Chapitre 9 : Chute
Douceur, chaleur… L'érynie se réveilla dans un lit des plus confortable, allongée sur le ventre, enveloppée jusqu'à la taille dans des draps de soie qui caressaient sa peau nue. Elle voulut se retourner, mais une violente douleur dans son dos l'immobilisa.
‑ Tu es réveillée ? demanda une voix douce. Ne bouge pas trop, la blessure de ton dos ne s'est pas refermée.
Yanael en revint instantanément à la réalité. D'une main, elle chercha à vérifier que ses ailes étaient toujours là, que ce n'avait été qu'un cauchemar… Elle ne parvit qu'à atteindre deux blessures, propres mais encore ouvertes.
‑ Désolé de te présenter les faits si abruptement dès ton réveil, mais…il faut que je te pose une question. Veux-tu boire une potion de guérison, qui refermera les plaies et fera cesser la douleur… et te fera perdre tes ailes à jamais ? Ou souhaites-tu boire une potion de régénération, souffrir pendant quelques heures et pouvoir voler à nouveau ?
‑ Je veux retrouver mes ailes. Je n'ai pas peur de la douleur.
‑ Bien. J'étais sûr que ce serait ta réponse… Alors, il faut maintenant régler un léger problème : je ne dispose pas encore d'une telle potion… Il me manque un ingrédient, le sang d'une jeune céleste encore vierge. Je vais en faire chercher, mais…
Le diantrefosse fut interrompu par quelqu'un frappant à la porte.
‑ Entrez ! fit-il, irrité.
‑ Excusez-moi, Maître… C'est Vadelia, elle est rentrée, et elle a ramené… un cadeau pour vous.
‑ Un cadeau ?
‑ Dans la salle de torture.
‑ J'arrive. Yanael, peux-tu marcher ?
‑ Oui, fit l'érynie en se levant, grimaçant légèrement.
‑ Allons-y, alors.
Au centre de la salle de torture se tenait, droite et fière, une créature qui aurait pu passer pour une très belle jeune femme d'une petite vingtaine d'années, si ses yeux n'avaient pas été d'un jaune si pur, et si elle n'avait pas été exclusivement vêtue de chaînes, terminées par des petites masses, des crochets ou des courtes lames, et dont certaines étaient cruellement barbelées.
Lorsque le diantrefosse entra, la kyton, diablesse excellant au combat et dans l'art de la torture, lui désigna sa dernière prise : une jeune fille attachée sur une croix, nues, bras et jambes largement écartés. Si elle semblait humaine de prime abord, ses yeux et ses longs cheveux dont la couleur était celle de l'argent le plus pur trahissaient sa véritable nature. L'armure, le bouclier, l'épée et le symbole sacré qui gisaient au sol n'étaient pas non plus ceux d'un quelconque guerrier.
‑ On dirait que tu as de la chance, Yanael, dit le diantrefosse. Une paladine de Lathandre… et elle a du sang de céleste dans les veines. Un peu dilué, certes, mais ça devrait suffire. Belle prise, Vadelia.
‑ Merci, Maître, fit la kyton.
‑ J'espère que tu ne l'as pas trop abîmée… j'ai besoin d'elle, vierge.
‑ Je ne l'ai pas touchée.
‑ Parfait… va chercher la préparation pour la potion de régénération, sur mon bureau.
‑ Oui, Maître.
Pendant que Vadelia sortait, Yanael se dirigea vers la paladine.
‑ Excuse-moi… Comment t'appelles-tu ?
‑ « Excuse-moi » ? Sont-ce là des manières de diable ?
‑ Pardon… je voulais juste être polie.
‑ Asteria, lâcha la guerrière sainte après un instant.
‑ C'est joli…
‑ Merci, fit l'autre, envahie par un sentiment d'absurdité. Mais puis-je connaître le nom de celle qui me torturera bientôt ?
‑ Ah, pardon… C'est vrai que j'aurais du me présenter d'abord… Je m'appelle Yanael, mais je ne vais pas te torturer.
‑ C'est joli aussi… Mais si je ne suis pas ici pour être torturée, peux-tu m'expliquer pourquoi je suis là, attachée dans une telle position ?
