A\N : Wouhoo ! Je prends de l'avance ! ^^
Encore une fois, je remercie tous ceux qui ont commenté. ;D
Ma Zaza : Merci beaucoup encore une fois ! J'apprécie toujours autant tes commentaires, ma chère. Comme je te l'avais dit, je suis fière de t'avoir presque fait pleurer. Mais ça viendra bien. Du moins, j'imagine… xD Je suis également contente que t'ailles bien aimer mon chapitre même si tu n'aimes pas tellement les trucs tristes. Et va falloir que tu t'y fasses. Ce n'est pas un drame pour rien ! èoé
IdrewAcow : Haha. Évidemment que je veux vous faire mourir d'impatience ! Pour moi, c'est assez important, je dois dire… Enfin, souvent. Heureuse que t'as trouvé mon chapitre trop bien, j'espère que ce sera également la même chose pour les autres chapitres. Bref, je te remercie. ^^
Mayuri : Je vais te faire détester la mère de Miku et le frère de Luka, maintenant ? Wow… Dis-donc, je vais te les faire tous détester si ça continue ! xD Je sais que ça a pris du temps avant que je poste mon chapitre, mais j'irai plus rapidement, maintenant. Les vac, ça aide, après tout. Tu crois vraiment que la mère de Miku ne l'a pas abandonnée ? Ouf… On verra bien. xD Enfin, merci beaucoup à toi. ^^
Tsu : Chouette ! Contente de t'avoir fait pleuré ! ( Des blagues ? Mais non ! Je suis sérieuse ! ) Ça me fait plaisir de savoir que tu aimes bien ma fic. C'est vrai que Luka ne pourrait pas laisser Miku toute seule, mais ça, on verra… x) Fin, merci pour ton commentaire.
Yomi : Ah, merci beaucoup ! Je suis bien contente que t'ailles adorer mon chapitre. J'espère que celui-ci te plaira autant. Pour ce qui est du mot « bouffe », tu n'as pas du tout tort. C'est vrai que ça fait très familier. Je ferai gaffe la prochaine fois. ^^ Sinon dans l'ensemble, ton commentaire m'a fait vraiment plaisir. ^^
Sur ce, bonne lecture à mes très peu de lecteurs et de lectrices ! :-) ( Au fait, un chapitre assez court. Je suis désolée... )
Chapitre 10 : Magnet.
On avait sorti Miku de l'hôpital… On l'avait carrément sorti alors que les deux personnes qui l'avaient transporté jusqu'en dehors avaient probablement remarqué qu'elle était nues pieds et qu'elle ne portait pas de manteau… Et ils la laissaient là, dehors, l'interdisant de rentré. Mais d'après vous, ces deux personnes avaient-ils de bonnes raisons de la sortir comme ça ? Probablement. Après tout, une jeune fille qui dérangeait les patients en hurlant comme une démesurée, on ne voyait pas ça tous les jours, n'est-ce pas ? Mais cette jeune fille avait certainement une bonne raison de crier comme ça…
Respiration haletante, vue embrouillée, étourdissement, mal de crâne, accélération du rythme cardiaque, toussotement intense… La pauvre Miku ne se sentait pas bien du tout. Mais pas du tout. Elle avait de la difficulté à faire des pas. Elle marchait très lentement tout en boitillant ; elle ne savait pas où elle allait mais elle s'en fichait. Rien ne lui importait maintenant… Plus rien du tout. Elle s'agenouilla finalement sur l'herbe qui était légèrement recouverte de neige, et se recroquevilla.
Sa mère, en qui elle avait placé toute sa confiance aujourd'hui, venait carrément de l'abandonnée. D'ailleurs, comment avait-elle pu lui faire confiance ? Était-ce évident que sa mère ne l'aimait pas réellement ? Elle n'avait jamais voulu d'enfants, mais par malchance, Miku avait été née. Elle n'avait jamais connue son père, et sa mère avait refusé de lui en parler. Elle se demandait comment il était… Égoïste, tout comme sa mère ? En tout cas, elle n'avait que cette image en tête. Mais… qu'allait faire Miku, maintenant ? Elle n'avait nulle part où aller ; aucun membre de sa famille n'habitait dans les environs.
Cependant, ce problème ne dérangeait pas la jeune fille aux cheveux cyans alors que c'était pourtant très important.
