Ouaip, je sais, je n'ai aucune excuse pour mon énoooorme retard, mais je me concentre sur ma première fanfic pour l'instant et... OK, je n'ai aucune excuse :S
Bon, anyway, voilà votre chapitre ! Action and co sont présents.
The-Zia :Yep ! Tu ne t'y attendait pas, n'est-ce pas ? :) Imprévisible, youuu ! Ouh la la, la question Crocmou ne sera pas élucidée avant... je ne sais combien de chapitres, mais pas tout de suite, désolée. Allez, bonne lecture ! ;)
The Deadly Nadder :Encore merci pour ta review, la dragonne ! ;) Et du Mericcup ici, pas de Hijack, désolée. Bonne lecture ! :D
Chapitre 9 : Sains et saufs
- On va faire quoi durant la colle ? demanda Mérida.
- Sûrement tuer des loups-garous et combattre de féroces hippogriffes ! répondit Jack le plus sérieusement du monde.
- En tout cas, fit Harold, j'espère qu'on ira pas dans la Forêt.
- À cause de l'ours ? dit la rousse en frottant machinalement sa cicatrice au front.
- L'ours... répéta Jack, la voix aussi faible qu'un murmure.
Flashs.
Des crocs luisants de bave. Une plaie à la patte. Cicatrices. Des yeux rouges comme la braise. Violence incarnée.
Fureur.
L'ours.
Il porta les mains à ses tempes et se les frotta vigoureusement. Une douleur sourde palpitait dans un coin de son cerveau. Il tenta de l'ignorer.
- Ouais, l'ours... continua Harold sans remarquer l'état de son ami. Pfff, cette grosse boule de poils toute mouillée, je pourrais très bien le vaincre avec tout... ça !
Il fléchit le bras comme pour prouver sa musculature quasi-inexistante et Mérida gloussa.
- Comme la dernière fois où tu t'es croûté et que je t'ai sauvé ? se moqua-t-elle.
- Un coup de mou, s'excusa le brun avec un sourire gêné. D'habitude, je suis beaucoup plus viril, je t'assure !
Ils arrivèrent tous trois à l'orée de la Forêt Interdite, grelottant légèrement sous la brise fraîche du soir.
- Tiens, Hagrid n'est pas là, remarqua Harold en observant les lumières éteintes dans la cabane en bois.
- Il est parti faire un tour chez Mme Rosmerta, sûrement, répondit la Gryffondor. Tu sais combien il aime bien ses whiskys pur feu...
Les trois amis s'assirent sur une citrouille géante en observant avec appréhension la Forêt devant eux. Harold et Mérida blaguaient au sujet de l'ours, mais en vérité, ils en étaient absolument terrifiés. Et Jack... lui, avait mal à la tête.
- Ça commence à être long, remarqua Mérida en s'étirant et baîllant.
- Ouaip, répondit Jack en se logeant contre une citrouille particulièrement grosse. Moi, je fais un petit somme. Prévenez-moi si vous voyez quelqu'un arriver.
Il s'allongea inconfortablement contre le fruit géant et ferma les yeux. Mérida se retint de lui lancer son livre au nez et leva les yeux au ciel en soupirant bruyamment. Harold, lui, s'assit par terre et entreprit d'arracher l'herbe des alentours.
Mérida soupira une nouvelle fois, regarda son souffle se transformer en buée et s'élever vers le ciel, puis s'assit aux côtés du brun. Elle le regarda arracher encore quelques herbes qui n'avaient pourtant rien fait, puis ferma les yeux devant la brise froide qui lui caressait le visage. Ses cheveux bouclés s'envolèrent, dégageant son visage toujours un peu rond, et elle sourit.
Les herbes arrachées de Harold atterrirent sur la jupe d'écolière mais elle ne le remarqua pas. L'adolescent, lui, les aperçut très bien. Il les suivit des yeux, voltiger, portés par la brise, puis atterrir presque tendrement sur... la masse bouclée de Mérida. La Gryffondor ne les vit toujours pas.
Harold tendit alors la main vers la chevelure indomptable en se mordant la lèvre, presque intimidé. Sa main frôla une boucle téméraire, toucha une mèche complètement emberlificotée avec une autre et, enfin, saisit sa proie. Une jeune pousse d'herbe fraîche. La main de Harold l'attrapa et la délogea de l'impossible tignasse de la rousse. Ce ne fut que lorsque l'adolescent délogea sa main que Mérida se rendit compte que ses cheveux ne bougeaient pas comme ça, normalement.
