Voici le chapitre 10 de Will You Dare ! Cette fois, je suis dans les temps et ça va continuer ! Comme je le disais dans le blabla du précédent chapitre, la relation entre les deux protagonistes prend une toute autre direction : Hermione a définitivement perdu Ron, et Drago, quant à lui, semble bien décider à sauver sa fierté, quoiqu'il lui en coûte.

Bonne lecture à tou(te)s


Dans les chapitres précédents :

Drago Malefoy a eu quelques déconvenues avec les Rouge et Or, et tout en particulier avec Ron Weasley. Le voilà fermement décidé à se venger. Alors qu'il tente, suivant les conseils de Blaise, de séduire Hermione Granger, cette dernière se voit confier la même mission par son petit ami. Sans s'en rendre compte, elle devient peu à peu l'instrument de la vengeance des deux jeunes étudiants. Ils se cherchent, ils se trouvent, ils se rejettent. Ron la trompe, Hermione craque et s'abandonne à ses désirs.


Pour la première fois depuis un bon bout de temps, Hermione se leva de bonne humeur, prête à affronter toutes les épreuves qui lui barreraient la route, prête à surmonter les regards accusateurs de Ronald et Harry, prête à ignorer les regards pervers de Drago. Rien ne semblait être en mesure d'entamer sa bonne humeur, du moins en apparence. Encore au chaud dans son lit double au draps de satin rouge carmin, elle s'étira longuement, ne pouvant retenir un bâillement ou deux. Elle se frotta la tête, encore à demi endormie.

Comme chaque matin, sur sa tête brune, c'était Verdun. Un véritable champ de bataille ou les cheveux s'emmêlaient et s'entassaient pêle-mêle de manière tout à fait anarchique. Pestant silencieusement contre ce carnage capillaire, elle se leva paresseusement et marcha par automatisme jusqu'à la salle de bain. Elle prit une douche tiède pour se mettre un coup de fouet et, à l'aide de sa baguette et de sa brosse à cheveux, se fit un brushing digne de ce nom. Pour une fois, ses cheveux étaient disciplinés, soyeux, souples.

Satisfaite du résultat, elle entreprit de se brosser les dents. Il était inutile d'avoir une belle apparence si l'hygiène corporelle ne suivait pas. C'est ce moment précis que choisi Drago pour entrer à son tour. Lui aussi avait l'air fatigué, mais pour d'autres raisons. Ses traits étaient tirés, ses yeux passablement cernés, et la jeune lionne pouvait sentir de là où elle était l'odeur d'alcool fermenté qui s'échappait de sa bouche. Lorsqu'il la remarqua, il soupira bruyamment tout en se plaquant une main sur la tête, l'air désespéré.

« Par Merlin Granger, tu ne veux pas arrêter de te pavaner en petite tenue, je te rappelle qu'on vit en communauté... » râla t-il.

La jeune femme regarda sa nuisette, puis le caleçon de Drago. Encore. Et encore une fois. Pas de doute, il était bel et bien en train de se moquer d'elle, et ouvertement en plus. Elle cracha son dentifrice et ne put s'empêcher de répliquer.

« J'espère que c'est une blague Drago, tu es encore moins vêtu que moi, tu laisses trainer tes affaires partout, il y a des cadavres de bouteilles de Whisky Pur Feu dans toutes les pièces où tu passes ! Et combien fois je t'ai retrouvé endormi complètement nu sur le canapé ? C'est ça que tu appelles vivre en communauté ? » se moqua t-elle ouvertement.

« Tu as vraiment un don pour retourner le cerveau des gens Granger, c'est fou... » gémit-il en se massant le crâne.

Pendant quelques secondes, elle fut tentée de ne rien dire de plus et de finir de se préparer toute seule dans sa chambre, mais elle ne put s'y résoudre. Des dizaines de questions lui brûlaient la langue à propos de ce qui s'était passé entre eux la veille, mais le serpent semblait décidé à étouffer l'affaire. Lorsqu'elle se retourna pour lui faire face, elle remarqua qu'il avait retiré son caleçon. Elle détourna instinctivement les yeux, ne pouvant retenir au passage un rire ironique. Il osait lui faire la leçon et s'affichait complètement nu devant elle.

Lorsqu'il fut bien caché derrière le rideau de douche, elle le regarda de nouveau, bien décidée à le titiller un peu. Elle ne se faisait pas d'illusion, elle savait qu'il nierait tout en bloc face à ses petits camarades de Serpentard, mais cela ne l'empêchait pas d'espérer qu'il accepterait de s'entretenir avec elle à propos de ça, au moins en privé. Elle se rapprocha à pas lent de la douche, avec le bruit du ruissellement de l'eau, elle voulait être sûre qu'il entende le moindre de ses mots.

