Pour ceux qui ont l'impression de lire le même chapitre que le mois dernier … ils n'ont pas eu de chance. J'avais posté ce chapitre au lieu du précédent avant de tout remettre dans le bon ordre.

Merci à Zeclipse de me l'avoir fait remarquer. Je crois que le combat Rei vs Herbi n'avait pas intéressé grand monde au final. (va bouder)

Bonne lecture


Chapitre 9 : Noël

Les jours suivants furent le début du changement. Karen m'aida a arranger sa chambre d'amis pour que je puisse l'occuper. Lorsque le temps s'y prêtait, l'humaine m'amenait avec elle pour que je puisse prendre l'air et m'entraîner. J'avais fini par lui avouer, non sans honte, que Roy était d'accord pour m'aider à améliorer mes compétences aériennes. Chose dont elle s'était réjouie sans que je ne comprenne pourquoi.

Le Roucarnage me faisait faire des exercices qui paraissaient simples mais que j'avais beaucoup de mal à réaliser.

Le premier consistait à se placer en plein vent à un mètre du sol et de rester sur place. Chose facile si le vent ne changeait pas sans cesse de direction ou de force.

Le suivant était dans la continuité il fallait juste que je monte et descende d'environ un mètre toujours en restant sur place. Là j'avais commencé à trouver des difficultés. Si j'ouvrais trop mes ailes je décollais trop haut et si je les inclinais trop je finissais la tête dans la neige. Je n'avais pas tenu longtemps la première fois et avait rapidement dû retrouver Karen pour ne pas finir gelé.

Roy ne me donna pas d'autres exercices, disant que les bases étaient la chose la plus importante. Parfois, pour changer un peu, il me faisait faire des courses-poursuites pour m'apprendre de nouvelles choses. Ses séances me laissaient sans énergie donc il les faisait en fin de journée.

Nous n'eûmes pas l'occasion de retourner à la grotte des Minidraco, il fallait éviter au maximum aux soigneurs d'être trop présents dans le secteur pour éviter d'attirer l'attention.

Quand je n'étais pas à l'extérieur à me geler, je restais seul à la maison. Comme convenu, je m'occupais de faire le ménage. Cela me permettait de faire passer le temps et de m'occuper. En plus de faire correctement les choses vues que Karen faisait du vite fait, bien fait.

Hormis cela, j'évitais toujours de parler à certains de ses Pokémons. D'ailleurs Herbi semblait encore plus m'en vouloir, alors que je ne lui faisais rien. Mist et Hips étaient encore plus excités que d'habitude. Je mis tout cela sur le compte des fêtes de fin d'année qui approchaient.

Ignorant si l'humaine faisait quelque chose de particulier durant cette période, je lui posais la question un soir.

-Pour Noël ? On le fête chez mes parents mais j'y vais pas cette année.

-Pourquoi ?

-Tu ne pensais pas que j'allais de laisser passer les fêtes tout seul.

-Franchement je m'en fous. Tu peux y aller, je sais vivre tout seul. Je vais pas mourir car tu auras passé deux-trois jours loin de ton appart.

-… De toute manière, je les ai prévenus que j'étais occupée et que je ne pourrais pas venir. Donc c'est réglé.

-…

-Tu pourrais montrer plus d'enthousiasme.

-…

-T'inquiète pas tu auras aussi un cadeau.

-Te déranges pas, j'en ai pas besoin.

-Les fêtes sont censées apporter de la joie à tout le monde. Pas de cadeau, c'est triste. C'est comme être tout seul le jour de Noël.

-Bah c'est juste comme un anniversaire. Un jour comme les autres hormis qu'on a un gâteau et des cadeaux à la fin du repas.

-Tu n'as pas du en passer de chouette pour dire ça. D'ailleurs c'est quand ton anniversaire ?

-Il est hors de question que je te le dise.

-Pourquoi ?

-Tu voudras sûrement le fêter … et de toute manière je ne serais plus ici à ce moment-là.

-… Donc je vais mettre les bouchées doubles pour Noël !

-Je te dis que ce n'est pas la peine. soupirai-je.

-Mon ptit Rei. commença-t-elle en me pointant du doigt. C'est moi la maîtresse de maison, tu es l'invité donc tu me laisses faire et tu profites.

Je ne répondis rien, surpris et gêné par les mots qu'elle avait utilisé. Depuis quand j'étais « mon ptit Rei » ? Mon manque de réponse sembla l'amuser et elle baissa son bras.

-Mais si tu veux aider à décorer l'appart, je ne dis pas non à un peu d'aide.

-Je suis là pour t'aider. Il peut retourner se planquer dans la chambre d'ami. ajouta l'Herbizarre froidement en venant se placer entre moi et sa copine.

-Herbi ? interrogea cette dernière.

-Je … j'ai du ménage à faire. m'excusai-je pour fuir cette situation.

Je les laissais discuter entre eux pour aller chercher un essuie-tout pour nettoyer les vitres. Puis Karen sortit chercher un carton de décoration dans sa cave, avant de revenir et de commencer à mettre les décorations.

-Noël est dans une semaine ! m'exclamai-je.

