Bonjour à mes lecteurs favoris !
J'arrive avec le chapitre 10 dans ma valise ;). MERCI à tous pour vos reviews & encouragements !
Encore des rebondissements au programme dans ce petit chapitre hehehe...
Bonne Lecture :)
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Réponses aux reviews anonymes
Anioul : merci beaucoup pour tes compliments, ça me fait plaisir aussi de reposter cette fic :)
Souafle : merci :), & oui je préfère Hermione avec du mordant, ça rend leur histoire encore plus plimentée hehe
Guest (1) : merci pour ta review, j'espère que cette suite te plaira !
Guest (2) : merci beaucoup :)
Fan de twilight : merci beaucoup de toujours partager ton avis, ça fait super plaisir !
Lily : merci pour tes reviews, je suis contente que tu aimes toujours cette histoire :)
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Chapitre 10
8 ans plus tôt, mai
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Hermione poussa la porte en bois du Square Grimmaud, avant de se glisser dans les entrailles de la bâtisse qui était devenue sa résidence depuis presque deux ans. Deux ans de guerre. Hermione soupira, elle était soulagée d'avoir enfin terminé sa journée. Elle lui avait parue interminable et horriblement ennuyeuse. Hermione devait en ce moment retracer la vie en détail de chacun des mangemorts considérés comme « proches » de Voldemort. Autant dire que ce n'était pas une partie de plaisir, et que ses recherches étaient extrêmement difficiles à effectuer. Elle devait user de stratagèmes tous plus abracadabrants les uns que les autres pour obtenir des informations qui se révélaient être, en final, encore plus insolites. Drôle de vie. Drôle de guerre.
La jeune fille déposa son trench coat marron chocolat dans la penderie de l'entrée, qui était vide de tout vêtement. Elle jeta un coup d'œil à sa montre : 17h30. Evidemment, il était encore trop tôt pour que les autres soient rentrés. Ou alors, ils étaient dans les souterrains. Hermione enleva à l'aide de tes talons ses ballerines, qu'elle devrait changer, d'ailleurs, au vu de leur état plus que critique.
Elle avait une faim de loup. Son ventre était vide de toute nourriture depuis la matinée. Il fallait qu'elle perdre cette mauvaise habitude, elle en avait bien conscience. Surtout que la fatigue s'accumulait, et autant dire que ses nuits n'avaient rien de calmes. Elles étaient mêmes plus qu'agitées. Depuis six mois qu'elle entretenait une « relation » avec Drago, elle passait la plupart de ses nuits dans sa chambre, dans la plus grande clandestinité. Elle avait des doutes sur le fait que Pansy en sache un peu plus qu'elle ne le laissait entendre, mais à part elle, les habitants du Square ne connaissaient pas l'existence de cette relation.
Et c'était tant mieux. Comment ses amis, et même l'Ordre dans sa globalité, auraient pu comprendre cette relation, alors qu'elle-même n'avait aucune justification à donner ? Drago l'avait perverti de sa moralité à deux mornilles, elle était désormais prête à se damner pour quelques heures passées ensemble, le plus souvent dans un lit, il fallait bien l'avouer. Hermione avait découvert un pan de sa personnalité jusque là inconnu : elle était capable, si elle le souhaitait, d'être d'une très grande féminité. Et le plus incroyable résidait dans le fait qu'elle savait plaire, charmer, séduire.
Néanmoins, leur nouvelle complicité et intimité n'avait que très peu modifié leur relation en dehors de leur chambre. Tous deux ne pouvaient s'empêcher de s'envoyer des réflexions désobligeantes à longueur de journée, ce qui agaçait d'ailleurs leurs amis respectifs. Toute la tension qui s'accumulait entre eux le jour s'effaçait la nuit. Autant dire qu'elle aurait rêvé mieux comme relation. Mais elle avait l'habitude de vivre dans la déception, la guerre lui volant toutes ses espérances. De toute manière, ce n'était surement pas avec Drago, qui souffrait d'un complexe aigu pour exprimer ses sentiments, qu'elle pallierait le vide sa vie amoureuse.
