Présence d'une scène charnelle ( précisions au cas où)
Prenant son courage à deux mains, n'ayant pas très faim, la jeune étudiante en photographie frappa à la chambre où Antoine dormait. Le couple continuait de manger à peu près calmement.
- C'est dingue quand même, un truc pareil...Lâcha Joris alors que sa moitié se concentrait sur son assiette.
Médée se portait bien, elle avait trouvé refuge chez des amis, de toute façon, la question d'où elle logeait ne se posait jamais vraiment trop. Pour l'heure, elle aidait ses hôtes à la vaisselle où l'ambiance était chaleureuse, légère, emprunte de plaisanterie.
- Je sais... J'aurais essayé de le récupérer plus tôt si j'avais su... soupira Borna. Cependant, les choses étaient ainsi, elle ne pouvait faire plus.
Le lycéen lâcha un "entrer" sans réelle conviction, restant confortablement blotti contre ce brave Berliz qui restait sage comme une image et gentil comme un doudou. Peut-être parce qu'il avait l'habitude que Borna le prenne ainsi dans ses bras quand ça n'allait pas. Il reconnu la coloc' de sa cousine et soupira doucement.
- Désolé d'avoir foutu le bordel à votre soirée, vous étiez si contentes tout à l'heure...
Elle s'approcha et lui sourit, posant sa main sur la sienne.
- Je connais les Ténèbres qui traversent ton Cœur et les Démons qui ripaillent en ton âme ont jadis fait banquet de la mienne...Crois moi, je sais par quels rivages sombres tu as eu à passer...Quelles Douleurs ce sont nichés en ton sein pour avoir connu pareil parcourt...La Douleur hélas demeure ancrée en soit...Tel le Pire des parasites...
Le reste du groupe poursuivait le repas dans une atmosphère qui se voulait déjà moins pesante, plus joyeuse. Tous ces mots le firent sourire.
- On dirait que t'a mangé une étagère entière de livres de poésie... Mais en gros, je suppose que t'avais une famille super chiante qui n'a pas voulu que tu sois homo. Ça va, je vais m'en sortir c'est pas un drame, y'a pire dans la vie.
Borna lui avait promit de ne rien dire concernant les sévices corporels qu'il avait subit. Ça, il le partagerait avec Armand mais c'était tout. Peut-être Paul, un jour.
Et cette ambiance rendait la jeune allemande bien plus contente, son cœur s'allégeant un peu.
- En plus de tout cela ils étaient aveuglés par le Prisme de la soit disant foi Divine...J'ajoutais le Blasphème à l'anormalité... J'en vins à croire que les Bibles étaient les vrais instruments de Satan...
Elle trembla malgré elle, inutile d'embêter ce pauvre garçon avec la cruauté et le sadisme de ses géniteurs. Son vocabulaire venait en partie de là, elle avait voulu fuir ce monde où elle souffrait trop.
Le portable de Laetitia sonna, un sms, il le lut, serra les dents avant ranger son portable puis jura en Néerlandais.
- Désolé pour toi, je voulais pas te rappeler de mauvaises expériences...
A croire qu'il gênait, partout où il était!
La brindille se renseigna sur la situation, lui demandant si il allait bien ou si on venait de lui annoncer une quelconque mauvaise nouvelle.
Elle secoua la tête et le regarda lui disant d'une voix rassurante qu'il n'était pour rien, elle ne voulait pas l'accabler plus qu'il devait déjà l'être, il ne fallait pas qu'il se reproche, la seule responsable restait Emmek qui parlait à tord et à travers.
Son ami prit une nouvelle part de gratin.
- Mon beau père, juste...Ce type est une plaie...Je rêve de trouver un moyen pour que ma mère le largue...
Il haussa les épaules, autant que possible dans sa position et se cala à nouveau contre le chien.
- Elle est malpolie oui mais ne savait pas ma situation... Mais j'ai envie de retourner à l'école et être tranquille, retrouver mes amis et lui... Les magazines people ont déjà dû faire le boulot de toute façon.