« Alors ça y est ? Je suis redevenue 'Granger' maintenant ? » demanda t-elle histoire de commencer de manière assez douce.

Drago mit quelques secondes à répondre. Ce petit interrogatoire le mettait visiblement de mauvaise humeur.

« Je ne vois pas pourquoi je t'appellerais par ton prénom, on n'est pas si intime que j'sache ! » répondit-il comme si cela relevait de l'évidence même.

Hermione prit une grande inspiration pour garder son sang froid. Plutôt que de s'énerver, elle décida d'entrer dans son jeu.

« Pourtant hier encore tu le gémissais dans la salle de bain privée des préfets... » marmonna t-elle doucement, moqueuse, mais assez fort pour que Drago l'entende.

Il repoussa quelques secondes le rideau de douche pour la fixer droit dans les yeux, plus hautain et condescendant que jamais.

« Désolé, ça ne me dit rien »avoua t-il avec un sourire des plus ironique.

Sans un mot de plus, il referma le rideau et reprit paisiblement ses petites affaires. Il avait tenté de le cacher mais elle avait bien sentit que sa petite pique lui avait fait quelque chose, elle l'avait lu dans son regard. Alors comme ça il voulait faire comme si rien ne s'était passé ? Très bien, dans ce cas, il ne lui laissait pas le choix. Retirant les deux bretelles de sa nuisette, elle la laissa tomber au sol et pénétra nue dans la douche.

« Je vais te rafraichir la mémoire... » le provoqua t-elle en commençant à lui procurer quelques caresses indécentes.

Le blond n'avait même pas eu le temps de protester, et, à vrai dire, maintenant qu'il en avait l'occasion, il n'en avait plus du tout envie. Sentir les mains de sa Lionne effectuer de tendancieux massages sur sa personne était tout à fait plaisant, agréable. Il fronça un bref instant les sourcils. Pourquoi avait-il pensé qu'elle était sa Lionne ? Cela n'avait aucun sens. Les caresses que cette dernières lui procurait coupèrent court à ses élucubrations mentales. Il voulait juste profiter de l'instant présent, il aurait tout le temps d'en assumer les conséquences plus tard.

Il cru devenir fou en la voyant s'agenouiller face à lui et entourer le bout de son sexe de ses lèvres si douces. Il manqua de défaillir. La sensation était tout simplement exquise. Il rejeta la tête en arrière et ferma les yeux, gémissant doucement. Il glissa doucement une main dans les cheveux de la brune pour l'inciter à en faire plus. Il était en train de se consumer de plaisir. Drago pouvait bien sentir qu'elle n'était pas expérimentée, c'était peut-être même la première qu'elle faisais ce genre de chose, mais cela rendait la situation encore plus excitante. Il était le premier à prendre possession de sa bouche si tentatrice.

Pour une novice, Hermione s'en sortait divinement bien. Elle jouait de sa langue chaude et humide, de ses lèvres pulpeuses, de ses doigts fins et agiles, pour le plus grand bonheur du serpent qui rougissait de plaisir. Elle accéléra soudainement le mouvement, essayant de le prendre toujours plus profondément en bouche. Elle voulait lui procurer un maximum de plaisir, de façon à ce qu'il n'oublie jamais cet instant. C'était là sa petite vengeance personnelle : Drago était complètement soumis à elle. En cet instant, elle aurait pu lui faire faire n'importe quoi.

Au dernier moment, le Serpentard repoussa la tête de son amante et son orgasme lui arracha un long et rauque gémissement de bien-être. Il tenta de calmer le rythme de sa respiration. Elle avait beau ne pas avoir beaucoup d'expérience, elle se débrouillait rudement bien. Il l'aida à se relever, et, toujours exciter, l'accula doucement contre la paroi de la douche et l'embrassa avec passion. Mordillant doucement sa lèvre inférieure, laissant sa langue caresser prudemment celle de sa jolie brune.

Il laissa glisser une de ses mains sur la peau nue et mouillée de la jeune femme avant de venir la placer dans le creux de son dos pour la rapprocher d'avantage de lui. Il avait ce besoin insensé de la maintenir tout près, de sentir son corps se fondre dans le sien, d'apprécier la chaleur et l'odeur fruité de sa peau si douce. Enivré, il délaissa ses lèvres et vint mordiller la peau fine de son cou avant de la couvrir de baisers légers, tendres. De sa main de libre, il entreprit à son tour de la caresser, même lorsque ses doigts effleurèrent son intimité, elle le repoussa et sortit de la douche.