Elle ouvrit les yeux, et tiqua immédiatement. Harold était très près d'elle, beaucoup plus qu'il ne l'était avant, ses yeux verts étaient rivés aux prunelles bleus de l'adolescente, tandis que sa main droite semblait caresser la chevelure de la Gryffondor.
Ils restèrent quelques instants dans cette position. Le cerveau d'Harold était bloqué, tandis que celui de Mérida peinait à croire ce qu'il se passait. Le brun sembla enfin reprendre ses moyens et s'écarta précipitamment de son amie, tout en prenant un air innocent. Mérida le regarda, éberluée, continuer à arracher de l'herbe alors que les joues de l'adolescent rougissaient.
Elle ressentit soudain une présence derrière elle. Elle se retourna d'un bond pour découvrir... le professeur Mor'du qui paraissait plus amusé qu'autre chose.
- P-professeur ! balbutia-t-elle, surprise. On... on vous attendait.
Harold se retourna lui-aussi et Mérida remarqua que ses joues étaient pratiquement aussi rouges que ses cheveux à elle. C'était assez amusant, en fait. Elle gloussa légèrement en se mordant la lèvre inférieure.
- Vous devriez aller réveiller votre camarade assoupi, proposa Mor'du.
- J'y vais, fit Harold qui semblait vouloir se cacher aux yeux de la Gryffondor.
Il contourna prudemment Mérida, qui, elle, la dévisageait en riant sous cape, et secoua Jack qui ronflait paisiblement, allongé sur deux grosses citrouilles malgré la situation inconfortable.
- Quoi ? C'est l'heure du p'tit déj' ? demanda Jack, toujours dans la lune.
- Yep, répondit Harold, et je te conseille de te lever avant de le manquer.
- Mmmh, tu ne peux pas me l'apporter directement ? Un morceau de bacon avec du jus de citrouille, c'est parfait.
- Va te le chercher toi-même, mon vieux, grinça le brun, j'suis pas à te disposition et, de toute façon, t'es déjà assis sur une citrouille.
Jack sembla enfin émerger de son demi-sommeil, se frotta les paupières, bâilla longuement et fit craquer son dos en se levant.
- ON SE RÉVEILLE ! tonna soudain Mor'du, faisant sursauter le Serpentard qui en tomba sur les fesses.
- Ouah, la vache ! s'écria Jack, complètement éveillé. C'est l'heure de la retenue, j'avais oublié !
- Croyez-moi, jeune homme, répondit le professeur, perdant de sa bonne humeur, vous n'oublierez pas cette nuit.
Harold déglutit difficilement tandis que Mérida haussait un sourcil. Qu'est-ce que le prof prévoyait ? Les enfoncer dans la Forêt Interdite jusqu'à ce qu'ils se perdent et se fassent dévorer par les loups-garous ? Un peu dur, comme punition, tout de même.
- Qu'est-ce qu'on va faire, monsieur ? demanda Jack.
- On va dans la Forêt, dit sèchement Mor'du.
Le Serpentard n'osa pas poser d'autre question et jeta un coup d'oeil à ses amis. Mérida paraissait légèrement énervée, comme d'habitude, et Harold avait étrangement des couleurs sur les joues. Jack sourit en se faisant un scénario dans sa tête. Si ça se trouvait, pendant qu'il était endormi, les deux amoureux avaient roucoulés et-
- Tu viens ou pas, cerveau gelé ? l'interrompit la voix à l'accent écossais de Mérida.
- Ouaip ! fit Jack en les suivant, les yeux brillants.
Ce n'était pas sa première retenue, loin de là. Et il n'était pas du tout intimidé par le professeur Mor'du. En fait, pour lui, ça s'annonçait comme une ballade de santé.
Harold était loin de partager son avis et ne pensait qu'à l'ours qu'ils avaient rencontré dans la Forêt. Et si la bête revenait ? Que se passerait-il ?
Mérida pensait la même chose que le Poufsouffle à propos du monstre. Mais elle avait confiance en Mor'du. Il les protégerait, bien entendu. Bien entendu ?
Le professeur et les élèves s'enfoncèrent dans les bois, sombres et inquiétants. L'obscurité était présente où qu'ils aillent, oppressante.
- Lumos, murmura Jack.
Un flot de lumière blanche jaillit du bout de sa baguette magique, faisant apparaître de beaux reflets dans ses cheveux argentés. Harold jaugea son ami et répéta son geste et incantation, Mérida resta près des deux garçons en tenant sa baguette prête au cas où. Soudain, le professeur Mor'du s'arrêta.
- Ouf, on est enfin arrivés, se plaignit Jack. C'est que je déteste marcher, moi, le Quidditch est bien plus cool.
- Tais-toi, Frost, le rabâcha Mérida.
