Les miracles de la magie

Disclaimer : Cette fiction est un slash. Et les personnages appartiennent à JK Rowling et à la BBC.

Chapitre 9 :

En marchant avec le Roi vers l'antre de Kilgarrah, Harry se remémorait l'attitude de celui-ci le matin même. Sans doute voir son fils et son prétendant se battre à l'épée lui avait fait peur et, malgré les arguments fournis, il n'avait pu se départir de son inquiétude. "Prétendant", cela sonnait faux à l'oreille d'Harry et lui laissait un sentiment de malaise qu'il repoussait toujours loin dans son inconscience.

Aye aYe ayE

POV Uther

J'ai cru mourir de peur lorsque j'ai vu le combat entre Harry et Arthur. Je me rendais dans le hall du château pour recevoir les villageois en bon monarque lorsque j'ai vu des servantes, des personnes de la Cour et autres se ruer vers la cour d'entraînement. Curieux, moi aussi je suivis.

Là, je vis quelque chose de merveilleux, une danse entre deux combattants. Je reconnus l'un par sa grâce et son port royal, mon fils Arthur. L'autre, brun et frêle, avait en agilité et en rapidité ce qu'Arthur avait en force et en technique. Un combat surprenant en soi puis soudain l'identité de cette personne me frappa et je me trouvait bête de ne pas l'avoir vu avant : Harry.

Une colère me brouilla le cerveau mais la goutte qui fit déborder le vase fut la complicité qu'ils partagèrent à le fin du combat. La jalousie et la rage me prirent dans l'estomac et j'eus envie de tuer, tuer, tuer mon fils qui était trop près de mon trésor.

Des regards partagés, des sourires, tout ce que je n'ai pas. Mais qu'importe, il sera mien et s'il ne me donne pas l'un de ses sourires ou regards, je prendrai les larmes, la peur est le plus beau des sentiments. Harry. Harry. Harry, tu es à moi et si tu ne te donnes pas, je te prendai. Qu'importe, l'important c'est que tu sois à moi !

_ Magnifique combat, cependant Arthur, entrainé un jeune enfant dans un combat, je pensais que tu utilisais ta tête.

Je ne peux m'empêcher de laisser transpercer ma colère. Cette complicité entre mon fils et Harry, je sais que je l'aurai jamais. Mais le voir comme cela, fort, joyeux et lumineux, a fait ressortir encore plus mon envie de lui. Voir différentes facettes de lui me rend heureux mais de savoir que c'est mon fils qui a fait cela me rend rageur et ma vision se brouille de rouge.

J'inspirai profondément et essayai de calmer mes sentiments chaotiques. J'ai de plus en plus de mal à canaliser mes envies, je souffres de les brider. Plus vite tu m'appartiendras, plus vite tout se calmera et tu seras à moi pour toujours Harry. Pour toujours.

Aye aYe ayE

Merlin attrapa Morgane telle une princesse et la mena à sa chambre. La jeune fille était toute tremblante et son compagnon n'arrivait pas vraiment à la réconforter. Des larmes de peur baignaient son beau visage et des hoquets soulevaient sa poitrine. Dans sa chambre, il la déposa sur le lit, celle-ci l'agrippa et l'y fit tomber avec elle. Se lovant contre lui, elle sécha ses larmes dans le foulard rouge de son homme.

_ Qu'est-ce qui a pu te mettre dans cet état-là, princesse ?

_ Uther. Je te l'ai dit, il y a chez lui cette... je sais pas ce que c'est mais c'est malsain et tellement mauvais que cela me donne des frissons, c'est affreux.

_ Il est peut-être ensorcelé.

_ Non, c'est lui et lui seul, s'écria Morgane. Ce sont des sentiments, comme quand tu ressens de la haine ou une profonde colère, ce sont ses sentiments à lui. Ils sont tellement mauvais, c'est affreux. Je ne le sentais que durant de rares périodes avant, maintenant c'est comme s'il ne les cachait plus ou ne contrôlait plus rien, je ne sais pas comment mais ces sentiments me donnent des frissons. En plus, tout ce qui est mal n'est pas de la magie.

_ Que... Depuis quand parles-tu comme ça ?

_ Quel est le problème ? Ce n'est pas toi qui prônait l'acceptation de la race magique, tu devrais être content que j'adhère aussi.

