Je m'approche de Gale, quelque peu intimidée par son visage fermé.
- Ca va ?, je demande doucement.
- Mouais, répond-t-il dans un grognement, en se redressant et en haussant les épaules.
Traduction : non, ça ne va pas.
- Qu'est ce qu'il y a ?
Pas de réponse. Je lève les yeux au ciel, exaspérée.
- Bon, et bien, vu ton enthousiasme débordant, je pense que je vais te laisser et rejoindre immédiatement mes parents chez moi.
- Non, reste, me dit-il finalement. Allez, viens, on se met en route.
Il commence à marcher sans un mot et sans un regard vers moi, ce qui m'agace. Le silence se fait pesant, jusqu'à ce que je décide de le briser.
- Sérieusement Gale, si tu ne veux pas que nous parlions, ça ne sert pas à grand chose que je reste avec toi. Alors soit tu m'expliques ce qui te rend si bougon, soit je m'en vais et je te laisse ruminer tout seul.
Il s'arrête brusquement et me fait face, me dominant de toute sa hauteur. Je me sens soudainement minuscule.
- Tu le savais hein ?, me demande-t-il avec une certaine agressivité dans la voix.
- Mais de quoi parles-tu ?
- Que le fils du boulanger en pinçait pour Katniss. Tu le savais.
Ce n'est plus une question cette fois-ci, mais une affirmation. Je le regarde, interloquée. C'est donc ça qui le met en rogne ?
- Et qu'est ce qui te fait dire ça ?
- Après la Moisson, tu m'as dit que tu étais sûre qu'il ne la tuerait pas. Qu'il en serait incapable. Je pensais que tu disais ça parce que tu estimais qu'il manquait de courage, mais en fait, je n'y étais pas du tout. Et j'aurais préféré ça, en fin de compte. Tu étais au courant que Katniss lui plaisait. N'est-ce pas ?
Je ne comprends toujours pas où il veut en venir, mais je lui réponds tout de même.
- Oui, je le savais. Nous étions dans la même classe. Et depuis des mois, des années même, j'avais remarqué qu'il la regardait régulièrement, notamment quand nous déjeunions à la cantine. J'en ai donc parlé avec lui, le matin de la Moisson et quand j'ai été lui dire au revoir. Et alors ?
- Alors tu aurais du me le dire !, me lance-t-il sèchement.
- Quoi ?, je m'exclame. Mais pourquoi diable est-ce que j'aurais du te le dire ?
- Katniss est ma meilleure amie, j'avais quand même le droit de savoir ça.
Je suis hors de moi. Ses reproches sont stupides et infondés.
- Mais Gale, c'est du grand n'importe quoi là ! Surtout qu'u contraire, quand nous en avons discuté, Peeta ne souhaitait visiblement pas trop que ça se sache.
- C'est vrai que ce soir, on l'a remarqué qu'il voulait garder ça secret, dit-il ironiquement.
- Mais il y a peut être été forcé, si ça fait partie de leur stratégie pour attirer de potentiels sponsors pour la suite ou je ne sais quoi. Tu n'as pas remarqué la folie sur le plateau et sur la place du district après l'interview de Peeta ? Nous n'avons aucune idée de comment ça se passe pour eux là bas. Tu réagis comme un enfant de cinq ans. Et, de toute façon, je ne vais quand même pas te raconter tout ce que l'on me confie !
- De toute façon, vu le nombre d'amis que tu as, tu ne dois pas avoir grand-chose à raconter, me crache-t-il au visage, mauvais.
Non … Il n'a tout de même pas osé me dire ça … Il a le droit d'être colère s'il en a envie, mais alors là, il a dépassé les bornes. Je le regarde, hébétée, mais surtout ulcérée. Je m'approche de lui, énervée comme jamais. Je me retiens de le gifler. Un bon millier d'insultes potentielles me traversent l'esprit, mais ma bonne éducation m'empêche d'être trop vulgaire.
