Notes : comme vous l'aurez certainement remarqué, il y a eu un gros bug avec les reviews la semaine dernière : elles étaient comptabilisées mais n'apparaissaient pas sur le site, impossible de les lire... Mais ça y est, tout est revenu à la normale, pourvu qu'ça dure !
Merci pour les lecteurs/lectrices ayant pris la peine de déposer un commentaire et bienvenue aux nouvelles !
Finalement, j'ai réussi à poster comme d'habitude, j'espère que cela ne vous déçoit pas trop ^^
Excellente lecture à tous !
Avertissement : aucun
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Chapitre X - Soins à domicile - L'aveu
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Le 29 juillet 1997 : Hermione exultait. Elle venait de recevoir des nouvelles de Harry via les parchemins ensorcelés. Il devait être transféré le lendemain, à la veille de sa majorité au Terrier, et pour qu'il ait toutes les chances d'y arriver sans être intercepté par les Mangemorts, six autres Harry devaient quitter la maison de sa tante en même temps que lui afin de brouiller les pistes. Ce qui intriguait fortement la jeune fille, c'est que l'idée des clones pût être une idée de Mondigus dont la réputation était plus que douteuse.
Mais si les Aurors, dont le fameux Maugrey Fol Œil, faisaient confiance à cet homme, alors qui était-elle pour se permettre un jugement négatif sur un membre de l'Ordre ? Pourtant, c'était plus fort qu'elle, son esprit rationnel se teintait de scepticisme en pensant à l'être antipathique qu'elle avait rencontré une fois lors d'une réunion de l'Ordre au Square Grimmaurd, et dont les yeux fuyants lui avaient fortement déplu. D'ailleurs, elle se souvenait parfaitement du regard chargé de mépris de Severus envers le sorcier qui était assis à ses côtés, et à qui il s'était adressé sur un ton parfaitement dédaigneux.
Hermione souhaita "Bonne chance !" à son ami, priant tout bas pour que le stratagème soit une réussite, qu'il n'arrivât rien de fâcheux à aucun des participants...
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Au milieu de la nuit suivante, Hermione se réveilla en sursaut, transpirante, sa nuisette la collant comme une seconde peau. Elle sentait au plus profond d'elle-même que quelque chose n'allait pas, que Severus était en danger. Un sac de nœuds dû à son angoisse tordait ses entrailles. Elle mordilla tellement ses lèvres qu'elle les fit saigner sans même en prendre conscience. Elle se saisit de sa baguette et éclaira la chambre. Ses yeux se posèrent sur le papier peint fané, qui se décollait en de nombreux endroits.
Ayant fait le tour visuel des murs, la sorcière se mit à tourner comme un lion en cage dans la chambre, son attitude agaçant prodigieusement le chat qui ne demandait qu'à dormir du sommeil du juste. Au bout d'une heure, n'y tenant plus, elle descendit dans la cuisine boire une boisson fraîche, espérant trouver un certain apaisement.
La jeune femme était en train de se servir un verre d'eau lorsque le bruit d'une apparition provenant de la porte d'entrée l'alerta. Il fut immédiatement suivi par le bruit d'une chute. Lâchant le récipient, Hermione, inquiète, se précipita vers le couloir où elle découvrit son mari étalé de tout son long, son visage encore plus pâle qu'à l'accoutumée. Durant une fraction de seconde, ses pieds furent comme gelés sur place, puis elle s'élança auprès du corps masculin. L'odeur âcre du sang agressa illico ses narines. Il y avait comme une fêlure dans la voix de la sorcière quand elle sanglota :
"Severus ! Severus ! Oh mon Dieu, que t'a-t-on fait ?"
Chancelante, une intense angoisse lui vrillant la poitrine, elle s'agenouilla aussitôt auprès de lui, son cœur battant violemment dans sa poitrine, le souffle court, des larmes brûlantes emplissant ses yeux, mais qu'elle refoula de son mieux. Elle évalua d'un coup d'oeil rapide les dégâts physiques. Son mari respirait faiblement, les traits marqués par la douleur, mais il était vivant, c'est ce qui importait le plus. Elle effectua à l'aide de sa baguette le Sort de Diagnostic, avec une aisance quasi parfaite, bien qu'il se fût écoulé quasiment un an depuis qu'elle avait effectué le dernier, à une époque, pourtant pas si lointaine, où elle appelait encore son mari "Professeur"...
