Bonsoiiir !
J'ai décidé d'écrire pour la première fois dans ce chapitre pour vous remercier ! Merci pour les reviews, j'adore lire vos avis et je trouve ça normal d'y répondre. Alors, avant ce chapitre qui se terminera par une fin sadique comme on les aimes, je vais vous répondre :)
Bonne lecture !
Maxine3482 : Merci ! Oui, en effet cette fanfic sera pleine de rebondissements... Déjà, rien que dans ce chapitre ! Bonne lecture ;)
Guest : Merci beaucoup ! Voici la suite !
Love The Original Family : Hahaha, tu n'as pas fini de la voir Parkinson, mouhaha. Ravie que ça te plaise ! Merci pour ces beaux compliments et je te souhaite une excellente lecture ! (Et si ton pseudo fait référence à TVD, je suis complètement de ton avis *-*)
Swangranger : Hello ! Merci beaucoup, ça me fait super plaisir ! Lire ton avis m'a beaucoup aidé. je suis d'accord avec le fait que Ron et elle se réconcilient vite, mais bon, elle est toujours en froid et tu verras que dans ce chapitre, il va pas spécialement être au mieux de sa forme.. Bonne lecture !
Lytchina76 : Merci, voici la suite ! :P
Chapitre 10 : Mais qui es-tu, Gabrial?
Dimanche 23 octobre, 21h45.
Couloirs de Poudlard.
Hermione marchait, perdue dans ses pensées. Elle ne souvint même plus les mots échangés avec Harry, datant pourtant d'il y a deux minutes environ. La Rouge et Or déambulait dans les couloirs, descendait les escaliers et parcourait les couloirs des cachots de Serpentards dans des gestes automatiques, comme robotisée.
Malgré ses nombreuses pensées qui tourbillonnaient dans son esprit, sans relâche, elle eût cependant le réflexe de réprimander un élève de seconde année qui vagabondait devant la Salle Commune. Même si son insigne de préfet ne brillait pas sur sa poitrine, il la reconnut et leva les yeux au ciel, avant de pénétrer dans son dortoir.
Enfin, Hermione entra dans sa chambre et en huma l'air rance qu'elle dégageait, un mal de tête faisant vriller ses tempes. Dans des gestes mal contrôlés, elle se mit en pyjama et enfouit son corps glacé dans les couvertures chaudes qui recouvrait son grand lit.
Hermione Granger allait danser avec Drago Malefoy. Ce crétin. Cet ennemi. Ce garçon méprisable. Ce raciste.
Pourtant, elle ne comprit pas vraiment pourquoi ça ne la dérangeait pas autant que ça… Oui, Drago avait beaucoup changé, cette année. Son été avait dû être mouvementé, pour qu'il change si vite d'idéologie. Depuis combien de temps ne l'avait-il pas traité de "Sang De Bourbe"? Elle ne pouvait même pas se souvenir de ce moment, tant il lui semblait loin.
Dans un mouvement instinctif, elle pencha sa main vers sa valise, au sol, afin d'y saisir le carnet noir qu'elle gardait toujours près d'elle. La Gryffondor avait envie d'étaler ses pensées, d'organiser ses idées, de peser le pour et le contre, de réfléchir et de se relire pour tenter de comprendre le cheminement de son futur… Elle lâcha échapper un sanglot lorsqu'elle se rendit compte que sa main ne tâterai que le vide.
Son angoisse redoubla d'intensité. Danser avec Drago devant tout le monde, imaginer son journal dans un endroit inconnu de Poudlard, la masse de devoirs qui l'attendait, là, sur son bureau, en prévision des BUSES, Zabini et son sourire si étrange… Et Gabrial, qui continuait de la suivre lorsqu'elle allait se ressourcer dans son endroit favori. Endroit désormais contaminé par la présence du Serdaigle.
Certes, le charme de Gabrial ne laissait pas indifférente Hermione. Lorsqu'elle était envahie de jalousie face à l'attention que portait Ron à ce curieux personnage, ses yeux le voyaient amochi. Mais maintenant que son ami la méprisait depuis leur conversation, agitée, dans les toilettes des filles, Hermione avait changé de regard envers lui.
