Euhhhhh... salut :)

Je poste le chapitre ou je pars me cacher ?

Non, sérieusement, ça fait 58 jours qu'on a pas posté et c'est entièrement de ma faute. Mais j'ai une excuse ! J'ai eu les examens de Noël et les révisions avant donc l'ordinateur était totalement proscrit. Après, Claire aurait pu corriger, je sais mais comme ça a toujours été moi, ben... ça a été moi aussi sur ce coup-là !

J'essaie de vous en corriger plusieurs d'affiler comme ça on pourra poster plus rapidement étant donné qu'on a énormément d'avance.

Bref, j'aurais plein de trucs à dire mais je suppose que la lecture du chapitre vous intéresse plus.

Juste encore une chose ! ATTENTION ATTENTION ! (juste au cas où vous survolez les notes d'auteurs ;) )

Je ne sais pas si beaucoup d'auteurs font comme nous mais Claire et moi écrivons sur msn, une phrase chacune. Donc, en gros, cette histoire n'a pas de trame précise et on écrit selon notre humeur du moment ou quoi donc l'histoire n'a pas toujours de logique mais on suit le fil un minimum. Cette histoire est dure et il n'y a pas de bonheur à proprement parlé. Ce ne sera probablement pas un super happy end... (entre les personnages, peut-être mais il y aura encore beaucoup de malheurs..)

Voilou ! Merci à tous pour vos reviews et mises en alertes/favoris.


Je tournai et la tête et fusillai Emmett du regard.

- Putain mais tu peux pas me foutre la paix ?

Il repartit sans rien dire, fermant derrière lui la porte, encore plus violemment que la fois d'avant. La blondasse eut évidemment un sourire sadique, et je ne me gênais pas pour lui rétorquer :

- Ça t'amuse hein ! Bouffonne va !

- J'vais la frapper, répéta-t-elle encore une fois.

- Mais vas-y ! C'est toi qui vas être en tort de toute façon !

- Tanya, tu veux sortir, s'il te plait ? dit finalement quelqu'un tandis que la porte s'ouvrait.

La blondasse névrosée sortit enfin. Alléluia.

- Merci, docteur Cullen soufflai-je alors qu'il s'avançait vers moi.

- Te revoilà encore de retour. C'est devenu une habitude, on dirait, fit-il en riant.

- Oh ça va, hein, l'agressai-je.

- Comment tu te sens ? fit-il en s'asseyant à côté de moi.

- Ben, est-ce que j'ai l'air d'aller bien, là ?

- Physiquement, oui. Est-ce que tu va bien moralement, Bella ?

- Je ne sais pas.

- Emmett espère que tu changes d'avis... Avant qu'il ne parte...

- C'est mieux ainsi. Vous savez, tout ça n'est qu'un cumulé de mensonge, soupirai-je.

- Tu ne peux pas savoir combien ça lui fait mal de partir.

- Je lui ai dit le contraire de ce que je pensais, commençai-je à pleurer. Je dis à chaque fois... à chaque fois... le contraire... à chaque fois.

- Ne lui dis pas le contraire. Qu'est ce qui te fait peur pour que tu fasses ça ? Je comprends que tu aies peur de t'engager... Mais à part ça...

- Je me suis droguée, docteur.

- Je sais. Tu es une survivante. Tu avais un taux impressionnant d'alcool et de drogue dans le sang. Mais tu t'es accrochée... Et je sais ce qui t'a poussé à t'accrocher à la vie : Emmett.

- Non c'est faux.

- Il va falloir arrêter de te voiler la face, et de te mentir, si tu veux pouvoir t'en sortir.

- Je me suis battue pour qu'il ne reste pas seul.

- Et là, il va finir par l'être si tu ne le rattrape pas. C'est ce que tu veux ?

- Vous ne comprenez donc pas que ma vie est fichue ? Quoi que je fasse. Je suis toujours dépendante.

- Il existe des traitements pour te soigner.

- C'est ça, rigolai-je

- Je ne plaisante pas, Bella.

Lorsqu'il me parlait et me regardait avec cet air si sérieux, je frissonnais. Le docteur Carlisle Cullen ne plaisantais pas. Loin de là.