-Peut-être, mais il faut toujours décorer en avance. Normalement, on fait ça le premier décembre mais j'ai complètement oublié.

Je n'ajoutais rien sachant que c'était inutile. Et espérais vivement que la semaine et Noël passent rapidement.

L'enthousiasme de Karen s'était communiqué à ses Pokémons et l'ambiance dans l'appartement était à la fête. Elle était jusqu'à allée acheter un sapin qui prenait place entre la baie vitrée et la télévision. Son habitation avait pris beaucoup de couleur, même s'il y avait une dominante de vert et rouge. Inconsciemment, leur bonne humeur m'influença et je passais plus en plus de temps dans la pièce à vivre qu'avant.

Puis le jour que je redoutais arriva. J'avais prévu de passer la matinée sous la couette pour avoir la paix mais c'était trop demandé.

-Joyeux Noël ! s'écria Karen en déboulant dans ma chambre.

-'Noël. répondis-je d'un grognement en glissant ma tête sous l'oreiller.

-Lève-toi, on a plein de choses à faire ce matin !

-Pas envie.

- Viens au moins prendre le petit déjeuner avec nous.

Je réfléchis un instant avant de me lever à contrecœur. Ce jour avait l'air important pour toute l'équipe, je pouvais au moins faire un effort pour ne pas plomber l'ambiance. Ce serait en quelque sorte mon cadeau, faute de pouvoir en faire un plus tangible.

-J'arrive, laisse-moi m'habiller.

-D'accord.

Elle repartit aussi joyeusement qu'elle était venue. La journée s'annonçait longue.

Après le petit déjeuner, elle nous emmena dehors profiter des animations en ville. Bien que je devais rester dans ma balle, elle avait fait en sorte que je puisse voir l'extérieur. Elle traversa le marché de Noël ou plusieurs petites maisons en bois toutes décorées proposer différents articles. Il y avait là des accessoires pour Pokémon, de la nourriture, des boissons chaudes, des jeux, des vêtements …

C'était tellement varié que j'avais l'impression qu'un centre commercial s'était déplacé en centre-ville. Karen acheta des confiseries avant de reprendre son chemin. Elle s'arrêta plus loin pour nous permettre de profiter d'un petit concert de rue ou tout le monde avait revêtu les habits du père Noël. Elle continua a vadrouiller en ville pendant une bonne heure, Herbi la suivant tantôt au sol, tantôt dans ses bras. Au retour, elle retraversa le marché et s'arrêta face à un stand remplis de jouets pour enfants, où une petite rousse avec de fausses oreilles de Raichu faisait un petit spectacle avec sa Pikachu.

Je sentis mon souffle s'arrêtait. Sa voix, son comportement, cette cicatrice, aucun doute n'était possible.

-Chu. murmurai-je avant de reprendre plus fort : Chu !

Je tapais contre la partie translucide espérant vainement qu'elle cède. Elle était là, de l'autre côté.

Mon attention se reporta vers l'humaine qui lui donner des ordres et réalisait à son visage qu'il s'agissait de Pixie. Elle avait évolué ? Pourquoi ses oreilles semblaient fausses ? Elle était arrivée à prendre une apparence plus humaine ?

Les questions se bousculaient dans ma tête alors que mon regard restait fixé sur elles.

Mon ancienne amie finit son tour en réunissant ses doubles qui explosèrent pour ne laisser qu'elle devant.

-Merci, merci. salua-t-elle le public en faisant une courbette tout en souriant.

Les jeunes spectateurs l'applaudirent couvrant les paroles de Pixie et Karen poursuivit son chemin. Je regarder les deux filles souriantes disparaître dans la foule humaine.

C'était peut-être mieux comme ça. Elles semblaient heureuses ensembles. Si je les revoyais … elles feraient quoi ? Pixie m'en voudra-t-elle d'avoir détruit sa précédente vie ? De l'avoir obligée à changer ? Et Chu … voudrait-elle rester avec sa nouvelle amie ? Faire des spectacles lui allait bien mieux que de faire des combats. Je me mis à repenser à Arkan. Je ne voulais pas que le même schéma se répète.

Mais je pouvais tout de même les prévenir. Peut-être que Chu s'inquiétait toujours de ce que j'avais pu devenir.

Si je demandais à Karen, j'étais quasiment sûr qu'elle n'hésiterait pas à revenir ici pour que je puisse leur parler. Sauf que je ne souhaitais pas leur faire face et encore moi mettre l'humaine au courant que je les connaissais. Sans compter que … j'avais peur d'essuyer un autre refus. Arkan m'avait amplement suffit et Chu semblait heureuse avec Pixie.

J'essayais de chasser mes pensées déprimantes, en vain. J'avais l'impression d'avoir à nouveau la poitrine comprimée. Mais je gardais mon calme et respirais doucement.

Pendant ce temps, Karen regagna son domicile. Elle nous fit sortir et nous demanda si ça nous avait plu ou si l'on souhaitait quelque chose en particulier. Je restais les yeux rivés sur le sol avant de prendre la direction de ma chambre.

-Rien pour moi. dis-je sans me retourner.

