Bonjour, population ! Rien à dire aujourd'hui, alors on enchaîne direct sur le chapitre ! Bonne lecture !
Chapitre 10 : Jugé
« Oi Sanji ! »
« T'as pris combien de doses ?! »
« Tu peux marcher ? »
« Garde les yeux bien ouverts ! »
« NON TU NE DORS PAS ! »
« Regarde on y est ! »
« Reste avec moi ! »
« Sanji ! »
Sanji ouvrit lentement les yeux. Sa vue était floue, et tout ce qu'il pouvait cerner était la lumière blanche qui envahissait ses pupilles. Sa tête lui tournait et il avait du mal à respirer. Il referma les yeux.
Qu'est-ce qu'il... s'est passé ?
-Monsieur Kuroashi ?
Quelqu'un l'avait appelé. La voix avait résonné comme un son lointain, et Sanji ne savait pas vraiment si elle était réelle, mais il laissa tout de même échapper un petit gémissement en guise de réponse. La voix lui répondit.
-Dieu merci vous êtes réveillé...
Huh ?
-Je vous ai vu ouvrir les yeux mais ils étaient tellement vides que je n'étais pas sûre si vous étiez vraiment conscient.
Conscient ? Qu'est-ce que ça veux dire ? Qui est-ce ? Où suis-je ? Ah j'ai mal à la tête...
-Voulez-vous bien ouvrir à nouveau les yeux ?
Le blond mit quelques secondes pour assembler les informations dans sa tête, puis retenta d'ouvrir les yeux lentement.
La lumière blanche l'éblouit à nouveau, mais cette fois ses pupilles s'y habituèrent rapidement. Il regarda la personne qui lui parlait. C'était une femme. Elle portait une blouse blanche et elle avait les cheveux blonds. Sanji la dévisagea un long moment sans dire un mot.
-Vous êtes à l'hôpital, reprit-elle.
-...
-Je m'appelle Kaya, je suis une infirmière.
-...
-C'est moi qui suis en charge de vous.
-...
L'infirmière soupira devant le silence du blond. Celui-ci ne la quittait pas des yeux, mais sa bouche restait définitivement close. La blonde pencha légèrement la tête.
-Monsieur Kuroashi, vous rappelez-vous des événements d'hier matin ?
Sanji plissa les yeux et fit mine de réfléchir.
Hier matin... il était en train de servir des clients, Usopp était entré et lui avait annoncé le suicide de Chopper, il avait couru jusqu'au collège du garçon, avait vu son corps et était rentré chez lui, avait soulevé le matelas de son lit et...
...
Oh putain.
Il l'avait fait. Il ne se rappelait presque pas de la suite, mais il l'avait fait.
L'infirmière le sortit à nouveau de ses pensées.
-Alors ? Vous vous en souvenez ?
-...Partiellement.
-C'est à dire ?
-Je... me souviens d'avoir pris de la... mais je ne me souviens pas de la suite, à part quelques mots que j'ai du entendre pendant mon...
-Nous savons déjà tout, monsieur Kuroashi. Vous n'avez pas besoin d'avoir honte de prononcer ces mots.
-C'est pas ça... c'est juste que...
-Que ?
Sanji hésita. Après quelques secondes, il soupira et tourna la tête vers l'infirmière.
-J'avais arrêté. Je sais pas ce qui m'a pris, mais il y a de ça un petit bout de temps j'ai été en racheter, pourtant j'ai toujours su résister à la tentation. Et voilà que je me retrouve à l'hôpital... C'est pour moi que c'est une honte...
Sa voix jusque là très faible commençait à reprendre de la consistance. Kaya le dévisagea dans le silence pendant de longues secondes, puis sourit et se leva.
-Je vais prévenir le médecin que vous êtes réveillé. Il y a des personnes qui attendent à l'accueil pour venir vous voir. Voulez-vous que je les appelle ?
-Hum... ok.
L'infirmière hocha la tête et sortit.
Le blond se redressa, s'assit en tailleur et se prit la tête entre les mains.
Bordel mais quel con... moi qui était si sûr de ne pas craquer...
Soudain, un doute s'installa dans son esprit.
Au fait... qui est-ce qui m'a amené ici ? Usopp ? Il me semble avoir entendu sa voix, mais je n'ai pas ressenti sa présence... C'est peut-être l'hôpital qui m'a retrouvé... Non, je ne pense pas. C'est bizarre...
