Auteur: Flo-de-Miel

Base: Gundam Wing

Genre: romance, neige et neige.

Couple : 1X2, hé hé hé. Bien qu'il n'en soit question qu'à la fin dans ce chapitre.

Disclamers: ceci est une fanfiction et n'est donc nullement une suite officielle de l'anime GW. Je gagne rien pour écrire ça. C'est du 100 pour 100gratos. Bref, que du bonheur !

Notes : Ho oh oh… je crois que des excuses s'imposent…
Excusez moi!


Chapitre 10: ... il sourit

Bienvenu à Gimberland! La station des neiges éternelles, des milles et une pistes, des nuits de folies! et des moniteurs sexy!
Séjour de rêve garanti pour tous les amateurs de jacuzzi et sport de neige!

Quoi que…

- Je hais cette station de ski.

Hum. Voila qui remet notre joyeuse entrée en cause.

- Allons, Wufeï, relativise, conseilla Quatre. Je sais que notre séjour ne se passe pas comme nous l'avions espéré, mais les plaisirs sont proches…

Nos trois compères (oui, 3! car Trowa lui aussi était présent, bien que muet) attendaient non sans anxiété le retour de Duo et Heero, installés confortablement dans un large fauteuil de bûcheron face à un immense feux chatoyant.

La pièce de séjour du salon, grand espace boiseux et affable à souhait, avait été déserté par tous, sauf par eux (logique, me direz-vous).
La nuit déjà fort avancée avait fait fuir les derniers couche-tard, et seuls ses trois jeunes hommes pleins d'inquiétude persistaient à rester.

- Il tarde, il tarde! S'énerva Wufeï. J'avais pourtant dit à Heero qu'il n'arriverait à rien en se lançant à la poursuite de ce crétin de 'ricain!

- Wufeï! S'exclama Quatre, outré. Tu t'entends parler? Duo encoure peut-être un danger de mort à l'heure qu'il est, et tu oses l'insulter! Ah, vraiment! C'est bas, ce que tu fais là!

Le Chinois s'enfonça un peu plus dans le moelleux dossier du canapé en grommelant de gêne:

- Oui, bon… Désolé:… mais cette histoire commence vraiment à m'agacer! Si ça se trouve, ils ont trouvés un refuge quelque part dans la montagne, et ils dorment tranquillement pendant que nous restons comme des crétins à guetter leur retour.

- Wufeï n'a pas tort, intervint Trowa, les yeux étrangement fixés sur les flammes vacillantes de l'âtre. D'un autre côté, je crois que je serais incapable de dormir tout en sachant qu'ils ne sont pas sains et saufs. C'est d'ailleurs pour ça que nous restons à les attendre, n'est ce pas?

Les deux autres répondirent par un silence lourd de positivité.
Et puis, ils n'avaient pas à se plaindre! Le chalet était très confortable, la nuit tranquille et la délicieuse odeur des pins plutôt agréable à leur odorat.

- Je pense beaucoup à eux, avoua soudain Quatre.

Il ramena sa couverture en peu plus haut sur ton torse, comme si le fait de regarder la neige tombée dehors l'avait fait frémir, et continua:

- Je me dis que nous avons peut-être eu tort de les coincer dans leur chambre, à la maison, et de les questionner si brutalement sur leur liaison.

- Mais non! S'emporta aussitôt Wufeï. C'est eux qui étaient en tort! Ils… ils entretiennent une liaison et ne nous le disent même pas, alors que nous vivons sous le même toit!

- Oui, fit le petit blondinet en acquiesçant discrètement, mais il n'empêche que notre intervention à trois contre deux a été plutôt lâche. Nous aurions peut-être du attendre… voir s'ils ne nous l'auraient pas annoncer par eux-mêmes…

- Peuh! S'insurgea le Chinois. Yuy aurait été top fier et Maxwell trop honteux que pour l'avouer!

- Tu n'en sais rien.

- Quoi qu'il en soit, ils avaient déjà trop attendu! Décréta t'il alors sur un ton tranchant. Qui sait depuis combien cela durait, leur ridicule petit manège! Si nous ne les avions pas vus à se rouler comme des malpropres sur le sable, nous serions d'ailleurs peut-être toujours ignorant de la chose.