- Qu'est-ce qu'on doit faire, monsieur ? demanda Harold en levant sa baguette pour inspecter les arbres aux branches tordues des alentours.
Il espérait secrètement qu'ils n'étaient pas venus ici pour capturer Crocmou. Car, c'était vrai, il avait peur pour lui. L'ours était arrivé et le dragon avait disparu... Est-ce que ces évènements avaient un rapport entre eux ?
- Monsieur ? répéta Harold.
Mais Mor'du ne bougeait pas. Puis, sa voix grave résonna dans les bois.
- Où est le livre ?
Les trois amis restèrent coi. Mérida réagit.
- Quel livre, monsieur ? fit-elle poliment.
- Tu l'as sur toi, petite fille.
Les yeux de la rousse s'arrondirent d'étonnement.
- J-je... balbutia-t-elle.
Mor'du se retourna alors. Harold étouffa un glapissement d'horreur et Jack ouvrit la bouche en O.
Le faciès de Mor'du était à présent très poilu, ses yeux s'étaient réduis en deux fentes noires où rougeoyaient deux étincelles orangées, une cicatrice barrait sa joue et la fourrure en deux moitiés, comme l'humain qui se tenait à la place de la bête auparavant. Son corps s'arqua brutalement, ses vêtements craquèrent et s'effilochèrent laissant paraître un corps recouvert de fourrure sombre, des griffes pointues et parées pour déchiqueter, lacérer, tuer.
- Vous êtes l'ours, comprit soudain Mérida, pâle comme un linge.
- C'est un Animagus, fit Harold en reculant d'un pas, toute couleur ayant déserté son visage.
- C'est vous qui nous avez attaqués, 'Ponce et moi, se souvint brutalement Jack, son cerveau lui lancant des flèches de douleur.
- Où est le livre, répéta Mor'du, la voix déformée par la transformation et les crocs sortant de sa bouche.
Mérida porta la main au sac en bandoulière qu'elle avait toujours sur elle. L'ours aperçut ce geste et ses yeux étincelèrent de rage.
- Donnez-le moi, rugit-il en tendant la patte vers l'adolescente.
- Alors-là, mon coco, tu peux aller te faire voir, répliqua Mérida, faisant preuve d'un aplomb hors du commun.
Elle fit soudain volte-face et attrapa le bras de la personne la plus proche, celui de Jack qui était resté hypnotisé.
- On se barre ! hurla-t-elle en emmenant l'adolescent avec elle.
Elle passa devant Harold, et lui attrapa l'épaule pour le pousser hors de l'ours.
- La la la, on est foutus, commenta le brun avant de rejoindre la rousse et l'argenté.
- AU SECOUUUUURS ! hurla Mérida.
Elle évita une branche basse, arracha quelques fougères sur son passage et continua de hurler comme une demeurée. Jack la suivit, dans un état presque second. Il paraissait choqué, et suivait la Gryffondor comme un automate. Harold sprintait de ses jambes maigres, à quelques mètres derrière Jack. Il était mal, et il le savait. Il avait entendu l'ours pousser un hurlement terrifiant, puis ses lourds pas ébranler le sol alors que l'adolescent détalait aussi vite qu'il le pouvait. Harold sentait son souffle chaud sur sa nuque, il savait que le monstre était juste derrière lui.
Juste derrière lui.
Cette pensée eut un effet ravageur. Il ne pourrait pas sortir de la Forêt sans se faire rattraper. L'ours était bien trop grand, trop puissant, trop rapide. Mor'du face Harold Horrendous Haddock, qui gagnerait ? La question était simple, bête et complètement incongrue. Évidente.
Plus que quelques secondes avant que le pauvre petit humain de quinze ans ne se fasse pitoyablement dévorer par un ours d'une tonne. Ça paraîtrait dans la Gazette du Sorcier, à coup sûr. Peut-être même dans Sorcière Hebdo, et pourquoi pas Le Chicaneur, tiens ? Il se souvint que Raiponce aimait bien ce journal, malgré les propos incohérents qu'il tenait. Il se rappela aussi que l'adolescente blonde entretenait une liaison amicale avec la fille du directeur du Chicaneur. Il tenta de se souvenir de son nom. Un truc loufoque, il ne savait plus.
Puis, il pensa à Mérida. Que ferait-elle en voyant son petit-am...-heuu, son ami se faire déchiqueter par les griffes et la mâchoire de Mor'du ? Est-ce qu'elle pleurerait ? Il n'avait jamais vu Mérida pleurer. Cette fille était la personne la plus forte qu'il n'avait jamais vu. Bon, OK, son père, Stoïck, était comme de la roche, également, mais ce n'était pas pareil.