Hermione ouvrit le frigo, attrapa le saladier de mousse au chocolat, et s'installa nonchalamment devant la table de la cuisine. Elle laissa glisser le chocolat dans sa bouche, et son regard fut attiré par les fraises qui trônaient devant elle. Gourmande, elle croqua dans le fruit rouge. Après tout, elle avait bien besoin de se détendre et de profiter des courts moments de plaisir que la vie lui offrait.
D'un coup de baguette, elle rangea la cuisine, et fit en sorte que la vaisselle qui s'accumulait dans l'évier se lave d'elle-même. Elle soupira : toute personne remarquerait sans nul doute le fait que la majorité des habitants du Square étaient des hommes. La maison était le plus souvent en désordre, et heureusement que Ginny, Pansy, ou Hermione étaient présentes pour faire briller les sols… Triste imparité.
Hermione grimpa les escaliers, les muscles endoloris. Un bain ne lui ferait pas de mal, songea-t-elle avec envie et paresse. Elle entra dans sa chambre, mais eut un moment d'arrêt lorsqu'elle remarqua les vêtements, qui n'étaient pas les siens, éparpillés sur son tapis. Elle fronça les sourcils, et s'avança avec précaution au centre de la pièce, sur la pointe des pieds. Un sourire étira ses lèvres lorsqu'elle reconnut la chemise gris souris de Drago. Ainsi, il s'invitait de lui-même dans sa salle de bain, sans lui avoir demandé au préalable son autorisation… Bien. Hermione n'allait le laisser s'en sortir à si bon compte, foi de Granger.
Sournoise, elle se déshabilla également, avec la plus grande discrétion. Il fallait créer un effet de surprise. Elle avait une subite envie de jouer. Elle fit glisser ses bas, détacha son chemisier à carreau, et enleva l'élastique de ses cheveux. Elle lança un sort informulé – oui, elle maitrisait désormais les sorts mineurs en informulé - sur ses pieds afin de rester silencieuse lorsqu'elle marcherait. Hermione se retrouva nue, et sourit narquoisement. Décidemment, Drago avait une très mauvaise influence sur elle.
Elle poussa lentement la porte de sa salle de bain, et entendit Drago barboter. Il prenait un bain, parfait. La baignoire était encastrée dans un angle de la pièce, en forme de triangle. Elle était assez grande pour s'y allonger complètement. Drago avait les yeux fermés, le visage totalement détendu. Des papillons volèrent dans son estomac. Il semblait tellement inoffensif, alors qu'elle savait très bien que ce n'était qu'illusion. Drago était un vrai vautour, un véritable faucon, toujours aux aguets, jamais tranquille.
Il ne l'avait pas encore remarqué, la vapeur obstruait toute la pièce, la plongeant dans une atmosphère presque oppressante. Des bulles magiques flottaient au-dessus de l'eau et suivaient un parcours imprécis autour de Drago. Elle était désormais à côté de la baignoire. D'un mouvement rapide, elle se glissa sous l'eau, sur le corps de Drago, qui ouvrit précisément les yeux. Il se calma instantanément lorsqu'il l'a reconnue, tandis qu'elle frissonnait. L'eau était extrêmement chaude.
Tous deux se fixèrent sans rien dire, puis Hermione appuya sa joue contre son torse humide. Elle ferma les yeux de contentement quand elle sentit la main de Drago suivre le dessin de sa colonne vertébrale. Hermione se colla un peu plus contre le corps du jeune homme, et frotta son nez contre le creux de son cou. Elle le sentit sourire.
_ Tu es là bien tôt, commenta-t-il, la voie un peu rauque, comme quelqu'un qui n'avait pas parlé depuis longtemps.
_ J'avais fini mes recherches sur Rockwood, alors j'ai préféré rentrer. Mais je pourrais très bien te retourner la question. Tu rentres plus tard, d'habitude.
