Je remercie chaleureusement les quelques fidèles lectrices(eurs ?) qui ont commenté le chap 9 =)
Pour celles/ceux qui ont fait une remarque sur la sensation étrange que leur inspiraient les derniers chapitres, vous avez peut être raison. En même temps, sachez que j'ai prit 3 années entre temps, ce qui expliquerait un changement de style peut être brutal.

Sinon j'ai corrigé la plupart des fautes qui parasitaient la fic x)
bref, en vous souhaitant une très agréable lecture ;)


Même si la pièce possédait toutes les caractéristiques pour être considérée comme étant le nid d'un célibataire mâle humain ; avec, par exemple, ces chaussettes et slips douteux que la poussière avait fossilisées, ces quelques bouteilles d'alcools ornant la table de nuit qui faisaient office de cendrier... ou pot de chambre, ou encore ces couverts utilisés lors d'un repas dont la date n'est plus mémorisable et qui ont pour particularité d'être une culture bactériologique de couleur verdâtre ; il fallait avouer que la vue qu'offrait le balcon comblait tous ses sinistres défauts. Alors bien sûr, il y avait bien ce petit parc ou quelques petits octogénaires se baladaient tranquillement accompagnés de leur chiens mais surtout, plus au dessus, il y avait le bâtiment d'en face et la fenêtre donnant sur l'appartement de Paméla, une rousse que l'on pouvait qualifier de bien proportionnée surtout pour ses atouts mammaires et fessiers et qui avait la fâcheuse tendance à se balader à poil à travers les pièces de son domicile.

-Y'en a qui sont vraiment sans gêne ! s'exclama Breda sur un ton faussement outré, des jumelles en mains.

-C'est aussi ce que je pense. renchérit Pervers dont l'innocence ne dupait personne.

-Bon, les mecs, faut qu'on s'active là, on est vraiment dans la merde… le colonel veut qu'on lui rapporte des preuves, mais il a tout brûlé ce con. Et si on trouve rien, je pense qu'il va nous mettre au trou...

-Grâce à toi, Havoc, pour les avoir prit en photo en flagrant délit. répondit Breda en fulminant à l'intention de son collègue.

-Si vous voulez, y'a toujours mon album que je conserve sous mon lit, enfin, si ça peut vous rendre service… proposa le Pervers, sensible à leur désarroi.

-Ah ouai, ça serait vraiment trop sympa vieux, tu nous sauves la mise.

-Pas de quoi, en plus, dans cet album, y'a vraiment des nanas super bien gaulées et vous imaginez même pas ce qu'elles font des fois, lorsqu'elles croient être à l'abri des regards, gnhinhinhin… ricana-t-il, tel un adolescent prés-pubère à qui on vient de dire, euh… quelque chose de cochon.

-Envoie ! s'écria Havoc, très intéressé.

-Est-ce qu'on voit Paméla dedans ? demanda Breda, une lueur dans les yeux.

Et ils passèrent ainsi l'après midi, entre bon amis, quelques bouteilles de bières à portées de main, s'extasiant sur les clichés de femmes dévêtues, le fruit de près de 10 années de voyeurismes intensifs. Tout un art, le fait de voir sans être vu.

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-Vous savez Riza, je dois avouer que je ne m'attendais pas du tout à ce que vous répondiez de cette manière à mon baiser, tout à l'heure.

La jeune femme rougie, mal à l'aise, et se cacha le visage de façon à ce que Mustang ne le voie pas.

Ils étaient tout deux assis à une table de restaurant, Aux Appétits Insatiables, que Roy appréciait particulièrement pour son ambiance, son service, son accueil, sa qualité et… son moindre coût. Ils avaient aussi abandonné leur uniforme militaire, Roy portait une tenue plutôt classe, tandis que Riza avait opté pour quelque de très simple, du civil quoi. En même temps, elle n'avait pas une très grande garde robe…

-Alors ce que je me demande maintenant, c'est si je suis un véritable dieu au point de faire tomber la plus sérieuse et indifférente des femmes sous mon charme, ou bien, si vous me cachez quelque chose…

Riza soupira, c'était la question à laquelle elle ne souhaitait décidément pas répondre, mais Roy la fixait avec insistance, il semblait vraiment intrigué et elle pouvait être certaine qu'il ne lâcherait pas le morceau.