Je fermai la porte avant de me laisser glisser pour m'asseoir contre. Que pouvais-je faire maintenant ? Je ne comptais pas les voir et je ne voulais pas que Karen mette son nez là-dedans. La meilleure solution était que je ne fasse rien. Pixie et Chu pourrait continuer à vivre leur vie sans risquer que je leur attire de nouveau problèmes. Oui c'était mieux comme ça, elles avaient recommencé leur vie sans moi. Il était inutile d'aller les déranger.

-Rei, ça va ? s'inquiéta Karen de l'autre côté de la porte.

-Ça va. répondis-je.

-J'ai fais quelque chose qui ne fallait pas.

-Non. Je … je viens de me rappeler d'un truc. dis-je pour ne pas qu'elle recommence à se prendre la tête.

-Ah … tu veux en parler ?

-Non.

-… Viens on ne va pas tarder à manger.

-Je n'ai pas faim.

-Ok, mais si tu veux parler, tu peux compter sur moi.

Parler n'y changerai rien. Je ne réalisais que maintenant que mon idée de retrouver tout le monde était stupide. Il fallait que je sorte Néo de là, ce devait être ma priorité. Puis chercher comment délivrer mon frère et les autres. Mewtow pourrait surement m'aider, il faisait peur aux membres la team Rocket. Mais comment pouvais-je le trouver ? Et acceptera-t-il de m'aider ? J'avais beau me creuser la tête aucune solution ne me venait.

La sonnerie stridente de la porte d'entrée me fit sursauter et revenir à la réalité. Je ne me rappelais pas que Karen avait invité quelqu'un. Apparemment je n'étais pas le seul à m'étonner de cela à entendre la réaction des autres.

-J'arrive. cria-elle.

Je l'entendis se diriger vers l'entrée et ouvrir la porte.

-Surprise ! s'écria une voix féminine.

-Maman, Papa ?

-Comme tu ne pouvais pas venir on est venu à toi.

Je songeais immédiatement à ma Pokéball dans l'entrée avant que mon regard se porte sur la fenêtre. Je pouvais toujours passer par là si besoin.

-Je pensais que tu allais être au travail toute la journée. On ne dérange pas j'espère.

-Aahh… euuuh ... ben.

-Oh ! Tu étais en train de manger. Bonjour tout le monde.

-Bonzour ! répondit Hips fidèle à lui-même alors que Mist faisait de même sans zozoter.

Je profitais du moment pour cacher le plus discrètement possible toutes mes affaires sous le lit. Quand mon stress augmenta d'un cran.

-Tu étais avec quelqu'un ? demanda une voix masculine.

-Hein ? Non, non.

-A qui sont ses chaussures alors ?

-Ah ça … ce … une amie les a oubliée.

-Ce sont des chaussures d'homme non ?

Cacher mes affaires ne servait strictement à rien au final. J'enfilais un manteau et ouvrit la fenêtre. Aussitôt un vent glacé s'engouffra dans la pièce me faisant hésiter. Il faisait jour et je n'avais pas cachette à l'abri du froid.

-Tu comptais passer Noël avec un homme ?! Petite cachotière !

- Euuh... Pro... probablement sous la douche, je vais aller le voir pour le prévenir de... enfin, qu'il sorte pas... enfin convenable, voilà !

Sous la douche ?! A quoi elle pensait, il n'y avait pas pire excuse !

Elle déboula dans ma chambre, surprise de voir la fenêtre grande ouverte et referma la porte derrière elle.

-Qu'est-ce qu'on fait ? murmura-t-elle.

Je me retiens de crier pour ne pas me faire griller.

-C'est quoi cette excuse bidon ?! C'est pas la salle de bain ici ! Et puis maintenant ils sont sûr qu'il y a quelqu'un !

-Tu comptais pas partir comme ça ?!

-Tu as une meilleure idée peut être ?

-…

-Bon tu as ma Pokéball ?

-Oups ?

-…

Je lui tournais le dos pour monter sur le bureau et passer par la fenêtre.

-Non !

Elle m'attrapa par le bras et me tira en arrière. Je perdis l'équilibre et lui tomber dessus avant d'atterrir sur le sol. Je me relevais aussitôt en repliant mes ailes.

-ça va ?

-Tu n'es pas léger.

-Karen tout va bien ? s'exclama sa mère et ouvrant la porte. J'ai entendu du bruit et ... Kyaaaaaa !

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu le regard de terreur auquel j'avais pris l'habitude. Sa mère partit lentement en arrière avant d'être rattrapée à temps par Mist.

-Sonia ?!

-Oh non. murmura Karen en se redressant en voyant la scène à la porte.

Je regardais l'homme se pencher sur sa femme évanouie. Je le connaissais, je me rappelais de lui. C'était lui qui avait programmé nos balles. C'était à cause de lui que nous étions obligé d'obéir à tout le monde et non pas à une seule personne.

Je sentis la colère me gagner, sans réfléchir se sortit mes griffes et me jeter sur lui. Il me remarqua à mi-chemin et leva vainement un bras pour se protéger. Au dernier moment une lumière me cacha sa vue. Mes griffes tranchèrent une peau jaune et noir.