‑ Mais pour être violée et tuée, bien sûr, dit le diantrefosse, le plus sérieusement du monde.
L'érynie le dévisagea un instant avant de décider que ce devait être de l'humour, puis elle se retourna vers la fidèle de Lathandre.
‑ En fait, j'ai un très grand service à te demander… J'ai été blessée aujourd'hui, dit-elle en se tournant pour présenter son dos à son interlocutrice. J'ai perdu mes ailes. Mon maître m'a dit que la potion de régénération qui me permettrai de les retrouver nécessitait un ingrédient : le sang d'une céleste vierge.
‑ Et il s'avère que du sang de céleste coule dans mes veines, présent d'un père que je ne connais même pas. Et en plus, je suis vierge. La victime parfaite pour ta mixture, quoi…
‑ Accepterais-tu que je prenne un peu de ce sang ?
‑ Pourquoi poses-tu la question ? fit la demi-céleste, acerbe. Je suis celle qu'il te faut, et je suis attachée sur cette croix. Et puis, qu'est-ce que tu feras si je dis non ?
‑ Je suis vraiment désolée, répondit la jeune fille après un instant. Mais je veux vraiment pouvoir voler à nouveau…
Prenant la dague que lui tendait Vadelia, qui était revenue pendant cette conversation, Yanael l'approcha lentement de la gorge de sa victime. Une main du diantrefosse l'interrompit.
‑ Si tu tentes de tirer son sang de là, tu la tueras… C'est ici qu'il faut enfoncer ta lame, ajouta-t-il en guidant l'arme jusqu'au bas du ventre de la guerrière sainte.
Lorsque l'érynie plongea lentement la dague en elle, Asteria se força à ne pas crier. Elle ne voulait pas leur donner ce plaisir.
‑ Pardon… ça doit faire mal.
‑ Hypocrite…
Blessée, la jeune fille retira la lame ; le sang commença à s'écouler. La kyton se chargea de le recueillir, puis s'éloigna pour terminer la potion.
‑ Maître…
‑ Oui, Yanael ?
‑ La potion de soins que vous m'aviez proposée, vous pouvez la lui donner, s'il vous plait ?
‑ Bien sûr, bien sûr… tiens, je te laisse faire, répondit le diantrefosse en lui tendant une petite fiole bleutée.
L'érynie approcha la potion des lèvres de la demi-céleste, qui restèrent obstinément closes.
‑ Ce n'est pas du poison… C'est juste pour te guérir, et pour faire cesser la douleur.
‑ Je n'ai pas besoin de la pitié des diables.
‑ Ce n'est pas une question de pitié ! Je t'ai blessé parce que j'avais besoin de ton sang, c'est normal que je veuille te guérir, non ?
‑ Pour mieux pouvoir me réutiliser plus tard ?
‑ Non ! Ce n'est pas ça… Je ne veux pas que tu meures par ma faute, c'est tout… Je voulais juste un peu de sang… pour mes ailes…
La fidèle de Lathandre fut surprise : les larmes qu'elle voyait envahir les yeux de l'érynie ne semblaient pas simulées.
‑ Tu tiens tant que ça à mourir ? demanda le diantrefosse. Si tu veux, je peux t'achever, ça t'épargnera au moins la souffrance… à moins que tu ne préfères rester là à te vider de ton sang, bien sur.
‑ Tuez-moi. Mon âme retournera auprès de mon dieu, loin des fiélons de votre espèce.
‑ Non ! cria Yanael. Tu es en Enfer, ici. Ton âme ne rejoindra jamais ton seigneur, elle sera consumée par un diable avant de pouvoir quitter ce plan. Si tu meurs, c'est fini, il n'y a plus rien…
Asteria blêmit ; elle avait soudain peur de la mort à nouveau.
‑ Alors, si vous n'avez plus besoin de moi, renvoyez-moi sur Toril. Les miens me soigneront.
La jeune fille hésita un instant, avant de détacher les chevilles puis les poignets de la demi-céleste. Celle-ci, plus affaiblie qu'elle ne l'aurait cru, faillit s'effondrer au sol ; l'érynie la rattrapa dans ses bras et l'aida à s'asseoir.
