Salut tout le monde ! Je peux d'ors et déjà vous annoncez que la fic fera plus de 100 pages Word puisque je les ai dépassées cette semaine.Aujourd'hui, un chapitre plutôt court mais riche en émotions.Sur ce, bonne lecture à tous !

CHAPITRE 9

TROMPER ET SE TROMPER

Une semaine plus tard, ils étaient de retour à Poudlard. Bellatrix avait été remplacé par un autre Mangemort au poste de magie noire, puisqu'elle cherchait des anciens alliés de Harry dans toute l'Europe. Pansy collait Draco plus que jamais et Théo devenait de plus en plus entreprenant avec Hermione. Ce jour-là, ils rejoignirent leur cours d'Histoire de la Magie avec précipitation, contents de se débarrasser un peu de leurs prétendants. Hermione soupira quand elle se fut assise. Draco lui lança un regard intrigué.

« Je ne sais pas quand tu as prévu de « changer les choses » mais il me tarde presque. Je déteste qu'on me colle aux basques.

-Dois-je chercher un double-sens à tes paroles, Granger ?

-Il n'y en a aucun, Malfoy. Mais comme tu en cherches souvent, je me demande si ce n'est pas ce que tu veux.

-Absolument pas, répondit le Serpentard en se retournant vers Ombrage, qui venait de pénétrer dans la pièce.

Elle déposa ses livres avec un bruit sourd sur le bureau, faisant taire les derniers bavardages, puis elle darda un regard perçant sur les élèves.

-Aujourd'hui, commença-t-elle de sa voix haut perchée, nous allons étudier le plus grand sorcier de tous les temps. Notre cher et bien-aimé Seigneur des Ténèbres. Je dois d'ailleurs vous annoncer qu'il souhaite qu'à chaque fois que vous quitterez quelqu'un, vous ferez ceci.

Elle tapota sa poitrine du côté de son cœur tout en déclamant :

-Pour Voldemort, brave et fort.

Certains élèves se crispèrent, dont Malfoy.

-La peur d'un nom ne fait qu'accentuer la peur de la chose elle-même, lui souffla Hermione.

-Qui ?

-Dumbledore.

Ils se reconcentrèrent sur Ombrage.

-… de même que lorsque vous quitterez un cours. A présent, commençons celui-ci. Tom Elvis Jedusor est né à Londres le 31 décembre 1926. Sa mère, Mérope Gaunt était une grande sorcière…

-Elle était Cracmol, marmonna Hermione.

-Quoi ? fit Draco à côté d'elle.

-Ombrage commence à raconter n'importe quoi.

-…Jedusor était un très renommé Fourchelang.

-C'était un Moldu, marmonna Hermione.

-Q…quoi ?

-Tu ne savais pas que ton Maître idolâtre ce qu'il n'est pas ? Tu ne savais pas que Lord Voldemort était un Sang-Mêlé ? s'étonna Hermione.

Draco avait l'air si choqué qu'elle n'insista pas.

-Jedusor se montra dès son envoi à Serpentard être un sorcier très doué. Le meilleur de sa promotion, dit-on. C'est ici qu'il commença à former les futurs Mangemorts. Après avoir obtenu ses BUSE et ses ASPIC, il a demandé le poste de Défense contre les Forces du Mal qui lui a été refusé. Il devient donc apothicaire chez Barjow et Beurk. A ce moment-là, il s'appelait déjà Lord Voldemort.

Hermione n'écoutait plus. Elle connaissait l'histoire de Voldemort, grâce à Harry. Il lui avait rapporté tout ce qu'il avait appris grâce aux souvenirs de ceux qui l'avaient fréquenté. Elle ne prit pas de notes durant ce cours et fut surprise de voir Malfoy quitter la salle précipitamment. Elle se lança à sa poursuite et le trouva dans leur salle de cours particuliers. Elle ferma la porte d'un sortilège et lança un Assurdiato avant de relâcher sa métamorphose. Malfoy avait le regard fixé sur un point du sol et il ne releva la tête, non sans un sursaut, que lorsque Hermione eut posé une main sur son épaule.

-Malfoy ? Ça va ?

-Oui. Oui, répondit-il vaguement.

-Malfoy ?

Il tourna son regard vers elle et la détailla un instant, comme s'il la voyait pour la première fois.

-Tu te rends compte, fit-il, que mon père vénère quelqu'un qui se croit supérieur alors que sa théorie le montre comme inférieur ! Je… comment peut-on être aussi idiot, dis-moi ? Comment peut-on servir quelqu'un comme lui ?