-Moi je m'étonne que vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi une femme serait capable de s'engager dans l'armée peu de temps après le votre, aurait accepté d'être votre garde du corps, de vous suivre aveuglément dans votre quête et de tout faire pour que vous puissiez l'atteindre.

-Bah mes hommes font bien pareil…

Riza souffla de plus belle, lasse.

-Oui par idéologie… Mais si ça n'avait été que ça, vous pensez vraiment que j'aurais pu supporter votre paresse, votre caractère insupportable, vos innombrables conquêtes, vos réactions parfois si… stupides ?

-Donc il y a autre chose ?

La jeune femme laissa tomber sa tête sur la table, complètement exaspérée.

-OUI.

-Alors pourquoi êtes-vous autant indifférente et froide avec moi ?

-Ai-je le choix ? Vous ne vous êtes jamais intéressé à moi. Je n'aurais jamais pu tenir autrement !

-Dans ce cas je vais y remédier et dès ce soir, conclu Roy, dans un sourire

-Colonel, je vous préviens tout de suite, il n'est pas question que vous jouiez avec moi et mes sentiments comme avec toutes ces autres femmes que vous trouvez et jetez comme du papier toilette. Je ne serais pas une de vos vulgaires conquêtes, je préfère encore être seule et finir vieille fille plutôt qu'un triste trophée que vous pourrez accrocher sur le mur de votre chambre. Vous ne me ferez pas davantage souffrir, est-ce bien claire ? lança Riza, d'une voix tranchante, accompagné d'un regard noir.

-Bien sur que non, je n'ai jamais eu cette intention, surtout pas à votre égard ! répondit Roy, attristé qu'elle pense cela de lui.

Il décida qu'il était temps de commander et leva le bras à l'attention d'une serveuse. Celle-ci s'approcha, bloc note en main, sans lever les yeux sur eux :

-Qu'est-ce que ce sera messieurs dames ?

-Pour ma part ce sera un lapin à la moutarde, et vous Riza ?

-OH MON DIEU, ROY ?

-Pardon ? s'étonna Roy avant de reconnaître la jeune femme. Béatrice ? Mais qu'est-ce que tu fais…

-Je travaille dans ce restaurant et toi tu… invites une blonde à dîner alors que tu m'as appelée l'autre jour ?

Ce qui était assez comique, c'est que plus Béatrice parlait, plus ses mots devenaient suraigus. Elle était visiblement offensée. Pour Riza, c'était plus que confirmé. Elle soupira. Comment avait-elle pu penser une seule seconde qu'il aurait pu s'intéresser à elle autrement que comme un passe-temps agréable. Elle se passa une main sur le front, lassée. Pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe amoureuse de l'homme le plus séduisant d'Armetris ?
Elle se leva de la table, prit son manteau en silence pendant que la pauvre dinde hurlait sa rancœur à son supérieur. Roy s'en aperçu et s'écria :

-Lieutenant, que faites-vous ? attendez, ne partez pas !

-QUOI ? hurla Béatrice. Tu t'envoies en l'air avec ta sale pute de secrétaire, tu m'avais assuré le contraire, espèce de salaud !

CLAC, elle le gifla monumentalement, telle une hystérique.

Roy ouvrit la bouchée stupéfait par ses propos et se massa douloureusement la joue. Il avait finit par prendre l'habitude des claques, mais ce n'était jamais très agréable. Et pour rajouter une couche, toutes les personnes présentes dans le restaurant avaient leur yeux rivés sur lui, interdis.

-Je n'ai jamais…

La serveuse allait lui coller une autre claque mais son bras fut brutalement retint par une main ferme. Surprise, Béatrice se tourna vers celui qui la retenait.

-Alors d'une, ma pauvre fille, je ne suis pas sa secrétaire. De deux, je ne suis pas sa pute. Et de trois, ON NE POSE PAS LA MAIN SUR MON SUPÉRIEUR EN MA PRÉSENCE !

Riza furieuse, lui administra une bonne droite dans la tronche. Béatrice, s'écroula par terre, KO.

Roy appréciait particulièrement ce restaurant, Aux Appétits Insatiables, pour son ambiance, son service, son accueil, sa qualité, son moindre coût et… son personnel féminin.

Mais à cet instant précis, il était préférable de s'éclipser, et pour une fois, Roy ne manqua pas de bon sens et s'enfuit en compagnie de sa subordonné. On pouvait clairement conclure à une soirée totalement ratée.

