Disclaimer : Teen wolf ne m'appartiens pas, l'histoire si !

Raiting : M

NDA : ME revoilà ! Desolé pour cet énorme retard, mais j'ai eu pas mal d'examens:c ! Ce chapitre est un peu court, mais je compte reposter ce week-end normalement un autre chapitre d'envirrons 6 pages également pour que ça s'équilibre et que je puisse reprendre un rythme régulier de publications. Voilà voilà, bonne lecture.

Ah ! Et je recherche activement une béta correctrice parce que je suis nulle à chie en orthographe. Encore désolé pour les fautes dans ce chapitre, j'ai tenté de me relire mais là xD me connaissant.

Jeanna.


« Tu ne peux rien faire pour moi.

-Laisse moi essayer, alors. »

Mon regard caresse le siens, nos visage à un souffle l'un de l'autre, nos corps bien trop grand pour être allongé de cette façon, et pourtant ils le sont. Parce que toujours, nous braverons l'impossible, ainsi se laisse aller la nature de l'Homme, dans une paresse d'ivrogne, la voilà assoupie, se languissant contre la conscience, éperdument amoureuse.

« Tu perdrais ton temps, Derek.

- Il m'appartiens de le perdre, Stiles. »

Je ris d'un rire fatigué, un rire bien trop faible pour être heureux, un rire pas assez vibrant pour être triste.
Derek pose une main sur mon torse, prêt de mon cœur, nos respirations étrangement calmes. Il fixe son regard dans le miens, se refusant à cligner des paupières. J'appose, moi-même, une main douce sur sa joue meurtris, tentant d'effacer les méfaits d'une colère sourde à toute raison.

« Qu'est-ce qu'il nous est arrivé, Derek ? »

Il ne répond tous d'abord pas, son regard voilé de larmes dissimulé sous des années de mépris, de dégoût. Il se rapproche encore un peu, sa main maintenant dans mes cheveux, caressant mon crâne tendrement.

« Rien n'a changé Stiles. Tu es mon meilleur ami, tu seras toujours mon meilleur ami. »

Un autre silence, confortant, religieux.

« Mens moi encore, je murmure. »

Une supplique qui se perd dans l'immensité du néant.

« Toujours. »

''Feindre de croire un mensonge, est un mensonge exquis''
Maurice Chapelan


« Tu verras, Eichen House a bien changé depuis ta mère. Tu te plaira là-bas. »

Je concentre mon attention sur les arbres qui défilent dans un aplat de couleurs chaudes à ma droite.

Jaune, jaune, orange, vert, vert, jaune, rouge...

« Et puis tu ne resteras pas là-bas bien longtemps, fils. Tous juste le temps que je boucle le dossier sur Derek, et tu seras déjà rentré à la maison. »

J'entends plus que j ne vois le sourire dans sa voix, un sourire se voulant rassurant. Je me demande s'il m'est vraiment destiné.

« Je ne vais pas porter plainte contre Derek. »

J'avais imaginé cette scène dans toutes ces possibilité au cours des dernières semaines. Une colère sourde, celle qui gronde et qui éclate, celle qui laisse des traces.
Une embardé sur la route, un hurlement, une exclamation, l'étonnement.

Mais rien, rien d'autre qu'un trou béant au milieu de mon ventre duquel suinte chaque boyaux d'émotion qu'il me reste.

«Si ça a u rapport avec votre rapprochement soudain, je te ju-

-Notre rapprochement soudain ? Est-ce que t'as envoyé un de tes gars pour me suivre ?

-Ecoute, je suis ton pèr-

-Oh mon dieuuuu, je souffle péniblement.

-Et en tant que tel je me dois de vérifier que rien ne t'arrive. Tu as été victime de viol, tu pourrais souffrir de stress post-traumatique ou- »

Mon grognement l'interrompt et il choisit de se taire dans un claquement de langue. Pendant un long moment, aucun autre son que celui du vieux moteur de sa voiture ne résonne autour de nous.
Je regarde de nouveau à travers la fenêtre, tous ce qui s'étend autour de moi se brouillant dans une obscure brume de contentement et de mort.

« Je ferais le dossier de plainte quoi qu'il arrive Stiles. Derek a plaidé sa culpabilité, ton comportement sera facilement remis en cause par ton internement.

-Tu vas utiliser ma condition comme stratégie d'attaque ? Je questionne, tendu.

-C'est une technique qu'on utilise toujours pour plaider contre les criminels. »

Il me répond sur un ton dédaigneux, comme si c'était une évidence, comme si la logique elle-même avait à apprendre de cette idée.

« A quel moment est-ce que j'ai arrêté d'être la victime ? »

Il me regarde furtivement, comme prit de court, mais décide de ne pas répondre, et ne décroche pas un mot durant le reste du trajet. Les vrombissement du véhicule devenant, dès lors, mes seuls maîtresses.