La caresse de Drago s'arrêta, et son corps de crispa. Inquiète par ce changement brutal de comportement, Hermione remonta son visage à hauteur du sien. Les deux pupilles grises étaient perdues dans le vague, et Drago ne semblait pas la voir.
_ Drago ?
Il parut revenir à la réalité, et soupira. D'un mouvement souple, il inversa leur position, et il se calla contre elle. Hermione sentit le dos de Drago sur sa peau. Il était tellement tendu qu'elle décida de lui masser doucement les épaules. Elle embrassa ses cheveux blonds dégoulinants, afin de le rassurer et de l'inciter à parler.
_ J'ai réussi ma mission plus rapidement que prévu.
Drago se montrait buté et peu loquace. Elle allait devoir lui tirer les vers du nez.
_ Mais encore ?
_ Je suis tombée sur … une vieille connaissance.
Hermione arrêta son message, et glissa ses paumes sur son torse. Drago recouvrit ses mains des siennes.
_ Une connaissance ? Mais qui ?
_ Tu te souviens de Théo ?
Hermione fronça les sourcils, et se plongea dans ses souvenirs de Poudlard. Elle se souvenait très bien de Théodore Nott, « Théo » pour les intimes. C'était un élève taciturne, discret et travailleur, à l'opposé des Serpentards traditionnels.
_ Nott, oui, je vois très bien qui c'est. Je l'aimais bien.
Drago tourna brusquement la tête et paraissait surpris par sa réponse.
_ Tu le fréquentais, s'exclama-t-il, à mis chemin entre l'ahurissement et la colère.
_ C'était des relations purement scolaires. Nous nous croisions souvent à la bibliothèque, si tu veux tout savoir. Il était beaucoup plus mature que vous autres. Et puis, de toute manière, je ne vois même pas pourquoi je me justifie auprès de toi ! Je n'ai pas à le faire, et tu es en train de détourner habilement la conversation !
Les yeux de Drago foncèrent, mais il ne répliqua pas, à la plus grande surprise d'Hermione.
_ Alors, insista-t-elle
_ C'est devenu un mangemort. Il ne l'était pas lorsque nous avons quitté Poudlard. Je ne m'attendais absolument pas à ce qu'il tourne ainsi. Il était tellement …
_ Tellement ?
_ Comme toi. Comme vous, les anciens de l'Ordre, sans aucun doute sur vos convictions.
La tristesse envahit alors subitement Hermione, sans qu'elle puisse réellement l'expliquer. Drago se trompait : elle doutait sans arrêt, sur diverses questions d'éthique. Par exemple, avait-elle raison d'apprendre la magie noire avec Drago ? L'Ordre pouvait-il se baisser au niveau de Voldemort et torturer ses prisonniers ? La mort et le sacrifice étaient-ils les conditions de la victoire ?
_ Doutes-tu encore, murmura-t-elle, anxieuse de la réponse.
Il ne répondit pas de suite, et seul le clapotement de l'eau et le froissement de leurs deux corps étaient audibles.
_ Oui, parfois, avoua-t-il enfin. Mais pas de l'Ordre. Plutôt sur mes actes.
_ C'est normal, c'est humain de douter. Et Nott n'a peut être pas eu le choix. Il est sans doute sous la contrainte. Mais, s'exclama-t-elle alors, si tu l'as vu en tant que Mangemort tu aurais du l'attraper ! Ou …
_ Je n'ai pu. Ni le capturer, ni le tuer. Imagines toi à ma place, si c'était Potter ou Weasley qui étaient dans un autre camp que le tien ! Arriverais-tu à les tuer sans hésitation ? Sans regret et honte ?
Hermione soupira.
_ Je … je ne sais pas ce que j'aurais fait.
_ Et moi, je le sais à ta place, Granger, répliqua-t-il, légèrement exacerbé. Tu ne veux tout simplement pas l'admettre.
_ Tu m'énerves Drago…
Sur ces belles paroles, il se retourna pour lui faire face, une expression indéchiffrable collé au visage. Hermione dut loucher pour continuer à le fixer dans les yeux. Son souffle devint erratique lorsqu'elle sentit la main de Drago glisser sur sa cuisse.