Peut-être qu'il allait en dévorer la moitié de ce gratin mais pas grave, elle l'avait fait pour qu'il soit mangé.
- Je vois, bon courage.
Béatrice resta à le contempler un instant.
- A ton faciès, je me figure que tu désires que j'aille voguer vers d'autres eaux...Si tel est ton souhait formulé, j'emprunterais un chemin variant. Dit la jeune fille d'une voix aux accents maternels, autant qu'un discourt comme le sien puisse s'assimiler à ce genre.
A lui seul, de frustration, Laetitia engloutit presque le plat, manger le dé-frustrait.
- Woah...Let...Je vais lécher la gamelle si ça continue...?
Regard de fauve dangereux: jamais toucher à son assiette quand il se trouvait dans cet état particulier, il pouvait mordre.
- Désolé, j'aime pas la compagnie des gens. Faut s'en plaindre à mes géniteurs pour leur merveilleuse éducation.
Il ne voulait pas se montrer désagréable mais il ne pouvait pas grand chose contre son caractère.
Borna eut un petit rire et indiqua aimablement que de toute façon, il restait pas mal à manger dans la cuisine alors ce n'était pas grave si il finissait le plat tout seul. Enfin, qu'il ne se rende pas malade non plus. Elle le laissa pour reprendre sa place et se blottir contre sa colocataire / amante occasionnelle.
- Tant de noirceur et d'acidité dans une si jeune âme...Voilà un bien triste spectacle que celui ci...
Joris soupira en voyant son petit ami agir comme le parfait névrosé qu'il était: se venger sur la nourriture, calmer ses déceptions dans un plat, au point de le finir, ce qu'il fit.
-...Leati...
- M'appelle pas comme ça...Grogna le concerné qui mourait d'envie de laisser éclater sa colère sur quelque chose, mais rien à portée.
L'allemande la câlina et l'embrassa au coin des lèvres, semi-baiser en quelques sortes. Il pourrait y en avoir plus, plus tard dans la soirée.
- Il n'est pas que noirceur loin de là. Antoine est bien plus doux qu'il n'en a l'air, son coeur est généreux malgré tout.
Elle préférait laisser le couple se débrouiller tout seul plutôt que de prendre le risque d'envenimer les choses.
Finalement la soirée se termina par des câlins pour les deux demoiselles, quant au second duo, il fallut une glace dure comme du béton pour calmer enfin le plus petit.
- Je n'en doute pas...Mais refuser la compagnie de son prochain est fort regrettable...Sachant que nous avons tous et toutes tant de prismes, de couleurs, nous formons le plus grand nuancier qu'il soit...Nous sommes l'Infini...
Ce petit moment sympa entre amis, transformé en mini dispute prenait désormais des airs de retrouvailles entre couples, pas plus mal.
- Il est ce qu'il est, ça ne le rend pas plus méchant ou moins fréquentable que les autres. Il a des amis et même un amoureux maintenant. Antoine n'est pas si fermé que ça aux autres, il faut juste de la patience.
De la patience certes et ne pas être susceptible puisque le lycéen ne mâchait pas ses mots quand il s'adressait aux autres.
- Oh, la Flèche d'Eros est le meilleur moyen pour adoucir ce cœur rongé par l'amertume... Bonne nouvelle.
- Ils se tournaient autour depuis un moment, ce n'était qu'une question de temps entre eux.
Et Borna était très heureuse de savoir que la vie de son cousin était quand même tachée de bonheur et pas juste noyée de malheur.
Pendant ce temps dans un pénitencier de facture classique, tout le monde courait en tous sens, catastrophé, leur accusé de marque s'était fait égorgé sous leurs yeux. Au calme, le directeur accepta l'argent que lui donna son jeune et mystérieux émissaire.
- Vous n'avez jamais entendu parler de nous: Monsieur... Vous ne savez rien de plus. Respectez ces consignes et rien de fâcheux ne vous arrivera.
