Salut ^^ Enfin le chapitre 10 !

Désolé de ce long retard.

Je n'ai rien à dire de particulier à part que ce chap est vraiment mon préféré et je pense qu'il va beaucoup vous plaire.

Merci encore à Moira-chan pour sa super-correction ^^

So, Enjoy !


-Maison des Akashi, que puis-je pour vous ?

-Je suis Aomine Daiki, je viens voir Akashi Seijuro, je...

-Il m'a prévenu de votre visite.

L'interphone se coupa et le portail s'ouvrit en retour. Toujours intimidé par la demeure, Aomine entra quand Chôko lui ouvrit la porte et lui offrit un joli sourire qui la caractérisait bien.

-Bonjour, Daiki-san ! Seijuro-san vous attend dans sa chambre, dit-elle en lui indiquant qu'il pouvait entrer.

Il connaissait bien le chemin pour aller voir le rouge, désormais. C'est donc sans le moindre problème qu'il trouva sa chambre. Comme il s'y attendait, Akashi était là, toujours le regard un peu vide et la peau pâle. Ses rideaux étaient ouverts, pour une fois, ce qui laissait la lumière du soleil éclairer la petite chambre. Mais ce que le bleu remarqua, surtout, cette même lumière éclairait le visage d'Akashi et le rendait plus beau encore.

-Bonjour, Aomine.

-Salut, répondit-il, un peu embarrassé.

Il s'assit sur le bord du lit tandis qu'Akashi était sur la chaise de son bureau, planchant a priori sur un complexe problème de mathématiques. Le pauvre fauteuil était abandonné au fond de la pièce, dans l'ombre de l'armoire.

-Tu vas bien, aujourd'hui ?

-Oui, merci. Mieux qu'il y a deux semaines, en tout cas.

Entendre Akashi dire qu'il allait bien fit plaisir à Aomine. Le rouge souriait un peu, ces derniers temps – c'étaient de brefs sourires et il fallait être attentif et rapide pour les voir, car ils ne restaient jamais très longtemps, mais c'étaient des sourires quand même. Et a priori ses idées suicidaires d'il y a deux semaines s'étaient calmées.

-Ça te dirait qu'on sorte cet après-midi ? Il fait super beau, on pourrait aller se balader sur la baie de Tokyo…

Le rouge sembla réfléchir à la proposition. Il n'aimait pas vraiment sortir, surtout dans son état, car il n'aimait pas sentir le regard des autres sur lui. Mais il était vrai que le soleil était attirant.

-Ce serait bien, en effet... murmura-t-il, assez fort tout de même pour qu'Aomine l'entende.

-Super, alors on y va !


Le soleil éclairait leur visage. Ils avançaient tranquillement, et le léger vent faisait voler quelques mèches de cheveux rouges et bleus. Ils s'arrêtèrent au bout de quelques longues minutes pour regarder la mer : les vagues roulaient sur le sable, et de rares baigneurs bravaient le froid de l'eau. Même si l'air était chaud, l'eau ne l'était pas. Ce n'était que le début du printemps, après tout.

-J'ai envie d'aller me baigner, marmonna le bleu, pas toi ?

-Pas trop...

-... Moi j'y vais !

Et il s'élança vers la plage en laissant Akashi derrière lui.

-Ahomine ! Ne me laisse pas là ! lui cria-t-il.

Ledit Ahomine soupira et retourna auprès d'Akashi, puis il trouva l'aide d'un passant pour transporter le fauteuil roulant dans le sable. Une fois installé, Akashi observa Aomine se déshabiller et ne garder que son boxer pour affronter l'eau. Il lui fit signe avant de courir vers l'eau, qui n'était qu'à quelques mètres de là. Akashi vit le bleu nager comme un poisson dans l'eau et faire de la plongée pendant une dizaine de secondes. On aurait presque dit un enfant qui découvrait la mer. Le rouge sourit en l'observant.

