Hello aux survivants !

Premièrement, je voudrais vraiment vraiment m'excuser... trois ans que vous n'avez pas de nouvelle de cette fanfiction, pourtant je peux vous assurer que je ne l'ai pas abandonné ! Mais le souci fut que, voyez vous, j'ai fait une première S (moi qui suis totalement littéraire...) donc je bossais le quadruple de tous les autres sans pour autant vraiment réussir. Puis je suis passée en terminale L, mais ça a été l'année du bac, donc je n'ai pas pris le temps de poster (de plus que je n'avais pas d'ordi...) et pour finir, cette année j'ai commencé des études de droit, et il faut que j'arrive a gérer ma vie d jeune adulte, avec mes études, et c'est pas encore gagné...

Bref, je sais que ce sont là des excuses un peu bateau, "Oui, t'avais quand même le temps de poster, hein!'', mais étant donné que je ne sais pas si j'arriverais a finir cette fanfic, j'avais un peu baisser les bras. Mais du coup, je vous reviens avec un nouveau chapitre, et le prochain devrait être dans deux mois maximum !

Bonne lecture :)


My love, the drums are calling

A red sky

A warning

No sense in hiding from the front lines

They've been here the whole time

I sleep to keep my mind at ease

I wander through a dream

of what I once believed

No rest until we face the truth

and draw it to the light

This is a call to arms

Will you embrace me

before its too late, baby?

- A call to arms -

Laura Jansen


Chapitre 9: Une dangereuse approche

Hermione ne dormait plus depuis des jours, des semaines, peut-être des mois. Elle ne savait même plus. Elle déambulait dans les couloirs du château, se dirigeant vers la bibliothèque. Elle n'avait que ça à faire, de toute façon. Elle poussa la lourde porte et passa ses yeux, cernés de fatigue, sur les rayons qu'elle avait lu et relu pour la plupart. Elle cherchait un livre. LE livre. Celui sur le retourneur de temps. Elle voulait le lire, encore et encore, jusqu'à comprendre comment ça en était arrivé là. Comment ELLE en était arrivée là. Elle prit plusieurs bouquins, "Mythe et légende", "Traversée des objets magiques au cours du temps", "Les objets modus atteints par la magie". Hermione en empila bien d'autres au creux de ses bras, puis les déposa sur une table avant de commencer à les lire. Elle chercha, tritura les pages, en tourna certaines avant de revenir en arrière, posa ses doigts sur plusieurs sommaires, mis des encoches, puis les enleva. Elle ne trouva rien, absolument rien, en tout cas, aucune chose qu'elle ne connaissait d'avant. Sa tête lui pesait, plus que jamais. Bien sûr que les cours lui plaisaient toujours et que ses amis étaient là pour elle. Mais que pouvaient-ils faire pour l'aider ? Rien n'effacerait de sa tête ses images affreuses. Elle ne demandait qu'à dormir, un tout petit peu et aussi à retrouver sa vie aussi "tranquille" qu'elle pouvait l'être avant. Il faut dire qu'elle avait déjà manqué d'être mangé par un chien à trois têtes, pétrifiée par un basilic, attaquée par un loup-garou, avait été ficelé sous l'eau lors de sa quatrième année, et, l'année passée, affronté des mangemorts, tels que Greyback ou Lucius Malefoy, le père de Draco. Draco Malefoy... Mais le blond était-il vraiment capable de ça, d'être un mage noir ? Qu'est-ce qu'il était après tout ? Un mangemort comme son père ? Harry et Ron avaient d'ailleurs émis l'hypothèse dans le train, au début de l'année. Cela changerait-il quelque chose ? ''Evidemment''. Murmura une voix dans sa tête. Et Hermione savait que c'était vrai. Même si elle l'avait voulu, elle ne pouvait plus continuer à haïr l'héritier Malefoy. Il avait changé. Même s'il n'avait pas demandé pardon à proprement parlé et qu'il ne l'accepterait jamais, ce qu'il lui avait dit à l'infirmerie ressemblait à des excuses.