_ Mais je suis content, dit-il en lui baisant le cou.

_ Je mérite une récompense alors.

Elle l'embrassa sur les lèvres avant de basculer sur lui. Dans ce baiser, ils firent passer tout l'amour et la passion qu'ils avaient l'un envers l'autre. Lorsque le désir fit son apparition dans le tableau, le jeune homme recula à contre coeur et plongea son regard dans celui de la jeune fille.

_ Je ne veux pas que nous allions trop loin et le regretter ou que cela nous mette en danger. Je veux d'abord savoir tout de toi, souffla le jeune homme à son oreille en lui léchant le lobe.

_ Vraiment, gémit la jeune fille, tu sais déjà beaucoup de choses.

_ Non !

Il se recula avec un dernier baiser non-appuyé et malgré son gémissement de dépit. Il se mit à ses côtés, prenant soin de ne pas la toucher.

_ Parlons d'autre chose pour calmer nos ardeurs.

_ On est vraiment obligé ? bouda Morgane.

_ Oui !

Alors réfléchissant quelques instants, le visage de la jeune fille s'illumina et elle se tourna face à lui pour plonger son regard dans celui de son amoureux.

_ Parlons de notre sujet préféré.

_ Je ne vois pas de qui tu parles.

_ Harry, bien sûr ! Tu as vu comment il parlait de notre avenir. C'était comme si quelqu'un parlait à travers lui !

_ Oui, c'est une action de la magie.

_ Qui te dit que c'est la magie ?

_ Tu y vois une action humaine, toi, là-dedans...

_ Hmm, réfléchit la brune. Tu as raison.

_ Harry est un enfant de la magie, tout comme moi.

Morgane se fit soudain pensive, interprétant les dernières paroles de son amour. Merlin était un sorcier ainsi que son frère qui lui ressemblait tellement, de part ses visions donc, il n'y avait aucun doute, elle aussi alors, c'était peut-être cela la place dont Harry lui parlait.

_ Moi aussi alors, conclut-elle puis sautant sur le jeune homme. Oh nous sommes tous trois des sorciers, une vraie famille, nous sommes une famille. Si tu savais comme je t'aime, grâce à toi, j'ai une vraie famille et pas ce simulacre de famille royale. Oh Merlin, je t'aime, je t'aime, je t'aime. Toi et moi sommes pareils.

_ Moi aussi, je t'aime, dit-il en rougissant. Je ne te laisserai jamais.

Ils s'embrassèrent, leurs sentiments enfin dit ainsi qu'une vérité qui rendrait leur couple plus fort.

_ C'est donc pour cela les pressentiments et les cauchemars, ils sont la manifestation de mes pouvoirs.

_ Pourquoi es-tu sûre de cela ?

_ Tu y vois une action humaine, toi, là-dedans, le parodia-t-elle.

Il rit et la serra dans ses bras.

_ Si tu savais à quel point je t'aime Princesse, il l'embrassa avec bonheur, comme s'il buvait de l'eau après une longue marche dans le désert.

Soudai, une nuée blanche en forme de cerf les fit sursauter et un rire retentit dans la chambre pour laisser place à la voix d'Harry.

_ Vous êtes enfin réellement ensemble, c'est magnifique. Votre amour est tellement fort qu'il s'est fait ressentir dans tout le château pour les créatures magiques. Notre famille commence enfin à se former, je suis tellement content !

Merlin imaginait bien son frère sautiller partout heureux que sa famille se construise.

_ Et si j'étais vous, j'irais manger parce que vous êtes là depuis un bon moment, alors il est temps d'arrêter de faire des enfants, rigola la voix d'Harry alors que les deux protagonistes rougissaient. Dame Morgane, bienvenue dans notre famille.

Aye aYe ayE

Harry volait aux côtés de Kilgarrah dans le coeur du château. L'amour qui avait traversé la bâtisse avait été si fort qu'il avait perdu ses battements d'ailes. Lui aussi voulait trouver l'amour mais avant, il devait réunir Arthur et son âme-soeur. Jamais il n'avait vu le Prince avec une maîtresse, un amour, une prétendante. Rien du tout. Comment allait-il faire pour réunir ce couple ?

