n'étaient jamais partis. Le Duc Barma, la Duchesse Rainsworth… tous affirmaient qu'ils ne s'étaient rien passé. Je ne comprends pas, acheva l'albinos d'une vois tremblante.

Reim parvint à dévisser sa mâchoire dans un effort et une douleur inimaginable, se rappelant soudainement de l'étrange forme fantomatique qui s'était glissé derrière son compagnon lorsqu'il se trouvait sur ses genoux, lorsqu'il avait, selon tous, ouvert les yeux.

- Je me souviens d'une chose seulement. Une sorte de silhouette blanchâtre s'est glissé derrière toi et j'ai crié pour que tu te retournes. La chose était vraiment effrayante… pendant un moment, j'ai presque cru que c'était la Grande Faucheuse, plaisanta Reim.

Mais personne ne rit, ni même ne sourit. Tous l'observaient gravement. Quoi ? Qu'y avait-il ? Il tenta de bouger un bras, une jambe. Il ne sentait plus rien. Bon, de toute façon, il était trop fatigué pour chercher à comprendre… plus tard, peut-être.


Sharon s'approcha de Break et se blottit contre lui, prenant soin de ne pas trop s'appuyer contre son torse et son cou bandés. Celui-ci n'avait pratiquement fait que pleurer et gémir ces derniers temps. Il ne parlait presque plus, ne mangeait presque plus, il ne dormait qu'à peine et son œil carmin était rouge et gonflé, souligné d'une cerne violacée. Elle ne lui dit rien. Elle savait qu'il avait mal. Elle savait qu'il souffrait de savoir Reim dans cet état. Depuis un mois. Il ne s'était jamais réveillé. Et puis, d'un coup, alors que tout espoir s'envolait, il avait ouvert les yeux. Pour les refermer quelques secondes plus tard. Mais Break avait presque projeté le médecin à l'autre bout de la pièce, lui ordonnant de trouver quelque chose pour le réveiller réellement. Le médecin n'avait rien fait. Reim s'était réveillé de par lui-même quelques jours plus tard.

Break remua faiblement, avant de poser une dernière fois sa main contre celle de Reim et sa respiration se fit plus longue et plus profonde. Il avait fermé les yeux. Pour la première fois depuis un mois, il était tranquille. L'état de Reim s'était stabilisé. Mais il ne voulait pas quitté sa chambre pour autant. Alors que Sharon allait elle aussi s'endormir, la vois de son valet résonna, comme s'il ne s'était jamais assoupi.

- Miss ? demanda t-il.

- Oui, Xerx ?

- Votre description de Reim est-elle réellement conforme à ce qu'il est ?

- Xerx, rendors-toi, fit Sharon, au bord des larmes.

Il eut un rire rauque, qui sonnait faux.

- A vos ordres.

Puis il inclina la tête et ferma son œil dans un soupir. Sharon serra sa main et posa prudemment sa tête contre le torse de son valet.


- Allez, va-y, tu peux marcher, maintenant, fit Gilbert en lui tendant sa main gantée, un léger tic agitant les commissures de ses lèvres.

Reim la prit et se souleva. Il tituba un peu mais réussit à se tenir debout. Il arrivait enfin à bouger. Il voulut jeter un œil à son corps mais Gilbert tint sa tête droite avant de lui mettre une minerve.

- Quoi ? fit Reim, presque outré.

- Ta nuque est encore fragile, ne la sollicite pas trop, sourit faiblement le Nightray.

Mais Reim pressentait que c'était pour tout autre chose. Quand il sortit de l'hôpital, guidé par Gilbert, Break s'approcha de lui dans un grand sourire et lui tendit son bras, un peu tremblant.

- Est-ce que ça va ? lui demanda Reim.

- Bien sûr que ça va, répondit Break.

- Ah…

Il remarqua que la démarche de son amant était plus lente que d'ordinaire. Se moquait-il de lui ? Ou tout simplement, se souciait-il de lui ? Que lui cachait-il ? Il fallait absolument qu'il se voit dans un miroir. Ils rentrèrent tous les trois dans le fiacre, Gilbert les observant comme deux grands-pères. D'accord, ils n'étaient pas tout jeune, mais quand même ! Il s'appuya contre Break et remarqua la grimace de Gilbert.

- Mais quoi ? s'exclama t-il, en oubliant presque les protocoles.

Gilbert rougit et détourna la tête. Il entendit Xerxes pousser un long soupir. Mais flûte alors ! Qu'avaient-ils ?

Quand ils arrivèrent au manoir Rainsworth, Break faillit casser la figure à Gilbert quand celui-ci poussa un gémissement au moment ou Reim se rattrapa à lui alors qu'il vacillait. Etait-il devenu si lourd que ça ?

Retour dans sa chambre. Regards dégoûtés des domestiques, compatissants d'Alice, désolés d'Oz et Sharon. Excédé, Reim se précipita dans la salle-de-bain en quête d'un miroir. Quand il l'eut en main, il s'en tint éloigné un moment, le doute s'installant en lui. Voulait-il vraiment savoir ? Il se dirigea de nouveau vers sa chambre, Break sur les talons, et se laissa choir dans le lit, posant le miroir à ses côtés, prenant soin de ne pas le regarder. Il préféra observer Break un moment. Celui-ci avait posé son œil sur lui, l'air interrogateur. Il le couvait du regard, un regard tendre. C'était le seul qui ne le regardait avec une seule once de dégoût.