-Aie. gémis l'Elektek avant que je le fasse dégager de devant ma proie d'un Ultimapoing qui l'envoya contre la baie vitrée.

-Rei stop ! cria quelqu'un.

J'allais enfin pouvoir agir en rayant de la planète cet humain.

Soudain un choc m'envoya m'étaler sur le côté.

-Je savais qu'on ne pouvait pas te faire confiance. me dit Spark les poils grésillant d'étincelles.

Il le protéger ? Donc j'allais devoir l'abattre pour atteindre mon but.

Un éclair me toucha sans me blesser. Cage Eclair pensais-je en voyant mon attaque Tranche se figeait tout comme moi. Le Voltali en profita pour me sauter dessus et me bloquer à terre. Je bloquais tout juste une Morsure en lui m'étant mon bras dans la gueule qu'il sera sans hésitation.

J'utilisais une de mes ailes pour le sortir de sur moi. Le coup porta, l'envoya détruire la table basse du salon et heurter le meuble de la télévision qui lui tomba dessus. Je me retournais vers les deux humains pour voir Karen se placer entre moi et ses parents.

-Stop ! Ne leur fait pas de mal, ils …

-Tu es avec eux. Je n'aurais pas dû te faire confiance.

-Attend tu …

Je tentais de la faire dégager hors de la voie d'un coup de queue mais le bouclier de Moustache, qui s'était téléporté à côté d'elle, m'en empêcha.

-Saleté. râlais-je comprenant que sa protection m'empêcher d'atteindre mes cibles.

Je n'avais pas le temps, ils étaient trop nombreux. Il fallait que je parte, je ne voulais pas être à nouveau prisonnier. La paralysie me toucha à nouveau avant qu'une douleur me traverse le corps et s'éternise sur mes ailes et ma queue.

-Lektrik arrête ! Tu fais empirer la situation.

Je rouvris les yeux, que j'ignorais avoir fermé pour réaliser que j'étais au sol. Je tentais de me relever mais les effets de Cage Eclair se faisaient encore sentir. Je vis alors Roy faire barrière de ses ailes entre moi et ce qui se trouver derrière lui.

-Calme toi. me dit-il doucement.

-Je … je ne me ferais pas … avoir.

-Il n'y a rien à craindre.

-Non … il est des leurs. Vous en faites partie ! Vous … m'avez mentis !

Je pris appuis sur le mur pour me maintenir debout. La paralysie était un vrai fléau.

-Tu te trompes. Nous … commença-t-il.

Je profitais de son moment de faiblesse pour lui cracher une flamme au bec. Automatiquement il plia une de ses ailes pour se protéger.

-Plutôt mourir que de me faire reprendre !

Je me glissais par l'ouverture avant de réaliser avec horreur que c'était ma balle que l'humaine tenait dans ses mains. Je ne pus esquiver le rayon rouge qui me ramena dans ma prison.

J'avais encore échoué. réalisais-je avec horreur. Ils allaient m'y ramener, je ne pouvais pas m'échapper. Tout était fini.

Mes jambes lâchèrent sous moi et je me retrouvais tremblant à quatre pattes cherchant à me calmer et surtout respirer.

-Papa, installe maman sur le canapé, je m'occupe de Rei.

-Karen tu …

-Vas-y ! Je reviens.

J'entendis une porte s'ouvrir et se refermer. Je m'assis à même le sol essayant toujours de retrouver un souffle moins erratique.

-Rei, ne t'inquiète pas, je suis avec toi. Je n'ai pas trop compris ce qu'il se passe avec mes parents mais tu peux être sûr qu'ils ne t'emmèneront nulle part.

Elle sembla hésiter sur ses prochaines paroles mais annonça finalement :

-Je ne suis pas sûre t'avoir raconté cette histoire, mais à la base, j'ai quitté ma maison parce que mes parents n'approuvaient pas ma relation avec Herbi. J'ai eu depuis l'occasion à plusieurs reprises de leur faire comprendre que j'avais maintenant deux familles, et que mes Pokémon faisaient partie de celle qui passait en priorité. Et même si tu n'es pas mon Pokémon, je considère que tu fais partie de cette famille. Je ne pense pas que ce soit réciproque, mais je t'apprécie de plus en plus et, au même titre que toute ma famille, je serais prêt à me dresser contre mes parents pour toi.

Même si je ne la croyais pas … ma vie était dans ses mains maintenant.

-Je sais que c'est encore dur pour toi, mais je te demande de me faire confiance. Je vais aller parler à mes parents, je cache ta balle pendant ce temps, donc essaie de te calmer. Si possible, j'aimerais résoudre le conflit par le dialogue... Et ne dis pas que tu veux mourir comme si de rien n'était. Tu as dit que tu restais avec moi jusqu'au printemps, alors tu dois rester au moins jusque-là. Je … j'ai encore beaucoup de choses à te montrer.

Elle sourit à la Pokéball dans laquelle j'étais mais cela ne cachait pas son anxiété. Elle murmura alors :

-Bon... une bonne cachette maintenant.