Hermione ne dit rien et se contenta de le fixer. Elle n'avait jamais vu Malfoy aussi bouleversé et c'était très troublant.

-Et moi j'y ai cru… j'ai voulu faire comme mon père… j'ai voulu le rendre fier… mais…

Il sembla soudain réaliser qu'il se confiait à Hermione.

-Ne t'inquiète pas. Tu m'as vue dans un état bien pire que toi maintenant. Je ne vais pas aller crier ça sur les toits.

Il hocha la tête.

-Je n'arrive pas à le croire, fit-il.

A ce moment-là, on n'entendit le grattement d'un hibou à la fenêtre. Hermione lui ouvrit d'un mouvement de baguette et l'animal laissa tomber une lettre sur les genoux de Draco. Ce dernier décacheta l'enveloppe et lut, à voix haute.

Malfoy,Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je m'adressais à Hermione et non à toi. Alors ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas.Percy Weasley.

-Toujours autant de répartie, ironisa Draco, avec un sourire en coin.

-Peut-être, mais il t'a redonné le sourire.

-Tu crois que je dois lui répondre ?

-C'est la moindre des politesses, fit Hermione en souriant à son tour.

-Tu deviens Serpentard, Granger.

-C'est ta faute, ça.

-Pardon ?

Il se leva d'un bond et se plaça face à elle. Il ne préta pas attention au fait qu'ils étaient très proches physiquement. Tout en la fixant dans les yeux, il déclara :

-C'est ma faute si tu deviens Serpentard ?

-Oui, répondit Hermione d'une petite voix, troublée par cette soudaine proximité. Tu déteins peut-être sur moi.

Voyant qu'il ne réagissait pas, elle demanda :

-On l'écrit, cette lettre ?

-Ouais.

Draco se décala, laissant Hermione reprendre son souffle (après s'être rendue compte qu'elle avait momentanément oublié de respirer). C'était quoi le problème avec Malfoy, sérieusement ? Elle aurait aimé pouvoir répondre à cette question.

Weaslaid,Pour ton information, Granger est sous ma protection, donc ELLE me concerne autant que toi. D'autant plus que vous n'êtes pas mariés que je sache ? En tout cas, elle ne m'en a pas parlé. Si nos correspondances doivent tourner autour de ta jalousie injustifiée, je préfère qu'elles s'arrêtent là, parce qu'honnêtement, un plan à trois avec toi, ça me dégoûte.Cordialement,Draco Malfoy

Il se retourna vers Granger qui lisait par-dessus son épaule et vit avec plaisir qu'un rictus naissait sur ses lèvres. Il ne détourna le regard que lorsqu'elle lui lança un regard interrogatif.

-Pousse-toi de là Malfoy, je vais rajouter quelques lignes.

-Pourquoi ça ?

-Sinon il va croire que tu m'as séquestrée ou un truc du genre.

Draco se leva et céda sa place à Granger.

Percy,Je suis vivante et bien sous la protection de Malfoy. Après, libre à toi de venir vérifier. Pour l'instant je suis à Poudlard et pendant les vacances, je serais peut-être un jour au Square Grimmaurd.Amicalement,Hermione Granger

Elle enveloppa leur lettre sous l'œil de Malfoy qui avait haussé un sourcil.

-Est-ce que c'est moi ou tu plaçais les points sur les I ?

-C'est vrai. Je ne veux pas lui donner de faux espoirs.

-Hmm.

-Oh ! En manque de répartie ! Draco Malfoy ne sait pas quoi répondre !

-Granger.

-Oh ça va !

-J'étais en train de penser que si Weasley est aussi coriace que Théo, tu auras du mal à t'en débarrasser.

-Je trouverais un moyen. En attendant, il faut qu'on aille déjeuner. »

Draco hocha la tête et après qu'Hermione eut refait son sortilège, ils rejoignirent la Grande Salle et leurs amis.

...

Ils s'installèrent en face de Pansy et Théodore en faisant mine de discuter à voix basse.

« Vous étiez où ? demanda Théodore, interrompant leur fausse discussion.

-Ça te regarde ? répondit sèchement Draco.

-Le cours du professeur Ombrage était PAS-SIO-NNANT, vous ne trouvez pas ? fit Pansy pour couper court à la dispute.

-Absolument ! renchérit Hermione. J'espère qu'elle nous reparlera du Seigneur des Ténèbres.