Hermione commençait à s'endormir sur la table lorsque les images sanglantes heurtèrent à nouveau son esprit. Las, la jeune fille ramassa les livres qu'elle avait pris, alla les ranger un à un dans le rayon où ils devaient être, et se dirigea vers le rang où elle avait emprunté l'ouvrage "L'histoire du retourneur de temps selon les siècles." Elle avait déjà cherché maintes et maintes fois, mais c'était ça, ou elle perdait tout espoir. Elle n'avait pas envie d'utiliser la magie, elle se mit donc sur la pointe des pieds pour pouvoir lire le titre de chaque bouquin. Ses chaussures se reposèrent en entier sur le sol. Où avait bien pût passer ce fichu livre ? C'était comme s'il s'était totalement évaporé… Elle était pourtant dans la réserve… Là où sont censés se trouver tous les livres interdits…

Absorbée dans ses luttes, et pour tenir debout, et pour trouver ce fichu ouvrage, elle n'entendit pas les pas approché jusqu'à elle.


Il était 3h25 lorsque Merida se réveilla et s'aperçut que son amie n'était plus dans son lit. Prise de panique, elle sauta de son baldaquin et enfila une paire de chausson. La rouquine se précipita dans la salle de bain, et, n'y voyant aucun signe de vie, dévala les escaliers. Où avait donc pu passer Hermione ? La salle commune était vide. Une vague d'angoisse submergea Merida. Elle savait que son amie se sentait coupable, et bien qu'elle savait Hermione incapable de faire l'impensable, ni même de se blesser, elle s'inquiétait énormément. Que faisait-elle ? Elle avait peut-être eu faim, ou envie de prendre l'air… La jeune rousse se dépêcha de descendre les grands escaliers tourmenteurs de Poudlard. Elle dut s'accrocher à la rambarde car l'un d'eux eut très envie de la balader. Une fois que les marches eurent fini leur cirque, Merida se rua dans la grande salle, où, évidemment, il n'y avait absolument personne. En même temps, qui, à part son amie et ce vieux fou de Rusard, pouvait rôder dans les couloirs de Poudlard à une heure pareille ?

Si seulement elle savait… La Gryffondor rousse se dirigea vers les cuisines, mais se trompa de couloir, une première fois puis une deuxième. Elle finit par tomber sur le garde-manger, non sans mal, mais se fit jeter des œillades noires par les elfes de maisons. Ils préparaient le petit-déjeuner qui arriverait dans quelques heures seulement et ne voyaient pas d'un bon œil qu'une élève fasse des sorties nocturnes. Merida leva les yeux au ciel et partit, une fois qu'elle eut constater que son amie n'était pas là. Elle fit plusieurs détours avant d'accéder au couloir qu'elle voulait. Merida était crevée mais surtout mal, voire très mal réveillée. C'était comme si elle visitait le château pour la première fois et qu'elle avait beaucoup bu avant. Elle longea un mur, et lorsqu'elle tourna, deux yeux ronds se posèrent sur elle.

''Harold ?''

Le jeune homme semblait venir de l'extérieur et était couvert de boue. La jeune fille remarqua que ses habits étaient légèrement brûlés par endroit.

''Me-Merida ?

-Qu'est-ce que tu fichais dehors ?''

Le garçon ouvrit la bouche pour répondre, mais la rouquine le coupa net.

''Non, attend, je m'en moque.

-Merida, attends !''

Le jeune homme la retint fermement par le bras, la tourna vers lui et posa ses lèvres sur les siennes. Un baiser simple et tendre.


''T'arrives pas à dormir non plus, hein ?

Hermione sursauta, manqua de tomber à la renverse, puis se retourna. Il était là, ses cheveux blonds en batailles et ses yeux gris ancrés dans les siens, soulignés d'horribles cernes. Aucune bestialité ni aucune forme d'ironie ne pouvait se lire sur son visage. Elle savait que ce qu'il lui avait demandé était une question rhétorique, puisqu'elle était évidente, pourtant elle lui répondit :

''Non.

-Et qu'est-ce que tu viens faire ici ? Je veux dire à une heure pareille. Reprit le Serpentard.

-Je fais des recherches. Se contenta de répondre la jeune fille, sous le choc de le voir lui parler aussi gentiment, surtout après leur dernier échange.