Harold sentit le souffle se rapprocher. Un instant, il envisagea de s'arrêter et de laisser faire l'ours. Ce serait plus rapide. Mais peut-être autant douloureux.
Alors...
Un éclair. Puissant. Comme de la foudre déchirant le ciel. L'éclair s'abattit sur un arbre proche. L'arbre s'embrasa immédiatement.
Harold ne discerna que des taches rouges floues, et un souffle puissant le fit valser en avant.
L'arbre tombait.
Mor'du eut la mauvaise idée de lever la tête et de regarder ce qu'il se passait. Très mauvaise idée, si vous voulez mon avis. L'ours contempla alors sa dernière vision. Un arbre, énorme, déchiré par l'éclair violent, s'abattant sur lui.
Il y eut un bruit. Sourd, mais énorme.
Jack et Mérida tombèrent alors tout deux sur le sol boueux, haletants, paniqués. Ils se regardèrent quelques instants, le nez à terre, puis le Serpentard se releva difficilement, les jambes tremblantes, et inspecta les environs.
L'arbre était bel et bien tombé. En plein sur l'ours. Son tronc était enflammé et ses feuilles empêchaient de voir exactement si l'ours était bel et bien mort. Et, à côté de l'arbre, se tenait un vieil homme.
- Professeur Dumbledore ! reconnut Jack, souriant enfin.
Mérida releva la tête et découvrit avec reconnaissance le directeur de Poudlard, sa longue barbe blanche, son nez aquilin, ses lunettes en demi-lune et sa longue robe de sorcier blanche. Elle resta allongée dans la boue, le souffle court, et ferma les yeux. Ils étaient sauvés, ils étaient sauvés, ils n'allaient pas mourir, pas tout de suite du moins, tout allait bien, ils étaient sains et saufs, plus besoin de courir, c'était passé, l'ours était mort...
Elle rouvrit les yeux. L'expression de Dumbledore était alarmante. Ses traits étaient froncés, ses yeux perçants, il paraissait furieux. Et effrayé. Effrayé ?
Harold.
Mérida se leva d'un bond, ignorant le fait qu'elle avait poussé Jack sur le côté, le faisant vaciller et tomber dans la boue, et se précipita vers l'arbre.
- Harold ! cria-t-elle, subitement affolée.
Il ne répondit pas. Mais pourquoi n'avait-elle pas pensé à lui plus tôt ?! Elle faillit se foutre une gifle de désespoir. Et elle se traita de tous les noms.
Dumbledore s'approcha d'elle.
- Vous allez bien, vous deux ? demanda-t-il, la voix légèrement tremblante.
- Harold, fit Mérida, dont les yeux paniqués passaient de l'arbre effondré à Dumbledore.
- Oui, répondit Jack en courant vers eux.
- Écartez-vous, ordonna le directeur.
Jack força Mérida à reculer en la tenant par la ceinture. Elle ne paraissait pas décidée à bouger et se débattit lorsque le Serpentard l'obligea à reculer.
- Lâche-moi, connard, fit-elle, un rictus sur le visage. HAROLD !
Jack ne répondit rien, mais la maintint plus solidement.
- LÂCHE-MOI ! répéta Mérida qui hurlait à présent.
Elle répéta une nouvelle fois le nom du Poufsouffle, sans remarquer la première larme venant cingler sa joue sale.
Dumbledore ne tint pas compte des hurlements perçants de Mérida, mais Jack savait qu'il n'était pas entièrement indifférent. Lui-même sentait déjà ses yeux le piquer et son coeur pulsait, battant à tout rompre, menaçant de sortir de sa cage thoracique. Harold était son ami. Son meilleur ami, en fait. Et maintenant qu'il y pensait, si son meilleur ami disparaissait... il pleurerait. Tout comme Mérida qui se débattait toujours dans ses bras, tentant de lui donner des coups de pieds mais pleurant, sanglotant.
Le directeur écarta les branches d'un coup de baguette magique. Il aperçut tout de suite le corps de Mor'du, toujours transformé en monstre. Il ne bougeait pas. Il était mort.
Et une forme. Beaucoup plus petite, plus faible. Elle non plus ne se mouvait pas. Et elle avait le pied gauche coincé sous le corps de l'ours.
Mérida arrêta brutalement de se débattre, et ses lèvres prononcèrent un seul mot. Un seul nom.
- Harold...
Et ses pleurs continuaient de couler, tels la pluie qui commençait à s'abattre.
Je crois que vous savez déjà ce qu'il est arrivé à Harold, j'ai raison ?
Reviews ? :)