- ça, c'est vrai. Fit Quatre en blottissant son visage entre ses deux bras. Jamais je n'aurais pu me douter d'une telle chose, et j'ai encore du mal à y croire… Enfin! S'exclama t'il. Vous vous rendez compte? Heero! Avec Duo! … Deux garçons!

Wufeï retroussa son menton comme pour mieux contenir un dégoût difficile à réprimer.

Il n'aimait pas les "onna", c'était en faite. Mais de là à leur préféré un garçon, il y avait tout un monde entre!

- Moi, je compatis, souffla discrètement Trowa. Et j'espère qu'ils seront heureux.

Son ton avait été si sincère, si mélancolique, que Quatre en eut un pincement au cœur.

- Oui, acquiesça le jeune blond, fort ému. Tu as raison, Trowa. Ce qui compte, c'est qu'il soit heureux…

Wufei émit un grognement de dégoût.

- Heurk! Vous me décevez avec toutes vos mièvreries! Comme moi, vous savez très bien que c'est une simple relation de pouvoir. Ils tirent chacun de l'autre un pur et simple profit sexuel, rien de plus.

-… Tu… tu crois? Demanda soudain Quatre, la voix légèrement enrouée, comme apeurée.

- Mais ça tombe sous le sens! Je vous signale que nous parlons de Heero Yuy; une arme froide et sans sentiments, qui a tout de même refusé les faveurs d'une princesse!

Il se passa un petit instant de silence que seul le crépitement joyeux du feu troubla. Quatre semblait réfléchir, Wufeï s'indigné intérieurement, et Trowa rêver désespérément. Puis, le jeune homme à la mèche dit:

- Non… Duo est un cœur pur. Il serait incapable d'une telle chose. Je crois qu'il aime sincèrement Heero, et que Heero ressent aussi quelque chose pour lui. … Ils ont juste un peu du mal à exprimer tout cela ouvertement. Mais qui pourra le leur reprocher, quand on connaît le passé qu'ils traînent chacun de leur côté?

Après ce bref discours, Trowa se leva du fauteuil et se dirigea vers l'imposant escalier de chêne, au fond du salon, qui menait aux dortoirs.

- Je monte me coucher…

Quatre bondit à son tour du divan et, agrippant sa couverture, se précipita à sa poursuite:

- Attends, je vais te tenir compagnie!

- Non, intervint aussitôt Trowa.

Il s'arrêta sur la deuxième marche de l'escaliers, regarda son si cher ami dans les yeux, impassible, puis s'exprima par ces mots:

- J'ai besoin d'être seul pour réfléchir. Et puis, si miss Fergusson voit que tu dors dans un lit qui ne t'est pas attribué, tu auras des problèmes…. Va plutôt dans ta chambre, et celle de Wufeï. Essayez tous les deux d'un peu dormir.

Au fond de la pièce, Wufeï quitta aussi le grand fauteuil tout empreint des formes de leurs corps, et s'approcha en disant:

- Tu as raison, Barton. Allons nous reposer. Demain, s'ils ne sont pas rentrés, nous préviendrons miss Fergusson de leur absence et entameront les recherches.

Quelques secondes plus tard, au deuxième étage du chalet, Quatre et Wufeï poussait discrètement la porte de leur chambre tandis que Trowa, quelque pas plus loi, refermait la sienne.

Quelle ne fut pas leur surprise quand ils aperçurent, blottis dans un même lit, emmitouflé l'un contre l'autre, nez contre front et tête contre torse, Heero Yuy et Duo Maxwell!
Les deux amoureux, paisibles, dormaient un sourire aux lèvres et les paupières tremblantes sous les prémisses de leurs tendres rêves.

- Que Nataku me foudroie! Fit Wufeï à voix basse. Quand je pense que nous avons attendu pendant des heurs comme trois pauvres abrutis dans le salon alors que ces deux la roucoulaient tranquillement sous les draps!

- Oh! Se contenta de faire Quatre. Comme ils sont… adorables! … Je vais prévenir Trowa! Il sera soulagé!

Il pivota sur ses talons et couru dans le couloir.

Seul face aux deux heureux endormis, Wufeï resta à les regarder en fronçant les sourcils.

Puis, contre toute attente et sans qu'un regard ne le surprenne,…
…il sourit.


Ha la laaaa. Coeur de dragon est touché.