Elle s'entoura d'une serviette et, devant la mine étonnée de son amant, elle déclara, moqueuse :

« On n'est pas si intime que j'sache ! »

Satisfaite de voir que sa petite machination avait eut l'effet escompté, elle quitta la salle de bain sans un regard en arrière, un sourire victorieux plaqué sur les lèvres. Drago quant à lui fut forcé d'avouer qu'il ne l'avait pas volé. Finalement, la petite Rouge et Or n'était peut être pas si innocente que ça, elle se révélait même être une habile manipulatrice, et par dessus le marché, une amante exceptionnelle. Il sortit à son tour de la douche, cacha ce qu'il y a avait à cacher avec une serviette toute chaude et alla s'enfermer dans sa chambre.


Après avoir prit un léger petit déjeuner, Hermione se dirigea vers la bibliothèque, ignorant superbement les regards accusateurs de ses deux camarades de maison. Ron ne lui avait pas adressé un seul regard, se contentant de parler d'elle comme si elle n'était pas, et Harry, quant à lui, semblait définitivement être du côté du rouquin. Elle soupira : s'ils voulaient se comporter comme des enfants stupides et rancuniers, et bien qu'ils le fassent, c'était à présent le cadet de ses soucis.

Alors qu'elle poussait la porte de la bibliothèque, un bruit de pas pressés dans son dos attira son attention. Elle constata que Ginny courait derrière elle pour la rattraper, essoufflée. Hermione s'arrêta pour l'attendre, ne sachant pas si elle devait se réjouir de sa venue ou craindre les représailles de la petite sœur de son ex. Elle n'avait vraiment pas envie de se prendre la tête avec sa meilleure amie, elle voulait juste passer un petit moment tranquille, toute seule, avec un bon bouquin sur l'Histoire de la Magie.

« Hermione ! Attends-moi, j'aimerais te parler si ça ne te dérange pas ! » s'écria la rousse en arrivant à son niveau.

« Si tu es venue pour me faire la morale tu perds ton temps, ces deux imbéciles s'en chargent déjà très bien » répondit-elle plus froidement qu'elle ne l'aurait voulu.

« Arrête Hermione, ce n'est pas parce que Ronald est mon frère que je cautionne forcément tout ce qu'il fait ! Je veux juste discuter un peu, ça arrive de moins en moins ces temps-ci… » expliqua t-elle gentiment.

« D'accord, excuse-moi, c'est juste que voir Harry et Ron me traiter comme une étrangère me fait plus de mal que je ne veux bien l'avouer… »

« Je comprends ne t'en fais pas ! Viens, on va se trouver un coin tranquille au fond de la bibliothèque, on pourra discuter sans être déranger ! »

Acquiesçant silencieusement, elle suivit son amie à travers les rayonnages et elles s'installèrent toutes les deux à une table libre. A 10h un samedi, la bibliothèque était complètement déserte, elles n'avaient pas à s'en faire pour la côté discrétion. Ginny regarda Hermione sourire béatement sans raison apparente. Elle avait pensé que cette dernière serait malheureuse, ravagée que Ron ne soit plus son petit ami, mais ça n'était pas le cas. Elle semblait heureuse, paisible, comme si tout allait bien pour elle en ce moment.

Elle lui lança un regard curieux.

« Tu as l'air d'aller plutôt bien, c'est quoi ton petit secret ? » s'enquit Ginny avec un sourire entendu.

Hermione sembla hésiter. Que pouvait-elle bien lui répondre ?

« Je n'ai pas de secret, je me sens bien c'est tout » mentit-elle.

« Pas à moi Hermione, alors, comment il s'appelle, je le connais ? » insista la rouquine.

« Et bien, à vrai dire, oui, tu le connais. Tu le connais bien même » expliqua Hermione en rougissant légèrement.

Ginny sembla réfléchir quelques secondes. Alors effectivement, sa meilleure amie fréquentait quelqu'un d'autre. Une question s'imposa alors à son esprit : Entretenait-elle une relation avec un autre homme depuis sa séparation avec Ronald, ou bien depuis plus longtemps ? Elle ne voulait pas la juger, mais elle croyait dur comme fer en l'honneur et la fidélité, elle pouvait donc difficilement concevoir l'adultère.

« Depuis longtemps ? » demanda t-elle pour tirer cette affaire au clair.

« Quelques temps après que je me sois séparée de Ron… Mais en réalité ce petit jeu dure depuis plusieurs mois… » avoua t-elle à demi-mots, gênée.