Ses yeux, d'un vert clair bouteille, était joliment coloré d'une étincelle de joie en permanence, et ses dents étaient d'une blancheur exceptionnelle. Malgré son attitude dérangeante envers Hermione, il ne lui avait jamais manqué de respect. Avec un haussement d'épaule, elle se dit qu'après tout, il n'était pas spécialement méchant, et même assez beau. Bien sur, jamais elle ne pourrait être en couple avec lui, ses expressions faciales lui donnaient déjà de désagréables frissons dans le dos, mais elle ne voyait aucune raison particulière de le haïr. Si on mettait de côté son étrange relation avec Ron.
Elle se souvint des vagues paroles qu'ils avaient échangés, depuis la rentrée. Quand elle avait souri à une de ces blagues, elle avaitbien remarqué le regard, lourd de sens, d'Harry, qui souriait. La jeune femme n'avait pas tout suite comprit cette réaction, puis, après de nombreuses questions au sujet du préfet Bleu et Blanc, elle avait conclu qu'Harry voulait les mettre ensemble.
Seulement, et elle n'avait aucune idée de la raison, elle ne pouvait imaginer partager une histoire d'amour avec ce garçon. Premièrement, parce que ses pas toujours accordés au sien et ses expressions bestiales lui faisaient peur, et aussi parce qu'elle avait l'impression que son coeur était déjà rempli.
Et là, elle ne comprenait pas, ce qui la frustrait au plus haut point.
On pourrait croire qu'elle était déjà attirée par quelqu'un, et il ne s'agissait pas de Gabrial. Au fond d'elle, elle sentait son coeur accélérer, mais son cerveau ne lui donna pas le nom de la personne qu'elle aimait. Elle n'avait jamais ressenti ça, et pourtant, elle avait l'impression que cette sensation existait bel et bien.
La tête enfouie dans son oreiller, elle imagina Ron… A part l'énervement qu'elle lui portait, elle ne ressentait strictement aucun amour pour lui, elle en était persuadée. Avec dégoût, elle vit le visage d'Harry apparaître devant ses yeux fermés, qu'elle chassa bien vite. Bien qu'elle ai eu des hésitations quant à ses sentiments pour le rouquin, elle savait parfaitement que l'amitié qu'elle portait pour Harry était unique, et elle n'éprouvait aucune passion amoureuse pour le brun.
Puis, amusée, elle s'imagina les garçons familiers qu'elle fréquentaient à longueur de journées : Neville? Seamus? Dean? Blaise? Fred? George?
Elle s'endormit, l'image de Drago devant les yeux, sans s'en rendre compte.
Mardi 25 octobre, 02h47.
Chambre de Drago Malefoy, cachots des Serpentards.
Avec un soupir de fatigue, Drago chassa d'un mouvement brusque le peu de drap qui couvrait son corps, brûlant. Il ne pourrait décidément pas dormir, cette nuit. Il voulait sécher les cours, passer son jour de cours au fond de son lit, l'esprit tranquille.
Seulement, des yeux marrons et des cheveux frisés vint s'imposer dans son esprit, et il décida de se lever quand l'heure serait venue. Même si de grandes cernes habiteraient ses yeux bleus, qu'il lèverait les yeux au ciel 12 fois à chaque cours et que ses cheveux, normalement impeccablement peignés, serait dans un état épouvantable, il sortirait de sa chambre.
Juste pour voir Hermione, au moins une fois.
Il était possédé. Comme si tout son corps était contrôlé par les gestes de la jeune femme, qu'un mot pouvait le détruire, que de l'insulter et la frapper lui donnait envie de vomir, et de la prendre tendrement dans ses bras. Il aurait voulu laisser libre son amour, la complimenter, l'appeler par son prénom, se rapprocher d'elle. Mais rien qu'en imaginant la réaction de son père en apprenant une quelconque attirance envers elle le faisait changer d'avis.
Il se sentait lâche, mais en sécurité.
Pendant une semaine, il avait tenté d'apercevoir ce fameux Gabrial, et s'était rendu compte qu'il s'agissait du préfet de Serdaigle, qu'il avait déjà vu plusieurs fois sans connaître son prénom. En revoyant son visage légèrement hâlé, et son sourire éclatant, il avait serré les poings, et s'était retenu pour ne pas dissoudre sa colère dans des coups contre le fauteuil défoncé de sa chambre.
Pour effacer l'image de Gabrial, il superposa dans son esprit la figure douce de la brune, qui dormait paisiblement dans la chambre d'à côté. D'ici, il pouvait entendre les longues respirations de sa Gryffondor, et sourit, seul, dans l'obscurité.