-C'est dommage qu'elle n'ait pas parlé de la Bataille de Poudlard, pas vrai Draco ?

-Elle le fera un jour, fit l'intéressé en haussant les épaules.

-En tout cas, c'était épique ! s'extasia Pansy. Dommage que tu n'aies pas été là, Sian, quand Vous-Savez-Qui a vu Potter sortir de sous la cape d'invisibilité…

Hermione ne l'écoutait plus. Elle se souvenait parfaitement de ce moment précis.

Harry était sorti de sous sa cape d'invisibilité après avoir jeté un charme du bouclier. Un murmure de plus en plus conséquent avait retenti et puis lui qui déclamait :

-Que personne n'essaye de m'aider. Il faut qu'il en soit ainsi.

-Vraiment Potter ? Qui sera ton bouclier aujourd'hui ?

-Personne. Il n'y a plus d'Horcruxes. Que vous et moi. Aucun ne peut vivre tant que l'autre survit. Ce soir, l'un de nous partira pour de bon.

-L'un de nous ? Voldemort avait ricané, d'un rire sans joie, un rire où perçait le mépris. Et tu crois que ça sera toi parce que de purs hasard t'ont empêché de mourir ?

A mesure de leur échange, ils décrivaient un cercle, tels deux tigres prêts à attaquer.

-C'était un hasard quand ma mère s'est sacrifiée ? Un hasard lorsque je vous ai combattu dans le cimetière ? Un hasard lorsque j'ai renoncé à me défendre ce soir et que je suis revenu d'entre les morts ?

-DES HASARDS ! avait vociféré Voldemort.

Personne ne bougeait. Tous étaient suspendus aux lèvres des deux sorciers, attendant que l'un d'eux attaque. Hermione se souvenait avoir été comme pétrifiée.

-Le hasard et ta lâcheté ! Ta lâcheté à laisser les autres mourir pour toi !

-Plus personne ne mourra. Vous ne tuerez plus jamais.

Voldemort l'avait fixé de son regard de sang, attendant une justification à ses paroles.

-Vous ne comprenez pas ? Ils sont protégés. Comme ma mère m'a protégé il y'a 17 ans. Vos sortilèges n'auront aucun effet. Vous n'apprenez pas de vos erreurs, Jedusor ?

-Tu oses ?

-Oui j'ose. Je sais des choses que vous ignorez, Tom Jedusor. J'en dis plus ou vous commettez une nouvelle erreur ?

-S'agit-il une nouvelle fois de l'amour, Potter. Cet amour qui n'a pas empêché Dumbledore de s'effondrer au pied de cette tour ? Cet amour qui ne m'a pas empêché d'écraser ta Moldue de mère ?

-Non, il ne s'agit pas de l'amour.

-Te crois-tu doté d'une magie supérieure à la mienne ? D'une arme plus puissante ?

-Les deux, je pense.

-Toi, tu penses connaître davantage de magie que moi ? Moi qui ai anéanti Albus Dumbledore.

-Vous ne l'avez pas anéanti.

-J'ai tué Albus Dumbledore !

-Faux !

L'assemblée avait retenu son souffle.

-Il avait choisi depuis longtemps la façon dont il mourrait. Il a tout arrangé avec celui que vous croyez votre serviteur et que vous avez assassiné lâchement !

-Quel est encore ce rêve puéril ? avait demandé calmement le mage noir.

-Severus Rogue n'était pas des vôtres. Il a cessé de l'être à partir du moment où vous avez traqué ma mère. Vous ne vous en êtes jamais rendu compte à cause de cette chose que vous ne comprenez pas ? Vous n'avez jamais vu Rogue produire un Patronus, n'est-ce pas, Jedusor ?

L'intéressé était resté muet.

- le Patronus de Rogue était une biche, comme celui de ma mère. Parce qu'il n'a jamais cessé de l'aimer. Tout ce sur quoi votre plan reposait est lui, anéanti !

-ASSEZ ! ASSEZ ! AVADA KEDAVRA !

-Expelliarmus !

Mais Harry avait réagi trop tard et le sortilège l'avait atteint en pleine poitrine. Il s'était effondré sous les yeux de l'assemblée.

Hermione sentit qu'une main froide se posait sur sa joue. Elle se rendit compte que son visage était baigné de larmes. Elle fixa Malfoy, sans le voir. Elle le sentit s'approcher de son oreille et sentit son souffle lorsqu'il lui chuchotait :

-Tu veux partir ?