_ Je t'énerve encore ?
Il mordit gentiment sa clavicule humide, tandis que sa main glissait sur son ventre.
_ Oui.
Drago embrassa sa tempe, puis sa joue.
_ Et là ?
Sa main entoura son sein gauche, et Hermione ferma ses paupières. Quel traître.
_ Oh oui…
Drago finit par l'embrasser sur la bouche. Elle passa ses bras autour de son cou, pour se raccrocher à lui comme à une bouée de sauvetage. Néanmoins, le moment de plénitude fut de courte durée, lorsqu'ils entendirent l'escalier grincer. Tous deux se figèrent, et le cœur d'Hermione s'emballa.
_ Hermione ! Je sais que t'es là, je viens de voir ton manteau. Tu ne devineras jamais ce que j'ai acheté pour ce soir !
Ron. Oh Oh.
_ Merde, grinça Drago. Il faut toujours qu'un Weasley vienne me pourrir l'existence. Jamais tranquille dans cette baraque.
_ Drago, je t'en pris, ne sois pas si vulgaire ! Et sors de ma baignoire !
_ Depuis quand tu me donnes des ordres ?
_ Depuis que mon meilleur ami est sur le point de rentrer ici, et de nous voir nus tous les deux.
Drago lui mordit méchamment l'épaule. Elle couina. Qu'il était malin : elle allait avoir une belle marque. Pour passer inaperçu, il n'y avait pas mieux.
_ Allez, bouges de là !
_ A vos ordres, Madame.
Drago sortit de l'eau, dégoulinant, s'enroula dans une serviette, puis sortit de la salle de bain. Hermione devina qu'il ramassait ses affaires. Elle le vit alors dans l'entrebâillement de la porte.
_ Ne crois pas que je vais te laisser t'en sortir aussi facilement… Un Malefoy ne reçoit d'ordre de personne.
_ Et le Malefoy doit maintenant filer !
Il ricana, lui adressa un clin d'œil, puis partit enfin. Hermione esquissa un sourire, avant d'attraper son shampoing à l'avocat et au beurre de karité.
_ Hermione, où est-ce que tu es, cria alors Ron depuis le couloir.
_ Salle de bain, j'en ai pour dix minutes Ron. Je te rejoins au salon.
Puis elle plongea la tête sous l'eau. Comme pour oublier la vie autour d'elle.
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8 ans plus tôt, octobre
_ Non, je rêve, cela ne peut pas être vrai. Sérieusement, si Voldy s'est fait la malle de Londres, on sort ! Ca fait bien trop longtemps qu'on ne s'est pas mit une race.
Hermione pouffa d'excitation en entendant les paroles paillardes de Blaise. Tous les jeunes du Square étaient réunis dans le salon, attendant la confirmation d'Harry que Voldemort avait bien fui la ville le temps de quelques jours. Si tel était le cas, les heures qui allaient suivre seraient beaucoup plus festives. Cependant, la jeune fille ne voulait pas se réjouir trop vite. Elle subissait déjà assez de déceptions à son gout. Elle croisa le regard profond de Drago, assis à l'autre bout de la pièce, mais rien dans leur comportement ne laissait paraitre un indice sur leur relation clandestine.
_ Mais que fait-il, par Merlin, râla Ginny, pour la centième fois en l'espace d'une heure.
_ Patience, patience. Ton homme va bien revenir… Un jour, constata Pansy.
_ Les filles, soupira Blaise, pourriez-vous la fermer, et prendre exemple sur Hermione.
Pansy fusilla le concerné du regard, avant de se redresser, les mains sur les hanches. Cela n'augurait rien de bon.
_ Hermione est une vraie petite fille gentille selon toi, on a compris Blaise. Ce que tu oublies, c'est qu'elle a un balai coincé là où je pense, sans vouloir te vexer Hermione.
