Note de l'auteur :

Que je suis productive allez-vous me dire...peut-être. En même temps, je vous dois bien ça ! Non contente d'avoir la désagréable habitude de vous faire attendre... je vous fais des suspenses à presque tous les chapitres ! XD Il y a peu sur une autre fic...on m'a dit que j'étais pire que cruelle (hein Neliia ? XD)

Bref : elle est velue ou pas, cette main ? ;)

Ah et... il y a, derrière chacun des « pseudo » utilisés dans ce chapitres, un vrai personnage de SDK ;) Je suis certaine que vous n'aurez aucun soucis à les retrouver ! ;)

Remerciements :

Clemantine :

Je crois que tout le monde pense « Bonten » haha ! XD Je ris !

Yukimura a toujours été un grand observateur !:P Il est super utile comme personnage !

Princesse d'Argent :

Effectivement personne n'a reçu l'alerte pour le chapitre 7 ! (Moi même je n'ai pas reçu la confirmation!)

Tu vois tout juste ! Yuya se remue beaucoup les méninges concernant cette décision !

Haha aller, cette fois, la fin sera peut être moins remplie de suspens :P Bonne lecture !

Kei-kun !

Ravie de te revoir ici :D (et trop heureuse que la case « grammar-nazi » passe à la trappe ! Je déteste faire des fautes... mais j'en fais quand même et vu parfois ce que c'est, ça me hérisse le poil!)

Haha je sais que je peux compter sur toi pour relever mes efforts de style ! (bons ou mauvais, d'ailleurs !:D)

Je livre la suite ! Un peu plus banale pour ce chapitre j'en ai peur ^^ Je place mes pions !

PS : Tu joues vraiment ta Namy dis moi :P

Bloody Kyo :

Hehe non, Yuya n'est pas une fille facile !;)

lol :

Maintenant pourquoi pas ;) Merci beaucoup, bonne lecture !

Guest :

La suite arrive ! Tu en sauras bientôt plus ! Bonne lecture !


Chapitre n°9

Regrets

En arrivant au matin, Akira ne tarda pas à remarquer l'agitation qui l'entourait. De petits groupes d'étudiants s'étaient formés ça et là, relatant les faits, les imbriquant les uns dans les autres... et n'hésitant pas parfois à extrapoler là où il y avait des blancs. En tout état de cause, ce qu'il apprit et qui était de toute évidence la seule chose certaine à l'heure actuelle était qu'il y avait eu une agression sur les lieux et que la police avait due se déplacer.

Il ne pouvait pas moins s'en soucier. Qui disait aux étudiants de rester si tard ? Ils n'ont qu'à savoir se défendre. L'étudiant ne doutait pas que Kyo serait du même avis, bien qu'il ne daignerait sûrement même pas le donner.

Tout ceci était effectivement d'actualité jusqu'à ce qu'il croise une jeune personne qu'il connaissait bien.


Le verdict avait été le suivant : deux hématomes -l'un sous l'œil gauche et l'autre au niveau de l'abdomen-, une fracture du poignet droit et quelques égratignures éparses. Somme toute, il n'y avait pas de quoi fouetter un chat, sauf que le voleur était reparti avec son sac. La seule chose dont Yuya pouvait actuellement se réjouir, c'était qu'il n'était pas reparti sans payer sa dette. La jeune femme avait toujours été très attachée au fait de régler ses comptes, avec quelques intérêts. Aussi était-il reparti à quatre pattes au lieu de deux, mais toujours avec ses affaires. Elle soupira, exaspérée. Depuis un certain temps, rien ne se déroulait jamais comme prévu.

C'est un professeurs qui avait alerté la police en l'entendant crier et était donc responsable de toutes les rumeurs qui circulaient ce matin là. On ne pouvait rien lui reprocher, excepté peut être que son intervention après coup avait détourné Yuya se son activité et que, s'il n'avait pas voulu intervenir, le voleur aurait été à ses pieds avant vingt deux heures.

Au final se dit Yuya alors qu'elle marchait en direction de la fac, la main n'était ni velue ni quoi que ce soit d'autre. Si elle se fiait à ses souvenirs, elle était certes un peu poilues, mais surtout froide et portant une odeur de viande crue. Et ce dernier détail n'aurait rassuré personne... Yuya s'était donc abstenue d'en parler.

Il ne faisait aucun doute que dès son arrivée, tout le monde saurait que la victime était elle. L'étudiante détestait cela. Jouer le rôle de la victime n'était très certainement pas son fort, d'ailleurs, c'était bien pour ça qu'elle était en route pour suivre ses cours normalement.