- Viens là, s'il te plaît, lui demanda t-il.

L'albinos obéit et vint s'asseoir contre lui, l'entourant de ses deux bras, l'enlaçant avec précaution, écartant le miroir.

- Qu'est-ce que j'ai ? fit Reim.

- Tu étais dans le coma, éluda Break.

- Je veux savoir à quoi je ressemble, insista le brun.

- Tu n'y peux rien, répondit simplement Xerxes, tenant fermement le miroir dans sa main gauche.

- Donne-le-moi, martela son amant.

- Tu n'en as pas besoin, je t'assure.

- DONNE LE MOI !

Break capitula et lui tendit le miroir, lui enlevant sa minerve. Reim inspira profondément avant de porter le miroir à hauteur de son visage.

Silence.

Le miroir vint se briser au sol.

Break ne bougea pas, le regard vide.

- Je… je suis un monstre ! bégaya Reim, la voix tremblante.

Silence.

L'albinos leva son unique œil et l'accrocha à son visage sans une once d'expression.

- NE ME REGARDE PAS ! hurla Reim, se détournant.

Il s'écroula au sol dans un gémissement étouffé, secoué de sanglots.

Il voyait encore comme une lame tranchante ce visage déformé, couvert de cicatrice et de marques toutes plus hideuses les unes que les autres. Une longue cicatrice lui barrait l'œil droit, meurtrissant sa paupière et son œil rougis, traversé d'un sillon bleuâtre. Ce visage boursouflé, cette joue à la peau mise à nu, rouge et flasque. Son corps meurtri, il n'y avait jeté qu'une œil, mais ça lui avait suffit pour en arriver tout simplement à la pensée suivante : Je suis un monstre. Je ne ressemble à rien. JE NE VEUX PAS SUPPORTER TOUS CES REGARDS DEGOUTES ! JE NE VEUX PAS QUE MON XERXES ME REGARDE !

Il sentit deux bras le porter jusqu'à son lit et le glisser sous les couvertures, suivit du corps glacé de Break qui se blottissait contre lui et deux bras qui encerclaient sa taille, une tête aux cheveux immaculés qui se glissait dans son cou et des lèvres qui baisait sa joue meurtrie. Les longs doigts fins et froids de Break essuyèrent ses larmes et caressèrent son cou, son torse, son visage sans même un frisson de dégoût.

Reim voulut le repousser, mais Xerxes s'accrochait à lui comme un noyé à sa bouée.

- NE ME TOUCHE PAS ! NE ME REGARDE PAS ! hurla Reim.

Il entendit comme un petit rire. Il trouvait ça drôle ?

- Et bien, ça nous ramène quelques temps en arrière, soupira Break. Tu te souviens lorsque tu t'étais approché de moi et que je t'avais craché cette phrase à la figure alors que tu cherchais juste à m'aider ?

Reim resta silencieux.

- Ne me regarde pas, fit faiblement Reim.

- Même si je le voulais, je ne pourrais pas, rit Break. Je ne vois qu'une silhouette floutée et je n'aperçois qu'à peine les contours de ton visage.

- Mais tu sens la peau gonflée, les cicatrices et la peau dénudée… je te dégoûte.

- Tais-toi, lui ordonna Break. Ton apparence est peut-être hideuse, je l'admets, mais…

- Tu vois ? Je suis HI-DEUX ! Je ne ressemble à rien, à part peut-être à Mad Baby, c'est…

- Mad Baby ? Tu exagères, là ! Enfin, tu ne ressembles pas à cette affreuse chain.

- Tu ne peux pas juger, tu ne me vois pas.

- Même si je te voyais, ça ne changerais rien.

- Tu n'en sais rien. Messire Gilbert à gémit lorsque j'ai posé ma main sur son épaule.

- Gilbert est un abruti. Si c'était d'Oz dont il s'agirait, il aurait réagi de la même manière que moi. Un point c'est tout.

- …

Soupir de la part de Break.

Il l'obligea à le regarder en face.

- C'est ce qu'on appelle l'amour, sourit-il faiblement. Aujourd'hui plus que tout, je comprends le terme de « l'amour rend aveugle ». Je le suis quasiment, ce qui est plutôt ironique, rit-il.

- Comment peux-tu rire de ça ?

- Ce n'est pas si mal. J'ai développé mon ouïe et mon touché. Je suis plus attentif. Et je t'aime.

Reim observa l'œil inexpressif de Break.

- Moi aussi, je t'aime, Xerxes-jou.

- C'est ce que je voulais entendre, sourit Break en l'embrassant doucement.

Reim sourit enfin.

Si Xerxes l'aimait, alors, il se fichait bien de dégoûter les autres.

Tant qu'il l'aimait de cet amour d'aveugle ô combien magnifique…


Et voilà ! Un piti happy-end ! Quoi, je suis trop romantique ? Mais pas du tout XD

En tout cas, merci de m'avoir lue et surtout merci à Lamy et Rose-Eliade de m'avoir suivie jusqu'au bout !