La paisibilité qui enhardit automatiquement son corps eut raison de lui, et il plongea dans un sommeil profond, loin de du teint bronzé de Gabrial, de ses yeux verts et de son petit rictus pervers.
Vendredi 28 octobre, 17h29.
Couloirs de Poudlard.
La journée d'Hermione avait été longue. Trop longue. Le sac rempli de nombreuses notes cogna contre son dos au rythme de ses pas précipités.
Elle n'avait qu'une envie : Retourner dans son dortoir, et plonger dans ses derniers devoirs. En effet, son planning de révisions ne cessait de la décontenancer, la plongeant dans la culpabilité à cause des nombreuses cases vides qu'elle ne remplissaient pratiquement plus. Seulement, rien qu'en pensant aux BUSE, son coeur s'emballait et des sueurs froides lui parcourut le creux du dos. Ce fut donc en accélérant le pas qu'elle se retrouva devant sa chambre, prête à exploser.
Une vingtaine de minutes plus tard, Hermione était attablée, et avait posé de nombreux parchemins sur son bureau. Elle écrivait frénétiquement, comme si sa vie en dépendait, et sa plume se balançait si vite d'un côté à l'autre qu'elle était à deux doigts de se déchirer.
Alors que la fenêtre laissait entrevoir un ciel d'un noir encre, et que la lumière de la chambre devint tamisée, la Rouge et or était toujours penchée sur les nombreux parchemins, étalés devant ses yeux si fatigués. Les Runes Anciennes lui paraissaient particulièrement difficile, sûrement à cause de son ventre tenaillé par la faim et ses muscles endoloris par les courbatures. Mais elle continuait d'écrire, malgré ses doigts gonflés par l'effort et les picotements dans ses jambes ankylosées.
Cela faisait maintenant plus de 4h qu'elle était assise là, à traduire les symboles inlassablement… Elle venait pratiquement de terminer tous les exercices de son manuel, et se promit d'aller en chercher un nouveau, le lendemain, à la bibliothèque.
Plongée dans sa concentration, pourtant fébrile, elle ne remarqua pas que Drago déposa un pied dans sa chambre, l'air ahuri. Ce fut lorsqu'il s'approcha suffisamment qu'elle remarqua sa présence dans son dos, et sursauta brutalement.
"Merlin, Malefoy, tu m'as fais peur !"
"Ca fait combien de temps?"
Hermione regarda son homologue, interloquée.
"De quoi tu parles?"
Drago fixait les parchemins, plumes et livres qui s'entassaient sur son bureau.
"Ca fait combien de temps… Que tu travailles, Granger?"
Elle leva les sourcils, et consulta sa montre moldue. D'une voix faible, elle lâcha :
"Un peu plus de 4h. Pourquoi?"
Et là, sans qu'elle ne comprenne, elle fut propulsée dans les airs. Le cri qu'elle voulut extérioriser de sa gorge resta bloqué, et elle constata avec surprise que Drago la tenait au dessus de sa tête, les deux mains sur son dos, afin de la soulever. Dans un mouvement sûr, il déposa Hermione dans son lit, tout en hochant la tête d'un air désolé.
"Pauvre Granger. Obligée de travailler parce qu'elle a les pensées embrouillées…"
Et il sortit, sans un mot de plus, laissant là une Hermione complètement déboussolée.
La brune sentait encore les paumes chaudes contre son dos meurtri, et elle consentit à poser doucement sa tête contre l'oreiller. Elle pensa que son esprit visualiserait la scène une centaine de fois, la privant des heures précieuses de repos qu'elle espérait. Seulement, la fatigue eût raison d'elle et elle s'endormit d'un sommeil teinté de cheveux platines et de cicatrice en forme d'éclair, tout cela sur un parchemin usé.
Samedi 29 octobre, 20h18.
Chambre d'Hermione Granger, cachots des Serpentards.
"Allez, viens Mione!"
"Mais puisque je te dis que j'ai encore une dissertation de métamorphose à terminer !"
Ginny, la mine boudeuse, tira une dernière fois sur le bras d'Hermione, et finit par lâcher prise. Elle releva la lèvre dans une moue caricaturée, ce qui fit rire la brune.
Elle devait se rendre à la fête, dans la Salle Commune des Gryffondors. Harry lui manquait terriblement, et elle considérait que rater l'anniversaire de Seamus ne serait pas très respectueux, et qu'elle en ternirait sa pauvre réputation une nouvelle fois.