Craignant que sa fébrilité ne lui fît faire des bêtises, Hermione inspira lentement par le nez, trois fois, et reprit son évaluation. Severus était certes mal en point, mais moins que l'année précédente quand il était revenu d'une réunion avec les Mangemorts, et que Voldemort l'avait gravement torturé. Il était meurtri, mais ses plaies étaient moins profondes. Elle releva cinq longues coupures d'où s'échappait le sang écarlate, et des tremblements des membres du corps, signe des séquelles du "Crucio" certainement jeté par le Seigneur des Ténèbres lui-même.
Elle pouvait le soigner, mais elle avait besoin de l'installer sur le lit afin de mieux pouvoir panser ses plaies. Elle lança un "Rennervate !" et s'écria aussitôt, en fixant le visage de son mari :
"Severus ! Est-ce que tu m'entends ?"
Un borborygme lui répondit. Hermione insista :
"Sev, il faut que tu appelles Winky, j'ai besoin de lui pour pouvoir te soigner. Je t'en supplie mon amour, appelle-le !"
L'homme articula difficilement :
"Win ... ky."
Mais rien ne se passa. La sorcière secoua doucement l'homme afin qu'il reprît son appel. Il recommença, la voix un peu plus forte, avant de refermer les yeux, épuisé par l'effort et la douleur :
"Winky!"
Trois secondes plus tard, l'elfe se dressait devant les époux, portant un étrange pyjama. Aussitôt, la jeune femme prit les commandes :
"Merci d'être venu, Winky. Comme tu peux le voir, ton maître est gravement blessé. J'ai besoin que tu le transplanes de suite dans notre chambre afin que je puisses m'occuper de lui."
L'elfe n'hésita pas un instant, malgré l'air horrifié gravé sur son visage à la vue du corps meurtri de l'ex Directeur de Serpentard. Il hocha la tête respectueusement en déclarant :
"Oui, maîtresse Rogue."
Il se pencha, saisit les mains du sorcier et ils disparurent dans un "Pop" retentissant. Hermione grimpa sans perdre une seconde les escaliers quatre à quatre pour arriver, essoufflée, sur le palier de l'étage. Elle pénétra dans la chambre pour y retrouver son époux allongé sur le lit, l'elfe debout à ses côtés. La jeune femme s'approcha rapidement, dégagea les longues mèches d'ébène qui retombaient sur le visage aimé et demanda d'une voix suppliante :
"Mon amour, il faut que j'envoie Winky récupérer quelques potions dans ton laboratoire. Puis-je le lui ordonner ?"
La réponse ne tarda pas, un petit "Oui" sortit des lèvres exsangues. Alors Hermione put continuer à s'occuper de son mari avec tout le dévouement et la science médicale qu'elle possédait. Elle déshabilla l'homme par un "Divesto !", tandis que Winky avait été envoyé chercher toutes les potions dont elle allait avoir besoin.
Severus était à présent dénudé, mais tenait fermement sa baguette entre ses doigts crispés. Hermione put mieux apprécier l'étendue réelle des blessures. Le pronostic vital n'était pas du tout engagé, si ce n'était la perte importante du sang qui pouvait être critique, donnant à la peau cette pâleur mortelle et ce froid au toucher.
De sombres pensées se bousculaient dans sa tête : l'état de Severus avait-il un lien avec la transfert de Harry qui devait avoir eu lieu il y a seulement quelques heures ? Son ami était-il sain et sauf ou... Chassant ces images angoissantes de son esprit, Hermione fit de son mieux pour se concentrer sur les gestes qu'elles allait devoir employer pour guérir l'homme qu'elle aimait.
Hermione ne se retourna pas lorsque Winky fut de retour avec les fioles exigées.