-Mmmh... Tu ne m'as pas raconté ce qui c'était passé, enfin, pourquoi tu étais couverte de sang. Sa phrase semblait presque être un reproche. Comme s'ils étaient amis de longue date.

La lionne se demanda très sérieusement si le serpent était bien réveillé ou s'il était somnambule. Mais lorsque l'odieuse voix de Rusard parvint jusqu'à eux, un éclair traversa les yeux de Draco.

''Qui est là ?'' Questionna le vieux concierge, suivit d'un miaulement hideux de Miss Teigne.

Personne ne répondit.

La lumière passa la porte de la réserve. Draco et Hermione le savaient car la luminosité de la pièce avait changé.

''Je vous jure que si je vous attrape, le professeur Rogue sera ravi de vous coller une retenue.'' Reprit Rusard.

Au ton de sa voix, les jeunes élèves pouvaient s'imaginer le rictus horrible qui lui déformait le visage.

La lumière s'approchait. Sans qu'Hermione ne comprenne ce qui lui arrivait, Draco attrapa le poignet de la Gryffondor, la tira jusqu'à un des deux côtés du rayon (celui opposé au concierge), la plaqua contre le bois, posa sa main sur sa bouche et rapprocha son corps du rayon, donc d'Hermione. Ils étaient si proches que la jeune fille sentait le souffle du jeune homme dans son oreille, et elle entendait presque son cœur battre. Le serpent enleva sa main de la bouche de la lionne. Elle eut un hoquet lorsque la Gryffondor reconnut, désormais nettement, l'odeur de l'Amortentia. Draco surveillait l'avancée de la lumière tandis que la rouge et or tentait encore de comprendre ce qui lui était arrivé.

Elle se mit à observer Malefoy discrètement. Une mèche blonde était tombée devant ses yeux et sa peau était couverte d'une légère pellicule de sueur.

Soudain, il tourna la tête vers elle et son regard acier vint se planter dans celui noisette de la jeune fille. Le frisson qui la parcourut était aussi indescriptible que la couleur qu'avait pris son teint. La lionne eut l'impression que les yeux de son ancien ennemi avaient fait un rapide aller-retour entre sa bouche et ses pupilles, mais, sa fatigue ne faisant qu'empirer, elle n'était plus sûre de ce qu'elle voyait.

Elle était en pleine réflexion lorsque le corps de Draco se décolla du sien.

''Il est parti.

-Merci… Elle sembla hésiter un instant. Merci Draco.''

Le jeune homme la regarda, surpris, mais lui répondit, sans aucune animosité, ni réflexion désinvolte :

''De rien.

-Pourquoi est-ce-que tu étais là, à la base ?

-Je… laisse tomber…'' Soupira-t-il en tournant les talons.


La Gryffondor ne sut ce qui la surprit le plus : de le voir là, couvert de boue et à moitié grillé ? Qu'il ait pu avoir autant de fermeté dans ses gestes ? Qu'il l'ait embrassé ? Ou encore l'énorme gifle qu'elle lui mit en retour ?

Le jeune homme se tenait la mâchoire, dépité.

''TU AS DIT DURANT LA JOURNEE ENTIERE QU'IL NE SE PASSAIT RIEN ENTRE NOUS, ET LE SOIR, QUAND PERSONNE NE PEUT NOUS VOIR, TU M'EMBRASSES ? Hurla la rousse, folle de rage.

-Ce n'est pas ça… Fit le jeune homme en se décomposant.

-Ah oui ! C'est quoi alors ?! Cracha-t-elle. Tu aurais trop honte de sortir avec une fille comme moi, alors tu préfères que personne ne nous voit ?

-Non, j'avais juste peur que tu me rejettes comme ça… Je suis désolé… Tellement désolé…'' Fit le jeune homme, les larmes aux yeux, la joue rouge et le cœur en pièces détachées.

Celui de Merida se serra. Qu'est-ce qui n'allait pas avec elle ? Le garçon qui lui plaisait l'embrassait et tout ce qu'elle trouvait à faire c'était le giflé. Elle se trouvait pathétique.

La rousse tendit le bras en avant et ouvrit la bouche, mais aucun son ne put en sortir. Harold était déjà parti.