- Non mais sérieusement, pour qui te prends-tu Gale Hawthorne ? Qui es-tu pour me dire ça ? Tu me connais à peine, tu ne sais presque rien de moi, et tu penses avoir le droit de me juger ainsi ? Permets-moi de te dire que ton attitude est déplorable. Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais dès que quelque chose ne te convient pas, tu deviens méchant, mesquin et blessant. C'est tout sauf une partie de plaisir pour les gens qui t'entourent. Je te l'ai déjà dit, mais il faut vraiment que tu apprennes à te contrôler. En tout cas, ne compte pas sur moi pour supporter tes sautes d'humeur, surtout quand elles sont causées par des prétextes aussi idiots ! Grandis un peu Gale, et reviens me voir quand tu auras muri. Sur ce, bonne nuit !
Mon monologue terminé, je le plante là, en plein milieu du chemin, et je m'éloigne prestement sans même poser mon regard sur lui. Je n'ai actuellement aucune envie de rester près de lui. Et alors que j'approche de ma maison, des larmes obstruent ma vue. Sa remarque m'a vraiment fait mal au cœur. Quel imbécile. Et dire que je pensais que nous devenions amis. Je rentre en trombe chez moi, et claque la porte. J'entends mes parents m'appeler depuis le salon.
- Madge ?
- Ma chérie ?
Je ne prends même pas la peine de répondre et monte directement dans ma chambre. Je me jette dans mon lit sans me changer et relâche la pression. De grosses larmes roulent le long de mes joues. J'ai critiqué Gale pour son manque de maturité, et voilà que je pleure comme le ferait une gamine de cinq ans. Évidemment, j'ai toujours souffert de ne pas avoir d'amis. C'est humain. Quand j'ai rencontré Katniss, ça a un peu changé, mais j'ai toujours eu l'impression d'être à la marge, moins bien que les autres. Et alors que, ces derniers temps, je prenais un peu plus confiance en moi, Gale Hawthorne brise tout ça d'une simple phrase. Idiot.
Quelqu'un frappe à ma porte. Probablement maman. J'essuie mes pleurs et je fais la morte, faisant semblant de dormir. Je ne suis vraiment pas d'humeur à avoir une conversation mère/fille. Le battant s'ouvre tout de même et je reconnais avec surprise le pas lourd de mon père. Il s'approche doucement de mon lit, me regarde un instant, avant de replacer une de mes mèches de cheveux et de m'embrasser délicatement sur le front. Je le laisse sortir, toujours sans dire mot.
J'écoute attentivement les bruits dans le couloir, m'indiquant que mes parents vont se coucher. Une fois que le silence s'est installé dans la maison, je me lève discrètement et troque ma tenue de ville contre une simple chemise de nuit mauve, aux fines bretelles. Je m'installe à nouveau sur mon lit, et attrape les quelques livres posés sur ma table de chevet. Tous provenant du Monde d'avant. « Candide ou l'optimiste », de Voltaire, qui moque, par le biais d'un personnage naïf et innocent, le conservatisme des classes privilégiées. « David Copperfield », de Charles Dickens, dont le héros, toutefois sympathique, réagit parfois un peu excessivement avec des réactions inappropriés. « Notre Dame de Paris », de Victor Hugo, dans lequel Quasimodo est rejeté par toute la population de la ville où il vit en raison de ses différences.
Le hasard fait parfois mal les choses. Je me retiens de lancer rageusement les ouvrages par terre et les repose sur ma table de nuit. Je me lève et me dirige vers ma fenêtre, que j'ouvre précautionneusement, et me glisse hors de ma chambre, pour m'installer sur la petite avancée de toit qui couvre le perron de notre maison. J'aime m'assoir là pour lire, regarder les étoiles ou simplement réfléchir, comme je le fais ce soir.