La jeune femme fronça les sourcils, essayant de se souvenir du Sortilège lancé par son mari sur Draco quand Harry avait jeté un "Sectumsempra" à ce dernier, et qui avait fait disparaître les horribles plaies. Un sourire fugace apparut sur ses lèvres lorsque le Sort lui revint à l'esprit. Essayant de maîtriser de son mieux le léger tremblement qui agitait sa main, elle dirigea sa baguette vers l'une des coupures et articula l'enchantement avec toute la foi qu'elle pouvait mettre dans sa voix, après avoir avalé la boule qui s'était formée dans sa bouche :
"Vulnera Sanentur"
Encouragée par la disparition instantanée de la plaie, Hermione poursuivit ses incantations sur chacune des blessures, s'émerveillant du faisceau lumineux qui sortait d'un simple bout de bois et qui faisait se refermer les longues estafilades, laissant le corps blafard quasiment indemne. Maintenant que la jeune femme avait réussi à faire cesser l'écoulement sanguin, elle devait s'occuper de redonner des forces à son époux et surtout, permettre que son sang se régénère le plus rapidement possible, il n'y avait pas de temps à perdre. Hermione posa ses yeux sur l'elfe qui restait à proximité de son maître, ses oreilles baissées et tordant ses mains en signe d'impuissance.
"Winky, aide-moi à asseoir mon mari, s'il te plaît."
L'elfe obéit aussitôt, et quelques secondes plus tard, Severus se retrouva en position assise, adossé contre les oreillers, sa tête retombant lourdement sur le côté. Hermione dégagea à nouveau de ses mains tremblantes les cheveux noirs du visage et demanda doucement en essayant d'ouvrir les lèvres desséchées :
"Sev... il faut absolument que tu boives cette potion revitalisante..."
Tant bien que mal, elle réussit à lui faire ingurgiter une bonne partie du liquide, malgré les tremblements qui secouaient le sorcier par intermittences, faisant perdre quelques gouttes qui coulèrent le long du menton. Au bout de quelques instants, il souleva enfin ses paupières et Hermione put croiser le regard tourmenté et fatigué de son époux. Elle caressa par touches légères le visage masculin, et embrassa la bouche adorée, essayant de lui communiquer toute la force de son amour.
Severus ne put répondre avec la même ardeur au baiser, mais la passion de sa femme lui apporta un réconfort au plus profond de son être. Des larmes de soulagement apparurent au coin des yeux de la jeune femme. Mais elle n'en avait pas terminé avec les soins. Elle se redressa tranquillement et annonça doucement :
"Tu dois encore prendre la potion régénératrice, mon cœur..."
Severus eut un faible sourire et opina de la tête pour marquer son approbation. Hermione se saisit du flacon concerné et aida son mari, encore agité par des tremblements intempestifs, à avaler le breuvage magique, malgré sa difficulté à déglutir.
Ensuite, avec Winky, elle rallongea son époux afin qu'il se reposât. Elle en profita pour appliquer l'essence de Dictame sur les petites coupures qui parsemaient la peau laiteuse. Sous ses paupières mi-closes, le sorcier ne perdait rien des gestes cliniques et tendres de la jeune femme. Il se saisit d'une main qui passait à proximité de la sienne et la porta à sa bouche, y déposant un délicat baiser pour la remercier, tout en avouant de sa voix encore éraillée :
"Tu seras la Médicomage la plus douée de toute la Communauté Magique, Hermione."
Une bouffée d'orgueil et d'amour gonfla le cœur de la sorcière. Severus n'était pas homme à lancer des compliments à la légère et elle en fut très émue. Il ajouta gentiment :
"Tu as fait ce qu'il fallait Hermione, mais tu dois te reposer à présent, je me sens nettement mieux."
L'interpellée passa ses doigts dans ses cheveux en opinant de la tête. Son mari s'adressa à l'elfe, en remontant le drap pour couvrir sa nudité :
"Merci Winky pour ton aide, tu peux retourner à Poudlard à présent.
- Oh merci, maître Rogue, Winky est heureux que maître Rogue soit guéri ! Bonne nuit à vous deux !"
L'elfe fit une courbette et disparut dans le bruit si caractéristique. Les époux se retrouvèrent seuls. La jeune femme attrapa la le flacon de "Goutte-Du-Mort-Vivant" et le tendit à Severus mais ce dernier déclina car le Seigneur des Ténèbres pouvait l'appeler à tout moment, il ne pouvait se permettre de dormir comme une souche en cas de convocation.