Il entendit un claquement de porte et releva la tête. Dans l'encadrement se trouvait Usopp et Alvida, qui jetaient un regard interrogateur à Sanji. Celui-ci fronça les sourcils et leur fit signe de s'avancer. Les deux Red Punch entrèrent et s'assirent sur des tabourets à côté du lit.
-Ça va ? Demanda Usopp ?
-Hum... bof...
-Euh... écoute Sanji... Il s'est passé vraiment beaucoup de choses ces derniers temps. Alors je suis désolé de ne pas avoir remarqué que tu n'allais pas bien.
Le blond haussa les sourcils. Ce n'était vraiment pas le genre du noiraud de remarquer ce genre de choses.
-C'est rien, dit-il simplement.
Un lourd silence retomba dans la pièce. Usopp, gêné par l'ambiance qui y régnait, se leva et se racla la gorge.
-Je vais chercher des cafés. T'en as sûrement besoin.
Puis il sortit en claquant la porte, laissant ainsi seuls ses deux compagnons. Alvida attendit que les bruits de pas s'éloignent, puis reposa son regard sur le blond.
-Usopp ne savait sûrement pas comment aborder le sujet, mais moi je vais en parler.
-Huh ?
-J'ai tout vu.
Sanji arqua un sourcil pour montrer son incompréhension. Le regard d'Alvida devint sévère.
-Usopp t'a vu en train de faire ton overdose, et il donc venu me chercher en courant comme un malade.
-Alors c'est vous qui m'avez amené ici ? Merc...
-Non, c'est pas nous, coupa la jeune femme. C'est lui qui t'a sauvé.
-Lui ?
-L'homme que tu as un jour eu la mauvaise idée d'approcher, et qui a tué Nami pour te le faire comprendre.
-Zoro ?
Le blond serra les poings à cette déclaration. D'abord il tue son amie en essayant de l'éliminer, et maintenant il lui sauve la mise ? C'est quoi ce bordel ?!
-Oui, Zoro, reprit Alvida. Mais il y a autre chose...
-Quoi ?
Le regard de la noiraude passa de sévère à sombre.
-Fait pas comme si de rien n'était, Sanji...
Le barman ne comprenait plus rien. Il incita la femme à continuer, inquiet.
-Je l'ai vu... continua-t-elle. Usopp avait entendu la conversation au téléphone, alors nous sommes directement allés au parc Yôji. On est arrivé pendant que les ambulanciers sortaient le brancard. Pile au bon moment et aux premières loges pour voir cet ordure de Black Blood te déposer sur la planche et t'embrasser à pleine bouche !
Silence
Le cerveau de Sanji se figea. Il soutint le regard en colère d'Alvida, bouche bée, les yeux ronds comme des soucoupes.
-Q...Quoi ?
-T'as très bien compris, et tu sais très bien ce que j'en pense.
-Mais...
-Alors il y a deux possibilités, dit la femme en se levant. Soit vous entretenez une relation, et dans ce cas vous avez intérêt à mettre TOUT DE SUITE un terme à ces pratiques stupides et malsaines, soit ce mec est juste un taré dégueulasse, et dans ce cas je t'interdis de l'approcher, sauf pour le tuer. Mais de toute façon t'a vraiment intérêt à l'éliminer rapidement. Tu sais très bien ce qu'il se passe si tu tentes un peu trop de t'éloigner de nous, Sanji.
Le blond ne répondit pas. Il la regarda ouvrir la porte, immobile comme une statue et ne réagit pas lorsque qu'elle la claqua derrière elle.
Plongé dans un silence de mort, le temps semblait s'être arrêté. Sanji avait le regard vide. Et son cerveau, qui jusqu'à présent avait du mal à se réveiller, était à la limite de l'implosion tellement les pensées fusaient à travers ses neurones. Et au milieu de ce boucan virtuel, une seule phrase ressortait plus forte que toutes les autres :
Il est gay.
Il est gay.
Il est gay.*
Le blond ferma les yeux et se pinça l'arrête du nez.
...Et apparemment il m'aime.
Il soupira.
Oh putain.
Et soudain, tout explosa.
Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?! Ce connard essaie de me tuer, me sauve, et maintenant il m'aime ?! Depuis quand ?! Et surtout pourquoi ?! Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?! Ce mec est trop con pour remarquer qu'il est détesté dans le gang, et il en remet une couche ! Et pis j'ai rien fait moi ! Pire encore, j'ai envie de le tuer et c'est à ce moment là qu'il décide de tomber amoureux de moi ?! Il a vraiment le don de nous foutre dans la merde !
Son esprit se calma et ses yeux se rouvrirent. Il soupira et se recoucha sous la couverture blanche.