La rouquine regarda sa meilleure amie, ne sachant pas si elle devait lui en vouloir d'avoir mentit à son frère pendant plusieurs mois ou si, au contraire, elle devait faire son possible pour la soutenir et l'encourager à tourner rapidement la page. Elle se trouvait prise entre deux feux : si elle soutenait ouvertement Hermione, Ron vivrait cela comme une véritable trahison et lui en voudrait surement pendant longtemps, mais si elle soutenait son frère, elle perdrait surement son amie.

« Tu as trompé mon frère ? »

« Non, si tu veux tout savoir, c'est lui qui m'a poussé à le faire. Il voulait que je séduise un élève pour qu'il puisse se venger de lui… » avoua Hermione en baissant les yeux.

« Attends… Il a osé te demander de faire ça ? Quel imbécile… » pesta la rousse.

« Et il ne s'est pas privé de noyer son chagrin dans les bras de Lavande, cette garce a simplement attendu le bon moment pour se jeter sur lui et le récupérer » rajouta Hermione, sa voix pleine d'amertume.

« Je… Je n'étais pas au courant… Ce n'est pas du tout ce qu'il m'a raconté ! » se défendit Ginny, s'en voulant d'avoir douté d'elle.

« Tu n'as pas à t'en vouloir Gin, c'est un problème entre Ron et moi, et tu n'as pas à être prise à partie, que ça soit par moi ou lui ! » la rassura la brune en lui prenant la main pour la réconforter.

Ginny la fixa quelques secondes.

« Et… De qui Ronald voulait se venger ? »

« De… Drago » répondit Hermione en lâchant subitement sa main et en détournant les yeux, gênée.


Drago avait passé la matinée dans sa chambre à faire les cents pas, à se torturer l'esprit dans l'espoir de trouver une solution à son problème. Ses camarades et amis de Serpentard devenaient de plus en plus oppressants, et particulièrement Blaise, qui commençait vraiment à mettre ses nerfs à rude épreuve. Il fallait qu'il arrive à leur prouver à tous que pour lui, Hermione Granger n'était qu'un jouet sexuel, qu'une conquête de plus à afficher sur son tableau de chasse. Il fallait qu'il sauve son honneur et sa réputation avant que la situation ne dégénère.

Il fallait qu'il trouve un moyen pour convaincre Blaise sans faire de mal à sa délicieuse petite lionne. Cette pensée le troubla plus qu'autre chose. Pourquoi, d'un seul coup, se souciait-il du bien être de la Gryffondor ? En quelques secondes, il se trouva une bonne raison capable de biaiser à nouveau son esprit agité : il se souciait de ne pas blesser la brune pour s'assurer de ne pas perdre ses faveurs. S'il la traitait comme toutes les autres, elle s'en formaliserait sans nul doute et plus jamais il n'aurait l'occasion de toucher son corps.

Le simple fait de penser au corps si tentateur de la jeune fille provoqua en lui une intense sensation de chaleur. Il fallait qu'il la trouve, il fallait qu'il goûte une nouvelle fois à la douceur de ses lèvres si pleines, qu'il puisse encore caresser chaque parcelle de sa peau doré, se perdre dans l'intensité de son regard de braise. Il se leva et s'habilla prestement. Les week-ends, les élèves n'étaient pas forcés de porter leur robe de sorcier, ils étaient donc libre de s'habiller comme bon leur semblaient. Il enfila une chemise noire en soie et un pantalon droit de la même couleur.

Il quitta précipitamment leurs appartements et se dirigea vers la bibliothèque, il était certain de la trouver ici. Il se posta à l'entrée et se racla bruyamment la gorge pour attirer son attention. Il y avait encore deux ou trois autres personnes dans la pièce et il souhaitait rester discret. Si tout Poudlard venait à apprendre qu'il ne pouvait plus se passer d'une Sang-de-Bourbe, sa réputation en prendrait un sacré coup. Lorsqu'il croisa son regard, il sut qu'elle avait compris ce qu'il voulait. Il fit demi-tour et marcha assez lentement pour être sûr que sa lionne puisse le suivre, mais assez vite pour que ça ne paraisse pas suspect.

Il s'arrêta alors qu'il débarquait dans un couloir désert. Lorsqu'Hermione passa devant lui sans le voir, il l'attrapa par le bras et l'emprisonna des siens. Avec un sourire en coin, il la poussa contre le mur et l'embrassa avec ferveur. Il sourit contre ses lèvres en la sentant frissonner de plaisir. Jamais de sa vie entière il n'avait autant désiré une fille, elle le rendait tout simplement fou. Il la voulait pour lui, et pour lui tout seul. Jamais plus il ne tolèrerait qu'un autre pose ses mains sur elle, et si Weasley s'avisait de lui faire du mal, il lui tordrait le cou de ses propres mains.