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Hermione se glissa entre les draps pour s'allonger auprès de son époux, se serrant tout contre lui pour s'imprégner de ses arômes épicés et boisés qui la transcendaient. Mais l'homme ne tarda pas à s'endormir, véritablement fourbu après les péripéties pénibles de la journée.
Maintenant que la sorcière était rassurée sur l'état de son mari, elle fut assaillie par les affres de l'inquiétude en pensant à son meilleur ami. Etait-il en sécurité au Terrier ou bien... Après de longues minutes angoissantes, Hermione décida de se lever pour en avoir le cœur net. Elle se dégagea doucement des bras de son amant qui l'enveloppaient, faisant attention à ne point le réveiller, et sortit du lit. Elle prit son sac d'école et descendit discrètement les escaliers, veillant à ne pas faire grincer les marches.
La jeune femme s'installa à la table du salon et sortit le matériel qui lui serait utile pour communiquer avec Harry. Pour commencer, elle utilisa le Gallion, mais rien ne se produisit, elle ne reçut aucune chaleur en retour. Son malaise augmenta et après avoir pesé le pour et le contre, elle se décida à envoyer un message, imaginant que la pièce avait pu être perdue durant le transfert.
Fébrilement, elle trempa l'encre ensorcelée dans l'encrier et écrivit son texte :
"Harry, c'est moi Hermione. Comment vas-tu ?"
Elle patienta quelques minutes mais ne reçut aucune réponse. Anxieuse, elle recommença encore et encore, mais rien ne vint. Ses yeux brouillés par les larmes, elle allait faire une dernière tentative lorsqu'une voix glaciale la fit sursauter.
"Que fais-tu à pareille heure ?"
Severus se tenait dans l'encadrement de la porte, sa baguette à la main, un air austère sur le visage, son regard enregistrant la scène : son épouse larmoyante assise devant la table, tenant une plume devant un parchemin vierge. Son ton coupant comme une lame de rasoir fusa :
"A qui écris-tu ?"
Sans attendre la réponse, le sorcier se rapprocha vivement, tandis qu'Hermione tentait de soustraire le parchemin, mais il fut plus rapide et s'en empara, empêchant la jeune femme de faire disparaître la feuille en la tenant fermement d'une main par son poignet. Il passa et repassa sa baguette plusieurs fois sur le papier en lançant un "Finite Incantatem !",mais le sort ne fonctionnant pas, il murmura d'autres incantations mais rien n'y fit, le parchemin ne révéla pas ses secrets. Malgré la colère et une jalousie inexplicable qui bouillonnaient en lui, une certaine admiration gonfla son cœur.
"La petite futée, elle n'a pas usurpé son surnom de sorcière la plus douée de sa génération..."
De son côté, Hermione passa de l'abattement à la révolte. Elle essaya d'échapper à l'étreinte de fer de son mari, mais ce dernier n'entendait pas la laisser partir aussi facilement, pas avant de savoir ce qu'elle complotait. L'homme n'avait pas dit son dernier mot. Il obligea Hermione à croiser son regard et il tenta de percer les défenses mentales de la jeune femme mais les boucliers de celle-ci étaient parfaitement en place. Les yeux sombres se plissèrent dangereusement.
"A quel jeu joues-tu, Hermione ? Combien de fois devrais-je te répéter que tu dois être prudente ? Tu ne peux communiquer avec l'extérieur, c'est prendre des risques inutiles !"
Excédée par l'attitude autoritaire de son mari alors que peu de temps elle prenait soin de lui, elle rétorqua d'une voix vibrante d'émotion :
"Je ne joue à aucun jeu ! Et je suis très prudente. La preuve : même toi tu n'as pas su lire le parchemin !"
Severus se contracta sous l'attaque, enfonçant ses doigts dans les épaules juvéniles qu'il avait agrippées, tandis que la jeune femme poursuivait :
"Tu ne peux pas comprendre que je me fais du souci pour... pour... Harry", acheva-t-elle dans un souffle.