Elle ne fut satisfaite que lorsqu'elle me cacha dans l'un de ses tiroirs, sous une nuée de culottes de toutes les couleurs, disant fièrement que ses parents ne fouilleraient pas là-dedans. Elle referma ensuite le tiroir me plongeant dans le noir.

Petit à petit j'arrivais à regagner un semblant de calme. La douleur de mon bras où m'avait mordu Spark détourna mon attention de la situation mais je ne cessais de trembler.

J'avais du mal à distinguer leur conversation mais des éclats de voix me parvenaient. Arrivait-elle a les convaincre ? J'avoue que ma première réaction n'était pas très positive mais j'avais agis par instinct, sans réfléchir.

Le temps s'écoula doucement et je repris le contrôle de mon corps. J'étais toujours aussi inquiet surtout depuis que je n'entendais plus de voix.

Attendaient-ils que les membres viennent me chercher ? J'étais prisonnier, totalement à la merci du premier venu qui voudrait récupérer ma Pokéball. J'en avais marre de tout ça. De ces saletés de balles qui me pourrissaient l'existence.

S'ils me ramenaient ils obtiendraient surement une prime. Ils avaient tout à gagner à me ramener là-bas. Après tout je mettais leur famille en danger par ma seule présence.

Mais je n'aurais jamais pensé que cet homme est pu avoir un enfant. Le jour où il était venu reprogrammer les Pokéballs des autres à l'époque m'avait marqué. J'avais la chance de ne pas pouvoir me faire capturer comme mon frère. Mais entendre leurs cris dès qu'ils n'écoutaient pas me donner la chair de poule. J'en étais venir à redouter le jour où il reviendrait.

Ce jour était arrivé des années plus tard. Dès le départ j'avais du obéir à Neil, ce qui m'énerver beaucoup puis je l'avais vu. J'avais compris ce qu'il m'attendait et m'étais battu pour ne pas me retrouver à ma merci des membres de l'organisation, en vain.

Quand je pense que j'avais eu sa fille sous la main depuis le départ. Si j'avais su, aucun d'entre eux ne serait encore en vie aujourd'hui. Mais je pouvais toujours réparer ça …

J'entendis le bruit d'une porte qui s'ouvre et me concentrer sur le bruit que j'entendais. Les pas s'approchèrent et je fus soudain ébloui par la lumière.

-Désoler d'avoir mis autant de temps. s'excusa la rousse. J'ai eu du mal à les convaincre.

Les convaincre de quoi ? De ne pas dire que tu m'avais planqué ? Ou de t'attribuer la victoire ?

-Tu es calme ?

Je hochais la tête. Oui j'étais calme et plus qu'elle ne pouvait le penser. Je savais quoi faire maintenant.

-Tu me promets de ne pas te battre ?

Je lui répondis à nouveau par l'affirmatif. Elle hésita un instant et me fit sortir.

-Mais tu es blessé ! s'écria-t-elle en voyant mon bras sanguinolent.

-ça va. Ce n'est pas gra… ve. fini-je alors qu'elle sortait de la chambre en coup de vent pour revenir avec une potion à la main.

Je la laissais traiter ma paralysie et mes blessures en silence. Je n'osais pas pauser de question et je surveillais la porte au cas où quelqu'un viendrait. Dès que la dernière trace de dent de Spark disparut, elle prit une grande respiration avant de m'adresser la parole.

-Désoler pour ça. Je … j'ai discuté avec mes parents et je t'assure que j'ignorais qu'ils avaient un lien avec la team Rocket !

-…

-Tu peux me croire ! Ils ne m'ont rien dit pour … me protéger. ajouta-t-elle avec un regard vague. Comme tu le disais au départ : moins on en sait, mieux c'est. Je n'aurais jamais pensé que … qu'ils puissent avoir une relation avec cette organisation. Mais ne t'inquiète pas ! Tu resteras avec moi et ils ne diront rien !

-ça c'est toi qui le dit. Pourquoi devrais-je te croire ?

-Si j'étais au courant et que je souhaitais vraiment te renvoyer là-bas. J'aurais pu le faire dès le départ sans te rendre ta liberté.

-D'accord ça c'est ton cas. Et eux ? Rateraient-ils une occasion d'obtenir une promotion ? En me ramenant là bas, ils se protègent et te protègent. Si je ne suis plus là, il n'y aura plus de danger. Il n'y a que des avantages pour vous à faire ça.

-Rei, calme toi. Ça n'arrivera pas.

-Si. Je te l'ai dis ils sont partout ! Ce n'est qu'une question de temps pour que …

Je perdis mes mots quand elle m'enlaça. Je me retiens de la repousser pour ne pas la blesser et me retrouver avec toute son équipe sur le dos. Ne sachant que faire je restais immobile attendant qu'elle arrête. Je remarquais alors que je tremblais à nouveau.

-Tu m'as fait confiance jusqu'ici. Croit en moi quand je te dis que tant que je serais là tu n'y retourneras pas.

Je ne répondis pas. Bien sur que je voulais y croire, mais je préférais ne pas. Je ne voulais pas être à nouveau déçu par quelqu'un. J'avais appris par expérience que l'on pouvait se faire trahir par n'importe qui, n'importe quand.