Hermione ne fut guère vexée par les paroles de la Serpentarde, elle avait l'habitude, et savait que Pansy ne cherchait pas la bagarre en prononçant de telles paroles. Non, ce qui la gênait le plus, c'était le sourire goguenard de Drago. Car lui savait très bien qu'elle était loin d'être coincée…
_ Tu peux parler Pansy, tu abordes, depuis quelques temps, la tête d'une véritable frustrée.
_ Raison de plus pour sortir ce soir ! J'ai, comme qui dirait, une envie pressante de coucher, si tu veux tout savoir, persifla la jeune sorcière, un sourcil relevé.
Blaise, assis dans le fauteuil en velours vert, ricana. Il appuya sa tête contre son poing fermé, et croisa ses jambes.
_ Il y a assez de personnes de la gente masculine ici pour que tu t'amuses, il me semble.
Le regard de Pansy s'illumina. Mauvais signe, très mauvais signe, songea Hermione, qui se replongea dans son livre, faisant mine de pas écouter la conversation.
_ Tu ne te trompes pas. Le hic, c'est que j'ai déjà testé la marchandise. Et ca ne me tente pas de retenter l'expérience, alors que cette marchandise se trouve être précisément deux de mes amis proches.
Blaise sourit sous la déclaration cachée de sa meilleure amie.
_ J'adore ta vision des hommes. Mais un jour, tu te feras avoir par ton propre jeu, je te le dis !
Pansy ouvrit la bouche pour répliquer, mais les flammes de la cheminée se mirent à crépiter. Blaise et Ginny se précipitèrent devant le feu, les yeux brillant d'impatience. Hermione leva les yeux au ciel, pire que des gamins. Soudain, les lunettes d'Harry apparurent, suivies de l'ensemble de son visage.
_ Allez-vous préparer, et en vitesse, le champ est libre. On va au Zoom !
Pansy poussa un cri d'hystérie avant d'enlacer Ginny, qui arborait elle aussi un grand sourire.
_ Attendez, interpela Hermione. Le Zoom est une discothèque sorcière, mais je croyais qu'elle était condamnée ! C'est beaucoup trop dangereux !
_ Détends toi, Hermy-chérie. Le Zoom est en zone Sud, et comme Voldemort, ainsi que ses fidèles amis, sont partis en Irlande faire leur fête privée, nous avons décidé de faire de même.
Hermione grogna, ravie à l'idée d'aller danser sur un dancefloor bondé. Parce que, il fallait s'y attendre, tous les sorciers de Londres allaient profiter de l'absence du serpent pour sortir de leur nid. Blaise vint s'assoir à côté d'elle, et passa son bras autour de ses épaules.
_ Sérieusement, tu travailles trop en ce moment. Il faut que tu te détendes, et tu ne risqueras rien, je te le promets. J'y veillerai personnellement.
Hermione finit par rendre les armes. Blaise avait raison, un moment de folie n'allait pas la tuer.
_ C'est pour cette raison que tu vas filer te préparer, ajouta-t-il un air malicieux au fond des yeux, et te transformer en une véritable femme fatale. Tu m'as bien compris, n'est-ce pas ?
Blaise frappa le Serpentard à l'épaule. Il était absolument insupportable, mais tellement attachant. Au moins, il avait le don certain de détendre l'atmosphère, au contraire de Drago, toujours tellement froid et distant. Hermione sauta sur ses deux pieds, et frôla au passage Drago lorsqu'elle entreprit de grimper l'escalier. Un frisson imperceptible parcourut son corps, mais elle l'ignora.
_ Hermione !
Elle arrêta sa montée des marches, et se pencha par-dessus la balustrade. Les cheveux flamboyants de Ginny apparurent devant des yeux.
_ Oui ?
_ Tu as une heure pour te préparer, il est déjà 23h, nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous.
_ Très bien Gin, on se retrouve toute à l'heure. Et c'est plutôt toi qui devrais te dépêcher, tu es beaucoup moins rapide que moi.