Elle sut qu'elle avait perdu la partie… Elle avait toutes les cartes en mains et elle les avait faites tomber, une par une.

Sa tête ne pensait même plus à chercher son amie. Merida savait pourtant que c'était ce qu'elle avait à faire, mais il y avait tellement de questions qui lui traversaient l'esprit en cet instant qu'elle ne pouvait réfléchir convenablement.


Les marches étaient glissantes et il manqua d'en louper une. Par-dessus me marché, il faisait sombre et le jeune homme était, à ce moment, comme entièrement formé d'angoisse et de stress. Il ne pouvait pas se permettre. Pas se permettre du tout de faire ce qu'il faisait. Des gouttelettes d'eau ruisselaient le long des parois de roches noires. Il s'arrêta un instant, comme pour reprendre son souffle, mais ce n'était pas le cas. Il ouvrit la bouche et un passage apparut devant lui. Il s'y introduit et longea la paroi qu'il connaissait bien, descendit quelques marches avant qu'une voix ne le surprenne :

''C'est à c't'heure-ci qu'on rentre ?''

Le garçon ne répondit pas et s'allongea dans un des canapés en velours vert.

''Alors, tu faisais quoi ? Demanda l'autre Serpentard.''

Draco se contenta de soupirer.

''Lâche-moi un peu, Jack. ''

Le Malefoy se releva, déambula nerveusement avant d'écraser ses deux poings sur la table la plus proche.

''Je ne peux pas, je ne peux pas créer des liens avec n'importe qui, surtout pas avec une sang-de-bourbe, murmura-t-il pour lui-même.

-C'est à propos de Granger, n'est-ce-pas ? Articula Jack.

-De quoi est-ce que tu…

-Ça se voit. Je ne comprends pas pourquoi tu ne pourrais pas ?

-Tu le sais bien… Répliqua Draco, agacé.

-Ton père, encore et toujours, à qui tu voues une adoration sans limite. Soupira le fils de l'hiver.

-Tu ferais bien d'en prendre de la graine…

-Que j'admire mon père? Tu sais peut-être pourquoi je le hais tant, ce type… Écoute bien, parce que je ne répèterais pas. Tu te souviens de ce vieux mythe sur la couleur de mes cheveux et l'étrangeté de mes pouvoirs de glace que je peux utiliser sans baguette ?

-Celui ou ta mère c'est trompé entre les sels de bains et ceux pour blanchir le linge ? Questionna le blond, qui ne voyait pas bien ou Jack voulait en venir.

-Celui-là, oui. Ça m'a toujours fait doucement rire que vous y croyiez, surtout Blaise et toi.

-A vrai dire, je n'y pense pas vraiment tous les jours, fit Draco en fronçant les sourcils. Mais je t'en prie, développe.

-Ça n'a toujours été qu'une légende. La vraie histoire, celle que je vais te raconter maintenant, est la vraie. Tu le sais, mon père est un mangemort au même titre que toi. Mais c'est plus une bête sans cœur qu'autre chose… Il se trouve que j'étais encore enfant lorsqu'il est arrivé devant moi, sa baguette à la main. Ma mère était en train d'accrocher le linge. Elle lui a demandé ce qu'il faisait et il n'a pas répondu. Il s'est contenté de me regarder et de me dire : ''Tu seras quelqu'un de grand aussi, mon fils''. Puis il a lancé un ''Avada Kedavra'' contre moi. Ma mère avait anticipé et lancé un ''Protego''. Lorsque le contact fut rompu, ma mère était morte, et j'étais inconscient. Ma chevelure décolorée et mes mains prêtes à gelées tout ce qui passait aux alentours.''

L'héritier Malefoy était stupéfait, jamais il n'aurait pensé ça.

''Pourquoi le ''aussi'' ? Questionna-t-il finalement.

-Tu n'as toujours pas compris ? Ma mère était Delina Frost, née Delina Potter.''

Draco, ébahi, se rassit sur le canapé, avant de murmurer :

''Tu es le cousin de Potter ?

-Effectivement. Ma mère était la sœur de James Potter, le père d'Harry. Mais ça m'étonnerait que le balafré en sache un traitre mot. Répondit Jack.