-Je suis navré lieutenant, je ne pensais vraiment pas que nous tomberions sur une de mes ex… je suis vraiment mal à l'aise. s'excusa Mustang alors qu'ils marchaient tout deux dans une rue faiblement éclairée par un lampadaire défaillant.

-Ce n'est rien colonel, et j'avoue que de l'avoir frappée m'a fait du bien, surtout après une journée comme celle-ci…. J'avais réellement besoin de me défouler, ça détend. Je lui aurais bien apprit à vivre, à cette mijaurée, mais elle s'est évanouie sur le coup. Elles sont vraiment trop fragiles ces filles… à se demander où vous allez les dénicher.

-Je devrais vous réprimander pour votre geste, mais c'est la première fois qu'une femme se bat pour moi, enfin, de manière physique et ça me touche vraiment beaucoup. Merci.

-Je vous en prie, je n'ai vraiment pas apprécié la manière dont elle vous hurlait dessus ni dont elle m'a traitée… elle se prenait pour qui d'ailleurs ? fulmina Riza en faisant craquer ses phalanges.

-Du coup, mon invitation galante tombe à l'eau… et nous n'aurons pas dîné. conclut Roy en se grattant le crâne, l'air penaud.

-Si vous voulez on va chez moi et je prépare des pâtes ? proposa Riza.

Roy resta stupéfait devant cette invitation spontanée et pour une moins… originale. La jeune femme s'en aperçut et se vexa un peu. Roy s'empressa de la rassurer :

-Ne vous méprenez pas, c'est juste qu'on ne m'a jamais invité à manger des pâtes après un rendez-vous raté, donc c'est assez drôle. Mais ça ira très bien ! finit-il dans un grand sourire.

-Eh bien moi, je n'ai jamais mangé des pâtes chez moi en compagnie de quelqu'un, il faut une première fois à tout.

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Madame Vincent, tout comme Vivienne Merteuille, était concierge, mais de l'immeuble d'en face de Pervers. Elle n'était physiquement pas aussi monstrueuse que sa consœur, la cinquantaine, tout simplement, et puis, avec elle au moins, il était possible de tenir une conversation sans retenir sa respiration. Elle était veuve depuis 14 ans et restait fidèle à son tendre Grégoire, mort durant une vilaine chute, un changement d'ampoule. Depuis, elle parlait souvent seule, mais surtout, elle était très friande des ragots, des rumeurs, des nouvelles, des on dit et des qu'en dira-t-on. Si vous lui donniez le nom d'un des locataires de l'immeuble, elle était capable de vous donner un nombre impressionnant d'information, plus ou moins vraies et de vous donner tous les petits détails qu'elle avait observé comme leur habitudes par exemple.
Ce soir là, elle passait tranquillement le balai sur le palier du troisième étage en marmonnant quelques mots rancuniers envers les locataires qui ne faisaient pas attention à la propreté des lieux et que, ah ! de son temps, les choses étaient autrement, et beaucoup mieux !
C'est alors qu'elle vit un couple arriver, ils étaient visiblement de bonne humeur, souriant et parlant fort. Trop même. En plus, elle ne les reconnaissais pas. Etrange.

-Ah, bonsoir Madame Vincent. lança la jeune femme blonde qui commençait à sortir ses clés.

La concierge resta bouche bée, les yeux écarquillés… IMPOSSIBLE ! Elle venait de reconnaître la voix de la militaire toujours accompagnée de son chien qui ne souriait jamais et qui là, portait des vêtement normaux, souriait et surtout… était ACCOMPAGNÉE.

Le jeune homme, enfin… bel homme, il fallait l'avouer, lui souhaita aussi une bonne soirée avant de s'engouffrer avec la blonde dans cet appartement qui avait toujours été si mystérieux depuis que celle-ci y avait emménagé.
ROOOLALALA, elle dévala les escalier jusqu'à son propre logement, se rua dans son bureau et ouvra une sorte de grand journal intime. Elle fit défiler les page jusqu'à tomber sur ce nom : Riza Hawkeye, et raya la note "doit certainement être lesbienne" inscrite à côté. Elle réfléchis quelques instant puis ajouta quand même la possibilité d'une bisexualité. Ensuite, elle se demanda si le "zoophile avec son chien" n'était pas un peu inapproprié après la découverte de ce soir.

-L'un n'empêche pas forcément l'autre ! déclara-t-elle pour elle-même.

Restait l'hypothèse "frigide".

-Eh bien ça, c'est ce qu'on verra c'soir, mon bon Grégoire. fit-elle à l'attention du portrait de son défunt mari accroché sur le mur.