Hermione n'attendit pas la réponse de son amie, et fila vers sa chambre. Elle imaginait très bien Ginny toujours plantée au milieu du couloir, furieuse de n'avoir pas pu répliquer aux paroles piquantes d'Hermione.
Hermione fila rapidement sous la douche, tout en réfléchissant à ce qu'elle allait mettre. Pour une fois, elle avait envie de bouleverser ses habitudes de petites filles sages, d'être osée. Etait-ce Drago qui l'influençait de la sorte ? Surement. Emmitouflée dans une serviette en éponge faisant deux fois sa taille, elle ouvrit le battant de sa penderie, songeuse. Son regard fut attiré par la robe rouge carmin en soie qu'elle n'avait pas mise depuis longtemps. Elle laissa sa main glissée sur le tissu comme neuf, et sortie la robe. Hermione haussa les épaules, puis décida de l'enfiler. Femme fatale, elle allait l'être ...
Son corps s'emboita parfaitement dans la robe bustier. Elle enfila rapidement ses collants, et chaussa ses éternels escarpins noirs. Elle se jaugea dans la glace, et eut la pulsion de se déshabiller, de mettre son vieux pyjama, et de dormir jusqu'au lendemain très sagement. Cependant, elle se retint. Elle savait qu'elle ne pourrait éviter cette soirée. Elle grimaça, et attacha ses cheveux indomptables en un chignon serré. Elle sursauta lorsqu'elle sentit une main posée sur son épaule. Elle se détendit : elle avait reconnut Drago. Elle esquissa un sourire à son encontre, mais fronça les sourcils en voyant l'expression crispée du jeune homme.
_ Tu ne vas pas sortir habiller comme ça, j'espère, siffla-t-il furieux.
Hermione écarquilla les yeux de stupéfaction, et sentit peu à peu la colère l'envahir. Elle serra les poings.
_ Pardon ?
_ Tu m'as très bien comprise, je ne me répéterais pas. Je ne veux pas que tu portes cette robe. Elle est beaucoup trop sulfureuse.
Elle vit rouge.
_ Non, mais je rêve, Drago Malefoy ! De quel droit te permets-tu de me dire une telle chose, cria-t-elle. Je ne suis pas ton objet !
_ Ah bon ?
Hermione ne put se retenir, et la gifle partit. La tête de Drago partit vers la gauche, tandis que les yeux du jeune homme se teintaient de haine. Aie. Il lui attrapa violement les poignets, et la plaqua contre sa penderie. Elle étouffa un gémissement de douleur.
_ Ne refais plus jamais ça, tu as compris, lui dit-il, menaçant.
Heureusement pour elle, Hermione n'était pas une peureuse, et ce n'était pas son genre de se laisser marcher sur les pieds. Et surtout par lui.
_ Tu n'as aucun droit de regard sur moi, répliqua-t-elle. Après tout, nous ne sommes que des « sex friends », selon tes propres dires, non ?
_ Non. Tu te trompes. Nous ne sommes mêmes pas amis, Granger.
Ses mots lui firent l'effet d'un poignard enfoncé en plein cœur, mais elle ne laissa rien paraître. Elle sentit ses yeux s'embuer, mais retint difficilement ses larmes.
_ Vas-t-en, murmura-t-elle.
Drago s'éloigna d'elle, presque en titubant. Un bref instant, Hermione crut lire des remords dans ses yeux anthracite, mais se fut de courte durée. Ils échangèrent un dernier regard, puis il quitta sa chambre. Hermione resta hébétée sur le pas de la porte. Elle eut l'impression que la fragile relation qu'elle partageait avec Drago venait subitement de prendre fin.
_ Hermione ?
Elle tourna la tête et croisa le regard chaud de Ron.
_ Est-ce que tout va bien ? Tu as l'air … triste.
Hermione sourit devant la sollicitude de son ami.
_ Ne t'inquiètes pas, ça va. Laisses moi me maquiller, et j'arrive.
Ron hocha la tête, sans insister davantage. Hermione savait qu'il avait deviné que quelque chose ne tournait pas rond chez elle. Elle fut reconnaissante qu'il ne lui tire pas les vers du nez.