La soeur Weasley baladait ses yeux bleus à travers la pièce, totalement refaite depuis la dernière fois où elle y avait mit les pieds, tandis qu'Hermione relisait les mots du manuel de métamorphose. Mais les phrases dansaient et elle sentait que sa concentration était au plus bas.
En même temps, elle n'avait pratiquement pas bougé de la journée, excepté pour prendre une banane dans les cuisines du château.
Elle avait enfin terminé ses révisions en retard, et avait même prit un peu d'avance. En constatant que la date de la dissertation qu'elle s'efforçait d'écrire était dans plus d'un mois, Hermione releva la tête et croisa le regard, malicieux, de sa camarade et amie.
"Bon… D'accord, je viens à la fête… Mais je repars avant 23h !"
"Ce que tu peux être rabat-joie ! Allez, viens !"
Avant qu'elle ai pu esquisser le moindre geste, la rousse avait déjà passé le palier du dortoir et se précipitait dans les escaliers de pierre, apparemment pressée de rejoindre la fête.
Même jour, 20h35.
Salle Commune des Gryffondors.
Après s'être posée dans un fauteuil en face de la cheminée, Hermione soupira. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle était là, à écouter de la musique des Bizarr' Sisters, alors qu'elle pourrait être au fond de son lit douillet à lire un gros ouvrage.
Elle était venue dans le seul but de voir ses amis, mais après avoir discuté près de 10 minutes avec Harry, qui louchait bizarrement dans la direction de la rousse qui l'avait accompagné, et avoir souhaité un bon anniversaire à Seamus, elle ne savait pas trop quoi faire.
Laissant vagabonder ses pensées en contemplant les flammes qui léchaient le pourtour de la cheminée marbrée, elle imagina son dortoir, plongé dans la pénombre… Finalement, sa nouvelle chambre lui plaisait, et elle remercia intérieurement Peeves. Au moins, elle pouvait penser seule, être solitaire, et ne pas partager son dortoir avec deux filles qu'elle ne connaissait pas. Et même si leurs accueils n'avaient pas été très chaleureux, les Serpentards la respectaient.
Le feu de la cheminée était agréable, chauffant délicatement quelques parcelles de sa peau. La fatigue embruma son cerveau, et elle sombra dans une plénitude quasi immédiatement.
Lentement, le contour du visage de Drago se dessina, et elle n'essaya pas de la rayer de son esprit. Au contraire, elle ferma les yeux, et apprécia la couleur vive de ses cheveux, ses yeux azurs, et son sourire, rare.
Elle sursauta en entendant de nombreux cris, et se retourna vivement, sortie de sa torpeur.
Et là, elle se figea d'horreur.
Même jour, 20h35.
Chambre de Drago Malefoy, cachots des Serpentards.
Drago cherchait ce qui le tracassait, mais n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Le silence de sa chambre, déjà plongée dans la nuit avancée, le réconfortait. Il avait l'impression de pouvoir mettre ses idées au clair, de pouvoir réfléchir posément, sans personne pour le déranger.
Mais il était perturbé, sans savoir pourquoi.
Il soupira bruyamment, agacé par ses propres idées. Enfin une soirée paisible, où son corps endolori par l'ascenseur émotionnel qu'il vivait perpétuellement pouvait se reposer… Et pourtant, il arrivait toujours à être chiffonné, et ce, pour aucune raison valable.
Dans un réflexe, il murmura un "Accio journal", et le carnet noir sauta dans le lit de Drago, dans lequel le blond était allongé. Il lâcha sa baguette, et caressa doucement la reliure du journal de sa Granger. Il songea au réconfort que pouvait lui donner ce minuscule cahier, et esquissa un sourire. Puis, il tâtonna pour la seconde fois le bois de sa baguette, et chuchota un "Lumos". Évidemment, il ne haussait pas la voix, de peur qu'Hermione comprenne son petit stratagème.
Il prit une page jaunie, du début, entre ses doigts pâles, et commença sa lecture en retenant son souffle :
"Cher journal,
Gabrial. Pourquoi, je ne sais pas, mais je le hais. En tout cas, ce soir. Parce qu'il est encore plus proche de Ron que je ne l'étais, avant cette année. Et ça me rend folle…
Ron… J'ai l'impression que je suis devenue son esclave de devoirs, de ne servir à rien dans sa vie, que je ne suis qu'une fille parmi tant d'autres. Pourtant, ça fait maintenant 5 ans que je partage mes journées en sa compagnie. Certes, Harry aussi, mais lui reste toujours adorable avec moi, contrairement à Ron. Ca me rend malade, parce que j'ai l'impression de n'avoir aucune utilité, que je pourrais être blessée qu'il s'en ficherait.