Il ferma les yeux et sentit le soleil picoter sa peau – il sentit le léger vent, il huma l'odeur de l'eau de mer, du sable, il entendit les vagues, les rires des enfants, les voix des baigneurs... Dire qu'il avait voulu quitter ce monde... Quel idiot ! Il n'y avait pas de plus beau monde que le sien, que cette ville. Même si, au fond, Akashi savait que ce n'était pour ça qu'il avait voulu mettre fin à ses jours. C'était juste que sa nouvelle vie ne lui convenait pas. Il se sentait si dépendant des autres (de l'ascenseur, même), si faible désormais. D'empereur, il était devenu un handicapé incapable de se débrouiller seul. Oui, il était faible. Ses peurs d'enfant refaisaient surface. Il avait peur du noir, de la solitude, de l'orage, des éclairs, et il retrouvait aussi ses bonnes vieilles amies la claustrophobie et le vertige. Que de craintes qu'il pensait avoir éliminées et qui refaisaient surface maintenant.

C'était comme cet autre lui qu'il pensait avoir éradiqué et qui, en fait, attendait juste son heure pour l'attaquer et prendre le contrôle de son corps. Il n'attendait qu'un instant de faiblesse, de détresse de sa part. La nuit, Akashi était entraîné dans ce monde qui n'était plus le sien, où il voyait cet autre lui faire subir tout genre de choses horribles pour le faire craquer. Pour le moment, Akashi résistait, mais il ne savait pas combien de temps il pourrait encore supporter tout ceci.

Il rouvrit les yeux et vit le grand revenir vers lui, les cheveux trempés et de nombreuses gouttes d'eau parcourant son torse musclé.

-Je vais y aller aussi, je crois, murmura Akashi. Tu peux me passer la serviette ?

Sans discuter, Aomine lui tendit la serviette de plage bleue. Akashi l'étendit sur ses genoux et retira son pantalon, ses chaussures et chaussettes, puis il enleva son t-shirt. Il ne lui restait, comme le bleu, que son boxer rouge. Il jeta la serviette sur le transat juste à côté de lui.

-C'est bon.

Il rougissait un peu. C'est à ce moment qu'Aomine se rendit compte de la maigreur de l'ancien joueur de Teiko. Il n'avait plus du tout la carrure d'athlète qu'il arborait avant. Son torse était pâle, ses côtes étaient presque visibles, ses bras avaient aussi perdu du muscle, mais le pire, c'était ses jambes. Elles étaient simplement squelettiques. Il n'y avait pas d'autre mot pour les décrire : elles n'avaient plus le moindre muscle à force de ne pas être utilisées. De plus, de nombreuses cicatrices étaient encore visibles sur sa peau, les traces de sa mutilation à l'hôpital. Akashi n'était déjà pas gros à la base, mais maintenant... Ses muscles n'étaient plus là pour lui donner de la carrure, ce qui le rendait très fin.

Aomine tenta d'ignorer cette vision et se pencha pour permettre au roux d'enrouler ses minces bras autour de son cou, puis il passa son bras sous les cuisses horriblement maigres de l'autre garçon. Ce contact était bizarre. Peut-être parce qu'il savait qu'Akashi ne ressentait plus rien à cet endroit, ou bien c'était juste le fait de toucher sa peau nue. Il avança vers l'eau, le petit corps toujours contre lui. Il entra lentement dans l'eau, laissant bien le temps au rouge de s'habituer.

C'est seulement quelques secondes après qu'il se rendit compte que ça ne servait à rien, puisque pour le moment la seule partie du rouge qui touchait l'eau était ses jambes – il ne sentait donc pas le froid de l'eau. Il avança encore un peu dans le liquide transparent qui reflétait le bleu du ciel, jusqu'à ce que le dos de l'adolescent frôle la surface. Il sentit Akashi se tendre quand les vagues touchèrent son corps. Ses fesses furent vite immergées, puis son dos et son ventre, et le reste fut bien plus facile à habituer au froid.

Aomine lâcha les cuisses du rouge, qui resta tout de même accroché à son cou.

-C'est froid ! finit-il par dire.