_ Au faite, tu es très belle.
Les yeux d'Hermione brillèrent, tandis que les pas peu discrets de Ron s'éloignaient. Elle n'avait, en final, peut être jamais comme Drago en ami, mais Ron, elle le savait, serait toujours à ses côtés.
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L'ambiance du club était étouffante. Les corps sur la piste de danse étaient serrés, et les esprits semblaient être enclins à la débauche. Hermione n'avait pas bougé du canapé où elle était assise depuis le début de la soirée. Pourtant, Ron, Harry, même Blaise, avaient essayé de la faire danser. Hermione avait en horreur ce genre de soirée. Surtout lorsqu'elle voyait Drago changeait de partenaire à chaque partenaire. Son charisme attirait toutes les sorcières de la soirée, c'était incontestable. Leur dispute était encore fraîche dans son esprit, et son humiliation trop cuisante.
Hermione vit alors Ginny s'affaler à côtés d'elle. Elle semblait heureuse. Normal, étant donné qu'elle enchainait toutes ses danses dans les bras d'Harry.
_ Allez Hermione, viens avec nous. Pour une fois que nous pouvons nous amuser ! Cette opportunité ne se représentera pas avant longtemps, très très longtemps si tu veux mon avis.
_ Excuses moi, mais je suis vraiment fatiguée.
Hermione n'écouta plus un traitre mot du discours enflammé de son amie sur les bienfaits de la danse au corps à corps. Son regard se perdit dans le vague, puis il se fixa sur un point précis. Elle vit alors Drago embrasser à pleine bouche une fille plus que sublime, magnétique. Piquée dans son orgueil d'être si vite remplacée (même si elle n'avait jamais entretenu une relation exclusive avec le jeune homme), elle se leva précipitamment, sous les yeux surpris de Ginny.
_ Finalement, j'ai changé d'avis.
_ Parfait, cool, fabuleux ! Mais avant, un petit remontant !
Ginny attrapa son verre, et en tendit à Hermione. Elle considéra le verre, avant de l'avaler d'un coup. Le Whisky-Pur-Feu lui brula la gorge, mais qu'importe. Prise d'une pulsion, elle vola le verre plein de Ginny, et le but également. La jeune rousse n'en croyait pas ses yeux, mais finit par pousser un cri strident, qui attira l'attention de l'ensemble de la boite.
_ Hermione Granger entre en scène, jeunes sorciers ! Sachez qu'il y a un cœur à prendre !
Hermione fut alors pousser par Ginny, un peu éméchée tout de même, vers le centre de la piste. Hermione rit, alors qu'elle avait la tête qui tournait. Son cerveau s'embrumait peu à peu et l'alcool se répandait dans l'ensemble de ses veines. Elle croisa le regard de Drago, mais détourna le regard. Elle n'allait tout de même pas se laisser abattre par son comportement, si ?
Hermione dansa avec Harry, le sourire jusqu'aux oreilles. Elle changea avec Ron, puis finit dans les bras de Braise, lui aussi complètement soul. Un sourire charmeur aux lèvres, il colla son corps contre le sien. Elle éclata de rire, et décida de jouer le jeu. Elle posa son menton sur son épaule, et ferma les yeux. Elle se sentit bien pour la première fois de la soirée. Elle rouvrit ses paupières, et remarqua que Drago la fixait. Il fronça les sourcils, mais tous deux n'esquivèrent pas cet échange silencieux. Elle sentit la main de Blaise remonter le long de son dos, puis caresser sa nuque. Elle frissonna. Les pupilles de Drago devinrent noirs lorsqu'il remarqua les gestes de son meilleur ami envers elle.
Par Merlin, elle ne contrôlait plus aucun de ces gestes. Blaise se rapprocha encore plus d'elle, et il prit son visage entre ses mains. Ses yeux étaient vitreux, signe de son état d'ébriété. Elle ne devait pas être mieux, puisqu'elle ne put se retenir de lui sourire. Leurs deux visages étaient seulement séparés de quelques centimètres.