_ Kilgarrah, connais-tu l'identité de la compagne d'Arthur ?

_ C'est toi le devin, Harry.

_ Voilà une manière de me dire "trouves tout seul". Merci Kilgarrah de ton aide, dit ironiquement Harry, ce qui fit rire son frère.

Harry atterrit boudeur et alla passer sa tunique qu'il avait enlevé pour ne pas la déchirer comme la première fois. Sortant sa tête du vêtement, il sursauta en croisant le regard du Roi face à lui.

_ Que me vaux l'honneur d'une vision aussi enchanteresse ?

_ Je..., rougit Harry. J'ai déchiré ma tunique hier sur une pierre, en plus il fait chaud ici alors je me suis permis.

_ Oui, vous avez raison. Je vous demande pardon de vous avoir mis dans un lieu pareil mais c'est pour votre sécurité.

_ Je comprends.

_ Non, vous ne comprenez pas, dit Uther en s'arrêtant de marcher et retenant le poignet du jeune garçon. Que pensiez-vous ce matin, mon inquiétude a touché son paroxysme lorsque j'ai vu que c'était vous l'autre combattant au bout de l'épée de mon fils.

_ Je ne vois pas pourquoi, lui aussi était au bout de mon épée, dit sèchement Harry.

_ Ce n'est pas pareil, Harry.

Vexé qu'on doute de ses compétences, Harry retira son poignet des mains du Roi et recommença à marcher. Le souverain le suivit et reprit.

_ Vous m'êtes précieux Harry, vraiment. Je tiens à vous depuis la première fois où je vous ai vu, couché dans ce lit, vous sembliez si vulnérable que je veux vous protéger. Soyez mien, Harry.

Harry, qui avait serré les dents d'agacement aux paroles du Roi, ouvrit la bouche comme une carpe.

_ Pardon, j'ai du mal comprendre, mais voyant que le Roi allait se répéter, il le coupa. Bien sûr que j'ai compris, c'était rhétorique. Je ne peux répondre à vos avances, je ne sais pas, c'est trop. Vous ne me donnez aucun temps, paniqua-t-il.

_ Chhh, je vous demande de réfléchir à ma proposition. Réfléchissez-y s'il vous plaît, c'est important.

_ Je suis désolé, dit Harry en secouant la tête. Je ne sais pas mais quelque chose me pousse à vous dire, je ne sais pas...

_ Réfléchissez Harry, c'est tout ce que je vous demande.

Il baisa la main du brun et le tira à sa suite jusque dans sa chambre.

_ Ici vous pourrez réfléchir, je vous demandes d'y rester le temps d'être sûr de votre réponse car je ne pourrais pas vous croiser tout en sachant que vous ne savez pas encore. Je vous enverrai une servante pour vous sustenter et vos toilettes.

_ Non, je... je ne veux pas rester enfermer, c'est ignoble !

_ Pardonnez-moi.

Et il partit en refermant la porte derrière lui. Harry était choqué. Après quelques semaines ici, le Roi de Camelot avait développé des sentiments amoureux envers lui. Et ne lui donnait aucune chance de répondre non. Jamais dans le futur, il n'avait entendu parler de ce trait de caractère chez le Roi.

" J'aurai aimé avoir ma cape d'invisibilité pour sortir juste sous le nez de ce psychopathe."

_ Tes voeux sont les miens, fils.

La magie était apparue devant lui, belle avec ses cheveux couleur lune.

_ J'attendais que tu me le demandes. J'ai gardé les choses que tu avais de plus précieux matériellement. Ton balai, ta cape et ton album photo.

Il prit les trois objets et fondit en larmes dans les bras de sa mère.

_ Vous avez toujours été là et je vous remercie.

Elle lui fit un superbe sourire et disparut dans une poussière argentée. Fin prêt, Harry se prépara pour une escapade au nez de tous et invisible à leurs yeux.

Aye aYe ayE

Donc voici le neuvième chapitre, j'espère qu'il va vous plaire !

A Shinigami's Bride : Uther n'a pas de pouvoir mais cette aura autour de lui n'est que la manifestation de ses envies et de ses sentiments malsains. Harry et Morgane, à cause de leurs visions, sont empathes ( enfin ils ont la faculté de ressentir les émotions, sentiments des autres ).