Sinon, cher journal, je ne suis pas à l'aise. Les examens approchent à grands pas, et ça me fait stresser au plus haut point. J'ai l'impression d'être possédée par le planning des révisions, et scotchée aux parchemins qui peuplent lourdement mon bureau. J'en peux plus. Je crois que c'est la première fois de ma vie que j'espère que les vacances commencent, même si Papa et Maman partent en Bulgarie, et que je ne pourrais pas revenir à la maison. Mais ça ne me dérange pas, je sais que je les verrai à Noël."
Drago haussa les épaules, et referma le petit livre noir. Ce n'était pas très intéressant, aujourd'hui, même si cette page prouvait que Weasley n'était plus proche de Granger autant qu'avant… Aussitôt, et contre son gré, un petit sourire sadique illumina son visage : C'était SA Gryffondor, elle lui appartenait. Et si Potter et Weasley n'étaient plus à ses côtés, soit, il l'aurait pour lui tout seul.
Le Serpentard reposa lassement le journal au pied du lit, et déposa quelques vêtements dessus, pour ne pas se faire repérer.
Puis, il passa ses bras derrière sa tête et ferma les yeux. Pour dormir, il tendit l'oreille, pour calmer son coeur grâce aux légers ronflements de sa voisine.
Ce fut lorsqu'un grand silence lui répondit qu'il comprit la chose qui n'allait pas depuis qu'il était allongé dans son lit, et il se leva, sa main saisissant déjà sa baguette.
Même jour, 21h09.
Couloirs de Poudlard.
Les larmes coulaient sur les joues rosies d'Hermione, et elle ne chercha pas à les assouvir. Elle était perdue, elle ne comprenait même pas pourquoi une grosse boule s'était formée dans sa gorge, ni pourquoi des petits sanglots déchiraient le calme des couloirs, vides.
Ron et Lavande. Lavande et Ron. SON ami et cette CRUCHE de Lavande. Non, décidément, l'image d'eux en train de s'embrasser ne cessait d'apparaître devant ses yeux embués, désespérément. Sans songer à ses actes, elle ouvrit une porte au hasard et tomba sur salle de classe, visiblement abandonnée, et totalement sombre. Elle murmura "Lumos Maxima" en pointant le plafond de sa baguette magique, et remarqua que son bras tremblait violemment.
Elle s'assit au bureau du professeur, et posa son regard humide vers le bois de la table. Comme si elle ne pouvaient se retenir, les larmes qu'elle avait gardé s'échappait de ses paupières, et tracèrent leurs sillons sur les joues de la Gryffondor en un torrent, et un concert de sanglots déchirants.
Une dizaine de minutes plus tard, elle renifla et posa son front brûlant contre ses bras. Pourquoi ressentait-elle de la jalousie? Elle n'en avait aucune idée. Elle savait, et pouvait l'affirmer dans la moindre once d'hésitation, qu'elle n'était pas malade amoureusement de voir Ron embrasser une fille. Non, ce n'était pas à cause d'une potentielle attirance.
Avec du recul, elle comprit. Jetant distraitement un sort de sa baguette, elle contempla les petits oiseaux jaunes tourner au dessus de sa tête, celle-ci toujours posée entre ses bras.
La solitude devenait son quotidien.
Harry et elle ne se parlaient pratiquement plus, se jetant des petits regards ou se consolant mutuellement, dans un silence gêné. Ginny passait son temps avec Blaise, l'embrassant au détour d'un couloir ou racontant ses journées, tant et si bien qu'Hermione ne pouvait lui piper mot. Ron… Ron l'évitait soigneusement depuis sa rentrée scolaire, excepté lorsque des parchemins étaient à rendre pour le lendemain. Et il osait l'engueuler parce qu'elle avait échangé quelques mots courtois avec Drago? Non mais, pour qui se prenait-il?