Arrivée à Heichen House aura sûrement été la plus sombre plongé dans l'inconscient que je n'ai jamais eu a effectué. Ce fut un choc aussi soudain qu'il fut fugace.
La bâtisse n'en fut pas tant la cause, non. Ce qui éveilla en moi le plus grand nombre de songes, n'avait rien à voir avec quelques vulgaires pierres, mais avait plutôt tout à voir avec l'odeur qui m'enivra à peine eus-je franchis la porte menant au hall d'entrée.
Il n'y avait pas de termes poétiques à mettre sur cette odeur, on y reniflait pas la mort, la détresse ou la maladie. Non.
On y sentait le propre, le liquide vaisselle au citron et le café de la salle d'attente. Et c'était ça, qui était alarmant, cette odeur qui nous rappelait chez nous, cette odeur qui était notre nouveau chez nous. Cette odeur qui nous incitait à croire que cet endroit serait aussi personnel et propice à la tranquillité que notre propre chambre, et ce, bien que que le personnel ne soit pas des plus accueillants.

Ensuite, il y eut le blanc, les murs, le sol, les fenêtres, tout était blanc. Tout était de la même couleur, une uniformité chromatique alarmante de luminosité.

«Stiles ? »

Je me retourne vers mon père, qui me tends une clé, le visage pincé.

« Tiens, c'est la clef de ta chambre, je crois que c'est quelque part au 4ème étage, mais je n'en suis pas sûr. Je penses que tu sauras trouvé ton chemin de toute façon. »

Il me mit la clef dans la main, et continua à déblatérer des instructions sans queue ni tête, quant au couvre-feu, aux horaires de visites et à la durée des activités.

« Tu ne restes pas ? Dis-je doucement. »

Son regard se fit sympathique, presque tendre :

« J'ai du travail mon garçon, mais je viendrai te voir aussi vite que possible, d'accord ? »

Il n'attend pas ma réponse que déjà il me serre doucement l'épaule, et puis s'en va sans plus un mot.
Je le fixe d'un regard morne, la mort dans l'âme. Je me sens bête d'espérer qu'il se retourne et qu'il me dise qu'ils peuvent bien attendre les méchants dans la ville, une minute ou deux de plus ça changera pas grand chose. La petite commerçante aura toujours la gorge tranchée, elle sera seulement vidé aux 3 quarts plutôt qu'à demi.
Mais bien sur, il ne se retourne pas. Après tous, il peut bien attendre Stiles, une minute ou deux ne changerons pas grand chose, il aura toujours les poignets tranchés, et, avec un peu de chance, il se sera entièrement vidé.

« Pas d'accord... »

''A qui ne regarde rien, tout Adieu est facile.''
Gustave Roud


Je dois demander mon chemin à deux gars plutôt étranges avant d'arriver à ma chambre. L'un avait l'air aussi perdu que moi et le second encore pus défoncé que le taré du Jules Verne, mis à part ça, tout va bien. Ma chambre n'est pas trop exiguë, c'est pas le grand luxe non plus, mais c'est toujours plus propre que le studio de Scott à la fac.

Je n'ai pas de voisin de chambre, ce qui est une chance, on peut le dire, par contre j'ai un 'voisin' à proprement parlé qui m'a l'air branché métal et merdes sataniques.
C'est beaucoup moins cool, du coup.

« Salut Stiles ! »

Je me retourne dans un sursaut, les sourcils froncés en direction de l'inconnu qui me fait face.

« C'est écrit sur ta porte.

-Comme-

-J'ai su que tu te posais la question ? J'suis medium, bichette. C'est pour ça qu'ils m'ont enfermé ici, ils veulent user de mon corps à des fins scientifiques. »

Je le fixe, incrédule.

« Relax, j'me fou de ta gueule, personne est aussi taré dans ce bâtiment ! »

Il ricane sombrement avant de se jeter sur le lit vide qui fait face au miens. Je lève les yeux au ciel et tente de ravaler la bile qui me monte à la bouche, espoir vain.

« Et toi, tu t'appelles comment ? Je tente un ton amical, échouant misérablement ».

Je me force à rester poli et aussi jovial que possible, mais la vérité c'est que je n'ai absolument pas envie de me socialiser. Peut-être que je devrais le foutre dehors, ce serait plus simple de l'ignorer ensuite.

« J'm'appelle Connor, Connor Wire. J'suis ton voisin de cellule. »

Il me sourit de toute ses dents, riant à sa propre blague. Cependant, il détourne rapidement son attention de moi, la reportant sur une sorte de foulard qu'il triture entre des doigts.

Il y a quelque chose à propos de ce type qui me met mal à l'aise. C'est ce genre de malaise qui vous rend serein. Un sentiment de sécurité malsain qui vous dit qu'avec quelqu'un d'aussi bestial, vous n'avez pas à craindre les autres bêtes qui vous entourent, elles même effrayés par la simple présence de cette chose.
Il n'a pourtant pas l'air menaçant, il est même plutôt innocent de prime abord, un visage fin et pâle, des lèvres quelque peu charnues et roses, des yeux noirs et des cheveux bruns. En somme il est aussi quelconque que le laisse imaginer sa silhouette.
Pourtant son timbre de voix, ses mimiques et sa stature me font penser à Derek.