‑ Yanael… qu'est ce que tu fais ?
‑ Vous pouvez la renvoyer sur Toril ?
‑ J'en suis capable, oui… mais ce n'est pas une jeune fille innocente, c'est une paladine au service de Lathandre…
‑ Lathandre n'est pas un mauvais dieu… J'ai accompli plusieurs quêtes pour lui. Il se préoccupe du bien-être des gens. C'est juste qu'il a un peu trop de préjugés…
La guerrière sainte écoutait, éberluée. Cette érynie avait agi au service du Seigneur de l'Aube ? C'était impossible… Pour s'assurer que c'était simplement un mensonge, elle se concentra afin de lire l'aura qui émanait d'elle. Lathandre n'accepterait jamais un être maléfique à son service.
Ce qu'elle vit ne manqua pas de la surprendre : si la kyton, qui, se détournant un instant de la potion qu'elle préparait un peu plus loin, lui décocha un regard noir de mauvais augure, était manifestement maléfique, le diantrefosse était tout à fait neutre, à l'écart du combat entre les forces du Bien et du Mal. Mais le plus troublant restait l'érynie : une aura extrêmement faible de Bien l'entourait, telle une flamme vacillante sur le point de s'éteindre.
Exténuée par l'effort qu'elle venait de fournir, la demi-céleste s'effondra. Interrompant sa discussion avec son maître, Yanael fut aussitôt à ses côtés, approchant la fiole de ses lèvres.
‑ S'il te plait, ouvre la bouche… Il faut que tu boives cette potion, ou tu vas mourir…
Asteria obéit. Quand elle eut avalé la dernière gorgée, elle sombra dans l'inconscience.
‑ Je m'occupe d'elle. Tu as ta propre potion à boire. Vadelia ?
‑ C'est prêt, Maître.
L'érynie prit le bol que lui tendait la kyton. La couleur écarlate du mélange fit grandir en elle un sentiment de culpabilité, qu'elle écarta le temps de boire le liquide d'une seule traite.
La douleur, immense, la fit chuter. Hurlant, la jeune fille se recroquevilla sur elle-même, face contre terre. Elle sentit ses deux nouveaux membres grandir dans son dos à une vitesse inhumaine, lui infligeant une souffrance infinie. Enfin, les plaies se refermèrent, ne laissant aucune trace apparente.
Asteria se réveilla dans un lit qui n'était pas le sien. Ouvrant les yeux, elle détailla la pièce qui l'entourait, ainsi que ses occupants. A côté du lit, Yanael se tenait debout, radieuse, une magnifique paire d'ailes d'un rouge écarlate lui servant d'unique vêtement. Plus loin, adossé contre un mur, se tenait le diantrefosse, qui avait repris forme humaine. Malgré son changement d'apparence, la paladine le reconnut à sa voix lorsqu'il lui demanda :
‑ Alors, ton sacrifice n'en valait-il pas la peine ?
La fidèle de Lathandre ne put s'empêcher d'acquiescer.
‑ Si, je suppose. Mais maintenant, qu'est ce qui va m'arriver ? Vous allez me violer et me tuer ? demanda-t-elle, reprenant ses propos.
‑ Ne nous prends pas pour des démons, fit le seigneur infernal, vexé. Ca n'est pas dans nos habitudes de prendre les gens de force… Néanmoins, si tu veux connaître le plaisir, je serai heureux de te l'offrir.
‑ J'ai fait vœu de chasteté, répondit Asteria, espérant que le diable respecterait cette réponse polie.
‑ Vœu de chasteté ? C'est quoi ?
‑ Ca veut dire qu'elle a renoncé à connaître un jour les plaisirs de la chair, expliqua le diantrefosse.
‑ Mais pourquoi ?
‑ Pour mieux servir mon dieu, répondit la paladine. Pour que mes désirs ne me fassent pas dévier de ma tâche.
‑ Mais c'est absurde ! Comment peut-il en exiger autant de toi ? Si tu vis, c'est pour toi avant tout… Personne n'a le droit de t'interdire de connaître un plaisir sous prétexte qu'il faut que tu le serves !
‑ Ce n'est pas…
‑ En plus, c'est tellement… ces sensations, c'est… oh, ça ne se décrit pas. Maître, vous voulez bien lui donner du plaisir ?