- Alors ramenez-moi mes parents, que je puisse m'excuser. Ramenez-moi mes clients que je puisse les rembarrer. Ramenez-moi ma drogue que je puisse la jeter. Ramenez-moi mon alcool, que je puisse le vider et puis aussi les cigarettes que je puisse les écraser. Et ramenez-moi votre putain de fils que je puisse l'embrasser !

Emmett débarqua dans la pièce. Il m'avait entendu. En fait, on dirait qu'il ne partait jamais. Il était toujours là où j'étais et parfois, ça en devenait gênant. Comme dans cette situation. Je n'avais peut-être pas envie qu'il ait entendu ce que je venais de dire, au fond. C'est vrai, je me sentais comme observée. Observée 24/24, 7/7 et ce n'était vraiment pas très sympa de sa part. Quoique…

- Je suis là, fit-il de sa voix dure, comme si lui non plus, n'avait pas eu envie d'entendre ce que j'avais dit à son père.

- C'est pas assez, soufflai-je.

Il s'approcha de moi et m'embrassa fougueusement, devant le regard gêné de son père –qui le détourna dès qu'Emmett toucha mes lèvres.

- Et là ?

- C'est toujours pas assez.

- Mais qu'est ce que tu veux alors ?

- Tout recommencer.

- Comment ?

- Je ne sais pas.

- Tu m'as, c'est déjà pas mal, non ?

- C'est mieux que rien, ris-je doucement.

- Je peux ?

- Je t'en prie.

Il m'embrassa délicatement, et mon cœur s'emballa. Cela faisait longtemps que ça n'était pas arrivé. J'en avais presque oublié ce que ça faisait.

- Encore, quémandai-je lorsqu'il s'éloigna, tant cette sensation m'avait manqué.

Il se rapprocha de moi et reposa ses lèvres sur les miennes. C'était trop bon, et j'aurais aimé que ça dure encore.

J'ouvris alors la couette et l'invitai à me rejoindre

- Je vais vous laisser tranquille tous les deux. Bella, tu peux sortir, soupira Carlisle en essayant de cacher son sourire.

- C'est vrai ?

- Oui, sourit-il franchement.

Arrivant devant la porte de l'immeuble, la peur me noua l'estomac et mes membres commencèrent à trembler.

Je regardai alors Emmett, et il vit la panique dans mes yeux. Pour me réconforter, il embrassa mon front.

- Ca va aller, Princesse, souffla-t-il en pressant ma main dans la sienne.

- Allons-y.

Nous rentrâmes et empruntâmes l'escalier étant donné qu'il n'y avait pas d'ascenseur. Aussi, le fait qu'Emmett habitait au second étage me fit plaisir et je mis avec beaucoup de bonheur, ma main sur la poignée.

- Tu es prête à entrer ?

- Non, souris-je.

- Oh... Bella, ça va aller. On sera bien ensemble, tu verras.

- Je sais, je te taquine, souris-je de plus belle en levant ma tête vers lui.

Il embrassa mon front, et il tourna la poignée après avoir placé sa main sur la mienne.

- Attends, dis-je.

- Oui ?

- Est-ce que tu penses que ça va marcher?

- Je ne le pense pas. J'en suis sûr.

- Alors, je vais rentrer, dis-je en tournant ma tête vers la porte et donc, vers l'intérieur.

- Après toi.

Il me céda la place et je rentrai la première dans l'appartement.

- Mais c'est pratiquement vide, ris-je, un peu choquée de ne voir qu'un canapé dans la pièce.

- Je ne viens pas souvent ici... Mais je te promets que je vais le meubler.

Je le regardai, incrédule, consciente que c'était un petit mensonge. Je hochai la tête et l'invitai à me dire ce qu'il avait à dire :

- En fait j'ai tout fait déménagé parce que maintenant, c'est aussi chez toi et même si c'est plus 'en colocation' qu'en 'couple' qu'on emménage ensemble, je veux qu'on décore cet appartement ensemble.

- Oh, c'est super. Mais tu peux le décorer sans moi, fais à ta guise.

- Isabella Swan, commença-t-il.

- Oui ?

- Ferme-la, un peu, rit-il.

- Attends, tu plaisantes là ? fis-je, me retenant de rire.