Elle se demanda pourquoi il avait embrassé Lavande, et de plus de cette manière si… Sensuelle. Pour l'intelligence de la blonde? Non, certainement pas, sans vouloir se surestimer, il l'aurait embrassé elle si c'était réellement son genre de fille. Pour le physique avantageux de Lavande? Étrangement, cette phrase lui fit tirer un soupir d'exaspération, et elle se rendit compte qu'elle avait raison. Mais quelque chose la taraudait… Et si Ron avait embrassé Lavande dans l'unique but de rendre jalouse Hermione? Cette supposition sembla si véridique à Hermione qu'elle se demanda pourquoi elle n'avait pas émergé dans son esprit à la seconde où elle les avait vus, étroitement liés dans une étreinte amoureuse.
Ses larmes séchées, elle ne prit même pas la peine de se tourner lorsqu'elle entendit la porte de la salle s'ouvrir, laissant rompre le silence dans lequel Hermione était plongée.
Des gloussements.
Elle ne connaissait que trop bien cette voix fluette, et ces rires forcés, pour les avoir entendus pendant près de 5 années. Lavande.
Et si elle réfléchissait bien, Ron serait à ses côtés. Relevant lentement la tête, et constata que son hypothèse était fondée. Deux purs imbéciles. Ron, debout, semblait jubiler devant la tristesse de la jeune femme.
La brune, dans un excès de colère, fixa le roux qui soutint son regard, la bouche tordue dans un rictus mauvais. Elle essaya de lui transmettre toute la souffrance qu'elle vivait, la solitude à laquelle elle faisait face, et la jalousie amicale qu'elle ressentait à ce moment même… Mais Lavande lâcha un "Oups" sonore, ce qui fit sortir Hermione de sa concentration, et elle lui lança un regard dédaigneux.
Puis, son cerveau sembla s'éclairer et elle murmura faiblement "Oppugno". Les oisillons, qui volaient jusqu'à présent aléatoirement dans l'air, foncèrent sur le visage de Ron qui se le couvrit maladroitement de ses grandes mains. Puis, il repartit en courant, toujours poursuivi par les volatiles.
La porte se referma, et la Rouge et Or fut de nouveau dans le noir. Plus aucun pleurs n'obstruaient sa gorge, et elle porta la main à son cou pour tenter d'apaiser l'irritation de cette dernière.
Si Ron voulait l'éviter, tant pis pour lui.
Une dizaine de minutes étaient passées lorsque la porte s'ouvrit encore une fois. Hermione, recroquevillée, n'osa même pas regarder la personne qui se tenait sur le seuil. Pendant un instant, elle songea à Malefoy, puis à Harry, et enfin à Ron…
"Hermione? Tout va bien?"
Sous le coup de la surprise, la concernée releva brutalement la tête, éberluée de constater que Gabrial la fixait, l'inquiétude marquée sur ses traits bronzés.
Aussitôt, un sentiment de honte fit chauffer ses joues, et elle se tordit les doigts, stressée.
"Euh, oui, oui, ne t'en fais pas."
Il s'approcha, et elle remarqua qu'il souriait légèrement. Il prit une chaise, et s'installa en face d'Hermione. Puis, il prit ses mains secouées de tremblements, et lui lança d'une voix compréhensible :
"Tu sais, Hermione, tu peux tout me dire."
Elle observa les yeux verts du garçon, et sembla plongée dans un tourbillon. Son regard était si… Réconfortant. Son éclat était tel qu'elle sembla s'y perdre, et tomber agréablement. Elle se sentit, l'espace d'une seconde, transportée dans un autre monde. Et elle ne se souvint plus vraiment de l'existence de ses larmes sur ses joues rosies, ni même leurs significations. Tout ce qui comptait, à présent, c'était ses yeux. Elle voulut tout lui raconter, pouvoir soulager la peine qui lui pesait sur les épaules. Sans savoir pourquoi, elle ouvrit la bouche, puis la referma.
Non, elle ne pouvait pas tout raconter à ce mec. Elle ne le connaissait pas. Qu'est ce qu'elle était sur le point de faire?
Elle se souvint des paroles graves de son père, lorsqu'elle était âgée d'à peine 8 ans : "Ne parle pas aux inconnus".
Gabrial était un inconnu. Et il était hors de question qu'elle lui débite sa vie, pour seule raison d'avoir apprécié ses yeux. Elle était Hermione Granger, bon sang ! La fille intelligente, qui bravait les obstacles… Et ce garçon en était un.
"Non."
Son ton était catégorique. Le temps qu'il flotte dans le silence de la pièce, la brune avait reprit un peu d'assurance. Assurance qui se volatilisa lorsque les iris du garçon devinrent soudainement ternes, et qu'il fronça les sourcils, l'air énervé.