Il y avait, en fait, une seule raison pourquoi ça ne la dérangeait pas…
Une seule raison…
« Luka… Luka… »
Eh oui, comme vous l'aviez bien deviné, la raison était Luka. Sa Rose. Sa chère Luka. Sa très chère Luka. Oserait-elle l'abandonnée, elle aussi ? Oserait-elle… vraiment ? Miku ne pouvait pas s'ôter l'image de la fille aux cheveux roses gisant sur le sol, les bras recouverts de sang ainsi que l'abdomen. Elle ne pouvait pas enlever une autre image; la dernière fois qu'elle l'avait regardé dans les yeux, à l'hôpital. Il y avait eu beaucoup de tristesse et d'inquiétude sur son visage, tellement que c'était comme si Luka regrettait subitement son geste de suicide. Mais le regrettait-elle… vraiment… ? C'était à se le demander… Miku avait tant été méchante avec elle ; elle l'avait tellement insultée avec son homosexualité ; se pourrait-il que malgré tout Luka ne la déteste toujours pas ? Se pourrait-il qu'elle l'aime encore ? Se pourrait-il seulement… ?
Tant de questions qui resteront certainement sans réponse…
En plus de toute ça, une culpabilité sans pareil envahissait Miku… Elle en avait beaucoup ressentit dernièrement, mais jamais aussi puissante. Non, jamais… Cette culpabilité était en train de la tuer. Après, il y avait bien de quoi la ressentir ; elle avait tuée Luka, ou du moins pour se donner plus d'espoirs, elle avait blessée Luka. L'avait-elle autant fait souffrir ? La rose, tenait-elle à elle à ce point ? Au point de commettre un suicide parce que cet amour n'était pas réciproque ? Miku venait de comprendre à quel point Luka l'aimait. Ce n'était pas qu'un simple coup de foudre… On pouvait même dire que la fille aux cheveux cyans était même plus importante que sa vie elle-même…
La seule personne qui tenait réellement à elle dans ce monde était…
Luka…
Comment avait-elle pu être aussi bête ? Comment avait-elle pu… ?
Les mains sur la tête, Miku se mit à crier le plus fortement qu'elle le pouvait, attirant l'attention de quelques passants. Elle cria longtemps, longtemps, longtemps… jusqu'à ce qu'elle n'en pouvait plus. Complétement essoufflée, elle se coucha de dos sur l'herbe, et regarda le ciel nuageux. Des petits flocons de neige tombaient ici et là ; quelques-uns achevaient leur minime existence sur son visage.
Elle ne ressentait plus le froid, elle ne ressentait soudainement plus la douleur, ses pensées l'avaient enfin quittés ainsi que cette immense culpabilité… Elle se sentait soudainement vide. Très vide. Pour tout dire, elle se sentait maintenant incroyablement bien. Elle ne se demanda même pas d'où lui venait ce soudain confort…
Ses yeux commencèrent soudainement à se fermer. Elle n'était pourtant pas fatiguée, au contraire… Elle n'eut même pas le temps de se demander ce qu'il se passait que l'obscurité l'envahit.
OoO
Miku ouvrit très lentement les yeux. Sa vision se brouilla donc elle ne voyait pas grand-chose. Par contre, une odeur particulière envahissait ses narines, et elle la reconnut immédiatement : ça sentait la… violette. Comme si Luka était près d'elle… Pourtant, ça ne pouvait pas être le cas. Ça ne le pouvait tout simplement pas. Même si la jeune fille ferait n'importe quoi pour que ce le soit ; elle voulait tellement que celle-ci soit près d'elle, elle voulait tellement la revoir comme avant ; heureuse et enjouée… Mais cette Luka était partit. Elle ne la reverra certainement jamais.
Cependant, Miku ferait n'importe quoi pour que tout revienne comme avant.
Oui, n'importe quoi…
Et ce n'importe quoi n'était pas des paroles en l'air. Elle pourrait même s'enlever la vie ne serait-ce que pour la revoir quelques secondes heureuses… Penser à ça, n'était-ce pas évident que Miku tenait autant à Luka ? Et ça, elle ne pouvait pas le nier. Ou du moins, elle ne le pouvait plus, maintenant. Ce qu'elle ressentait pour cette dernière n'était pas seulement un besoin de se sentir aimer. Loin de là. Miku aimait Luka. Plus que n'importe qui. Elle venait tout juste de le réaliser. Ça ne lui avait pourtant pas fait un choc de l'apprendre. Après tout, c'était tellement évident…
Cet amour était puissant. Non, pour être plus exact, leur amour était très puissant. C'était comme si Miku était destinée pour être avec Luka, et c'était comme si Luka était destinée pour être avec Miku. Le destin… hein ? La jeune fille aux cheveux cyans n'y croyait pas, pourtant, maintenant elle y croyait. Elle était attirée à Luka comme un « Magnet ». Elle ne pouvait pas s'empêcher de l'aimer, même si cet amour était mal et interdit. La seule personne qui avait réussi à faire battre son cœur était Luka…
Elle devait lui parler…
Miku se leva brusquement. Un soudain mal de crâne l'envahit. Elle se passa une main dans les cheveux avant de se rendre compte de quelque chose ; elle était assise sur un lit. Mais pas n'importe lequel. Sur le lit de sa bien-aimée. Alors, c'était ça, cette odeur de violette… Par contre, qu'est-ce qu'elle faisait là ? Il lui semblait avoir quitté de force l'hôpital… mais que s'était-il passé par la suite ? Elle ne s'en souvenait plus. Puis de toute façon ce n'était pas comme si c'était vraiment grave.