-Potter, toujours ce Saint-Potter… Grogna Malefoy entre ses dents.

- Tu sais ce que tu as, en fait ?!'' S'exclama Jack dont l'égoïsme de son ami commençait à lui taper sur les nerfs.

Sans lui laisser le temps de répondre, le garçon aux cheveux blancs reprit :

''Tu es jaloux de ''Potter'' à en crever. Tu trembles comme une feuille morte à chaque frémissement tandis que lui est couronné avec un brin de laurier pour ses exploits. En même temps ça peut se comprendre, il est aimé de tous pendant que toi tu es craint des élèves, tout autant qu'ils te détestent, par ailleurs. Et puis tu as peur aussi… Peur qu'il se tape Granger peut-être ?

-Tu racontes vraiment n'importe quoi, Frost. Je me moque qu'il se tape Granger, ou qui que ce soit d'autre. S'exaspéra Draco.

-Alors raconte-moi pourquoi, quand tu es arrivé, tu as prononcé ses mots : '' Je ne peux pas, je ne peux pas créer des liens avec n'importe qui, surtout pas avec une sang-de-bourbe.'' ?''

Pour la première fois, l'héritier Malefoy se sentit vraiment désarmé. Il ne pensait pas que Jack aurait entendu et se contenta de se taire. La fatigue. Il ne trouva rien à répondre, rien de méchant du moins. Alors il se contenta de raconter à son ami l'épisode de la bibliothèque.

''Pourquoi es-tu parti ? Qu'est-ce-que tu cherchais là-bas ? Demanda Frost.

-Je ne sais pas.'' Mentit-il.

''Elle.'' Murmura une voix dans sa tête. Même si il l'avait voulu, il ne pouvait plus continuer à la haïr. Elle avait changé, elle l'avait changé. Elle c'était un peu affaiblit avec tout ce qu'elle avait vécu, mais elle se débrouillait toujours pour garder la tête haute, surtout devant lui. Mais cette nuit, ça en avait été tout autrement. Lorsqu'il l'avait saisi par la main et entraîné derrière le côté d'un rayon, elle n'avait rien dit. Peut-être aussi parce qu'il avait une main devant sa bouche, mais lorsqu'il l'avait enlevé, elle n'avait soufflé mot. A un moment, leurs yeux ce sont fixés et il s'est décollé d'elle. Elle s'était même montrée amicale avec lui et ça l'avait effrayé. Lui et les sensations qui parcouraient son corps. Il était parti.


''Je pensais ne jamais te retrouver ! Cria Merida à Hermione en entrant dans la bibliothèque. Qu'est ce qui t'a pris de partir comme ça ?

-Je-je ne sais pas… Bafouilla la brune, je n'arrivais pas à dormir, et je me suis dit que lire pourrait me déten…

-Meri', 'Mione, qu'est-ce que vous faites debout ? Fit la blondinette, une poêle à frire à la main.

Devant le manque de réponse de ses amies Raiponce reprit :

''Vous êtes sûres que ça va ?

-Oui, oui, s'empressa de répondre la rousse. Tout va bien, t'inquiète pas.

-Vous remontez-vous coucher ou vous préférez qu'on reste ici à ne rien faire ? Essaya d'articuler Hermione.

-Je ne suis pas certaine que ça vaille vraiment le coup, 'Mione, il est bientôt l'heure de se lever… Reprit la Serdaigle.

-On peut toujours essayer…''Fit La Gryffondor rousse tout en baillant.

Les trois jeunes filles quittèrent la bibliothèque en prenant soin de ne pas éveiller l'ouïe fine de Miss Teigne.