De loin, elle voyait déjà les petits groupes bavarder. Ses pieds touchèrent le sol avec souplesse et se dirigèrent avec fermeté vers le premier bâtiment. D'abord un petit tour à la bibliothèque puis...

Son regard croisa celui de Kyo.

Une semaine pour respirer à nouveau, trois semaines pour tenter un oublie et... une seconde pour avoir le souffle coupé. Kyo avait eu un air surpris, le temps juste de s'en apercevoir et de reprendre une expression neutre. De quoi était-il surpris ? De la voir à quelques cinq mètres de distance ou bien la vision du gros hématome qui maquillait sa peau et éclipsait, pour un temps, l'éclat de ses yeux verts?

Yuya batailla pour détourner le regard. Elle y arriva avec calme et sang froid sans jamais -elle l'espérait- avoir laissé transparaître sa gène. Et avec une démarche souple et un peu « vois que tu ne me traumatise pas », s'en alla loin. La fierté était une chose dure à ravaler.

Après tout, elle ne le connaissait plus, où du moins, c'était censé être le cas.

Y avait-il coïncidence plus étrange que ce qu'il venait de voir ? Elle lui avait demandé de ne plus jamais paraître devant elle et, fierté oblige, Kyo -non qu'il ait décidé d'obéir- s'était laissé convaincre de l'oublier un temps. Et voilà que le jour ou la rumeur parle d'une fille agressée, la planche à pain se ramène avec le visage refait. C'était un peu trop fort. Quelque part entre ses tripes et sa gorge, il y avait une boule qui s'était formée. Impuissance, colère... un petit maelström de sentiments négatifs se formaient là et Kyo laissa faire.

Il ne pouvait pas nier que la situation actuelle lui portait déjà sur les nerfs. Cette fille n'avait absolument rien saisi à la situation, à leur situation. Bon, il n'était pas sans savoir d'où cela venait, il n'était pas idiot, mais elle était bête. S'il avait été là, comme à son habitude, à lui rendre le quotidien impossible, personne ne l'aurait touchée. Personne n'aurait eu le droit de l'approcher.

Mais bientôt tout allait changer. Kyo prit son téléphone et lu le contenu présent à l'écran.

Mise à jour – auteur : Nozoshiyu – Titre : Regret - AM 08:05.

Est-il logique de ressentir des regrets ? Tout le monde ressent-il le regret à la même échelle ? Ce sentiment signifie t-il qu'on a eu tord ? Le regret, un sentiment positif ou négatif ?

Rapide définition :

Acte ou choix, réalisé ou non, dont on s'aperçoit trop tard qu'il aurait pu nous apporter satisfaction.

Souvent je me dis, que si je prends moi même une décision, il n'y a pas de raison d'y avoir des regrets. L'on prend souvent une décision dans notre propre intérêt et, à ce titre, il devient étrange que ce choix nous fasse du mal. Hors... nous le faisons. Nous prenons des décisions qui nous font mal. Pourquoi ? Pour autrui ? Pour nous même ? Pourquoi prendre une décision qui nous fait mal dans notre propre intérêt ? N'est-ce pas contradictoire ? Si le regret peut être bénéfique, nous aider à progresser à l'avenir, cela veut-il dire que si le même choix se présentait de nouveau à nous, il faudrait, cette fois ci, en faire un différent ?

Si dans certaines situations cela peut être une vraie leçon... je me demande parfois s'il faut toujours céder au regret.

Commentaires – 5 -
Iassei

C'est une question très difficile que tu te poses, Nozoshiyu. Je te lis depuis tes débuts et je me retrouves, parfois, comme maintenant, dans tes écris. Si cela est, comme cela se ressent, un sujet personnel, je te souhaite de vite avoir la possibilité de remettre tes pensées dans le bon ordre.

*Iraka*

Voilà pourquoi il faut vivre une vie nette et franche ! Ne pas prendre de décision faite de « bon sens » ! Tu te sentiras bien mieux !

Hassun

Si tu veux, on peut sortir ensemble ! Je suis sûr que c'est une histoire de cœur ! (ma demande ne fonctionne que si tu es une femme, 'kay ? ;) )

N'Heiris

-*KariA*- : Ton commentaire est renversant ! Bien entendu que parfois il faut faire des choix qui ne nous plaisent pas ! Et OUI, pour notre propre bien ! Des encouragements tels que les tiens sont assez irresponsables...

Onoga

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