Antoine ignorait évidemment qu'il venait de perdre son paternel, cette homme n'ayant de père que le mot et le code génétique. Celle qui en serait le plus affectée serait probablement sa mère, pas vraiment par amour, mais parce que ça serait un nouveau coup critique à sa vie jusque là bien menée.
Béatrice devait admettre ne pas trop savoir comment agir en présence du cousin de sa colocataire, ils se ressemblaient tellement et la fois pas du tout, cette sensation la déroutait bien que le pauvre garçon ne soit en rien en cause...
Laetitia pour finir de se passer les nerfs rêvait du jour où il pourrait enfin mener la vie qu'il voulait, le groupe, son copain, ses amis: son monde à lui...
Antoine s'endormit sans même s'en apercevoir, bien calé contre le brave toutou qui restait sagement à ses cotés.
La demoiselle aux bracelets multiples avait retrouvé en grande partie sa bonne humeur malgré les petites zones d'ombre. Quand l'autre couple sera parti, elle profiterait de la douce compagnie de sa coloc'
A quelques kilomètres de là deux jeunes collégiens discutaient d'un film, le plus petit niché dans les bras de son camarade lui caressant les cheveux, l'embrassant à intervalles réguliers.
- Si mon Amour, l'acteur quand il s'énerve il a des airs avec toi!
- Je pense pas. En quoi il me ressemble exactement?
Il avait posé son menton sur l'épaule de Malia, en profitant pour poser quelques baisers dans son cou. Ça ne le dérangeait pas d'être comparé à un acteur plutôt beau gosse mais il ne voyait pas trop en quoi il lui ressemblait, sincèrement.
Pour l'embêter un peu il lui chatouilla la nuque avant d'y apposer la langue, c'était une sorte de petit jeu complice qui n'engageait à rien, sauf si l'autre le voulait clairement.
- Il a ce coté trop classe de grand chevalier, le Héros toujours prêt à défendre le monde...Sauf que tu es mon Héros par contre...Je te partage avec aucune rouquine...
Le tandem féminin du protagoniste avait de longs cheveux roux canne à sucre.
- Si elle est pas rouquine, ça passe quand même Trésor?
Eric ne se considérait pas comme un héros. Il avait engueulé la mère de son petit-ami, avait chialer comme une madeleine et crier comme un poissonnier... Rien de très héroïque selon lui même si il était très content que son coup d'éclat eut servit au bonheur de l'autre.
Il lui mordilla le cou en réponse.
- Continue et je te montre la Colère du Lynx...
Il posa la main sur l'entrejambe de son petit ami: j'ai deux otages en ma possession à qui je pourrais faire ce que je veux... Dit il d'une voix qui ne laissait aucune doute sur ses intentions. Il adorait tester Eric, s'il disait ça, c'était surtout parce qu'il avait vu au collège à plusieurs reprises le jeune Auvergnat prendre la défense d'autres. Eric se tendit légèrement sous la surprise mais fini par sourire.
- Fais ce que tu veux, je ne suis qu'avec toi de toute façon...
Le jeune homme ne portait pas attention aux filles ou aux garçons, leurs charmes le laissaient relativement indifférent. Pourquoi chercher ailleurs? Quand au fait d'être serviable, c'était simplement dans sa nature.
Son partenaire échangea avec lui un baiser où tout ses sentiments se lisaient sans mal, il ne s'inquiétait plus en sa présence, il pensait à un tas de choses, agréables par contre, ils s'amusaient, se taquinaient, provoquaient, s'aimaient, cette relation suffisait à le combler au point qu'il en oubliait sa sœur, le danger qu'elle représentait car leur mère ne pouvait la tenir à distance au quotidien... Parfois, il se demandait ce que cette folle serait capable de faire dans l'unique but de le voir tomber à genoux... Eric s'allongea, tenant dans ses bras son compagnon et répondant à son baiser avec cette même envie de prouver ses sentiments. Il était vraiment son Trésor, unique et précieux. Pas au sens monétaire, il s'en fichait pas mal de ça. L'une de ses mains remonta de son dos à sa nuque puis ses cheveux, fourrageant dedans mais en prenant garde à ne pas les lui tirer. Il était heureux d'être avec lui, oubliant le reste assez facilement.