- Chut, continua-t-il en s'approchant de moi.

- Non.

- Shhhhh, rit-il en penchant sa tête vers moi.

- Pourquoi ?

- Parce que je veux que tu arrêtes de parler pour ne rien dire, rien qu'une minute, chuchota-t-il en posant son front contre le mien.

Je me hissai sur la pointe de mes pieds et l'embrassai.

Il entreprit un baiser un peu plus fougueux que d'habitude et fit glisser sa langue sur ma lèvre inférieure pour me demander l'autorisation de rentrer en contact avec la mienne

Je lui donnai l'autorisation et notre baiser devint un peu plus torride.

Nos langues commencèrent un combat et lorsque nous dûmes nous séparer pour respirer, je ne lui laissai qu'une seconde avant de fondre de nouveau sur ses lèvres

Il me repoussa gentiment et il se mit à rire.

- Bella, je suis humain, moi aussi.

- Ouais, mais t'es Emmett alors ça compte pas ton excuse, ris-je avant de me remettre à l'embrasser avec hargne.

Je me laissai pousser jusqu'au canapé, et Emmett tomba sur moi, sans pour autant cesser notre baiser.

Il fit attention à ne pas m'écraser et plaça une main sur ma joue et l'autre dans mes cheveux.

- Si tu étais parti, je me serais ennuyée à mourir sans toi...

- Parole inutile, tu sais que j'aurais répondu la même chose, dit-il avant de m'embrasser de nouveau.

- Je suis très bien avec toi.

- Je t'aime, souffla-t-il simplement

- Je...

Je mis un moment à répondre, et dans une inspiration je lui répondis :

- Je t'aime.

- Merci, sourit-il avant de passer ses mains sous mon tee-shirt.

- Mais de rien.

Il caressa mon ventre tandis que je posais mes mains sur ses épaules. Je mis moi aussi mes mains sous son t-shirt, et je remarquai qu'il était bien plus musclé.

Je caressai son torse et lorsqu'il me regarda avec une lueur dans les yeux, j'acquiesçai doucement et il passa ses mains sous l'ourlet de mon tee-shirt pour me l'enlever. Je me retrouvai alors en soutien gorge face à lui et fus extrêmement gênée.

Je plaçai donc instinctivement mes mains pour cacher ma poitrine, brisant ainsi le contact entre lui et moi.

- Bella...

Je hochai négativement la tête.

- Qu'est ce qui ne va pas ?

- Personne ne m'a jamais regardé comme tu l'as fait, sanglotai-je.

- Et ça te gêne que je te regarde comme ça. Excuse-moi.

- Non, non, c'est pas ça, c'est juste que je me sens...

- Tu te sens quoi ?

- Belle et désirable, soufflai-je, honteuse

- Alors laisse-toi faire.

Il enleva son t-shirt, libérant ses muscles saillants. Il fallait avouer qu'Emmett était à tomber. Nous nous déshabillâmes en délicatesse et une fois pratiquement nus, Emmett m'entraîna dans ce que je devinais être sa chambre.

- Emmett, Emmett ?

- Oui ?

- Non, rien…

Arrivés sur le lit, il m'enleva le peu de lingerie qu'il me restait sur le corps et il enleva son jean et son boxer. A vrai dire, je ne m'attendais pas à voir Emmett sous cet angle et je me mis à rougir très fortement à la vue de son corps nu. Il s'approcha de moi et se glissa sous les draps, me lançant une invitation à le rejoindre.

Me glissant à côté de lui, je posais instinctivement ma tête sur son torse, et nous restâmes un moment comme ça. Il se mit ensuite sur le côté et attrapa quelque chose dans la table de nuit. Il glissa ensuite ses mains sous le drap et je compris qu'il avait attrapé un préservatif. Nous étions sur le point de livrer nos corps l'un à l'autre.

Il se mit au-dessus de moi et je sentis ses mains attraper mes jambes pour les mettre autour de sa taille. Ce geste rapprocha nos deux épicentres de plaisir, et je me mis à mal respirer, comme si j'allais avoir une crise d'angoisse.

- Bébé, ça va ? T'es toute pâle. Tu veux qu'on arrête là ? fit-il.

- Non, non ! cirai-je presque.