"Alors comme ça, on résiste à l'Imperium, Granger? Je te savais forte, mais pas à ce point là."
La Rouge et Or regarda le brun, sans comprendre le sens de ses paroles. Ce fut lorsqu'un sourire sadique vint remplacer l'air faussement inquiet de ce dernier que ses méninges se mirent en route, et elle resta figée de stupéfaction.
Elle avait reçu un Imperium. Sans s'en rendre compte. Les symptômes s'agitèrent devant ses yeux, et elle constata avec qu'il avait raison. Elle avait été soumise, l'espace de quelques minutes, à un Sortilège Impardonnable. Pour la deuxième fois de sa vie.
Le bleu et argent regarda le visage d'Hermione, une expression machiavélique.
Tout à coup, la jeune femme eût du mal à respirer. Elle avait terriblement chaud, l'angoisse déformait ses traits, et ses membres tremblaient dans des agitations incontrôlées… Elle devait impérativement sortir de cette pièce, quitte à se réfugier dans les bras de Ron. Hors de question de rester encore une minute avec ce psychopathe. Dans sa tête, elle se vit l'accuser auprès de McGonagall, ou mieux : Dumbledore.
Rassemblant son courage à deux mains, elle agrippa ses mains au dossier de la chaise et se leva, sous le regard suspicieux de Gabrial. Alors qu'elle avait fait quelques pas vers la porte, soulagée, elle sentit une main la tirer en arrière, et elle fut projetée sur les genoux de Gabrial. Elle réprima un gémissement en entendant son sourire sadique près de son oreille, et essaya tant bien que mal d'ignorer les frissons désagréables sur ses hanches, là où les mains du garçons encerclaient Hermione.
"Tu croyais vraiment pouvoir partir, comme ça? Non, je ne pense pas."
Hermione, pétrifiée par la peur, fixait la porte qui était à quelques mètres d'elle. Elle priait intérieurement pour qu'elle s'ouvre, pour qu'on la délivre de la prise brutale du brun.
L'idée d'être sur les genoux de Gabrial la dégoutait profondément. Elle voulut se pincer, pour se réveiller dans sa chambre verte et avoir comme seule préoccupation son devoir de métamorphose. Mais ses mains étaient fermement serrées, et elle ne pouvait se débattre sous peine de casser ses poignets. Pourquoi elle n'avait jamais travaillé sa force?
Hermione sentit le ventre du garçon tréssauter tandis qu'il riait silencieusement de la faiblesse de la jeune femme. Cette dernière, le regard sombre toujours fixé sur la poignée de la porte, imaginait qu'elle s'ouvre pour la 100ème fois, pour échapper à la situation malsaine dans laquelle elle s'était fourrée.
Ce fut lorsque les doigts de Gabrial se baladèrent sur les hanches de la brune qu'elle sembla sortir de la transe qu'elle vivait depuis déjà quelques minutes… Alors, elle poussa un hurlement strident et remarqua à peine les jambes sur lesquelles elle était assise se crisper immédiatement.
"A l'aide !"
"Tais toi, Granger !"
Gabrial se leva, faisant tomber la Gryffondor sur le sol, dont la tête se cogna contre le sol de pierre de la salle. Puis, le Bleu et Argent s'empressa de recouvrir violemment sa bouche avant de lui chuchoter :
"Encore un mot, Granger, et tu vas regretter d'être née."
La concernée griffa la main du garçon, et fit valser ses jambes dans tous les sens dans l'espoir de toucher son ventre, en vain. Elle profita de l'inattention de Gabrial, qui essayait de maîtriser les gestes de la Rouge et Or, pour crier une seconde fois.
Enfin, alors que la lutte lui semblait durer quelques heures, elle reconnut le son caractéristique de la porte. Elle fit rouler sa tête sur le côté, et découvrit le visage choqué de Drago.
Même jour, 21h21.
Escaliers de Poudlard.
"Mais où es-tu, Granger…"
Drago n'avait jamais monté les escaliers aussi vite. Il était victime de tremblements dont il ne comprenait pas la raison, qui lui donnèrent envie de hurler. Il avait un terrible pressentiment. Des flashs lui traversèrent la vue, notamment d'une Hermione évanouie sous la baguette de Pansy, ou le son de ses hurlements de souffrance tandis qu'il courait dans le couloir.