Les mois de septembre et octobre finirent par se défiler. Hermione avait retrouvé le sommeil vers la fin de septembre, même si elle ne dormait, en général, pas plus de quatre heures par nuit. Harold restait de moins en moins avec eux, prétextant toujours quelque chose à faire. Personne n'en connaissait la raison, à par une rouquine qui avait verrouillé son cœur et jeté la clé. Cependant une chose avait changé, en particulier. Il était désormais possible de croiser Raiponce bavardant discrètement et brièvement avec Jack. Draco et Hermione ne s'étaient pas reparlé après l'interlude de la bibliothèque. Mais tout semblait changé entre eux : le jeune homme ne faisait plus aucune remarque désobligeante sur son sang, il semblait plus mûr. Hermione le surprenait à la regarder de temps en temps et à détourner les yeux lorsqu'ils rencontraient les siens, mais bien souvent elle soupçonnait son imagination d'être derrière tout ça. Ron lui, était le même, toujours le même goinfre maladroit. ''Et dire que Lavande lui tourne toujours autour''… Soupirait Hermione de temps à autre lorsqu'elle croisait cette… fille… dans les couloirs. Harry passait de plus en plus de temps à essayer de se rapprocher du professeur Slughorn. La vie semblait presque banale si on la comparait aux années précédentes qu'avaient pu vivre nos protagonistes.


Le château était décoré de toutes sortes de toiles d'araignées (en plus de celles naturelles qu'on pouvait trouver en explorant les passages secrets de l'école) et des citrouilles volaient de toutes parts, surtout dans la grande salle. L'extérieur, les parcs et les forêts, avaient été roussi par l'arrivée de l'automne en cette fin d'année. La matinée du trente-et-un octobre venait de débutée lorsque Merida entra précipitamment dans sa chambre.

''Bouge Hermi' ! Hagrid veut nous montrer quelque chose !''

La jeune brune s'extirpa péniblement de son lit tout en se frottant les yeux. C'était la première fois depuis un temps assez long que la rousse se réveillait avant elle.

''Ça ne peut pas attendre un peu ? Grogna la brune en enfouissant sa tête sous l'oreiller.

-Apparemment non, allez on bouge ses fesses miss grâce mat'.

-Mais Meri', essaya de se justifier la jeune fille, c'est le jour d'Halloween, on va se coucher tard…

-Tu te fous de moi ? Rappelle-moi en quelle classe tu es Hermione Jean Granger ?''

Alors, sans lui laisser le temps de répondre, la tigresse enleva la couette, pris l'oreiller de son amie, qu'elle abattit par la suite sur la tête de cette dernière. Hermione lui répondit par un cri étouffé et se leva pour courir après son amie.

''Je te jure que tu vas me le payer toi.

-Mais, vous n'êtes toujours pas prêtes ? Questionna Raiponce en entrant.

-C'est-à-dire que Merida m'a sauvagement agressé, alors…

-Quoi ? S'écria la rousse en balançant son polochon de plus belle."

Hermione réussit à l'esquiver et couru dans la salle de bain pour prendre sa douche. Une fois le verrou fermer à double tour, elle fit tomber sa chemise de nuit et se glissa sous l'eau chaude. Ses cheveux bouclés se lissèrent sous l'impact de l'eau et sa peau se couvrit de gouttes. Une fois qu'elle eut fini, elle saisi sa serviette, qu'elle enroula autour de son corps frêle et regagna sa chambre où l'attendait toujours ses deux amies. Elle se dépêcha d'enfiler une tenue, et les trois Gryffondors dévalèrent les escaliers. Merida manqua de manger le sol lorsqu'elles dévalèrent la pente humide qui menait à la cabane du garde-chasse. Elles poussèrent la lourde porte en bois et trouvèrent Harry et Ron confortablement installés

Merida aimait particulièrement cet endroit, elle le trouvait à la fois intimidant et rassurant.

"Harold n'est pas avec vous ? S'étonna le demi-géant.

-Nous sommes allés voir dans la salle commune des Poufsouffles et il n'y était pas. Affirma Harry.

-Il n'était pas non plus dans la grande salle, répliqua Ron, à croire qu'il nous évite."

Raiponce jeta un coup d'œil discret du côté de Merida qui s'était empourprée. Bien sur la rouquine leur avait raconté ce qui s'était passé, mais elle culpabilisait tellement que ça en aurait effrayé Aragog.

"Pourquoi nous avoir fait venir, Hagrid ? Questionna Hermione pour changer de sujet.

-Ah ! Oui ! J'avais presque oublié. Installez-vous autour de la table. Vous n'allez pas être déçu."