Elle regarda la chambre ; personne n'était là. Elle était seule. Les rideaux étaient tirés, laissant pénétrer les rayons du soleil de l'après-midi. Quelle heure était-il ? 13 heures. Elle avait resté là si longtemps… ? Miku se leva rapidement du lit. Elle remarqua que ses vêtements étaient pliés sur un des bureaux de Luka. Un petit papier trônait juste à côté. Elle le prit alors, les mains légèrement tremblantes, et se mit à lire ce qui avait dessus :
« Bonjour ou bonsoir Miku,
Si tu te demandes qui a écrit cette lettre, c'est la mère de Luka. J'ai quelques choses à te dire à propos de ma fille. Mais tout d'abord, je voulais te dire que tu as eu de la chance qu'on te trouve… Est-ce l'état de ma fille qui te rend comme ça ? En tout cas, j'ai lavé tes vêtements au cas où tu te le demanderais ; ils étaient sales et mouillés.
Enfin, je crois que c'est important que je te parle de Luka. Je sais comment tu as de l'importance à ses yeux. Tu te demandes peut-être comment je le sais, n'est-ce pas ? J'ai lu son journal intime. C'est quelque chose de mal, je le sais, mais je suis tellement inquiète à son propos que je n'avais pas d'autre choix que de le lire pour savoir s'il y avait une raison particulière de se blesser comme ça. J'ai été surprise d'apprendre tout ce qu'il y avait dedans. Par contre, j'ai trouvé ce que je cherchais ; j'ai trouvé la raison de pourquoi elle a fait ça, et j'imagine que tu le sais déjà, mais je vais te le dire. La raison c'est toi. Je ne te dirai pas ce qu'elle a écrit, mais sache que parmi ses mots si profonds et sincère soit-il, j'ai vu que malgré tout, ma fille t'aime toujours. Et ça, je voulais que tu le saches. J'ai cru comprendre que cet amour n'était pas réciproque, je comprends que ce n'est pas tout le monde qui est homosexuelle, mais je te demande au moins de respecter son choix. Je ne te demande pas nécessairement de l'aimer, juste de la respecter. Au moins, seulement être son amie, c'est ce qu'elle souhaite.
Je ne sais malheureusement pas si elle va s'en sortir, mais je l'espère de tout mon cœur. Ses blessures sont sérieuses… Je m'inquiète vraiment…
Bref, si tu as besoin de quelque chose, n'hésite surtout pas à m'en faire part.
Sur ce, Joyeux Noël... »
Des larmes se mirent à jaillirent brutalement sur ses deux joues ; ils coulaient sur la feuille. Ses mains tremblaient sans cesse, tandis qu'elle avait de la difficulté à respirer. Elle savait déjà tout ça. Ils n'étaient pas obligé de lui faire rappeler que celle qui avait autant blessé Luka c'était elle. Elle laissa tomber la feuille sur le sol, sous le choc… Elle devait lire son journal aussi pour voir ce qu'elle avait écrit sur elle.
Elle se mit alors à chercher. Elle fouilla partout ; sur ses bureaux, dans ses tiroirs et même en dessous du lit, mais ce fut sans résultat ; elle le trouva nulle part. Elle poussa donc un juron. Miku aurait tellement voulu savoir… C'était surtout parce qu'elle voulait le savoir par elle-même… ce qu'elle ressentait vraiment.
Quoiqu'il en soit, elle devait la retrouver maintenant. Vraiment. Elle se dirigea vers ses vêtements, et les mit rapidement. Elle ne prit même pas le temps de se faire ses deux couettes habituelles et de nouer sa cravate ; elle la laissa pendouiller autour de son cou. Elle se dirigea ensuite en dehors de la chambre, descendit les escaliers pour arriver à ouvrir la porte, mais fut immédiatement interrompu par quelqu'un :
« - Où crois-tu aller comme ça, Miku ? »
Elle reconnut la voix. C'était le frère de Luka. Elle se retourna alors, lui faisant face. Il avait les yeux rouges… comme s'il avait pleuré. Les blessures de sa grande sœur l'avaient certainement bouleversé. Il la regardait méchamment comme s'il lui en voulait vraiment. Mal à l'aise, la jeune fille baissa la tête. Elle ouvrit la bouche, hésita, puis la referma. Elle était incapable de s'excuser…
Le frère de Luka s'avança finalement vers elle, et la regarda fermement dans les yeux.