Un putain de sociopathe, voilà avec qui j'vais devoir socialiser.

« Bon, Connor, ça te dirais de m'expliquer un peu comment ça fonctionne ici ? »

Il hume tout en me faisant signe d'approfondir mon propos, jouant de son poignet et usant de ses mains pour me faire passer le messages.

« Par exemple, les médicaments, les psy un peu chiants, les tarés à éviter. »

Il renifle à ma dernière remarque et se redresse lentement, fourrant le foulard grisâtre et usé dans la poche de son jean.

« Déjà, si tu veux pas te faire défoncer évite le mot : taré, parce que c'est comme ça que les gardes de cellules nous appellent. Et laisse moi te dire que si les psy en ont absolument rien à carrer de nos petits cul d'enfants mal éduquer, les gardes se feront un plaisir de te savater la gueule. »

Je souffle un grand coup tentant de ne pas me laisser submerger par l'anxiété et la défaite.

« Bon, c'est pas réjouissant tous ça. Et pour le couvre-feu ?

-Ils t'ont pas expliqué en bas ? »
Je me contente d'hausser les épaules, mimant l'incompréhension. J'aurais peut-être dû écouter ce que me racontait mon père, finalement.

Il soupire d'un air las marmonnant ce qui ressemble fortement à un ''incapables dôdus'' avant de prendre la chaise en bois situé près d'un petit bureau à l'angle de la pièce, et de la faire glisser dans un grincement sinistre jusque devant moi. Il y prend place – ou plutôt s'y laisse tomber, avachis comme un adolescent en cours de mathématiques- et me répond sur un ton faussement enthousiaste :

« Supposément tu devrais te coucher une heure, voir une heure trente après le repas.

-Supposément ?

-Supposément oui, parce qu'on a pas 5 ans Stiles, et que personne ne respecte ce couvre feu de merde. Comme je te l'ai dit, on n'est suffisamment cinglé dans ce bloc pour piquer une crise lupine à la vu de la Lune. Il rétorque d'un ton las. »

Il se cure les ongles, semblant complètement détaché de la scène qui se déroule en ce moment même, et dont nous sommes les principaux acteurs.
Ça va bien faire deux fois qu'il me dit qu'on est pas les 'vrais' cinglé ici, je me demande ce qu'il entend par là.

« Ils ont déménagé les tarés dans le bloc C, c'est le gros machin gris et pas rénové qui se trouve à l'opposé de notre bâtiments. »

Est-ce que j'ai réfléchis de vive voix sans m'en apercevoir ? Je n'ai pas le temps de me questionner plus longtemps que déjà il me murmure doucereusement : « médium » de la chaise sur laquelle il se trouve.

Petit salopard suffisant.

« Donc ici, il y a qui au juste ? J'veux dire, ils nous tri selon quels critères ? »

Je grimace à l'usage de mes propres mots. Pour sa part, il semble pensif, ses yeux roulant vers le plafond, puis vers le sol, ses paupières tremblants sous l'effort du geste, lui donnant un air un peu foutrement dingue.

« Vers la droite tu vas avoir les camés, les pédales et les croyants, et à gauche c'est les légumes complètement défoncés aux pillules qu'ils nous donnent aux repas. »

Je hoche simplement la tête, lui me fixant avec une intensité insoupçonné pour de si petits yeux. Sérieusement, qu'est-ce qu'il lui prend tout-à-coup à me regarder comme ça ?

« Et ici, on est dans la vague des suicidaires. »

Ma bouche s'assèche subitement tandis que je baisse le regard, me levant du lit sur lequel j'étais assis et faisant mine d'aller ranger quelques unes de mes affaires dans l'armoire situé non loin du petit bureau en bois.

« Bon, j'vais te laisser j'dois aller faire le tour du dortoir voir où sont les chiottes.

-Tu- euhm, t'as l'air de savoir comment ça ce passe ici, mais tu sais pas où sont les chiottes ? »

Il semble hésitant à me répondre, son regard un peu plus lourd, son dos un peu moins droit.

« J'ai été transféré. »

Il passe la porte, non sans un : « On s'retrouve pour le dîner amour ! » et disparaît dans les couloirs.

Je ne repense à la conversation qu'une fois ma valise entièrement vide, tentant de ne pas m'éparpiller dans mes songes avant d'avoir en main mon adderall – que je ne peux commander au magasin de l'asile qu'avec la prescription du médecin-.
C'est donc une fois assis sur la chaise - qu'il n'a pas prit la peine de ranger - que ses mots me frappe d'un questionnement soudain.

De quel bloc a-t-il été transféré ?

''Mouton isolé est en danger ''
Noël Audet


Merci d'avoir lu ce chapitre ! J'éspère qu'il vous a plût ! Qu'avez-vous pensé du shrérif ? De Connor ? Dites moi tous en commentaire si ça vous dit ( ou par mp peu m'importe ) et si vous avez des idées de ce qu'il risque de se passé pour Stiles je suis à l'écoute !
Sur ce, bonne journée à vous on se retrouve ce week-end !

Jeanna