Il sortit six tasses et leur servit un jus irisé. Ron en but une gorgée avant de manquer de s'étouffer. Ça avait le goût de... De quoi d'ailleurs ?

"Qu'est ce que vous avez mis là dedans, Hagrid ? Questionna L'élu, non sans une grimace.

-Ça mon garçon, tu préfères ne pas le savoir. Je compte le servir aux professeurs, pour le repas d'Halloween, évidemment."

Bizarrement, les cinq verres de posèrent rapidement sur la table.

"J'oubliais Hermione, reprit le demi géant, j'ai trouvé ça dans mon champ de citrouille."

Hagrid se tourna vers un des crochets suspendu près de la cheminée et prit quelque chose dans un de ses chaudrons. Un objet métallique apparut dans la poigne du garde chasse. La lionne fut prise d'un malaise. Malefoy n'avait il pas gardé le retourneur de temps ? Elle saisit l'objet et le regarda. C'était son retourneur, il n'y avait pas de doute... Elle se leva, pâle comme un linge.

"Tout va bien, 'Mione ? S'enquit 'Punzie.

-Oui... Oui... Ca va. Il faut que je vous laisse, je dois vérifier quelque chose."

Et sans un mot de plus, la brune sortit de la cabane. Elle courut droit devant elle, passa la porte du château, bouscula Dean, s'excusa, emprunta les escaliers qui menaient au cachots, tomba sur Goyle qui essaya de l'empêcher de continuer sa course, mais elle devait savoir. Elle passa sous le bras qui lui barrait la route et s'arrêta devant le grand mur de pierres noires.

"Tu viens déloger le serpent de son trou ?"

Hermione se tourna et deux prunelles noires se posèrent sur elle.

"Lâche-moi Zabini. C'est urgent

-J'imagine bien. La railla-t-il. Draco n'est pas là.

-Comment...

-...je sais que tu veux le voir ? Je doute franchement que tu sois arrivée jusque là pour admirer ce mur ou encore que tu aies envie de te rallier à la clique de Pansy. Répondit le garçon à la peau mate, d'un ton ironique.

Elle s'apprêtait à riposter quand il lui coupa la parole.

- Quoi que... Elle finit souvent dans les draps de Draco. Tu pourrais l'envier, finalement.

-Excuse-moi Zabini. Ça m'étonnerait que tu connaisses mes fantasmes, et, sauf ton respect, Malefoy n'en fait pas parti.''

"Tu mens". S'exclama une voix dans sa tête. Souviens-toi de l'amortencia. Mais Hermione secoua la tête et entendit de nouveau la voix du jeune homme.

''Je note, Ganger. Répliqua-t-il, non sans un sourire bourré de sous-entendu. Si tu cherches ton blondinet, il est à la bibliothèque, il finit une colle.

-Ce n'est pas MON blondi..."

Mais déjà Blaise avait disparu derrière le mur.

"Je hais définitivement les Serpentards." Murmura Hermione pour elle-même en serrant des dents.

Elle remonta les escaliers. "noirs, lugubres, humides, effrayants..."

Alors qu'elle déballait tous les termes, qui lui venaient à l'esprit, elle dérapa et manqua de se casser la figure, ce qu'elle aurait sans doute fait si elle ne s'était pas rattrapé à quelque chose de souple et fin. Elle leva les yeux, et ils plongèrent dans ceux, surpris et bleus de Jack.

"On ne tient plus sur ses pattes, Granger ? Sourit-il. Draco m'avait prévenu que tu avais tendance à flancher, mais j'en doutais. Tu m'apportes la pièce manquante du puzzle.

- Ça m'étonnerait que "Draco" te raconte quoi que ce soit de positif à mon sujet... Le railla-t-elle.

-Si tu savais. Reprit le fils de l'hiver avec malice. Bon, pas que je ne veuille pas passer la journée a tes côtés, mais j'ai des obligations. Tu m'excuseras."

Et sur ces mots, le serpent se dirigea vers son trou.