‑ Volontiers, mais seulement si elle le désire. Je ne la forcerai pas.
L'allure plus que séduisante du diable et l'enthousiasme de la jeune fille eurent raison de la détermination de la demi-céleste.
‑ Je le désire, mais… J'ai fait vœu…
‑ Fais une entorse à ton vœu, suggéra l'érynie. Juste une fois, pour savoir ce que c'est que ce plaisir. Ensuite, tu sauras si tu veux le respecter ou pas. Lathandre ne t'en voudra pas pour si peu, si ?
‑ … non, je suppose que non, fit Asteria après un instant de réflexion. Faites-moi connaître les plaisirs de la chair, s'il vous plait, demanda-t-elle au diantrefosse.
‑ Avec joie, répondit celui-ci en s'avançant vers le lit. Et toi, Yanael, joins-toi à nous.
‑ Oui, Maître.
Le monde explosa en une infinité d'étoiles alors que le plaisir déferlait, raz-de-marée jaillissant du bas du ventre de la demi-céleste pour envahir tout son corps.
Lorsqu'elle revint à la réalité, l'érynie, qui l'avait accompagnée dans sa jouissance, la tenait toujours dans ses bras.
‑ Alors, tu veux toujours faire vœu de chasteté ?
‑ … je ne sais pas… non. Je ne veux plus.
‑ Lathandre l'accepte ?
Troublée par la question du diantrefosse, la paladine tenta de se concentrer, cherchant en elle-même la présence divine qui la soutenait à chaque instant de sa quête. Ne la trouvant pas, elle essaya de se focaliser l'énergie positive que son dieu lui permettait de manipuler en une aura curative autour de sa main, mais rien ne se produisit. Voyant qu'elle commençait à paniquer, le diable lui posa une main sur l'épaule, rassurant.
‑ Ne t'inquiètes pas. Le Seigneur de l'Aube est peut-être courroucé que tu aies ainsi renoncé à ton vœu, mais il serait vraiment cruel et égoïste de sa part de refuser ta foi. Reste en prière jusqu'au lever du soleil, c'est à ce moment-là qu'il décidera si oui ou non il veut toujours de toi.
Asteria acquiesça ; le diantrefosse et l'érynie la laissèrent en paix.
Ils avaient à faire dans une autre chambre.
‑ Au fait, j'ai une bonne nouvelle pour toi, Yanael…
‑ Il reste encore de longues heures avant l'aube ?
‑ Mieux que ça… Après ton combat victorieux contre le balor, plusieurs hauts diables m'ont soutenu quand j'ai proposé à Méphistophélès de faire de toi un diantrefosse.
‑ Moi ? Un diantrefosse ?
‑ Avec toute la puissance que ça implique.
‑ C'est… possible ? De devenir directement un diantrefosse, sans passer par les autres étapes de la hiérarchie ?
‑ Tu as montré que tu le mérites, tu as vaincu un seigneur démon…
La jeune fille acquiesça. Elle se sentait bien… Puis elle réalisa quelque chose.
‑ Mais… j'aime bien mon corps…
‑ Ne t'en fais pas pour ça… Tu le sais, les diantrefosses sont métamorphes. Tu pourras continuer à garder cette apparence si tu le souhaites. Les crocs, les griffes et les écailles ne sont là que pour les combats… Toi, tu as ton épée et ton armure, tu n'en as pas besoin.
‑ Alors, d'accord…
‑ Parfait. La cérémonie aura lieu demain soir, au palais.
L'aube arriva enfin ; les prières d'Asteria restèrent sans réponse. Lentement, elle se recroquevilla sur elle-même, sanglotant doucement. Elle n'entendit pas la porte s'ouvrir, ni les pas d'un couple s'approcher, ni le froissement des plumes lorsque Yanael s'agenouilla pour l'entourer de ses bras et de ses ailes, chaleureuse et protectrice.
‑ Voilà pourquoi je hais les dieux, fit le diantrefosse, juste assez fort pour être entendu. Ce ne sont que des égoïstes, qui ne cherchent que des serviteurs fanatiques et dévoués.