- Très bien. Tu es sûre que ça va hein ?

- Emmett, ferme-la.

Il se mit à sourire et nous nous rapprochâmes encore plus. Nous étions à présent collés l'un à l'autre, et je sentis Emmett bouger. Il n'était pas encore en moi, il ne faisait que me détendre.

Frottant sa virilité contre mon intimité, une sensation de bien-être me parcourut. Il entra alors enfin en moi et je me sentis complètement pleine. Il se mouvait doucement au départ, puis lorsque je me sentis moins serrée, il alla un peu plus vite. Il prit ma jambe et l'embrassa. Il déposa des baisers tout le long. Je commençai à ressentir des papillons dans mon bas-ventre. Emmett accéléra encore la cadence, et mes gémissements débutèrent.

- Emmett...

Il accéléra la cadence une troisième fois, et mes gémissements se transformèrent en paroles, ma respiration devint haletante. Je me mis à crier alors que je sentais les papillons devenir impatients. J'allais avoir un orgasme. Et Emmett aussi, au vu de la rapidité de ses mouvements.

J'étais à deux doigts d'exploser et Emmett le savait car il souriait à en rayer le parquet. Il continua ses mouvements rapides et j'échappai un cri de bonheur lorsque, enfin, j'explosais.

Emmett se cambra et explosa, lui aussi, quelques secondes après moi.

- Merci, Bella. Tu as été parfaite.

- Je suis parfaite avec ça, Emmett, lâchai-je à contre cœur.

- Qu'est ce qui te prend ?

- Rien ça va, dis-je un peu trop durement.

- Je commence à te connaitre et je sens que quelque chose cloche. Je t'ai fait mal, c'est ça ?

- Non ! Non !

- Bah dis moi alors…

- C'est rien ! J'ai des genres de 'pulsions' ou je sais pas trop et ca me pourrir tout, là, ris je sans ironie.

- Si tu le dis.

- Je t'ai vexé ! m'exclamai-je.

- Non. Ca va passer. J'ai juste eu un peu peur de t'avoir fait mal.

- Idiot.

- Merci du compliment, maintenant je suis vexé.

- C'est ça ! C'est pas un sourire que je vois là ? demandai-je en embrassant la commissure de ses lèvres.

- Tu m'as démasqué.

- Je te démasque toujours, bébé, soufflai-je avant de l'embrasser correctement.

- C'est vrai…

- Il est quelle heure ? demandai-je enfin, ne voulant pas faire un deuxième round ce matin.

- Presque treize heures, pourquoi ?

- Je pense qu'il nous faudrait quelque chose à manger, tu ne crois pas ?

- Reste là, je vais chercher ça.

- Je viens, affirmai-je.

- Je ne vais pas loin, tu sais.

- Moi non plus.

Il se rhabilla en un éclair mais je le retins encore un peu.

- Habille-toi, on va chercher deux sandwichs turcs au coin de la rue.

- Je suis végétarienne, le contrai-je.

- Oh… Euh bah, on va aller remplir le frigo pour la toute première fois alors…

Je m'habillai aussi rapidement que lui et nous descendîmes à la supérette du bout de la rue.

- Et pourquoi ce végétarisme ? me demanda-t-il en me prenant la main.

- Parce que tuer des animaux pour les bouffer, c'est pas joli joli.

- C'est une bonne philosophie, rigola-t-il.

- Ma mère l'était, j'imagine que je tiens ça d'elle.

- Où est ta mère ? Enfin… Jared m'a dit que tu avais été dans un centre ou je sais plus trop quoi.

- Elle est morte... Je me suis enfuie de la maison et ma mère est en quelque sorte morte de chagrin. Mon père n'a pas supporté la vie sans elle alors il s'est tiré une balle dans la tête. Entre temps, j'ai été amenée dans un centre pour enfant et j'y ai rencontré Jared.

- Pourquoi tu t'es enfui ? demanda-t-il, incrédule.

- Ils ne me prenaient jamais au sérieux et plus ça allait, plus ça m'énervait. Et j'ai décidé de stopper ça en m'enfuyant.

- Et tu avais quel âge ?

- Treize ans.

- TREIZE ANS ? s'exclama-t-il un peu trop fort.