Alors il vraiment homo...
Ses sourcils se froncèrent machinalement et ses poings se serrèrent légèrement.
-C'est dégueulasse... Pensa-t-il à haute voix.
-Qu'est-ce qui est dégueulasse ?
Sanji releva la tête.
-Usopp ? T'es pas parti avec Alvida ?
-Je t'apporte ton café, dit le noiraud en posant une tasse sur la table de chevet. Alors ? Qu'est-ce qui est dégueulasse ? L'homosexualité de ton pote ?
-Ben...
-Ouais c'est clair que c'est vraiment bizarre d'imaginer deux mecs qui sortent ensemble, coupa Usopp. Je suis désolé de te couper mais Alvida m'a dit de me dépêcher. Je te laisse, repose-toi bien !
Le noiraud fit un signe de la main et sorti comme il était entré.
Sanji fixa la porte pendant quelques secondes, puis reposa sa tête sur le coussin et soupira.
Irrécupérable...
OoOoOoO
Zoro se rendait avec Luffy en direction de la planque actuelle de Doflamingo. Il avait passé la nuit à errer dans les rues en passant de bar en bar, jusqu'au petit matin où Luffy était venu le chercher, et lui avait dit que Doflamingo le demandait.
Les deux compères arrivèrent dans un quartier étrangement propre contrairement aux autres planques de leur chef. Ils entrèrent dans l'immeuble qui correspondait à l'adresse qu'il leur avait donné, et sonnèrent à la porte de l'appartement du Black Blood. Ce fut Baggy qui leur ouvrit.
-C'est pas trop tôt.
-Tu croyais vraiment que j'allais me dépêcher pour Doffy et toi ? Répliqua le vert.
Baggy grogna et laissa entrer les adolescents.
Doflamingo les attendait sur un fauteuil, comme à son habitude. Zoro s'avança.
-Qu'est-ce que tu me veux ? J'ai l'impression d'être à un entretien avec un dirlo de collège.
Le blond lui répondit par un expression neutre, ce qui lui fit regretter ses paroles. Quand Doflamingo ne riait pas sournoisement après une provocation, c'était mauvais signe. Un malaise s'installa dans la salle.
-Tu sais Zoro, ça fait un moment que j'ai de moins en moins confiance en toi, commença le blond.
-...Et ?
-Il y a trois mois, tu m'as désobéis et tu as refusé de tuer cet imbécile de Red Punch. Je ne t'ai pas sanctionné parce qu'il y a finalement eu un malentendu, et l'autre a décidé de te tuer, ce qui revenait un peu au même. Mais comme ce n'était pas la première fois que tu nous trahissais, j'ai demandé à Baggy de te surveiller et de te suivre à la moindre activité suspecte.
Zoro avala sa salive.
Oh bordel... ne me dis pas que...
-Du coup, quand hier il t'a surpris en train de te rendre vers un quartier qu'on ne connaissait pas, Baggy t'a suivi.
Ça s'annonce mal...
-...Jusqu'au parc Yoji.
Et merde.
Le regard de Doflamingo devint sombre.
-Ça ne te rappelle rien ?
-...
Baggy afficha un air dégoûté et Luffy un air d'incompréhension totale. Zoro, lui, faisait tout pour ne laisser paraître aucune émotion.
Bon... Qu'est-ce que je fais ? J'assume ou j'invente une excuse bidon ?
-Réfléchit bien à ce que tu vas dire, renchérit Doflamingo.
... Finalement je crois que je vais juste fermer ma gueule.
Le blond soupira devant le silence du vert. Il se passa les mains dans les cheveux et lui adressa un regard mauvais et provocateur.
-D'accord, libre à toi de ne rien dire. Mais dans ce cas laisse moi te dire quelque chose : T'es un porc.
Zoro arqua les sourcils à cette déclaration.
-Ah non, pire qu'un porc. Un porc, lui, respecte les lois de la nature.
Même s'il se doutait du sous-entendu, le vert ne put s'empêcher de relever :
-Les lois de la nature ?
-T'as déjà entendu parler d'un cochon homosexuel ? Moi non, coupa Doflamingo.
-...
-...Et je ne te cache pas que tu me fais vraiment honte.
-...
-Aussi il semblerait que tu pratiques ce genre de trucs immondes avec cet ennemi.
-...
-Sérieusement... si j'étais à ta place je saurais plus où me mettre...
-...