« - Je t'interdis d'aller la voir. »
Sous le choc, Miku se figea. Sa vue se brouilla…
« - Luki ! Arrête ça immédiatement ! tonna une voix masculine depuis le salon. »
Donc, il s'appelait Luki ? Ce dernier s'arrêta soudainement, même si son visage exprimait toujours autant la colère. Encore une fois, la pauvre jeune fille, terrifiée, allait s'excuser, mais les deux parents de Luka arrivèrent à cet instant. Ils avaient tous les deux pleurés aussi ; leurs yeux le montraient. Cela rendait Miku encore plus mal à l'aise ; c'était de sa faute, après tout…
« - Tu comptais te rendre à l'hôpital à pied ? demanda finalement le père d'une voix reposée. »
La fille aux cheveux cyans hocha alors la tête. La façon dont elle allait y aller l'importait peu… tant qu'elle pouvait y aller…
« - Nous allions justement lui rendre visite, tu veux venir avec nous ? »
Miku hocha à nouveau la tête, incapable de dire quoi que ce soit.
Puis soudainement, Luki frappa sur le mur, les poings serrés, faisant sursauter violemment la jeune fille. Il ne voulait probablement pas que la fille aux cheveux cyans vienne ; ce qui était plutôt normal au vue de la situation ; après tout, la cause de tout cela c'était bien elle. Un seul regard sévère venant du père finit par calmer le frère de la rose.
La petite fille mit alors ses bottes ; elle les avait oubliées la dernière fois qu'elle était venue. Tandis que les membres de la famille de Luka étaient en train de s'habiller chaudement pour sortir. Il faisait plutôt froid, après tout. La mère de la fille aux cheveux roses arriva avec son manteau, mais Miku refusa de le mettre. Elle prit cependant le temps de nouer sa cravate en nœud simple.
Quand ils furent tous prêts, ils partirent. Avant d'entrer dans la voiture, Luki lui jeta un regard méchant. Une boule se forma dans la gorge de la jeune fille. Elle venait de réaliser qu'il avait un œil au beur noir, et que c'était elle-même qui lui avait fait ça. Elle l'avait frappée aussi fortement, hier ? Mais elle n'avait pas été consciente de ce qu'elle faisait quand elle l'avait frappée. Elle dû malgré tout s'assoir à côté de lui, mais évita de lui lancer un seul regard.
Le chemin jusqu'à l'hôpital fut difficile ; ça avait été silencieux tout le long. La mère de Luka pleurait encore et toujours, tandis que Miku sentait le regard dédaigneux de Luki posé sur elle, tout le long. La jeune fille aux cheveux cyans se sentait toujours aussi mal à l'aise. Ce fut donc un soulagement quand ils arrivèrent enfin. La jeune fille aux cheveux cyans fut la première à sortir de la voiture. Elle ne prit même pas le temps de remercier les parents de Luka qu'elle se dirigeait déjà dans l'hôpital.
Cependant quand elle entra pour se diriger vers la chambre de sa bien-aimée, le père de Luka lui ordonna d'attendre. Il s'approcha de la personne qui s'occupait des chambres, et lui demanda si une visite était autorisée. Miku ne comprit pas le reste de la conversation ; elle était tellement nerveuse qu'elle n'entendait presque rien. Le père s'approcha finalement, et dit à tous les membres de la famille, incluant également Miku :
« - Puisque Luka est en soin intensif, nous pouvons rester seulement vingt minutes. C'est une personne à la fois. Je propose donc un cinq minutes pour chacun, vous êtes d'accord ? »
Seulement cinq minutes ! Mais la jeune fille aux cheveux cyans avait tant de choses à lui dire ! Ce n'était juste pas assez ! Cependant, elle fut bien obligée d'accepter, puisque tous les membres de la famille de la rose avaient étaient d'accord. Elle ne pouvait pas être égoïste, après tout… Ils étaient importants pour Luka, eux aussi.
