Voici le chapitre 10, j'espère qu'il vous... LE CHAPITRE 10 ?! OH MON DIEU RAPTOR JESUS MAIS C'EST TELLEMENT RAPIIIIIIIDE ! J'espère que vous prenez toujours autant de plaisir à me lire, et je m'excuse par avance si la fréquence de sortie de chapitres change, rentrée scolaire oblige.
Disclaimer (ça faisait longtemps) : Aucun des personnages cités en tant que Youtuber ne m'appartient. Par ailleurs, si cette fiction dérange l'un d'entre eux, je m'empresserai de la supprimer.
Ah oui et coup de gueule en retard : LAISSEZ ANTOINE ET SA COPINE TRANQUILLES NON D'UNE SAINTE PATATE ! Plus sérieusement, je tenais à dire que je déplorais ce genre de réaction qui entache la réputation des fans comme nous. Voilà.
On se retrouve très bientôt, bonne rentrée et bonne lecture !
Poutou dans votre narine.
Chapitre 10
Antoine me regarda avec un air désolé et se décida à monter sur scène, ma robe toujours accroché à lui.
Nous montâmes sur la scène sous un tonnerre d'applaudissements et de cris. Quand Mathieu me vit, il eut un air… choqué et pâlit soudainement. Antoine lui chuchota quelque chose qu'il ne put entendre et Mathieu tenta de retrouver le sourire avant d'annoncer :
« Voici le plus gros boulet de la planète ! En montant sur scène sa fermeture s'est prise dans le vêtement de cette jeune demoiselle qui fait partie du STAFF. Désolée Mademoiselle, comment vous appelez-vous ? » demanda-t-il à mon égard.
Là, je n'en revenais pas. Un membre du STAFF, sérieusement ? Est-ce qu'il avait vraiment honte de moi à ce point-là ? Je mis un certain temps avant de bafouiller :
-*Ton Prénom*.
-Les amis, ovation pour Mademoiselle *Ton Prénom* !
Et les applaudissements retentirent à nouveau.
Ensuite, la FAQ commença avec des questions plus ou moins farfelues, alors que je me débattais toujours avec cette foutue fermeture. Certains parlaient de la soi-disant relation amoureuse entre Mathieu et Antoine, d'autres de leurs projets sur Youtube. Quand quelqu'un demanda :
« Mathieu, tu connais *Ton Prénom* depuis combien de temps ?»
Jusque-là, j'avais évité son regard que je sentais sur moi, mais cette fois je n'eus pas le choix. Il m'observa d'un air inquiet et continua :
-Depuis autant de temps que vous, je l'ai dit ! Pourquoi ?
-On dirait que tu l'aimes bien, t'arrêtes pas de regarder vers elle pour voir si ça va.
-Désolé de te décevoir, il n'y aura pas de romance là-dessus, répondit-il en rigolant. Je ne connais pas du tout cette jeune fille !
Je réussis enfin à me détacher d'Antoine. Je grommelai un « Je ne le connais pas non plus » et saluai de la main la foule avant de descendre de la scène.
J'entendis Mathieu rire avec son public, et j'ai eu envie de pleurer. J'étais donc si peu pour lui ? Je m'apprêtais à me barrer quand David, Alexis, Jérémy, Charlotte et Kriss arrivèrent.
-Tout va bien ? On t'a vu quitter la scène !
-Pas trop chamboulée ?
-Tout s'est bien passé ?
-Il a dit que j'étais un membre du STAFF. Pourquoi ?
Gros blanc. Visiblement, personne ne savait. Du coup je suis partie en les laissant là.
« *Ton Prénom* ? Oh putain, t'es là je te cherche partout depuis une demi-heure, j'étais en train de paniquer ! »
Je m'étais réfugiée à l'hôtel où j'avais entassé mes affaires dans mon sac. J'attendais le retour de Mathieu pour partir, parce que je ne voulais pas le laisser comme ça après tout ce qu'il avait fait pour moi.
-P… Pourquoi t'as fait ton sac ?, bégaya-t-il.
-Je ne suis pas un jouet, Mathieu. Tu ne peux pas t'occuper de moi, me sauver la vie jusqu'à ce que je t'en sois reconnaissante éternellement, et me mettre de côté lorsque tu as autre chose à faire. Tu ne peux pas rester tout le temps avec moi quand tu t'ennuies et oublier jusqu'à mon nom quand ça t'arrange.
-C'est à cause de ce qui s'est passé sur la scène ? Mais je n'avais pas le choix !
-On a toujours le choix, Mat'.
Parce que oui, je l'appelais Mat'. J'avais encore cet espoir débile que j'avais été son amie.
-Je ne voulais pas qu'ils te fassent de mal, continua-t-il.
-C'est vrai qu'ils avaient l'air féroce. Je ne te demandais qu'une chose : dire la vérité.
-Tu connais les fans, ils voient le mal partout !
-Parce qu'aimer, c'est mal ?
Cette phrase le cloua sur place, et j'en profitai pour sortir de la chambre. Il me rattrapa et passa ses bras autour de ma taille en chuchotant à mon oreille :
« Reste, je t'en supplie. Je suis désolé, je ne voulais pas te faire de mal, tellement pas. La vérité c'est que maintenant j'ai peur de tout affronter. »
Je me retournai pour le regarder :
-De quoi tu as peur ?
-De l'échec.
-Ça c'est très bien passé aujourd'hui.
-Parce que tu étais là. Je n'ai pas seulement envie que tu sois là pour m'amuser comme tu le crois, j'ai besoin de toi. Pour exister.
Bon forcément après une déclaration pareille, je suis rentrée avec lui. Mais je continuais de bouder un peu :
-N'empêche, t'avais l'air très content quand une fan est venue te faire un câlin…
-T'es jalouse maintenant ?
-Heu… Non. Mais voilà quoi.
Il pouffa et je me sentis totalement ridicule.
-C'est pas elle qui m'a embrassé avant que je monte sur scène, fit-il remarquer, un sourire en coin.
-Hum. C'était purement amical.
-Bien sûr. Rappelons-nous que tu as 17 ans. Putain non, j'arrive pas à m'en souvenir.
Il soupira et s'assit dans le canapé, où je le rejoignis.
-Quatre mois, dit-il.
-Quatre mois, répétai-je.
-C'est long.
-Très long.
-Trop long.
-Oui.
-Alors on fait quoi ?, demanda-t-il.
Je n'en avais aucune idée. Tout s'embrouillait dans ma tête quand il était près de moi. Je devenais incapable de prendre une décision rationnelle, tout devenait folie et extrême. Alors ce que nous allions faire, je n'en savais rien. Et comme s'il lisait dans mes pensées, Mathieu proposa :
-Dis quelque chose. N'importe quoi, et on voit si ça peut coller.
-Je propose qu'on finisse enfin cette putain de roulage de pelles.
Ah. C'était sorti tout seul. Mathieu sourit et partit fermer la porte de la chambre à clé.
Quand il revint s'asseoir près de moi, il avait une lueur de malice dans les yeux. Il s'approcha, retira une mèche de cheveux de mon visage et chuchota :
« Très bonne idée. »
Voilà je vous aime love dites-moi ce que vous en penser.