Le Serpentard se rapprocha fébrilement du tableau de la Grosse Dame, à qui il n'avait jamais parlé. Heureusement qu'il était préfet, et qu'il possédait la liste de tous les mots de passe des 4 maisons. Il espérait que le tableau n'allait pas lui refuser le passage, l'accusant de ne pas appartenir à la maison Rouge. Drago fut soulagé lorsqu'il vit que la Dame était endormie.
"Carpe diem."
Sans regarder, le tableau s'ouvrit, laissant place à une fête où les élèves dansaient, s'embrassaient, ou jouaient. Pendant un instant, il resta là, surpris de constater que les Gryffondors pouvaient autant s'amuser, puis reprit constance et s'avança précipitamment dans la salle.
Pour la première fois de sa vie, il fut heureux de retrouver Potter dans la foule, et le rejoignit en quelques enjambées.
"Malefoy?!"
"Pas le temps de t'expliquer, Potter. Où est Granger?"
Au diable la discrétion. Il devait retrouver Hermione, même s'il devait en payer sa réputation.
"Euh.. Elle était là, il y a quelques minutes…"
Les craintes du blond se retrouvèrent confirmées. Le mauvais pressentiment qui l'habitait depuis qu'il s'était rendu compte que la brune n'était pas endormie dans sa chambre lui parut soudainement fondé, à son grand désespoir. D'un coup d'oeil rapide, il nota que Weasley n'était pas là, mais était persuadé qu'il n'était pas à la recherche d'Hermione. Potter sembla lire dans ses pensées quand il cria, pour couvrir la musique de la Salle :
"Ron est parti avec Lavande Brown… Ils se sont embrassés, je pense que ça n'a pas plu à Hermione."
Malgré la jalousie qui piqua le coeur de Drago, il hocha la tête vaguement et se dirigea vers la sortie. Même si elle était amoureuse de Weasley, qu'elle se baladait dans le château, ou qu'elle terminait son devoir à la bibliothèque, il devait la retrouver. Pour la simple et bonne raison que tout son coeur lui criait de la voir, de la protéger, d'arrêter d'entendre ses hurlements au creux de son oreille.
Quand il sortit dans les couloirs froids de Poudlard, il hésita. Où aller? Le château était immense, et Hermione pouvait être n'importe où… Après un instant de réflexion, il décida de se rendre à la bibliothèque. Si elle n'y était pas, il irait vers la Grande Salle, pour peut-être la croiser.
Alors qu'il descendait les escaliers dans l'obscurité totale, son cerveau tournait à toute vitesse : Pourquoi l'appréhension faisait trembler ses bras? Et qu'est ce qu'il craignait? Depuis quand il était si accro à Granger?
Il leva les yeux au ciel face à la dernière question, formulée dans sa tête. Il savait qu'il avait toujours apprécié le visage de la jeune femme, mais savait également que depuis qu'elle habitait à quelques mètres d'elle, il en était complètement amoureux… Mais que ferait-il, une fois les vacances d'été arrivées? Comment pourrait-il survivre sans pouvoir veiller sur elle discrètement?
"Bordel, Granger.."
Il tenta d'ouvrir la porte de l'antre d'Hermione, mais celle ci était fermée. Avec un soupir, il recula… Et entendit un cri. Sauf que cette fois-ci, il n'était pas imaginé. Là, il s'agissait d'un vrai cri, qu'il aurait pu reconnaître entre 1000.
Il courut dans la direction, et sentit ses poings se refermer quand il entendit que le hurlement fut atténué. Il n'essaya pas d'imaginer à qui pouvait appartenir la main qui avait retenu ce dernier, même s'il savait pertinemment qui se trouvait dans cette foutue pièce.
Et quand il ouvrit la porte, il ne fut même pas surpris de reconnaître le préfet des Serdaigle, retenant avec peine une Hermione déchaînée.
"Drago !"
Le murmure qu'elle avait réussit à former, malgré sa bouche obstruée, lui donna envie de la prendre dans ses bras et l'embrasser jusqu'au lever du jour. Merlin, qu'il l'aimait. La protéger relevait de l'évidence à ses yeux, et il ne ressentit aucun doute quand il la vit, allongée sur le sol, le T-shirt relevé, laissant dévoiler ses hanches fines.
Le tuer. Il devait tuer Gabrial.
TADAM ! Alors, alors, vous êtes choqués? haha, personne ne s'attendait à ça je suis sûre !
Dites moi toutes vos réactions en reviews, je vous répondrai avec plaisir !
-ElilouW.