Ils se dirigèrent donc vers la chambre de la jeune fille aux cheveux roses. Le père de Luka avait décidé de l'ordre à lequel ils iraient ; la mère en premier, le père en deuxième, le frère en troisième et finalement la dernière sera Miku. La jeune fille était déçue ; elle aurait préférée être première ou deuxième… Mais encore une nouvelle fois ; elle ne pouvait pas être égoïste. La jeune fille s'assit donc sur une chaise, se sentant encore regardé par Luki. Elle n'aimait pas vraiment ça…
Miku passa son temps à regarder constamment l'horloge, ce qui rendait le temps encore plus long. Son stress intense n'aidait pas non plus. Quand le père de Luka finit enfin sa visite, il revenu les yeux vitreux. Inquiète, la jeune fille aux cheveux cyans baissa la tête. On dirait bien que cette visite ne sera pas si… facile qu'elle en avait l'air.
Ce fut la même chose pour la mère de Luka après sa visite ; elle avait les yeux rouges.
Ce fut maintenant au tour de Luki d'aller la voir. Miku resta donc seule avec ses parents. Personne ne parlait. Mais la mère de la rose pleurait bruyamment, causant la fille aux cheveux cyans à devenir plus inquiète et anxieuse qu'elle ne l'était auparavant. Son état était… si pire que ça ? Elle avait peur d'y aller, maintenant… Le frère de Luki revint… C'était bien le seul qui n'avait pas les yeux gonflé à cause de la tristesse. Il lui jeta à nouveau un de ses regards avant de se rassoir.
Bon, c'était maintenant le tour de Miku. Elle se leva. La mère de Luka lui fit un petit sourire rassurant que la jeune fille aux cheveux cyans renvoya. Elle se dirigea là-bas. Elle prit une grande inspiration, et entra finalement.
Miku perdit alors une minute à la contempler, près de la porte. Aucuns mots échangés, seulement que leur regard qui rencontrait profondément celui de l'autre. La jeune fille fit des pas hésitant vers celle-ci, puis s'assit sur une chaise tout près de son lit d'hôpital. Encore une fois, les filles ne se parlèrent pas, même si elles avaient tant de choses à se dire… Peut-être était-ce le fait de voir sa bien-aimée dans cet état ? Des pansements recouvraient ses bras, sa peau était pâle, ses yeux était cerné par la fatigue, des goûtes de sueurs perlaient son front, sa respiration lui semblait très difficile… Elle ne pouvait cependant pas voir son abdomen ; le drap du lit le cachait.
Miku ouvrit la bouche pour parler, mais aucun son n'en sortit. Elle prit cependant une de ses mains entre les siennes, continuant de la regarder dans les yeux. Les mains de Luka étaient aussi tremblantes que les siennes… Sa peau était froide… si… froide.
« - Miku... murmura enfin Luka d'une voix presque inaudible. »
On dirait que juste dire un mot lui donnait du mal… Les yeux de Miku se remplirent de larmes. Elle ne devait pas pleurer. Elle devait rester forte pour sa rose. De plus, elle était incapable de dire quoi que ce soit. Elle se contenta donc d'approcher sa bouche de sa main, et posa doucement ses lèvres dessus. Malgré la froideur, sa main était si douce… Cependant sans s'en rendre compte, une larme roula sur sa joue, atterrissant doucement sur la main de sa bien-aimée.
« - Miku, tu…
- Si tu meurs, je meurs aussi. »
La jeune fille aux cheveux cyans l'avait dit d'une façon déterminée, montrant à quel point elle était sincère. Luka semblait si… choquée. Puis soudainement, celle-ci s'assit sur son lit d'une façon très brusque.
« - Non ! Tu… »
La rose fut soudainement coupée… Elle ne bougeait plus… Par contre on pouvait voir les traits de son visage se transformer comme si elle avait soudainement mal. Miku se leva alors immédiatement ; elle comprit que se lever comme ça ne lui avait pas fait du bien du tout. Elle regretta ses paroles ; c'était encore sa faute. C'était encore de sa faute si elle avait mal ! Sa vue se brouilla, tandis que la panique l'envahit. Elle s'approcha de celle-ci, mit ses mains sur ses épaules et lui cria si ça allait.
Cette dernière ne lui répondit pas.
Miku partit alors chercher de l'aide.
Elle hurla donc dans les couloirs :
« - À l'aide ! Quelqu'un aidez-la ! »
Un médecin qui passait par là lui demanda ce qui se passait. Elle se contenta donc de pointer la porte de la chambre, incapable de dire quoi que ce soit.
Celui-ci s'y dirigea…
C'était encore de la faute de Miku…
C'était encore de sa faute…
Elle ne faisait qu'empirer l'état de sa bien-aimée…
Comme d'habitude, n'hésitez pas à laisser un commentaire. Ils sont toujours autant appréciés. ^^
PS pour ma Zaza : Je t'aime, Zakuro. .o.