-Fais pas ta chochotte ! C'est rien, là, je me suis déjà baigné dans de l'eau bien plus froide que ça ! plaisanta le bleu.

Akashi fit mine de bouder, ce qui fit rire Aomine. Le rouge se décrocha du bleu et agita ses bras pour rester à la surface. Il y arrivait bien, il pouvait même presque nager malgré ses jambes immobiles. Il fut alors prit d'un léger rire hystérique en réalisant qu'il pouvait nager sans l'aide de personne. Une expression de pur bonheur s'installa sur ses traits. C'était tellement génial : même s'il ne sentait pas l'eau sur ses jambes, il n'en restait pas moins qu'un peu d'indépendance faisait du bien. Il était enfin libre, dans la mer !

Aomine le regarda, le visage heureux, en train de nager librement. Cela le fit sourire : le bonheur du rouge lui faisait plaisir. Il attendait de voir une telle expression sur son visage depuis des mois. C'était presque un miracle de le voir comme ça, simplement heureux de pouvoir nager comme presque tout le monde.

En le voyant dans l'eau, n'importe qui penserait que c'était un adolescent normal, qu'il faisait la course normalement avec son ami, qu'il se faisait éclabousser comme n'importe qui. Personne ne pouvait voir qu'il était handicapé.

-Je commence à avoir froid, Aomine. Tu peux me faire sortir ? Le bleu acquiesça, puis il reprit le rouge dans ses bras et le fit sortir de l'eau.

Après ça, ils passèrent le reste de l'après-midi sur les transats à dormir et à bronzer.


Ils rentrèrent vers dix-huit heures, alors que le soleil commençait à décliner et emplissait d'une lumière orangée la chambre d'Akashi. Le rouge descendit de son fauteuil et se mit sur son lit, et le bleu sur la chaise du bureau.

-Tu veux rester dîner, Aomine ?

-Non merci, je ne vais pas tarder à rentrer, ma mère doit déjà s'inquiéter.

Sur ce, il se leva et prit son sac. Involontairement, il donna un coup dans la jambe d'Akashi et s'excusa par réflexe. À ce moment, Akashi le regarda avec incompréhension.

-Pourquoi tu t'excuses ?

-Je t'ai donné un coup dans la jambe.

-Ah ?... Je n'ai rien senti.

Cela pinça un peu le cœur du bleu, surtout étant donné la façon si distante dont Akashi l'avait dit. Il indiqua donc avec son doigt l'endroit qu'il avait touché.

Akashi fit non de la tête : il ne sentait rien.

Aomine se mit donc à toucher plusieurs endroits sur la jambe du rouge, pour savoir précisément où il n'avait plus de sensations. Ce jeu l'obligea à remonter de plus en plus haut sur ses cuisses. Une fois qu'il fut parvenu vers le haut, la tension dans la pièce devint palpable. Aomine avançait lentement, presque sensuellement sur sa cuisse, cherchant les zones encore sensibles mais n'en trouvant aucune. Jusqu'à ce qu'il arrive tout en haut, vers l'entrejambe d'Akashi.

Là, le rouge fit oui de la tête quand il toucha une zone sensible. Au-dessus de cette zone, Akashi sentait un peu, et il sentait vraiment tout au-dessus de la ceinture, à partir de la jointure entre son ventre et ses hanches. D'ailleurs, les hanches étaient une zone intermédiaire, où les sensations étaient présentes mais diminuées.

-Donc là, tu sens ma main ? demanda Aomine en le touchant juste sous la ceinture.

-O-oui... Akashi rougissait et respirait plus vite qu'à la normale, c'était carrément… érotique.

-Et là ? demanda Aomine.

Il ne montrait aucun endroit. Akashi fronça les sourcils, tandis que le bleu remontait un peu pour que son visage se trouve proche de celui d'Akashi.

-Où ça ?

-Là..., chuchota-t-il.

Ses lèvres rencontrèrent celles du rouge.


Alors, ça vous a plus ?

Reviews pour le bisou ?