Après tout, elle avait encore tellement de poussière à faire sur le palier du 3ème étage…

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"Bon sang de bordel ! je vais finir par le tuer, ce sale prétentieux ! Tout ça parce qu'on lui a pas ramené le Pervers au QG... alors qu'il a pu mater l'album pépère ! "

Jean Havoc, était complètement essoufflé, le visage dégoulinant le sueur, tous ses sens aux aguets. Il portait une tenue noire, celle qu'il utilisait lors de ses missions incognito. Adossé contre un arbre, il reprenait doucement son souffle après cette longue course à pied. Il faisait nuit noire et l'on distinguait clairement les étoiles, ce qui contrastait avec le ciel couvert de Central. Le soldat se tourna vers la lueur d'une maison, non loin de lui et la seule présente aux alentours. Il y était presque.

Il s'en approcha tel un espion, à pas de loup et une fois arrivé, il se mit sous une fenêtre, de manière à ne pas être vu de l'intérieur par ses occupants. Il sortit de sa poche une petite lampe torche et un plan détaillé. Il l'analysa. O"k, donc je suis ici, vu qu'il y l'arbre, dans ce cas, la pièce est là".
Il rangea tout, enfila sa cagoule, puis se dirigea vers son objectif. Arrivé cette fois-ci sous la fenêtre donnant sur une salle de bain, il jeta un œil rapide pour vérifier si personne n'y était. Déserte. "Il avait raison, ils mangent à cette heure. Donc si tout se déroule comme prévu, dans 30 minutes… c'est ici que ça se passera."

La fenêtre était entrouverte. Tant mieux, ça lui éviterait de sortir tout son matos à décrochetage de serrure. Silencieusement, il se glissa dans la pièce, inspecta rapidement le lieu, puis trouva un endroit adapté pour se cacher. Une fois camouflé pour sa mission top secrète, il prépara l'appareil photo qu'il tenait en bandoulière à con cou.

Il était prêt pour sa mission.

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Wouf Wouf !

-Tiens, nota Mamie Pinako en tirant sur sa pipe, on dirait bien qu'on a de la visite.

La vieille femme se dirigea vers la porte d'entrée qui était ouverte,

-Ah, mais pourquoi il me saute dessus comme ça ? Den COUCHE !

-Ce doit être l'odeur de ta main, tu sais, avec les fourmis.

-Mais puisque je te dis qu'elle ne sent plus rien maintenant ! c'est pas vrai, faut que je te le répète combien de fois ? »

-Si tu le dis, en attendant il te saute dessus… et il bave.

Pinako ne pu que s'amuser de les voir se chamailler de la sorte, il y avait des choses qui ne changeraient, décidément, jamais.

-Winry ! se mit-elle à brailler en direction du dessus.

-Quoi ? hurla encore plus fort sa petite fille à l'étage.

-Y'a des clients, bouge tes fesses et descends !

Edward et Alphonse se dirigèrent vers la porte d'entrée et saluèrent la grand-mère. Edward la rassura avec un sourire gêné.

-Ne t'inquiète pas Mamie, cette fois-ci on a rien cassé. Faut pas non plus croire qu'on ne vient que pour ça.

-C'est toujours pour ça, Ed. rectifia Alphonse.

-Ah mince alors, grimaça Pinako, je l'ai réveillée pour rien. PAS LA PEINE DE DESCENDRE WINRY, FAUSSE ALERTE !

-T'ABUSES MAMIE, J'SUIS CREVÉE !

Une porte claque.

Ed grimaça, Pinako avait hurlé un peu trop près de ses oreilles, et il n'était plus vraiment habitué à ce moyen de communication à travers les différents étages de la maison, la gueulante.

-Bon et bien, on saluera Winry plus tard alors…

-Oui, c'est préférable, elle n'est pas vraiment sous son meilleur jour.

-Comment ça ?

Pinako lança préventivement un coup d'œil en direction des escalier, puis souffla à l'attention des deux frères :

-C'est sa semaine "je râle et je suis de mauvaise humeur pour rien" si vous voyez ce que je veux dire.

-Dis leur aussi quand est-ce que je suis allée aux toilettes pour la dernière fois pendant que t'y es, lança la jeune fille en question, sèchement.