- Arrête de crier si fort ! le tempérai-je.

- Pardon ! Mais c'est pas comme si tu connaissais quelqu'un, hein ? Et après ?

- J'ai fini par rencontrer la directrice du centre pour enfants orphelins et j'ai pu y rester jusqu'à mes 18 ans.

- Et tu as rencontré Jarde là-bas ? T'as 22 ans, c'est ça ? Donc tu l'as rencontré à 16 ans puisque ça faisait 6 ans… Et quand as-tu commencé la… enfin tu sais… et ton travail ?

- Jared a été placé là-bas parce que ses parents le battaient. On était dans la même chambre et on s'est vite lié d'amitié… Jusqu'au jour où l'amitié est devenue amour. A notre sortie du centre, on a vite déchanté et on a commencé à fumer, à boire et à se droguer. C'est grâce à moi qu'on a pu avoir l'appartement. Pour le travail, l'ancien directeur m'avait remarqué alors qu'on avait volé dans une superette. Il m'a attendu à la supérette et le lendemain, il m'a proposé le job pour qu'on puisse s'en sortir…

- Et t'as dit oui ? Enfin je veux dire, c'est pas rien, t'avais que 18 ans !

- J'aurais tout accepté pour m'en sortir, Emmett… quand on a pu enfin se payer l'appartement, j'ai voulu quitter Jared mais il ne l'a pas entendu de cette oreille…

- Comment ça ?

- Il a commencé à m'enfermer la journée quand je n'étais pas au club.

- Je connais cette partie, dit-il, décontenancé.

- Il te l'a dit ?

- Oui.

- Il t'a dit quoi d'autre ?

- Qu'il regrettait mais qu'il t'aimait. Que tu étais la femme de sa vie et que tu le serais toujours mais qu'il fallait qu'il parte pour te rendre heureuse.

Je me tus alors et avançai. Emmett mit sa main sur mon épaule pour me retenir. Je me retournai alors vers lui, et vis son sourire crispé.

- Il t'a dit où il allait ? demandai-je subitement.

- Il me l'a dit mais j'ai oublié…

- Oh… On est encore loin de la supérette, au fait ?

- Nan c'est au coin de la rue…

- D'accord. Tu as d'autres questions à me poser ?

- Tu m'aimes ?

- Evidemment que je t'aime, souris-je. Et toi ?

- Evidemment, sourit-il, lui aussi.

- On va faire quoi cet aprèm ?

- On va acheter des meubles, affirma-t-il fièrement.

- Trop cool ! Tu vas voir, j'ai des gouts de vieux…

- Mais non bébé.

Nous rentrâmes main dans la main dans la supérette et il me demanda mes gouts avant de s'emparer de tout ce dont je salivais.

- Han tu me tentes là, bébé, déclarais-je.

Il me tendait un paquet de chamallow et cela me rappela instantanément les dimanches soirs avec Jared où on se disait que c'était encore une fin de semaine et qu'on mangeait des chamallow pour fêter ça.

- Han nan... J'adore ça... Mets dans le caddie, vite ! le pressai-je.

- Un ou deux paquets ?

- Trois !

- T'as changé mais pas totalement, on dirait, Bell's. Regarde toi, on dirait une enfant devant une merveille, sourit-il.

- Et alors, me renfrognai-je. J'aime bien les chamallows.

Je ne m'étais pas renfrognée seulement parce qu'il avait dit ça, en fait. C'était plutôt sur une phrase que j'avais tiqué. Non, je n'avais pas changé. Et si ils vendaient de la drogue ici, je savais très bien ce que je serais en train de faire en ce moment.

Je me tus et on fit les courses dans le calme.

- OK. Emmett, je reviens, dis-je sous tension tandis que la drogue d'un certain type me faisait du nez alors qu'il était à Central Park.

- Tu vas où encore ?

- J'en ai pas pour longtemps, souris-je hypocritement en lui posant un baiser sur la joue et en prenant le chemin de la sortie.

Je fonçai à Central Park l'espace d'un instant voir Marco. Évidemment, pour les habitués, il n'était pas dur de le trouver, toujours là au bon moment et au bon endroit.

- Hey Bella ! Ca devenait long ! rit-il en me faisant un signe de la main.