-Tu peux me lâcher ? demandais-je après un moment mal à l'aise.

-Tu es tout chaud. On dirait une bouillotte. dit l'humaine en me relâchant.

-Normal, je suis de type feu.

-Bon … est ce que tu voudrais bien me suivre dans le salon ? Je voudrais convaincre mes parents que tu n'es pas dangereux.

-…

-Dans le sens où tu ne comptes pas nous faire du mal. Mon père connait votre réputation … il faut juste le rassurer et lui prouver que tu n'es pas comme ça.

-N'est plus. corrigeais-je.

-Tu faisais qu'obéir aux ordres. Tu n'aurais jamais fait ça de toi-même.

Je hochais légèrement la tête.

-A toi de jouer alors. M'annonça-t-elle en souriant.

-Là maintenant ?

-Oui.

Je regardais la porte sans avoir envie de l'ouvrir.

-T'inquiète je suis là.

-C'est censé me rassurer ?

-Oui, mais ça va bien se passer.

Je doutais vraiment de ses paroles, sans compter que sa bande serait là, alerte. Je ne pourrais pas partir aussi facilement en cas de problème. Ils allaient me mettre des bâtons dans les roues à coup sur.

Je la regardais ressortir de la pièce et m'attendre à l'extérieur. Je restais sans bouger inquiet. Etait-ce la bonne solution ? Il n'y avait qu'un moyen de le savoir. Je pris une grande respiration pour me donner un peu de courage et la suivit avec beaucoup d'appréhension.

La pièce était encore sans dessus-dessous. Les restes de la table basse avaient été empilés dans un coin. La télévision était revenue sur son support mais garder une fissure en travers de l'écran. Des décorations trainaient ici et là. Roy avait le bec légèrement noircie mais pas de blessures visibles, tout comme Spark et l'Elektek. Ils avaient du les soigner entre temps.

Ses parents étaient debout à côté du canapé, entouraient par les Pokémons de Karen. Un peu comme un groupe qui faisait face à un envahisseur. Tous les regards étaient dans notre direction. Je regrettais déjà d'être sorti. Je suivis sans un mot Karen qui s'arrêta non loin de ses parents.

-Papa, maman, Lectrik, je vous présente Rei. Rei, je te présente mes parents Patrick et Sonia et Lectrik.

Un silence suivit les présentations, chacun fixant le camp adverse.

-Et si on allait tous s'assoir à table ? proposa Karen pour détendre l'atmosphère.

-Il ne risque pas de s'en prendre encore à nous ? s'inquiéta Patrick.

-Uniquement si vous tentez de me ramener là-bas. le menaçais-je.

-Rei. Qu'est ce que je t'ai dis ? m'interpella Karen sur un ton de reproche.

-Quoi ? Je le préviens.

-Karen tu devrais le faire rentrer dans sa Pokéball. Ça serait plus sur pour nous tous.

-Je suis d'accord. ajouta le jeune d'œuf poilu.

-On t'a rien demandé à toi. répliquais à l'intention du Voltali.

-Mon but est comme nous autre de protéger Karen et sa famille. Certains pensaient que tu t'étais calmé, à tord.

-Je ne savais pas que son père faisait partit de la team Rocket ! me défendis-je.

-Et alors ? Tu vas tuer tout le monde à cause de ça ?

-N… non.

-Non ? Pourtant tu étais bien partit là.

-Spark.

-Minute Roy, j'ai pas fini. Sans compter les menaces que tu viens de faire.

-Tu as même essayé de t'en prendre à Karen. ajouta Herbi pour bien finir de m'enfoncer.

Je ne trouvais rien à redire et regardais le sol. J'avais perdu mes moyens et avais agis sous la panique.

-Il a paniqué c'est tout. Il n'a pas réalisé ce qu'il faisait. me défendis le Roucarnage.

-Tu prends sa défense ? Il t'a attaqué aussi ! s'offusqua le Voltali.

-Plus de peur que de mal. Il ne voulait pas me blesser par vrai ?

-… oui. Désolé.

-De toute manière on ne craignait pas grand-chose. Herbi l'a déjà vaincu, Spark l'avait bien amoché. Il aurait pas fait long feu. explica Mist en souriant. En plus Herbi et moi aurions pu l'endormir quand on voulait. A sa place je m'inquièterai.

-ça me rassure beaucoup ce que tu dis. répliquais-je.

-De rien.

-C'est bizarre. annonça la femme aux cheveux courts bruns.

-Oui, on en prend vite l'habitude. répondit sa fille.

Je la regardais en haussant un sourcil.

-Quand tu discutes avec eux, on doit déduire de tes réponses ce qu'ils disent. Et vu que tu ne parles pas beaucoup … ce n'est pas facile. Qu'est ce qu'ils disaient ?

-R… rien d'intéressant.

-Ils t'ont demandé de t'excuser pour tout à l'heure ?

-Je croyais que tu ne comprenais pas.

-Je commence à connaitre tes réactions. Quand tu as les joues rouges comme maintenant c'est que tu es gêné.