Ed nota que Pinako ne devait pas avoir tort, Winry était vraiment de mauvaise humeur et pour ne rien arranger, elle était vêtue d'un grand tee-shirt, qui lui tombait un peu sur l'épaule et lui allait jusqu'aux genoux, ce qui donnait vraiment l'impression qu'elle avait la tête dans le c… oxys.

-Excusez-moi, je vais me réveiller…

Elle passa devant eux d'un air blasé et quasi indifférent, surprenant tout de même, c'était pas toujours qu'Ed et Al passaient les voir, puis elle se dirigea vers la salle de bain. On entendit l'eau du robinet couler, un cris d'horreur concernant un reflet de miroir, la porte claquer, puis Winry revint avec un visage un peu plus… vivant.

-ED, AL ! Vous êtes là ! cria-t-elle en leur sautant dessus visiblement ravie.

"Elle est skyzophrène ?" se demandèrent les deux frères grâce à leur dont unique de... télépathie ?

-Tiens, ça me fait penser que t'as reçu une lettre Edward, fit Pinako en tendant au jeune homme une enveloppe.

-Hein ? répondit-il absolument stupéfait. Mais je n'ai jamais reçu de courrier ici avant ! C'est pas normal !

-Ouaip. lui répondit-elle sans partager son émoi. Vous voulez boire quelque chose ? un thé ? un chocolat chaud au lait Ed ? ajouta-t-elle en insistant bien sur le mot lait.

Mais celui-ci s'était déjà installé à la table, s'attaquant à son enveloppe en ignorant sa proposition.

-Winry, une sauge ?

-Mamie, c'est bon ! répondit la jeune fille agacée.

-Tu devrais, c'est très conseillé pour les irrégularité et douleurs mens…

-MAMIE !

-Comme tu voudras… répondit Pinako en haussant les épaules. Bon ben un thé pour moi. ajouta-t-elle pour elle-même en se dirigeant dans la cuisine. De toute façon y'a pas de plante contre la mauvaise humeur...

Vu qu'Edward était occupé avec son courrier, Winry engagea donc la conversation avec l'imposante armure qui lui expliqua toutes les péripéties qu'ils avaient traversé, les mésaventures désastreuses, leur expériences infructueuses. Il évita tout de même de mentionner certains détails gênants. En conclusion, ils n'avaient pas avancer dans leur quête pour retrouver leur corps.

Le Fullmetal Alchemist sortit de l'enveloppe, une lettre, et une autre enveloppe plus petite. Il déplia la feuille et commença à la lire.

« Mon très cher PETIT Edward,

Tu ne peux imaginer à quel moins je me suis retrouvé affligé par ton départ précipité. Aucune note, aucun mot laissé à mon attention pour savoir quelle était ta prochaine destination. Je suis ton supérieur directe, n'oublies pas que je m'inquiète et pense très fort à toi alors je te prie de ne plus me laisser dans cette affligeante ignorance.
Tu te doutes très certainement qu'après l'heureuse surprise que tu m'as fait, je n'allais pas te laisser partir ainsi ? Sans te remercier ?

A force de te fréquenter, je devine davantage tes intentions. Je me suis donc tout naturellement douté que tu rentrerais dans ton village natal et rendrais visite à ta belle grand-mère et ta PETITE-amie d'enfance.
D'ailleurs à ce propos j'ai décidé, moi aussi, de faire avancer un peu les choses et j'espère que le cadeau qui suit te comblera de bonheur… et de plaisir.

Ton Colonel préféré qui pense tendrement à toi,

Mustang

PS : tiens moi au courant ;D »

FRrcchhhhRRRRrrchhh.

La feuille fut soigneusement déchirée en deux, puis en quatre, huit, seize, trente-deux, jusqu'à en faire d'innombrables petits morceaux qui forma un petit de tas de confettis pyramidale.

Clap.

Edward transmuta le tas de papier en une petite figurine ressemblant étrangement à Roy Mustang puis il la jeta avec hargne à travers la fenêtre qui était ouverte.

-Sale hypocrite, colonel à la noix de mes deux ! Tu perds rien pour attendre pauvre tâche ! s'écria avec colère l'adolescent.

Il commença alors à ouvrir brutalement la petite enveloppe. "Et puis ça veut dire quoi ces conneries, belle grand-mère ? Et qu'il arrête avec ses "petit" placés partout !"