Et évidemment, je repense à ma dispute avec Gale, qui repasse en boucle dans ma tête. La dispute la plus idiote de toutes les disputes de l'histoire des disputes. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que son énervement était plus dû à la déclaration d'amour de Peeta qu'au fait que je lui ai caché ce que je savais. Il est vrai que ses relations avec Katniss, innocentes quand elle n'avait que douze ans, peuvent aujourd'hui sembler ambigües, maintenant qu'elle est plus âgée. De nombreuses filles la jalousent d'ailleurs pour la proximité qu'elle a avec lui.
Mais à mon humble avis, et la connaissant, Katniss n'a pas développé de sentiments amoureux pour Gale – du moins, pas encore. En revanche, je ne suis pas persuadée que la réciproque soit vraie. Ce qui expliquerait la colère du jeune homme ce soir, en découvrant qu'avec Peeta, il avait une certaine concurrence. Cependant, cela n'excuse en rien son comportement à mon égard.
Et alors que je continue à me triturer l'esprit en m'interrogeant sur la nature de son attachement pour Katniss, je laisse mon regard divaguer. Vers le ciel. Vers les étoiles, nombreuses ce soir. Vers l'horizon. Vers les maisons voisines. Vers la petite route qui borde ma propre demeure. Vers Gale qui, debout au milieu du chemin, me fixe. Je cligne des yeux. Vers Gale qui me fixe ? Je dois vraiment être fatiguée, je commence à halluciner. Je me lève prudemment pour retourner dans ma chambre et me mettre au lit, quand une voix m'interpelle.
- Madge, attends, je dois te parler.
Donc, je ne suis pas en train de rêver. Mais je ne suis pas non plus disposée à écouter Gale. Je m'approche de la large fenêtre, pour rentrer dans la pièce.
- Madge !, crie-t-il plus fort.
Je me retourne brusquement.
- Mais tais-toi donc, idiot, je siffle entre mes dents. Tu tiens vraiment à réveiller mes parents et à leur expliquer ce que tu fais là, planté devant chez nous au beau milieu de la nuit ?
- Ecoute-moi, s'il te plait.
- Pas maintenant Gale. Je ne suis pas d'humeur et je suis fatiguée. Et de toute manière, je n'en ai pas envie. Bonne nuit et au revoir.
- Madge, s'il te plait. Les jeux commencent demain matin, et je veux pouvoir te parler avant ça.
Les jeux commencent demain matin. Je préférais l'oublier avant que ce soit trop réel. Avant que Katniss et Peeta ne soit jetés dans l'arène. Je frisonne rien que d'y penser, et j'ai à nouveau envie de pleurer.
- Alors ?, insiste-t-il.
- Bon …, je concède, la voix légèrement tremblante. Vas-y, je t'écoute.
- Attends, je te rejoins là haut.
- Quoi ? Non Gale, tu ne va pas …
Trop tard. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il est monté sur le toit en s'aidant de l'arbre tout proche de l'entrée de la maison. Il s'assoit, alors que je me recule instinctivement, toujours énervée contre lui. Je m'installe à mon tour en m'appuyant contre le mur près de ma fenêtre, face à lui.
- Alors ?, je demande, un peu sèchement.
- Alors je voulais te présenter mes excuses pour tout à l'heure.
- C'est bien gentil Gale, mais ce n'est pas ça qui va tout arranger. Tu ne peux pas à chaque fois me traiter comme une moins que rien, et venir la bouche en cœur en me demandant pardon.
- Je suis vraiment désolé, d'accord ? Je n'aurais pas du te sauter à la gorge comme ça. Je m'en veux. Sincèrement, ajoute-t-il devant ma moue dubitative. Je t'avais promis de faire des efforts, d'être moins virulent, et là, j'ai vraiment foiré. Comme l'autre jour, j'étais énervé, et j'ai passé ma colère sur toi. Et je t'ai dit quelque chose que je regrette.