Mon propre corps me trahissait ?

-Ah tu n'avais pas remarqué. conclu-t-elle en continuant de me fixer alors que je sentais mes joues se réchauffer.

Je levais mon aile droite pour me cacher derrière. Je commençais à croire que ça l'amuser de me mettre dans l'embarra.

-Tu fais ton timide ?

-Arrête de te moquer de moi.

-Karen. l'interpela son père. Tu devrais faire attention. Tu …

-Mais non, Rei est gentil. Il donne l'impression d'être sauvage car il sort les griffes dès qu'il se sent en danger.

-Quoi ?! Je ne suis pas sauvage !

-Tu ne nies pas la seconde partie.

-Tu ne m'en laisses pas le temps ! grognais-je.

-Si nous revenions au sujet principal ? coupa le papa, surement inquiet que j'attaque sa fille.

-Oui ? répondis Karen en se tournant vers lui.

-Cela fait combien de temps que … qu'il est avec toi ?

-Hum environs deux mois.

-Deux mois ?! dit sa mère surprise.

-Et ce n'est pas fini, malheureusement. ajouta Herbi que je traduis suite au regard insistant de Karen.

-Il est content. Aie ! m'exclamais-je en me prenant une liane dans une jambe, avant de dire aux humains : Il est de mauvaise humeur.

-C'est l'hôpital qui se fou de la charité. répondit la plante verte que j'ignorais volontairement.

-Depuis tout ce temps tu le caches ? demanda Patrick.

-Oui. Mais on fait attention. On évite les sorties par temps clair et il ne répond ni au téléphone, ni aux personnes qui viennent toquer à la porte.

-Comment as-tu fini avec sa balle ? Je ne vois pas de raison pour laquelle on te l'aurait donné.

-En fait il me l'a donné.

-Comment ?! ajouta-t-il surpris.

-On a sympathisé et il a décidé de me faire confiance.

Il se tourna vers moi suspicieux.

-Et comment en es-tu arrivé là ?

-Je me suis échappé. Et vu que c'était l'hiver il a fallu que je trouve un endroit où m'abriter.

-Tu t'es échappé ?! C'est possible ça ?

-Une occasion c'est présenté. répondis-je ne voulant pas préciser que j'avais été aidé.

-Karen tu sais les risques que cours s'il est découvert ?

-Oui. Il a été clair dès le départ.

-Je tente de vous protéger de mon côté en évitant de vous mêler à tout ça. Et voila que ma fille saute à pied joint dans les problèmes que je tente de lui éviter tu y crois ? dit-il à sa femme.

-Elle a toujours été têtue, comme toi. … Ma chérie je sais que tu es gentille et ce que tu fais part d'un bon sentiment. C'est très noble de ta part mais on souhaite te protéger. Malgré nos désaccords on tient à toi.

-On peut faire en sorte que tu ne sois pas lié à tout ça et le ramener. Tu pourrais …

-Je n'y retournerais jamais !

-Oui. Il est hors de question, que la team lui remette la main dessus.

-C'est trop dangereux Karen ! Il pourrait t'attaquer à nouveau, sans compter que les secrets sont souvent découverts. Je ne sais pas qu'est ce qu'il t'ai passé par la tête de lui enlever les restrictions. C'est un assassin la solution serait que tu le mettes au PC …

-Aucune de mes Pokéball ne finira jamais dans une de ses machines !

-Je sais c'est pourquoi il …

-Je n'attaquerais pas Karen.

-Ce n'est pas ce que tu as fait tout à l'heure ?

-J'ai sauté aux conclusions. Je regrette ce que j'ai fait.

-Tu vois il y a eu un malentendu. Je ne savais même pas que vous vous connaissiez. Et si tu m'avais un jour dit que tu faisais partie de la team Rocket j'aurais pu prendre les devants. D'ailleurs qu'est ce que tu fais avec eux ? Je croyais que tu travaillais dans une équipe de développement de Pokéball.

-C'est mon travail. Je n'ai pas eu le choix que de collaborer. Ce sont eux qui finance nos recherches figure toi.

Karen ne trouva rien à redire à tout cela, j'en profitais pour poser à mon tour des questions.

-Rien ne vous oblige de la dénoncer ou de me ramener. Vous avez le choix.

-Et si vous vous faites prendre et que l'on m'interroge ? Ils découvriront la vérité et ce sera pire.

-Il existe une solution.

-Je suis curieux d'entendre laquelle.

-La team Rocket est gérer par le conseil des 4. Donc c'est tout un système qui nous prend en otage. La solution serait de devenir Maitre et de réformer tout ça. Le problème est que je ne peux pas prétendre à se rôle. Les humains me considèrent comme un Pokémon et vice versa.

-Tu ne penses pas …

-Je soumets une idée sachant que cela pourrait faire une pierre deux coups. Vous, vous devenez libre et moi aussi.

-Je refuse ! Il est hors de question que Ka…

-Ne prend pas de décision pour moi. Je suis d'accord avec l'idée de Rei.

-Tu n'y penses pas ! Tu risques encore plus qu'en le gardant caché !