Il sortit une, puis deux, trois, quatre, cinq… une douzaine de photos très suggestives. Une femme (à en voir ses atouts) à moitié nue dont on ne voyait pas le visage. Ah ben non, catégoriquement nue sur le deuxième cliché. Plus il faisait défiler les photos, plus le corps s'exposait à une vue de plus en plus osée, mettant en relief des courbes… plutôt bien foutu quoi. "mais c'est quoi ça ? c'est pas parce que c'est un pervers accompli qu'il doit se sentir obligé de me faire partager son délire"

A priori, la femme prenait une douche car l'on voyait un jet d'eau l'éclabousser de toute part et se passer du savon sur le corps… devant, derrière…
"c'est bizarre, cette salle de bain, c'est la même que…"

Il passa à la dernière photo, cette fois-ci elle sortait de la douche et portait une serviette autour de la taille, mais surtout on voyait enfin son visage.

-Ed, est-ce que ça va ? t'es tout rouge !

Le jeune garçon sursauta et fixa quelques secondes Winry qui se trouvait en face de lui, à l'opposée de la table puis il reporta son attention sur la photo, de nouveau sur Winry, la photo, Winry.

-OH MON SEIN ! hurla-t-il.

-Hein ?

Tout le monde se tourna vers lui, médusé, les yeux sortant presque de leur orbites. L'alchimiste se rattrapa comme il pu :

-ah euh… MON SAINT DOUX JESUS ! accompagné d'un grand coup de poing sur la table.

-Edward c'est quoi ce que tu regardes ?

Une sueur froide commença à lui dégouliner lentement le long du front et le pire de tout, c'est que c'était très démangeant.

-C'est le colonel qui m'envoie une nouvelle succion… MISSION !

Winry n'était pas dupe, sans crier gare, elle agrippa le bout des photos et commença à tirer.

-Montre-moi ça.

-NAN ! cria-t-il en tirant lui aussi de son côté.

Les deux jeunes gens étaient tenaces et déterminé, commença alors un véritable combat. Winry se mit à le fixer dans les yeux en lui lançant un regard noir. Évidemment, pour Edward, c'était de la triche, car il ne put le soutenir bien longtemps suite aux images de nu qui apparaissaient en flash dans sa tête. Il opta alors pour utiliser sa force physique pour prendre le dessus, mais la mécanicienne n'avait pas dit son dernier mot, elle sauta sur la table pour avoir un meilleur appuie.
Attaque fatale pour Edward… elle portait toujours son tee-shirt trop large qui flottait et lui rappelait la vue des photos plongeant son esprit dans les méandres du doute cartésien : est-ce qu'elle porte une culotte ?

-NOOOOOON !

Il s'ébroua mentalement pour ne pas sombrer dans ces pensées qui auraient raison de lui, tira de plus belle et avec sa main en automail, il referma ses doigts sur les photos ce qui les froissèrent complètement sous la force de l'acier compressé. Winry n'eut plus assez de place pour les tenir et tomba en arrière.
Le problème cartésienne n'en fut pas résolu pour autant.
Réagissant au quart de tour, il joignit ses mains dans un claquement puis transmuta toutes les photos qui se mêlèrent pour former une feuille pliées dans tous les sens. La jeune fille, qui avait commencé à se jeter lui, fut surprise par l'énergie dégagé de la transmutation et en perdit l'équilibre ce qui la fit tomber sur l'alchimiste.

Edward qui, évidemment, ne s'attendait pas à ce poids s'écroulant sur lui, bascula à la renverse.

-Qu'est-ce qui se passe ici ? vociféra Pinako, une tasse de thé à la main. Y'a pas moyen de boire son infusion en paix !

Mais le spectacle qui s'offrait à ses yeux lui cloua net le bec : Winry était complètement avachie sur Edward et on ne le voyait presque plus. Lui non plus, d'ailleurs, ne voyait plus rien, si ce n'est la poitrine de son amie d'enfance qui commençait à l'étouffer. Reste à savoir s'il était satisfait ou non de la situation.

(Selon un récent sondage sur un forum répondu par 9 personnes, 44% de la population masculine considère que mourir étouffé entre les seins d'une femme est une belle mort. Sera évidemment catégoriquement contre cet anglais qui a vraiment faillit y passer il y a de cela quelques mois. Fait divers véridique !)

-Hey, les mômes, y'a quand même des endroits plus approprié que le plancher de la salle à manger pour ce genre de choses !

Winry piqua un fard et se releva brusquement, libérant ainsi le visage et les voies respiratoires de ce pauvre Fullmetal qui était passé du rouge au bleu.