- Que j'étais une sans amie ?
- Ce qui est faux. Tu as Katniss. Et tu m'as moi, ajoute-t-il après un instant d'hésitation.
Je lève des yeux étonnés vers lui. Son regard est perçant, mais suppliant.
- Tu me pardonnes ?
- Peut-être. On verra, si tu m'expliques ce qui t'a mis autant en colère.
- Je te l'ai dit, parce que je n'ai pas aimé que tu me caches ce que tu savais au sujet de Katniss et Peeta.
- Ne recommence pas avec ça s'il te plaît.
Il se tait un moment, tête basse.
- Gale, si tu ne veux pas m'en parler ce soir, on laisse tomber pour le moment, on va dormir et on en rediscute demain.
Quand il prend finalement la parole, il est hésitant et sa voix est basse. Tellement basse que je dois me pencher vers lui et tendre l'oreille pour l'entendre.
- C'est juste que … Katniss compte énormément pour moi. Je la connais depuis quelques années maintenant, et j'ai l'habitude de l'avoir à mes côtés. On se comprend facilement, tu vois ? Nous n'avons même pas besoin de parler. Tout se fait si … Naturellement. Je ne sais même pas comment l'expliquer.
Il semble un peu perdu, tout à coup. Chose assez inhabituelle chez Gale.
- « Les mots manquent aux émotions … », dis-je doucement.
- Quoi ?
- Ca vient d'un livre d'un auteur du Monde d'avant que j'adore. Mais laisse tomber, continue.
- Il n'y a pas grand-chose à ajouter. En fait, ça me tue de savoir Katniss là bas, au Capitole. Je tiens vraiment à elle.
- C'est pour ça que ça t'énerve que Peeta soit amoureux d'elle ? Parce que tu l'es aussi ?
Il réfléchit un instant avant de répondre.
- Pendant longtemps, je l'ai plutôt considérée comme une petite sœur.
- Et maintenant ?
Il me regarde et se mordille la lèvre inférieure. Je sonde ses yeux gris et y découvre un tas d'émotions contradictoire, que j'ai un peu de mal à saisir.
- C'est toujours plus ou moins la même chose.
Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit qu'il me ment.
- Sûr ?, j'insiste.
- Sûr, affirme-t-il.
Je vais faire comme si je le croyais. Du moins, pour le moment. Cependant, j'ai encore une question à lui poser.
- Mais alors, pourquoi cet énervement contre Peeta ?
Énervement contre Peeta qu'il a répercuté sur moi, je tiens à le rappeler.
- Je te l'ai déjà dit. Katniss est importante pour moi. Je ressens toujours le besoin de la protéger.
- Tu sais Gale, tu n'as pas besoin de protéger Katniss contre Peeta, c'est un garçon très bien, dis-je doucement. Bon, je suis consciente que le contexte actuel n'est pas propice à la naissance de sentiments et d'une histoire d'amour, mais …
- Il n'est pas fait pour elle, me coupe-t-il avec empressement.
- Mais pourquoi tu dis ça ? Et ne me reparle pas de ton éternel débat Ville/Veine, ça n'a rien à voir avec les sentiments.
- Ca a à voir avec la manière de vivre. Katniss a du se battre toute sa vie pour ne pas mourir, là où Peeta n'a jamais manqué de rien. Ils sont trop différents pour bien s'entendre.
Je ne sais pas ce qui me retient de pousser Gale du haut de mon toit.
- C'est idiot ce que tu dis là. Si c'était vrai, toi et moi, nous ne pourrions pas être amis.
- Ce n'est pas la même chose.
- Et pourquoi ça ?
- Nous avons quelque chose en commun, murmure-t-il.
- Donc, si je suis ta logique, tu ne m'apprécies pas forcément, mais tu passes du temps avec moi uniquement parce que nous sommes tous deux proches de Katniss.
- Je n'ai pas dit ça.