Etait-ce de la jalousie ou bien de la possessivité ? Il préféra penser qu'il ne souhaitait simplement pas la partager avec qui que ce soit pour rester le seul à connaître ses faveurs. Chassant ses idées de son esprit, il quitta ses lèvres à regret pour venir embrasser la peau fine et sensible de son cou, laissant ses mains passer sous le t-shirt de la jeune femme. Son parfum était enivrant, il lui faisait perdre la tête.

« C'est trop mignon… » se moqua ouvertement Blaise en les surprenant.

Il était accompagné de Pansy, Théodore, Grégory et Vincent, et affichait un sourire plus que satisfait.

« Tu vois Pansy, toi qui ne voulais pas me croire ! » continua t-il, en sachant très bien que la jalousie maladive de la jeune Serpentarde ferait bientôt des étincelles.

Elle et Drago étaient destinés à se marier dès qu'ils en auraient l'âge, et il savait mieux que personne à quel point la petite brune était transie d'amour pour le prince des Serpents. Elle acceptait depuis trop longtemps sans broncher qu'il la trompe avec toutes sortes de filles, mais elle ne l'avait jamais prit sur le fait, et encore moins avec une impure de l'acabit d'Hermione Granger. Blaise jubilait en voyant Pansy perdre son sang-froid. Son but était simple : Obliger Drago à prendre conscience de ses sentiments pour la Gryffondor.

Alors que Pansy semblait prête à se jeter sur la lionne pour lui refaire le portrait, Drago s'interposa, et, d'un geste du bras, poussa Hermione derrière lui pour la défendre. Il regretta immédiatement son geste. Pourquoi diable avait-il fait ça ? Quand il croisa le regard furibond de sa future femme, il sut qu'il allait amèrement regretter son geste, et que pour s'en sortir, il devrait prendre le risque de perdre Hermione à tout jamais. Il devrait la faire souffrir, il n'avait plus d'autres solutions

« Du calme Pansy, si Drago est tombé amoureux, tu dois l'accepter… » la calma Blaise d'une voix neutre.

Les yeux de Parkinson s'écarquillèrent. Elle ne pouvait pas croire ce qu'elle venait d'entendre.

« Tu l'aimes ? » demanda t-elle, à bout de nerf.

« Non » répondit froidement Drago comme si cela relevait de l'évidence. « Je reste avec elle pour m'assurer qu'elle ne fasse pas un coma post-baise, je ne veux pas avoir de problème »

Blaise soupira bruyamment.

« Dans ce cas pousse-toi, et laisse moi lui faire comprendre qu'on ne touche pas à ce qui m'appartient ! » répliqua Pansy avec un regard mauvais.

Le blond sembla hésiter quelques secondes mais ne bougea pas.

« Drago. Pousse-toi. » ordonna la jeune Serpentarde d'une voix dure et sans appel.

Vaincu, Drago bouscula Pansy et quitta le couloir d'un pas pressé. Hermione ferma les yeux, humiliée, bafouée.

« Espèce de petite trainée, tu y réfléchiras à deux fois avant de poser tes sales mains d'impure sur Drago. Crabbe ! Goyle ! Assurez-vous qu'elle n'oublie pas ce que je viens de lui dire. » menaça Pansy d'une voix grinçante avant de partir à son tour.

Crabbe ricana et fit craquer les os de ses doigts.


Voilà voilà pour ce dixième chapitre ! Je tenais juste à apporter une petite précision concernant d'abord Pansy Parkinson : Contrairement à ce que je vois dans beaucoup de fanfictions, je ne considère pas ce personnage comme étant simplement une petite bourgeoise écervelée et vicieuse, simplement comme une fille tout ce qu'il y a de plus normale : Elle est amoureuse de Drago, et elle ne supporte pas qu'une autre fille s'en approche. De plus, elle ne porte pas Hermione dans son cœur, ce qui explique qu'elle réagisse manière si violente.

Pour ce qui est de Drago qui, dans ce chapitre, passe pour un bon gros salaud, j'essaye simplement de rester réaliste. Il a beau avoir des sentiments pour Hermione, premièrement, il ne l'accepte pas, et deuxièmement, ce n'est pas une raison suffisante pour changer brusquement de camp et se retourner contre ses amis. Ce n'est pas parce qu'il commence à ressentir quelque chose et qu'il ouvre un peu son cœur que tout va devenir subitement rose. Pour moi, un Drago amoureux et un Drago torturé entre son devoir et sa passion.

Donc, chers lecteurs et lectrices, à vos reviews :D !

A bientôt pour le prochain chapitre : "À Cœur Ouvert"