La mécanicienne courra vers les escaliers la tête baissée et déclara :

-Je vais m'habiller.

Intention qui n'était pas une si mauvaise idée en soi. Edward se releva tant bien que mal, la tête lui tournait horriblement, autant visuellement que mentalement, ce lui donnait une démarche chancelante.

-J'vais prendre une douche froide… marmonnât-t-il en se dirigeant vers la salle de bain.

Oui, une bonne douche froide pour se calmer sinon il allait finir par se mettre en éruption et dieu sait ce qu'il se passerait pour lui…
En tout cas une chose était sure, impossible de douter ou tenter de contredire en sortant ses philosophes du doute, Winry ne portait catégoriquement pas de soutien-gorge…

-Qu'est-ce que c'est que ça ? fit Pinako en ramassant le papier plié.

-Ce sont les photos qu'Ed a transmuté. répondit Alphonse en le prenant des mains que la vieille femme lui tendait. C'est marrant on dirait un origami.

Il tourna le papier plié en se demander à cela pouvait bien ressembler. Il se concentra et finit par y voir une silhouette humaine. Intrigué, il tira sur un bout qui dépassait et eut la surprise de voir de la voir mettre en mouvement.
Pour une raison que l'on ignore, le bonhomme écartait bras et jambes. Ou plutôt bonnefemme ?
Alphonse préféra ne pas analyser plus loin et reposa avec prudence l'origami sur la table, tel un objet maléfique.
Il conclut simplement la chose suivante : le subconscient conscient inconscient devait forcément influencer la transmutation de l'alchimiste.

"Je maudis l'inventeur de la photographie qui rend les gens si fous et pervers !" hurla-t-il intérieurement en serrant les poings.

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-Qu'est-ce qui vous arrive colonel ?

-Oh rien, je pense à quelque chose d'amusant. répondit le beau brun dans un sourire moqueur en se tournant vers son interlocutrice.

-Et à quoi pensez-vous ?

-A Edward lorsqu'il lira ma lettre et à la tête qu'il aura en découvrant son contenu.

-Vraiment…

-Vous êtes jalouse lieutenant ?

-Et pourquoi le serais-je ?

La militaire le toisa, agacée.

-Parce que vous êtes raide dingue de moi. affirma-t-il dans un sourire de grand charmeur.

-Pas assez pour vous éviter de faire votre travail, au boulot !

Elle le noya sous une pile immense de papier à remplir.

-Oh non, pitié ! gémit-il en se cognant la tête contre la table.

-Motivez-vous, si vous finissez avant 7 heure ce soir, vous aurez peut être une chance de reprendre la conversation là où nous l'avons laissé l'autre nuit.

Elle avait lancé ça avec un air tellement neutre et indifférent ! Seul le léger sourire goguenard esquissé sur les dernier mots pouvait trahir ses pensées.

-Forcément, si vous me prenez par les sentiments… répondit-il sur le même ton neutre en commençant à s'attaquer à ses papiers.

Il nota un temps d'arrêt, puis il ajouta :

-J'aime tellement entendre vos cris lorsque je vous exaspère.

La jeune femme se figea, outrée, mais ne se laissa pas démonter pour autant. Elle fronça les sourcils, irritée par la remarque son supérieur qui lui semblait déplacée.

-Et revoilà une pile pour Monsieur. lança-t-elle en rajoutant une couche de papier sur le bureau.

-Quoi ? cria-t-il d'incompréhension.

-Et moi j'aime tellement vous faire crier d'horreur au bureau, devant une montagne de papier. susurra Hawkeye à l'oreille de son supérieur.

Et elle s'éloigna en direction de la porte le manteau à la main.

-Vous perdez rien pour attendre, lieutenant ! rugit le Flame Alchemist

-C'est ça, je vous attends. Vous connaissez la condition.

La porte claqua, elle était déjà partie.

Roy souffla de paresse, il avait intérêt à se dépêcher s'il voulait finir à temps. Mais il savait se motiver lorsque le gain était à la hauteur de ses espérances, car tenir des photos érotiques et baver dessus, c'était bien beau, mais toucher pour de vrai et vivre l'instant au présent, c'en était carrément une autre ! Et le choix entre les deux était vite tranché.
Il sortit de sa poche les trois photos qu'il avait miraculeusement pu sauver, celles qu'Edward avait vicieusement posé sur son bureau alors qu'il s'y attendait le moins et qui avait tout déclenché. D'une certaine façon il lui était redevable... mais c'était quelque chose qui l'irritait par dessus tout. Au moins maintenant, grâce aux photos de sa petite petite mécanicienne qu'il lui avait envoyé, il ne lui devait plus rien du tout.

