Disclaimer: Toutes les chansons de The Gazette appartiennent à eux ainsi que leurs corps, leurs cerveaux, leurs pensées. Parcontre, les OCs présentés nous appartiennent.

Bisous et bonne lecture ;)


CHAPITRE 10 : "The Gazette - Shizuru"

Anata ni utsuru watashi no me ga
Anata wo miushinau hi ga kite mo
Kono me ni yakitsuite kureteiru
Komorebi no hibi to anata wa
Tsurete ikanaide

("Mes yeux reflètent ton image
Même si le jour où je te perdrai de vue arrivera sûrement
Tu resteras devant mes yeux
Les jours où les rayons de soleil brilleront à travers la cime des arbres
Je ne serai plus à tes côtés")


Kelly ouvrit les yeux. Sa tête avait été délicatement posée sur un oreiller sur ce qui ressemblait à une banquette de voiture. Elle se redressa. Déborah était assise devant elle sur le siège passager. Elle dormait la tête en arrière, bouche grande ouverte. Kelly esquissa un sourire. Devait-elle éterniser ce moment ? Elle prit aussitôt son portable et prit Déborah en photo. Quelle tête allait faire celle-ci quand elle se verrait ! Soudain, son regard fut attiré par un groupe de personnes au loin. Le shooting !

Les photographes faisaient une photo du groupe devant un grillage. Un des membres lui tournait le dos et semblait prendre Uruha(le seul homme en porte-jarretelles) dans ses bras. Comme ils étaient éloignés, Kelly n'arrivait pas à distinguer de quel membre du groupe il s'agissait. Peut-être le membre d'un autre groupe...En tout cas, il était magnifique de dos. Il avaient des jambes fines, plus haut des fesses magnifiques, encore plus un dos digne d'un sportif, et des bras qui donnaient envie de câlins. Comme s'il avait senti son regard, l'homme se retourna. C'était Reita , l'homme nounours ! Machinalement, Kelly posa sa main sur son cou. L'homme qui lui avait volé la virginité de son cou !

Elle n'était plus pure et chaste! Ses parents allaient être déçus ! Elle ne pouvait pas se marier avec Reita, l'infâme violeur de cou le jour et homme nounours la nuit ! Désespérée, Kelly enfonça sa tête dans l'oreiller et poussa un cri de rage, ce qui réveilla Déborah en sursaut.

- Qu'est ce qui s'est passé ? Vous avez fait quoi ? Tu ..vous l'avez fait dans la voiture...A COTE DE MOI ? Comment as tu osé ? Je te croyais pas comme ça ! Ne m'approche plus ! s'écria-t-elle en se jetant sur la poignée de la portière.

- JE VEUX SORTIIIIIIIIIIR !, continua-t-elle en hurlant à la mort .

- Non ! Laisse moi t'expliquer ! dit Kelly en lui touchant le bras .

- Lâche moi tu es sale ! Moi, au moins je n' ai pas succombé à la tentation avec Takeru, on a juste..enfin tu sais quoi...alors en fait c'était hier quand tu n'étais pas là. J'attendais, seule, telle une âme en peine, à la sortie du concert. Oui parce que tu m'avais demandé de vérifier si Hana et ses amies étaient là. Car, en fait, on les avaient perdu et comme on savait pas le chemin du retour, on devait les retrouver. Toi, tu es partie dans le sens inverse, moi je suis restée. Au bout d'un moment, ah oui un vigile est quand même venu me voir, m'a dit quelque chose, mais je n'ai pas compris, et il m'a éloigné de l'entrée. Donc tout le monde est passé, il restait quelques fans qui restaient dans l'espoir de voir leurs idoles sortir, en vain. Soudain, j'ai senti une main sur mon épaule. Je me suis retournée et devine ce que j'ai vu. Devant moi, se trouvait un jeune homme un peu plus grand que moi habillé en style rap, une mèche devant les yeux cachant ses petits boutons d'être juvénile, un baggy immense traînant par terre. Par ma description tu peux reconnaître Takeru ! Il me prit la main et m'emmena un peu plus loin. Ah si tu savais comme j'étais heureuse ! j'en avais même oublié Hana. Nous nous arrêtâmes dans un square, il me prit dans ses bras, nous échangeâmes quelques paroles : IL M AIMAIT IL M AIME IL M AIMERA TOUTE SA VIE ! Je suis si heureuse , Kelly ! Tu peux pas savoir ! Il m'a embrassé langoureusement pendant des heures. Puis, nous sommes rentrés et j'ai dit à ses parents que j'avais essayé de t'appeler mais ça marchait pas, voilà. Mais, tu sais après, mon bonheur fut encore plus intense. Alors que je me préparais à dormir, j'entendis la porte de ma chambre, enfin notre chambre, s'ouvrir. Je n'osais me retourner, mais je le fis quand même. Une vision angélique m'éblouit : Takeru torse nu. J'avais trop envie de le prendre dans mes bras. Mais, je restais stoïque. Et là, Takeru s'est approché de moi, hé Kelly tu m'écoutes ?!