- Eric...Chuchota le garçon: Si...J'étais une fille...J'aurais vraiment voulu...Porter ton enfant...Confia-t-il dans une rougeur grandissante. Il laissa échapper une petite exclamation de surprise quand les mains de son petit ami se déplacèrent, s'attendant visiblement à une autre forme de caresse; qui ne vint pas. Rester ainsi lui convenait, à discuter, écouter battre ce cœur si important à ses yeux...S'ils venaient à se séparer, il le savait qu'il ne s'en remettrait pas, parfois il craignait que ce bonheur si douillet ne lui échappe... Trop habitué à voir ce qui comptait disparaître au profit de ce nom qu'il songeait presque à changer quand la tension devenait intolérable.
Il en rougit également, profondément touché. Bien plus que n'importe quel accord, contrat, mariage... Un enfant était un lien éternel entre deux personnes, qu'elles restent ensemble ou non.
- Si tu étais une fille et qu'on avait un enfant, j'aurais adoré qu'il soit comme toi...
Ce n'était que des rêves, ils ne pourront pas le faire. Cette idée pourtant fit son chemin, si ils avaient un enfant tout les deux, ils auraient eu un vrai moyen de rester ensemble, de pouvoir même se marier et envoyer valser le reste du monde. Impossible pourtant...
- Mais je t'aime comme tu es Trésor.
- Je t'aime aussi fort moi aussi... Avant toi...Je me sentais perdu...Mal... Triste... Maintenant...C'est tellement mieux...J'ai pu m'ouvrir aux autres...Faire confiance...Je veux que Antoine soit aussi heureux. Déclara-t-il.
Un vœux assez altruiste et sincère car il n'aimait pas voir la personne qui l'avait souvent maintenu hors du gouffre connaître des moments difficiles, déjà la situation se stabilisait avec Armand, pour lui aussi, leur amour n'avait jamais fait le moindre doute, ils devaient rester ensembles, ce bonheur, le jeune De Beauce le méritait bien plus que lui, de son point de vue.
- Toi aussi tu me rends heureux, beaucoup. Et pour ton ami, je pense que son copain va beaucoup l'aider à être heureux aussi.
Il le câlina avec tendresse, sachant qu'il avait grand cœur mais l'auvergnat souhaitait que son petit-ami veuille son propre bonheur également. Pas de façon égoïste mais juste qu'il soit un peu plus personnel.
Une autre question se posait soudain, il allait falloir y venir...
- Mon Amour... Puisqu'on s'aime...Je pense que tes parents vont devoir savoir la vérité sur nous...Deux...
Ce genre de passage obligé lui donnait par moments des sueurs froides rien qu'en y songeant...Ce n'était pas facile d'accepter pour un couple même s'ils tenaient à leur enfant plus que tout, une relation comme la leur... Une "orientation" particulière...
- Hm, tu as raison oui.
Concernant sa mère, ça devrait passer relativement facilement. Pour son père par contre... Eh bien son Papa Ours allait peut-être avoir du mal à avaler la pilule. L'idéal, si l'on pouvait dire, serait de leur parler pendant un repas à la cool entre eux, un jour de repos de son paternel bien occupé par son métier.
- Tu voudras être là ou pas?
-...Je sais pas si c'est une très bonne idée...Mais j'ai pas très envie de te laisser tout seul...Même si ton père est pas un sale type...
Il dissimulait mal son inquiétude concernant ce sujet sensible, il n'avait non plus envie de briser l'harmonie régnant entre Eric et ses parents... Comment aborder le problème...
- Non, il est très gentil. Et maman sera là, ça va le calmer. Tu sais bien qu'il peut rien faire contre elle.