Ses yeux s'attardèrent sur la photo la plus sensuelle... ça y'est, il était vraiment motivé pour finir avant 19h.

xxxXXXxxx

Dans une salle de repos, l'équipe de Mustang était en très grande discussion, un peu à l'écart du reste des militaires présents dans la pièce.

-Puisqu'on vous dit qu'on les a vu faire !

-C'est impossible, vous racontez n'importe quoi. Mustang et Hawkeye ensemble ? C'est comme croire au père Noël, ne vous foutez pas de nous !

Breda se décarcassait à essayer de faire entendre raison à Fuery et Falman qui restaient catégoriquement imperméable à cette éventualité leur étant inconcevable.

-Havoc, dis quelque chose, moi j'abandonne. fit Breda en se levant, les bras au ciel, vers la machine à café.

-Combien vous pariez ? lança le blond.

-Parier quoi ? demanda Falman, méfiant.

-Sur le fait que la blonde et le brun ne sortent pas ensemble.

-Ma solde du prochain mois. répondit le soldat.

-Et toi Fuery ?

-Je ne peux pas parier d'argent… je suis vraiment à sec en ce moment.

-Dans ce cas un gage de mon choix.

-Euh…

-Bien, vous persistez toujours à dire qu'il est impossible que le boss et sa blonde ne sont pas ensembles ?

-Oui !

-Totalement catégorique !

Havoc eut un petit sourire sadique puis sortir de la poche de sa veste une photo entre son majeur et son indexe, puis, doucement, il la posa sur la table et la fit glisser face à ses deux collègues.
Les deux militaires blêmirent affolés : sur la photo, Roy Mustang embrassait avec passion Riza Hawkeye.

-OH MERDE ! Havoc ! Sale con ! vociféra Falman. Je suis sur que c'est truqué !

-Héhé, malheureusement non. Ta solde du mois mon vieux, ce est dit est dit.

Le militaire aux cheveux gris frappa du poing contre la table et sortit de la pièce en colère.

-Bon, euh, c'est quoi mon gage ? demanda le petit brun d'une faible voix.

-J'en ai vraiment bavé ces derniers jours et je veux me venger. confia le blond en s'allumant une cigarette.

Il regarda ensuite son interlocuteur droit dans les yeux :

-Je veux une photo de nos deux tourtereaux au lit.

La mâchoire de Kain manqua de se décrocher.

-Allez mon vieux, ça te fera une première mission d'espionnage, c'est bon pour l'expérience du terrain en plus ! s'esclaffa Havoc en lui collant une tape dans le dos qui fit tomber les lunettes du jeune militaire.

Breda s'approcha d'eux avec son café et s'écria scandalisé :

-Quoi, il te restait une photo d'eux et tu m'as rien dit ! Salaud !

-Hahahaha !

Fuery quand à lui était toujours sur sa chaise, regardant dans le vide, tremblant de toute part et paralysé d'horreur… Pour lui, l'enfer ne faisait que commencer.
Un terrible frisson à vous faire pâlir d'angoisse, les Photos Classées X.

FIN.


Et voilà, cette fanfiction est terminée.
Celle qui a eu le plus gros succès dans toutes celles que j'ai écrite, et non je ne fais pas ma vantarde ! =X
Une moyenne de plus de 10 reviews par chapitre, voire même jusqu'à 22 pour le chap 6 et 7 !

Malheureusement, elle ne finira pas au sommet de sa gloire x)
Tant pis ! c'est de ma faute, je n'avais qu'à la terminer avant et je me contenterais des quelques reviews que les lecteurs voudront bien m'accorder.
Je demande donc pardon, à toutes celles et ceux qui ont lu et qui très certainement ne lirons jamais la fin de cette histoire alors qu'ils l'attendaient impatiemment.

Dans tous les cas, je vous remercie tous, ceux qui m'ont lu, ceux qui m'ont commenté, que ce soit il y a trois ans ou ces derniers temps, pour m'avoir encouragée à développer mon délire, pour m'avoir fait plaisir en me faisant partager vos éclats de rire, vos délires, votre bonne humeur.
A tous, donc, un très grand merci !

Et à peut être bientôt dans d'autres fic =p

Ayma