- Tais-toi Marco et donne-moi un sachet.

- Rho, Bella, t'es pas sérieuse... Tiens, ma belle.

- Ne t'approche pas.

- Bon tu la prends, oui ou merde ?

- Oh ca va ! m'énervai-je en attrapant le sachet du bout des doigts.

- Mon fric, joli cœur.

- Je n'ai pas de fric, Marco.

- Et tu comptes me payer comment ?

- Tu vas attendre que j'aie du fric et voilà.

- J'espère que tu vas me payer... Parce que tu me fais le coup à chaque fois.

- Tu mens. A chaque fois je reviens et peut être que je ne paie pas toujours avec du fric mais je paie toujours.

- Dégage.

- Dégage ? répétai-je, ébahie.

- Allez file le retrouver.

- Qui ?

- Ton gars.

- Je n'ai pas envie

- Et tu vas le planter ?

- Non ! Bien sur que non ! Mais il est au supermarché alors je vais attendre encore un peu…

- Et ta came, tu va en faire quoi hein ?

- Pitié, Marco. Pas avec moi, soufflai-je.

- Pourquoi ?

- Je te paye par fric ou je te paie par...

- Plus tard. File là-bas.

- Merci, Marco, souris-je en embrassant sa joue.

- De rien.

Je partis au supermarché. Pas d'Emmett en vue. En même temps, avais-je vraiment envie de le voir ? J'avais de la came dans ma poche de jean et j'allais surement m'arrêter là, sous cet arbre, cachée pour en prendre. Et qu'allais-je lui dire ?

Je pris une décision que j'estimais être la bonne et pris la route de mon ancien appartement. J'y rentrai, et il n'y avait personne. Je fis rapidement le tour et ressortis en claquant la porte, me giflant mentalement de ma bêtise. Je m'assis alors sur les marches de l'immeuble, dehors, et sortis discrètement la came de ma poche étant donné que ce n'était pas une rue très fréquentée. Je pris de la poudre entre mes doigts et la reniflait. Elle avait une sorte d'odeur pour moi. L'odeur de la débauche, de la prostitution, de la connerie. Mais j'inspirai quand même. Je me retrouvais enfin, moi Bella la débauchée, la droguée. Je n'avais pas changé. Non, loin de là. J'avais même encore viré au pire.

- Bella ? fit Emmett.

- Hein ? demandai-je en me redressant d'un coup, le sachet se renversant.

- Qu'est ce que…

- Emmett, souris-je en me levant et en essayant de cacher le sachet derrière mon dos.

Ridicule, je sais.

- T'as pas changé en fait.

- Non, Emmett… Je suis toujours cette putain qui bouffe des chamalow le dimanche soir, capitulai-je.

- Et qui se drogue... Tu avais promis.

- Mais je ne sais pas tenir mes promesses.

- Je vois ça, souffla t-il.

- Je suis désolée...

- Ouais. C'est ça. T'as l'air désolé...

- Je ne peux pas changer, Em. Pas comme ça. Pas avec la volonté. Tout ça c'est dans mon cerveau, j'y peux rien. Je ne peux pas arrêter, tu comprends ?

- Alors tu me perdras.

- Ce n'est pas que je ne veux pas ! Mais c'est compliqué, j'ai appris ça pendant la période où j'allais à l'école, souris-je tristement. J'en ai conscience mais je sais pertinemment que même avec toute la volonté du monde, je n'y arriverais pas. Je ne peux pas, Em. C'est mon monde.

- Mais pas moi. Je n'étais pas prévu dans ton monde, drogue, sexe et alcool...

- Non. Je n'imaginais même pas trouver quelqu'un comme Jared avant. Je pensais que ma vie était foutue. Mais je t'ai rencontré, tu as tout bouleversé mais je ne suis pas prête à tout faire pour toi, à te promettre monts et merveilles, je peux pas.

- Alors adieu Bella... Ce sera mieux pour nous... Adieu...

Il se recula, et embrassa mon front, avant de reculer pour de bon, même si il avait du mal.

- Adieu.


Voilou voilou... Vous comprenez quand je parle de malheurs ? Oui, oui ^^

Une petite review peut-être ?

( Ce chapitre est beaucoup plus long que les précédents ;) )