‑ Chut, dit doucement l'érynie, ange de compassion. Ne t'en fais pas… Ce n'est rien.
‑ Il m'a abandonnée, hoqueta la demi-céleste entre deux sanglots. Il m'a abandonnée…
‑ Ca ne change rien… Tu es vivante, tu sais pourquoi tu te bats. Tu es une paladine, tu es l'épée de la justice et le bouclier des innocents, tu défends le Bien, tu combats le Mal… Lathandre n'a fait que t'accompagner dans cette quête, et maintenant, vos chemins se séparent, mais ce n'est rien de plus. Ta lutte continue…
‑ Je n'ai plus de pouvoirs, plus de dieu qui me protège au cœur de la bataille et me soutient aux instants les plus sombres de la nuit… ma foi n'a plus de sens…
‑ Je peux te rendre tes pouvoirs, répondit le seigneur infernal. Je peux te soutenir dans ta quête. Je peux te donner ce que Lathandre t'a prit, si tu le désires.
‑ Pourquoi ?
‑ Pour que tu puisses poursuivre ta quête. Pour que tu sois ce que tu es, une paladine.
‑ Pourquoi ?
‑ Pour que tu montres au monde ce qu'est la vérité. Pour que tu répondes, quand on te demandes si c'est Lathandre qui guide ton bras lorsque tu sauves un village d'une horde d'orcs ou de gobelins : « Non. Lathandre m'a abandonné. Mais je n'ai pas besoin d'un dieu pour faire le bien. Je suis venue vous sauver, parce que je suis une paladine. »
‑ Donnez-moi cette force, s'il vous plait… Donnez-moi la force de me battre.
Le diantrefosse se concentra ; Asteria sentit une puissance nouvelle l'envahir.
‑ Reçoit ce qui est tien. Sois ce que tu es.
‑ Je suis une paladine.
NdA : Ca ne sera que la dixième fois que je le ferai… le…
Disclaimer : L'univers des Royaumes Oubliés est la propriété de Wizards of the Coast, pas la mienne… J'écris cette fic sans leur autorisation, et sans en tirer le moindre profit financier. Néanmoins, tous les personnages, à l'exception de Durnan, Qilué, Laérale et Khelben sont ma création et ma propriété. Vous pouvez les utiliser comme bon vous semble… à condition de me prévenir avant.
Une petite explication que j'aurais pu mettre dans le chapitre 7 : après la mort, l'âme quitte le corps et rejoint rapidement le plan de Fugue. Là, des envoyés des dieux se chargent de guider les fidèles vers les royaumes des différentes divinités ; les infidèles et les athées, eux, passent en jugement devant le Seigneur des Morts, Kelemvor. Les deux peines les plus courantes sont l'esclavage pour l'éternité dans le palais de Kelemvor ou la destruction progressive de l'âme, qui fusionne avec le mur d'enceinte du palais en question pour se transformer en une de ses briques.
Néanmoins, tout ne se passe pas toujours aussi bien… L'âme n'arrive pas toujours à destination. Elle peut être interceptée dans le plan de Fugue, en général par des fiélons en quête de soldats – volontaires ou non – pour la Guerre de Sang, ou même avant, sur le Plan ou la mort a eu lieu, par un nécromant ou une créature dotée de puissants pouvoir magiques. En particulier, il est rarissime que l'âme d'un défunt sorte des Enfers, tant les diables capables de les capturer sont nombreux.
A part ça… Tout comme les prêtres et la plupart des utilisateurs de magie dite « divine », les paladins tiennent leurs pouvoirs de leurs dieux. C'est la divinité qui accorde les sorts et autres pouvoirs magiques à son fidèle, et elle peut les lui retirer d'une simple pensée… ce qui arrive parfois, lorsque ledit fidèle agit en contradiction directe avec les intérêts ou les principes du dieu. En particulier, une paladine qui brise son vœu de chasteté pour aller frayer avec des diables, ça ne plait pas à une divinité qui incarne le Bien… mais alors pas du tout.
Bon… Dans le prochain chapitre, Kael et une elfe noire découvrent la vie dans les Enfers. Et fort logiquement, ils n'apprécient pas du tout…
…en attendant… review, siouplé ?