Le sorcier se raidit aussitôt. Finalement, il desserra son emprise sur son épouse. Prenant un air grave, il déclara, comprenant qu'Hermione était au courant du subterfuge utilisé par son ami pour tromper les Mangemorts, puisqu'elle arrivait à échanger avec lui :
"Potter... va bien. Le Seigneur des Ténèbres n'a pas réussi à le tuer. Je... j'étais là - les yeux de la jeune femme s'écarquillèrent devant l'aveu - il a pu s'échapper sain et sauf, certainement vers le Terrier. En revanche, sa chouette a été tuée ainsi que... Alastor Maugrey..."
Le soulagement éprouvé par Hermione en apprenant que son ami était sauvé fut de courte durée avec les deux annonces suivantes. Mais Severus n'en avait pas terminé. Il avoua encore :
"J'ai blessé l'un des faux Harry à l'oreille en voulant le protéger de l'attaque d'un Mangemort... J'ignore pour le moment de qui il s'agit... Mais... la personne saignait abondamment."
Hermione tendit sa main vers le visage de son amant.
"Alors, si tu as été maltraité tout à l'heure, c'était pour te punir de l'échec de votre mission ?
- Oui, le Seigneur des Ténèbres était tellement furieux que Potter ait réussi à lui échapper que de retour au Manoir il a déversé sa colère en torturant tous les Mangemorts qui avaient participé à l'attaque, faisant retomber l'échec sur eux."
La sorcière baissa les yeux, penaude, fixant ses pieds.
"Alors tu as aidé Harry ?
- Tu en doutais ?
- Non, non... Je crois en toi, Severus. Tu es l'homme le plus courageux que je connaisse..."
Leurs regards se croisèrent, emplis d'une petite lueur complice. Hermione ajouta en observant le teint blême et les cernes mauves sur le visage de son mari :
"La nuit a été longue, je pense qu'il est temps de dormir, surtout après ce que tu as subi..."
Le sorcier ne refusa pas, la fatigue se faisait sentir. Il prit doucement la main de son épouse et ils montèrent se coucher, leurs bras s'enlaçant mutuellement autour de leur taille.
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"Hermione ! Viens je te prie, cela nous concerne tous les deux !"
Le ton directorial de Severus inquiéta quelque peu la jeune femme qui entra en coup de vent dans le salon et jeta un regard perplexe sur la missive que le sorcier tenait dans sa main.
"Pourquoi m'appelles-tu ? Qu'ai-je à voir avec cette lettre ?"
Tout en répondant elle avait reconnu l'enveloppe avec l'en-tête du Ministère de la Magie. Cela ne lui disait rien qui vaille. Le sorcier montrait un visage assez impénétrable, mais la jeune femme comprit qu'il était perturbé. Il annonça :
"Hermione, nous avons reçu un courrier du Ministère de la Famille.
- De la Famille ? Mais que nous veulent-ils ? Une désagréable appréhension l'envahit. C'est... c'est pour quelle raison ?
- Nous sommes convoqués car ils ne comprennent pas que... tu... ne sois pas encore enceinte après onze mois de mariage. Nous devons passer un examen clinique à Sainte-Mangouste.
La jeune femme s'écria sur un ton alarmé :
"Mais... ils peuvent découvrir que tu prends une... Potion d'Infertilité ?"
Un rictus méprisant ourla les lèvres du sorcier qui répondit instantanément :
"Certainement pas ! Cette potion est absolument indétectable, je me suis assez donné de mal pour l'élaborer, ils ne trouveront rien, et je n'ai jamais parlé à quiconque de mes travaux..."
Il s'interrompit, puis les yeux d'onyx se posèrent avec gravité sur le visage adoré dont le regard reflétait une grande interrogation. Les mains du sorcier emprisonnèrent celles de la jeune femme, les enveloppant dans une douce chaleur.
"Ce sera une visite difficile, avec des questions très intimes, et une auscultation qui sera loin d'être agréable, je le crains. J'essaierai de rester auprès de toi si on me le permet... Tu me fais confiance ?"
Hermione acquiesça doucement en souriant. Severus prit le menton pointu entre ses doigts, une lueur de désir brilla dans ses orbes charbon avant qu'une bouche gourmande ne vienne dévorer les lèvres de la sorcière qui s'ouvrirent d'elles-mêmes, permettant aux amants d'échanger un long baiser plein de promesses...
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Et... hop ! Hop ! Hop !