Elle ne put qu'hocher la tête, incapable de dire un mot. Elle s'était promis de ne plus revoir la mort d'Harry car elle savait que c'était synonyme de torrent de larmes. Elle se leva sans un mot et Malfoy la prit par la taille avant de sortir de la Grande Salle en sa compagnie, sous les regards d'incompréhension de Pansy et Théodore, auxquels Draco se promit d'effacer la mémoire. Il continua d'avancer avec Granger qui ne pipait mot, l'œil hagard et les joues ruisselantes de larmes. Il la conduisit dans la salle qu'ils avaient quitté avant le déjeuner, où elle l'avait réconforté à lui, et l'assit sur une chaise. Le Serpentard lui essuya ensuite les joues et lui dit d'une voix douce, qu'il ignorait même posséder :

-Tout va bien. C'est terminé. Tout va bien, Granger.

Elle se leva d'un bond et se jeta à son cou, son corps secoué de longs sanglots. Draco n'eut d'autre choix que de l'enlacer maladroitement. Il n'avait pas l'habitude des étreintes et des effusions de sentiments. Et surtout, la proximité avec le corps de Granger le troublait. Ils restèrent un long moment enlacés et toute personne qui passait par là n'aurait jamais pu imaginer qu'ils étaient encore ennemis il y'a quelques mois de cela. Draco pensa d'ailleurs qu'il valait mieux qu'ils se dissimulent. Le jeune sorcier ferma la porte de la salle de classe désaffectée et empêcha tout son d'en sortir à l'aide de sortilèges. Puis lentement, il se dégagea du corps étonnement chaud de Granger et releva le menton de la sorcière, qui avait trempé sa robe de sorcier. Il essuya ensuite les joues de la Gryffondor avec une infinie douceur. Pourtant, quand il eut terminé, il ne retira pas sa main de la joue d'Hermione et plongea son regard dans celui de la jeune fille.

-M-merci, balbutia-t-elle.

-Tu veux parler ?

-Je… c'est juste qu-que je ne p-peux pas repenser à ç-ça. Chaque fois que je le vois t-tomber, chaque fois que je revois s-son sourire s-satisfait, c'est trop dur… j'en ai fait des cauchemars pendant des mois. Je commençais seulement à redormir la nuit… y repenser, c'est…

Ses yeux se remplirent à nouveau de larmes et Draco lui sourit.

-J'ignore ce que ça fait de perdre un proche et je ne sais pas consoler les gens mais…

Hermione se contenta de lui rendre son sourire. A ce moment-là, le Serpentard réalisa qu'elle avait recouvré sa véritable apparence. Il se rendit compte également que son sourire était sincère. Et il se dit que son sourire était le plus beau qu'il n'ait jamais vu. Que se mettait-il à penser ? Il se rendit compte également que même s'il s'était dégagé, son corps était toujours en contact avec celui de Granger, et pire, il se sentait bien contre elle. Il sentit qu'une main se glissait dans la sienne et qu'une décharge électrique le traversait de part en part. Il fixa ses doigts liés à ceux de Granger et entendit à peine qu'elle le remerciait une nouvelle fois.

-On… on y retourne ? demanda finalement Draco, sentant que s'ils restaient encore aussi proches, ses pensées ne le laisseraient plus en paix.

-Vas-y toi, je n'ai plus faim. Je vais à la salle commune. »

Elle se détacha de lui (et Draco se retint de la rattraper, ce qui le troubla à nouveau plus qu'il ne l'était déjà), refit son sortilège, lança un Alohomora et sortit de la pièce, laissant Draco complètement perdu. Elle le rendait dingue. Dans tous les sens du terme.

...

Rar :Id (guest) :

Merci !

swangranger : Ah, ah, tu parles de la réponse de Draco à la letrre de Percy ? Je me suis beaucoup amusée à l'écrire ! Enerver Pansy ? Leur passe-temps favori !

Maxine3482 : Non, tu as raison, Lucius ne supporte pas que Draco lui désobéisse, mais sa réaction est très... dangereuse ? Ginny, oui, toujours dans l'excès, mais je dois t'avouer que j'ai adoré écrire ce passage, d'autant plus pour la faire révéler le "petit" secret de Percy. Et oui, il faut bien qu'ils se rapprochent un peu, nos protagonistes !

Encore un grand merci à vous de lire, suivre et commentez Identité, vous êtes géniaux et à la semaine prochaine !!!