-Tu n'a vraiment rien à dire ? Ok, je continue. Si tu n'étais pas un des membres les plus forts du gang, je t'aurais banni depuis longtemps, voir tué. Ici, si cette petite traînée de Red Punch n'existait pas, il ne se serait jamais rien passé. Et vu comme tu t'obstines, je ne pense pas que tu pourras l'oublier si facilement. Lui non-plus d'ailleurs.
-Tu te trompes. Ce n'est pas de sa faute, et on ne partage pas de relation.
Doflamingo prit un air provocateur.
-Ooh. J'ai compris. Pauvre petit Zoro qui vit un amour non partagé. Dois-je comprendre que tu es le seul fautif dans l'histoire ?
-... Sérieusement, ça fait trop bizarre quand tu parles en soutenu.
-Réponds.
Merde... tentation de dévier la conversation : échouée.
-...
-T'en as trop honte pour parler ? En même temps c'est compréhensible.
Oh et pis merde !
-BON ! Pour ta réponse : Oui, j'aime « l'imbécile de Red Punch », oui, j'ai mis du temps à l'assumer, et non, il n'est pas au courant. J'en ai pas spécialement honte, à vrai dire avant ça j'ai jamais été amoureux de ma vie alors je base la nature de mes sentiments sur ce qu'on m'a dit. Et ce que je ressent n'est absolument pas différent des sentiments qui sont destinés aux filles. Alors déjà que je vois pas vraiment ce qui te dérange, mais en plus de ça je pense pas qu'il y ait un moyen pour toi d'étouffer les sentiments d'une autre personne. Déjà que moi j'y arrive pas...
Zoro croisa les bras de manière satisfaite et Luffy éclata de rire.
-Wow ! J'ai rien compris, mais je savais pas qu'un mec aussi taciturne que toi pouvais aligner autant de mots dans ce genre en quelques secondes !
Le vert sourit légèrement en entendant la remarque de Luffy et reposa son regard sur Doflamingo, qui semblait en pleine réflexion.
-Un moyen ? Il y en a un, le meilleur de tous. Dit le blond après quelques secondes de silence.
-Lequel ?
-Oh tu devrais être habitué, ça fera la troisième fois que je te donne cet ordre.
Zoro reperdit un peu confiance en lui.
Attention plan foireux et/ou vicieux dans 3... 2... 1...
Un rictus sournois se dessina sur les lèvres du blond.
-Tue-le.
OoOoOoO
Deux jours étaient passés. Sanji dormait paisiblement sur son lit d'hôpital, plongé dans un sommeil sans rêve. Il n'était pas spécialement fatigué, mais la tranquillité de l'hôpital était assommante. Et curieusement, c'était le seul endroit depuis longtemps où il pouvait dormir sans craindre ses cauchemars.
Kaya toqua à la porte et entra discrètement dans la chambre. Elle alla ouvrir les rideaux puis elle s'assit à côté du lit et commença à observer le blond en silence.
On dirait presque un ange comme ça.
L'infirmière soupira et caressa légèrement la main de Sanji. Celui-ci frissonna, fronça les sourcils puis ouvrit lentement les yeux.
-Bonjour, commença Kaya avec une voix douce.
-'jour.
-Je suis désolée de vous réveiller mais nous devons parler de certaines choses.
-Hum... je vous écoute.
-Voilà alors, nous avons lavé votre sang et nous avons réussi à éliminer toute trace de cocaïne. Si tout se passe bien, vous pourrez sortir bientôt.
-...Cool.
-Par contre... nous nous sommes renseignés et apparemment vous avez déjà été arrêté pour possession de drogue et autres délits... autant vous dire que maintenant que vous êtes dans les registres de l'hôpital, il est très probable que la police intervienne à un moment ou un autre...
-... C'est tout ce que vous aviez à me dire ?
-Non.
-Alors passez directement aux autres choses, je réfléchirai à ça après.
-D'accord... alors euh...
La blonde baissa la tête et réfléchit quelques instants avant de reprendre.
-Peut-être que vous n'avez pas envie d'en parler, mais ici nous sommes dans un hôpital... alors c'est notre devoir.
-Huh ? De quoi ?
La femme regarda le blond droit dans les yeux et leva le doigt. Sanji regarda ce qu'elle pointait, c'est à dire son corps, et commença à chercher un quelconque problème.
Soudain, il écarquilla les yeux et remonta brusquement sa couverture jusqu'au cou.
-C'est si gênant que ça ? Demanda Kaya en penchant la tête.
-... En quelque sorte.