En effet, Kelly avait le regard vide et la bouche ouverte. Déborah, face à l'immobilité de son amie, agita sa main devant le visage. S'ensuivit une réaction instantanée.

- NON MAIS T AS PAS HONTE !? TU M ACCUSES A TORT ALORS QUE TU ES

LA PREMIERE A TE JETER DANS LES BRAS D UN MALE QUI PLUS EST UN

MINEUR ! TU ES UNE PODOPHIIIILLLE !

- Euh, podo ce sont les pieds un podohile c est un...

- ON S EN FOUT T ES MAJEUR, ASSUME LE ! PREND UN GARS DE TON AGE JE

SAIS PAS MOI EUH..

- Reita ?

- MAIS NON TU ES DEBY-ILE ! JAMAIS TU M ENTENDS JAMAIS !

- Mais Kel...

Pas le temps de finir sa phrase Kelly se jeta sur elle tel une harpie sur sa proie.

Déborah se défendit autant qu'elle pu. Tandis que les mains de Kelly serraient sa gorge, elle arrachait les cheveux de son amie à pleine poignée.

- Allez Uruha fais un petit sourire ! fit le Photographe.

Uruha se concentra plus sur l'image qu'il devait donner de lui aux fans. Un sourire, s'ils savaient la tête qu'il tirait tous les jours au réveil ! Même Aoi avait fui l'autre jour !

- Oui, Mr Dupont(Martin de son prénom, 37 ans, divorcé), je vais faire de mon mieux.

Il tenta de prendre une pose mais quelque chose le génait : un son étouffé. Il levait les mains au ciel tel Kayashima dans Hana-kimi [Parmi Eux, 23 tomes, histoire émouvante existant aussi en drama]. Ses amis les regardèrent. Quelque chose n'allait pas. Ils levèrent aussi les mains au ciel et se réunirent autour d'Uruha. Le reste de l'équipe regardait cette scène étrange. Sans doute un rite. Mr Dupont en profita pour faire des photos magnifiques.

- Qu'as-tu vu, Uruha ? demanda Aoi en scrutant les environs.

- Là , regarde... répondit celui-ci en pointant du doigt leur propre voiture.

Tous se retournèrent. Dans la voiture,une bataille acharnée avait lieu. Le véhicule

tanguait dans tous les sens.

- On devrait peut-être leur ouvrir... non ? fit Kai.

Reita brandit les clés.

- J'y vais !

Il se dirigea vers la voiture et ouvrit la portière arrière. Les deux filles tombèrent de la voiture mais continuèrent de se battre.

- PODOPHILE !, hurla Déborah.

- ET TOI TU T ES PAS VUE TU TE SOUVIENS... AIE... IL Y A HUIT ANS QUAND TU

AS DIT AU GARS... AIE ... PREND CA ! BAH POUR CA...

- JE M EN FOUS.

- JE T AI JAMAIS PARDONNE, avoua Kelly

- MOI NON PLUS.

- TIRE PAS MES CHEVEUX !

Voyant ces deux filles se ruer de coup, Mr Dupont ne put s'empêcher d'intervenir.

- Arrètez ! Vous ternissez l'image somptueuse de la France !

Kelly s'arrêta de claquer le visage de Déborah et regarda autour d'elle.

- Qui parle Francais ?!

- Je me présente, Martin Dupont, Français de naissance, établi au Japon depuis maintenant dix ans. Divorcé sans enfants. Oui, je suis gay et je l'assume ! Je suis photographe, j'aime ce qui est beau, splendide, somptueux !

Kelly et Déborah se levèrent, s'époussetèrent , arrangèrent leur cheveux.

- Et nous, on pourrait faire de bons modèles non ?

Mr Dupont tourna un moment autour d'elles, l'air perspicace. Il toucha les cheveux de Déborah, caressa le visage de Kelly puis, de manière théâtrale, annonça :

- Désolé, je ne prends que les hommes !

Les filles regardèrent , l'ai choqué, tour à tour, de droite à gauche, Reita, Uruha, Aoi, Kai et Ruki.

Etaient-ils gay ?


A suivre...