Qu'est-ce qu'il peut m'énerver quand il fait ça !
- Tu sais Gale, quand on tient à quelqu'un, peu importe la conception de la vie que l'autre a, on est censé l'accepter et faire des concessions.
- Pourtant, toi, tu n'acceptes pas tout à fait ma manière de voir les choses.
Bon, là, je reconnais que j'ai tendu le bâton pour me faire battre.
- Qui a dit que je tenais à toi ?, je réplique, en manque d'arguments.
- Ca se voit, Princesse.
- N'importe quoi. Et puis, de toute façon, on s'en moque. Je te demande juste de revoir tes préjugés sur les gens de la Ville. Tu as réussi à surmonter ça quand tu es venu vers moi. Essaye de faire pareil pour les autres. S'il te plait …, j'ajoute devant sa grimace contrariée.
- Je vais essayer, répond-t-il simplement.
- Avec un peu plus d'application que pour le contrôle de ta mauvaise humeur ?
- Promis. Alors, je suis pardonné ?, me demande-t-il en me voyant me lever.
- On va dire que oui. Mais fais vraiment attention à ne pas toujours m'utiliser comme punching-ball, parce que je ne sais pas si je vais tenir le coup pendant longtemps.
Il hoche la tête, l'air grave.
- Je ne sais pas comment tu fais pour rester si calme …
- C'est dans mon caractère. J'ai toujours été une fille discrète et réservée.
- Sauf quand on touche à la sœur de ta meilleure amie.
- Sauf quand on touche à la sœur de ma meilleure amie, je répète avec un sourire en coin.
Je passe mes jambes par l'embrasure de la fenêtre de ma chambre et rentre dans la pièce.
- Fais attention à ne pas te briser le cou en descendant du toit.
- Ne t'en fais pas, j'ai déjà vu pire.
- J'imagine. Gale le magnifique, le grand chasseur …
Il ricane, avant de planter son regard dans le mien.
- Ah, et pendant que j'y pense …, dit-il, l'air pensif.
- Oui ?
- Tu m'as donné quelque chose l'autre jour, que je dois te rendre.
- Quoi ?
Je ne comprends pas de quoi il veut parler. Je n'ai pas le souvenir de lui avoir offert le moindre objet. Il ne me laisse pourtant pas la possibilité de réfléchir d'avantage, car tout de suite, sa main attrape mon bras droit. Il passe sa tête dans l'encadrement de ma fenêtre, et dépose délicatement un baiser sur ma joue. Je n'ai pas le temps de réagir qu'il a déjà filé, laissant derrière lui son odeur de chèvrefeuille, fraiche et entêtante.
Est-ce mon cœur que je sens s'agiter furieusement dans ma poitrine ?
Bonsoir mes chers lecteurs ! :)
Vous allez bien ? Personnellement, je suis exténuée, le travail me fatigue vraiment. Pourtant, il y a de longs moments où je n'ai pas grand chose à faire, mais les horaires ne sont pas géniaux et je rentre hyper tard chez moi. Bref, j'ai quand même fait un effort et je me suis dépêchée de boucler ce chapitre pour ne pas trop vous faire attendre. Je ne suis pas tout à fait satisfaite. Je suis complétement nulle pour écrire les disputes, c'est hallucinant, mais bon ... Je prie pour ne pas trop vous décevoir pour autant, et j'espère que la réaction de Gale vous plait, vu que vous étiez plusieurs à attendre ça.
Merci à Fan de Twilight et Anonymette pour leurs adorables reviews auxquelles je ne peux malheureusement pas répondre ... Mais ça me fait toujours énormément plaisir de lire vos remarques !
Les jeux commencent dans le prochain chapitre ! ;)
A très vite !
Estelle
Note : Pour ceux qui se demandaient, la citation « Les mots manquent aux émotions » est issue du Dernier jour d'un condamné, de Victor Hugo.