Rêvait-elle ou venait elle vraiment d'avoir une "conversation amicale" avec Jack Frost ? Décidément la journée était de plus en plus bizarre. Elle serra l'objet doré et finit de monter les escaliers rapidement. Le chemin de la bibliothèque ? Elle le connaissait par cœur, la lionne aurait même pu le dessiner les yeux fermés. Elle pivota à droite, puis deux fois à gauche, longea un grand couloir et poussa la porte de l'importante bibliothèque. Hermione chercha longtemps, entre les rangées, vers les différentes tables, elle jeta même un coup d'œil par la vitre de la réserve, personne en vue. Après un long soupir, la Gryffondor tourna les talons et s'engouffra de nouveau dans un couloir important. Que pouvait-il bien faire ? Par Merlin ! La brune se dirigea vers la grande salle, soudain elle reconnu une chevelure brune et lui adressa un signe. Harold sourit timidement et s'approcha.

"Coucou, lança la jeune fille. J'ai deux choses à te demander: premièrement, pourquoi ne restes-tu plus avec nous ?

-Parce que... Commença le garçon, sans conviction.

-Je suis au courant pour Merida, lui souffla Hermione, mais ça ne t'empêche pas de venir...

Le garçon sembla soulager d'un poids, mais quelque secondes plus tard, son dos se crispa de nouveau.

-À quoi bon ? Merida me hait, même si je vous adore, je me sentirais toujours mal... Je n'aurai pas du...

-... Attends Harold! Le coupa la brune. Elle a été blessé, certes, mais en aucune façon elle ne te déteste ! Alors revient ! Deuxièmement, excuse-moi, mais il faut que je me dépêche, saurai-tu où se trouve Malefoy ?

-Je...euh... Volière. Réussi à articuler le jeune homme.

-Merci ! On se voit au spectacle alors !"

La blonde traversa une cours, dévala une pente et fit même la montée à ce pas de course.

Elle monta les marches et trouva Draco en train de lâcher son hibou. Il n'était pas surpris ou du moins, s'il l'était, il n'en laissa rien paraître.

Avant qu'il ne dise un mot, la brune s'exclama:

"Je t'en prie, Malefoy, dit moi que tu as perdu le retourneur de temps que je t'ai laissé ! Dis le moi, je t'en prie.

Draco fronça les sourcils. La jeune fille paraissait paniquée. Il lui saisit la main. Elle ne se débattit pas. Il la garda et dévala les marches.

"Ne te méprends pas sur mes intentions Granger, j'ai juste besoin qu'on aille vite, tu nous ralentirai. En plus Ron rouquin serait fâché.

Elle ne répondit rien.

Dire que ça faisait plus d'un mois qu'ils ne s'étaient pas parlé... Elle était bien, elle avait moins peur, elle avait l'impression qu'il la protégeait. Draco était quelqu'un de glacial, et affreusement agaçant, mais elle devait se l'avouer, il lui avait manqué. Si elle savait que derrière ce masque de fer se cachait un garçon apeuré, brisé.

Perdue dans ses pensées, la jeune fille ne s'était pas rendue compte qu'il avait lâché sa main. Ils étaient devant le repère de Salazar Serpentard.

"Ici, j'étais sûr que personne ne le trouverait, se justifia-t-il en ouvrant la porte." Il ouvrit le tiroir de la table de chevet grâce à la poignée en hêtre, et il crut qu'Hermione allait tomber lorsqu'elle s'aperçut qu'il y avait bien un retourneur, alors qu'elle en avait un second dans la main.


Alors, alors ? Dîtes moi ce que vous en avez pensé ?

Mieux/moins bien que les autres ? Décevant ou au contraire vous voulez en savoir plus ?

J'ai relu mon histoire il n'y a pas longtemps et je me suis rendue compte qu'il y a sûrement des choses que j'aurais changé maintenant... Mais ça m'a fait du bien de la retrouver en tout cas.

Merci à toutes les personnes qui ont laissé des reviews (Lynalalynette, Saby, DreamsWritters), à toutes celles qui ont mis cette fiction dans leur favori ou encore juste ceux qui la suivent. C'est en voyant qu'il restait des gens qui continuaient à lire et à aimer mon histoire que j'ai eu envie de m'y remettre. Alors merci mille fois.

Je vous demande encore pardon et j'éspère que j'ai su me faire pardonner un petit peu à travers ce chapitre !

A bientôt ! :)

Louna