-Je suis désolée... je suppose que vous aviez l'habitude de porter des pulls à manches longues pour le cacher, mais nous avons été obligés de vous déshabiller puis de vous passer une de nos chemises pour patient... à manches courtes.
-... C'est rien... c'est votre job. C'est juste que je ne m'étais pas rendu compte qu'il était exposé aux yeux de tout le monde.
-Euh... est-ce que je peux... le voir ?
Sanji lança un regard hésitant à la femme, puis soupira et sortit son bras droit de la couverture pour le lui tendre. L'infirmière soutint le bras avec une main et commença à le caresser timidement avec l'autre.
-Comment est-ce que...
-Je suis pas sûr de vouloir en parler, coupa le blond. Désolé.
-Non, ne vous excusez pas ! Je peux comprendre, c'est juste que j'ai peur des infections...
-Infections ?
-Ben oui. Vous n'êtes pas allé à l'hôpital après ça n'est-ce pas ? Alors je ne sais pas comment vous l'avez soignée, mais vous avez eu de la chance de ne pas avoir eu d'infection jusqu'à maintenant.
-Ben j'y avais pas trop pensé... En fait j'avais pas vraiment le choix. Mais s'il vous plaît ne me posez pas 500 questions, vous savez déjà beaucoup trop de choses et je tiens à la vie.
-... D'accord.
Sanji se mit la main devant la bouche et écarquilla les yeux.
-Euh... tout va bien ? Demanda la jeune femme.
-O... oui c'est juste que c'est la première fois que je dis ou pense cette phrase.
-Huh ?
-« Je tiens à la vie. »
Le blond tourna la tête vers l'infirmière et laissa échapper un éclat de rire.
-Ça fait bizarre, dit-il en souriant.
La femme ria d'une voix cristalline.
-Voilà une bonne chose de faite !
Les deux jeunes se sourirent. Kaya était vraiment un fille charmante, et Sanji se disait qu'il était possible qu'un jour il l'aime autant qu'il avait aimé Nami. L'infirmière soupira et posa sa main sur celle du blond.
-Je ne connais rien de votre vie, mais quelque chose me dit qu'elle doit être mouvementée. En plus maintenant que l'amour s'y mêle...
-Huh ? De quoi parlez-vous ?
-De votre ami.
Sanji haussa les sourcils.
-Comment vous savez ?
-Ben en fait... il y a deux jours, quand j'ai fait entrer vos amis dans la chambre, je suis restée derrière la porte et j'ai discuté avec une collègue.
-Ouais vous écoutez aux portes quoi.
-Non... Non ! J'étais juste là et... et...
-C'est bon vous n'avez pas à vous justifier, dit Sanji en souriant. Et donc ? Qu'avez-vous entendu ?
-Euh... ben, un homme vous a embrassé... et apparemment ça a pas plu à vos amis. Surtout la femme.
-Ha Ha... ouais, c'est la cas de le dire. Par contre l'autre je sais pas si ça le dérange vraiment.
-Et vous ? Il me semble vous avoir entendu dire que c'était dégueulasse.
-Hein ?
-Enfin bref. Moi je trouve ça mignon, mais ce n'est que mon avis.
-Euh... ouais.
Un silence profond s'installa dans la salle. Après de longues minutes de malaise, Kaya se leva et se dirigea vers la porte.
-Ca fait beaucoup de choses en même temps...
-?
-Je parle de ce qui t'arrive.
-Ah. Ouais.
Elle me tutoie maintenant ?
-Bon... je suis pas du genre à lamenter les autres ou à dire que c'est des pauvres choupinous, mais toi je t'aime bien.
-Eh ?
La femme soupira.
-Je vais voir ce que je peux faire pour la police. Si je réussi à convaincre mes supérieurs de ne pas leur envoyer tes statistiques, peut-être que ça t'enlèvera déjà un poids.
Sanji fut d'abord surpris, puis il sourit et se releva.
-Merci.
Kaya lui rendit son sourire et sortit en fermant doucement la porte. Le blond allait se recoucher, quand la femme rouvrit la porte avec un regard moqueur.
-Au faite, je t'ai mis des affaires de bain sur la table. Ce serait VRAIMENT bien que tu prennes une douche.
Sanji haussa les sourcils, tandis que l'infirmière repartait déjà en riant. Celui-ci se frotta les yeux et sourit à son tour.
-Effectivement.
À suivre...
* pour ceux qui n'auraient pas reconnu, ceci est une référence au doujinshi « Pink noise baby ».
Voila voila. J'espère que le chapitre vous à plu, et je vous dis à la prochaine ! Review ?