Elle finit par l'embrasser. C'était doux, rassurant, sans arrières pensées, mais elle sentit tout de même le désir la gagner peu à peu. Il grogna lorsqu'elle glissa sa langue dans sa bouche.
_ Hermione, murmura-t-il à son oreille. Je crois que nous sommes en train de faire une bêtise. Une très agréable bêtise.
_ Hum, répondit-elle vaguement, alors qu'elle reposait sa tête contre son épaule. Je m'en fiche.
Blaise n'ajouta rien, et ils continuèrent de tournoyer au centre de la piste. Peu à peu, Hermione sentit l'alcool redescendre, et la peine la rattraper. Elle retint ses larmes lorsqu'elle vit Drago partir vers les étages en compagnie d'une superbe brune. Elle n'avait aucun doute sur leurs futures activités.
_ Blaise, dit-elle alors. Je veux rentrer.
Blaise lui caressa la joue avec douceur, puis hocha la tête. Il commença à s'éloigner, mais elle le retint.
_ Non, tu n'as pas compris. Je veux rentrer avec toi. Seulement avec toi, murmura-t-elle.
Il la regarda, interdit, et tenta de rassembler ses esprits. Hermione voyait qu'il luttait contre les effets de l'alcool. Il hocha la tête, alla prévenir les autres, et prit sa veste en passant. Il attrapa la main d'Hermione, puis ils sortirent de l'endroit étouffant. Ils transplanèrent.
A peine arrivée qu'Hermione l'embrassa. Blaise semblait aussi empressé qu'elle. Bien que l'alcool ralentisse leur geste, tous deux plongeaient peu à peu vers l'interdit, la luxure. Erreur d'une nuit, sentiments en émois. Ils firent l'amour dans la chambre d'Hermione, avec la maladresse de l'inconscience. Ils atteignirent l'orgasme ensemble, en parfaite harmonie.
Alors qu'ils se glissaient sous les draps, le corps nu, Blaise l'embrassa sur le front, comme un frère l'aurait fait. Elle pensa à Drago, à ses gestes. Lui l'aurait embrassée sur les lèvres après l'amour. Mais Blaise n'était pas Drago. Il ne le serait jamais. Hermione plongea dans le regard de Blaise, et sentit les larmes lui montaient aux yeux. Elle ne put les contenir.
_ Blaise, gémit-elle, alors que sa respiration devenait saccadée.
_ Chut, Hermione, calmes toi.
_ Je me sens si mal, murmura-t-elle.
_ Moi aussi, Hermione, moi aussi.
_ Je suis désolée…
Il lui sourit gentiment, et se pencha par-dessus le lit. Il lui tendit sa chemise, tandis qu'il remettait son boxer. Tous deux s'allongèrent sur le côté, l'un en face de l'autre, sans rien dire pendant un long moment, perdu dans leurs pensées néfastes.
_ Ce n'est pas ta faute, ni la mienne. C'est la guerre, c'est Voldemort qui nous détruit. Et surtout l'alcool, pour ce que nous venons de faire, qui n'était franchement pas une bonne idée, sans vouloir te vexer.
Hermione sourit. Blaise resterait toujours fidèle à lui-même. Désormais, c'était à elle de se retrouver. A elle d'arrêter d'agir comme une insouciante. L'heure de la remise en cause avait sonné, et c'est le cœur plus soulagée qu'Hermione s'endormit aux côtés de Blaise.
* sort sur la pointe des pieds*... Non, ne me tuez pas !
Eh oui, même Hermione & Drago ont leur moment de faiblesse ;). Qui a envie de secouer Hermione comme un prunier pour avoir ça ? Et qui veut en profiter pour se jeter sur Drago hehehe ?
Merci pour votre lecture... J'attends vos avis, même si ce n'est que de temps en temps, j'aimerais bien que TOUS ceux qui lisent cette histoire partagent au moins une fois leur avis ;)
A très bientôt,
Little-Library