-Mes Pokémons sont assez fort. Je pourrais très bien y arriver.

-Là n'est pas le problème. Red a déjà essayer et cela c'est très mal fini pour lui.

-Oui. Rei m'a aussi appris cette nouvelle.

-…

-Il y a d'autres choses que je dois savoir ? J'aime ne pas trop apprendre des choses que mes parents auraient pu me dire par quelqu'un d'autre.

-On faisait ça pour te protéger.

-Je suis assez grande pour entendre toute la vérité.

-Tu l'as connais. On n'a plus rien d'autre en réserve.

-Vraiment.

-Oui, rien d'autre ne me vient à l'esprit.

-Très bien. Que c'est-il passé pour Red ?

Les deux adultes se regardèrent hésitant, puis sa mère hocha la tête et après un soupir son père résuma :

-Après être devenu Maître, on lui a montré le vrai visage de notre société. Il a voulu changer beaucoup de choses. Et cela n'a pas plus à grand monde, donc ils l'ont piégé. Ils lui ont fait croire que ses idées étaient bonne et en on réalisé une ou deux et quand il était le moins sur ses gardes ils l'ont assassiné.

-Blue avait accepté de … commença la rousse avant de se faire couper.

-Blue avait commencé à voir le bout de l'iceberg mais pas ce qu'il y avait dessous. C'est pourquoi ils l'ont placé à Jadielle comme Champion. Lui-même sait qu'il est sous surveillance. S'il tente de détruire le système ou autre … il finira comme Red.

-C'est pour ça qu'il ne vient plus à la maison.

-Non. Moins il voit de gens, moins de danger il leur fera courir.

-Vous connaissez le Champion de Jadielle personnellement ? demandais-je surpris.

-Oui, c'est un ami. Bien que le temps nous a éloignés.

-Est-ce que vous … pourriez lui demander … une information ? dis-je en cherchant mes mots.

-Comment ça ?

-Il … il a reçu un nouveau Pokémon il y a plusieurs mois. Je … je voudrais savoir comment il va.

-… reçu un Pokémon. commença Karen en réfléchissant à voix haute. Tu veux dire qu'il a un de tes amis ?

-… oui.

-Donc il est temps d'aller voir ce que devient ton vieil ami dans ce cas. continua-t-elle joyeusement.

-Non ! Surtout pas. Il ne faut rien faire de suspect.

-Mais tu veux le voir non ?

-… Je veux savoir comment il va.

-Tu ne veux pas qu'il soit avec toi ?

-Oui mais il faut être réaliste. Ce n'est pas possible …

-Faux ! me coupa-t-elle avant de reprendre plus calmement. Avec mon père ce sera un jeu d'enfant.

-Karen, tu n'y penses pas ?!

-Si justement.

-Donne-moi une bonne raison de prendre un tel risque.

-Très bien !

Je regardais la rousse s'avançait vers moi, cherchant à comprendre de quoi ils pouvaient bien parler. Soudain, je sentis les lèvres de Karen sur les miennes alors que ses mains de chaque côté de ma tête m'empêcher de reculer. Je restais immobile sous la surprise, mon cerveau ayant arrêtait de fonctionner.

Je regardai la rousse s'avançer vers moi, cherchant à comprendre de quoi ils pouvaient bien parler. Soudain, je sentis les lèvres de Karen sur les miennes alors que ses mains de chaque côté de ma tête m'empêchaient de reculer. Je restai immobile sous la surprise, mon cerveau ayant arrêté de fonctionner.


Réponses aux reviews des invités (qui correspondent au précédent chapitre):

Ange :

Oui il commence à redevenir plus « humain ». Désoler pour les prénoms, personnellement à force de voir les noms en anglais sur internet j'arrive à savoir ce que c'est. Mais je note pour les prochaines fois, je ferais une petite description à chaque fois pour t'aider à deviner lequel c'est.

Je trouve aussi les noms français marrant :) Mais en anglais y en a de pas mal aussi. Notamment l'évolution d'Hericendre, Feurisson qui donne Quilava en anglais. J'ai lu « qui va la » la première fois résultat c'est devenu son nom. XD

Jolteon :

2 jours ?! -applaudit pour la performance- Rassure moi, tu as bien mangé et dormi au moins ?

Green ? Tu n'es pas en France toi. Ici, on a jamais eu de « Green » les deux premier jeux étaient Rouge et Bleu (le seul vert qu'on a eu est "vert feuille" des années plus tard).

Rei se prononce « Rèy » (oui ma phonétique est affreuse)

Pour la suite de l'aventure je vais garder le silence pour ne pas spoiler. Mais tout est déjà ficelé jusqu'à la fin.

Je l'ai dit et répété plusieurs fois mais je peux encore le redire : Je finirais cette histoire ! Si un jour je n'ai plus envie de continuer je ferais un Looooonnnnnng résumer mais franchement ... j'ai tapé plus de la moitié de l'histoire. Je n'ai pas envie de la bâcler à la fin.

Guest :

Il faut bien des instants mignons dans ce monde de brutes xP

Il y a bien une histoire entre Lara et Roy mais … se sera pour une autre fois.