Une montagne aux ordres d'une frêle fleur pourrait résumer leur couple. Mais ils s'aimaient et ça lui faisait très plaisir. Eric embrassa sa moitié sur la joue et sourit, assez confiant malgré tout puisque, effectivement, ses parents et lui entretenaient une très bonne relation.
Il réfléchit, après tout, il avait autant son mot à dire que le fils de la famille, du moins à ce niveau là.
- Je viendrai, ça montrera que je prends mes responsabilités. Et puis, finalement ce serait normal.
Rien à avoir avec les couples dont Malia avait pu entrevoir la relation dans son entourage, sa mère à lui pensait davantage à comment améliorer la vie en société, elle traquait les corrompus auxquels elle faisait payer une note salée car en plus de les exposer au public, ils devaient rendre le fruit de leur détournement.
- D'accord, je te dirais quand ils seront là tout les deux.
Il le câlina à nouveau, étroitement enlacés l'un à l'autre. C'était juste tellement agréable d'être là, tout les deux, tranquilles.
- Hm, je crois que je suis un peu comme mon père. Faut que ma moitié puisse me calmer sinon j'explose comme nos chers volcans le faisaient..
Ils ne vivaient plus en Auvergne mais leurs cœurs, leurs âmes presque, y restaient irrémédiablement attachés.
En entendant ces mots, le jeune Crétois sourit, s'il voulait de la détente, il pouvait lui en proposer deux sortes.
- Alors mon Amour tu dirais quoi: soit d'un massage soit d'un jeu très particulier? Gloussa le garçon en se passant la langue sur les lèvres car jouer les bombes sexuels était vraiment une distraction à part entière. Ses yeux brillaient d'une malice palpable.
Cette remarque provoqua un petit rire chez le second collégien.
- Tu vas le faire bouillir là mon sang...~
Et selon sa conception des choses, Malia était vraiment une bombe sexuelle. A la fois adorable et diablement sexy. Surtout avec cette petite étincelle...
Il fit une petite moue pour le plaisir de la scène.
- Oh zuuuuuuuuut j'ai réveillé la Fureur de l'Ours Auvergnat... Comment vais-je apaiser cela? Un massage ou je m'allonge dans une position qui ferait rougir les timides et les coincés de la classe en t'invitant à me rejoindre dans un Royaume extrêmement privé?
L'adolescent se délectait de cette petite improvisation car il aimait voir qu'Eric le désirait, puis il appréciait de jouer un rôle, il n'avait pas rejoint le club de théâtre pour rien, d'ailleurs.
- Je ne suis absolument pas furieux mon Trésor, c'est complètement différent...
Il embrassa son compagnon puis le repoussa doucement pour se redresser et enlever son t-shirt avant de se rallonger, sur le ventre cette fois.
- Je veux bien un massage. Je me suis un peu péter le dos en aidant mon père à ranger le garage. Tu es d'accord?
Le jeune tourna la tête pour le regarder, se cambrant par la même occasion pour pouvoir mieux regarder l'autre.
Il hocha la tête, il le proposait, ce n'était pas pour rien. Le garçon s'installa juste à coté de lui faisait rouler les muscles de son petit ami entre ses mains...Eric était vraiment... Wahou... Il deviendrait encore plus attirant au fil de leur scolarité, celui ci en avait la conviction. Il massa avec soin le dos légèrement endolori, lui par sa carrure, ses mains trop petites, trop fines, trop fragiles, comme ils disaient, elles ne portaient pratiquement jamais rien, ne faisant pas tellement d'efforts de "mecs", ce qui lui allait parfaitement. Il en profita pour appuyer un peu sur la nuque, histoire de le détendre encore davantage... Son copain l'envoûtait dès qu'il commençait à se déshabiller car cela impliquait souvent un nuit rien qu'à eux d'ordre très intime. Eric adorait sentir les mains de son compagnon sur lui alors les massages étaient du pain béni pour lui. Il aimait se sentir choyer par l'autre. Son corps se musclait, il aimait le sport, était très actif et était assez favorisé génétiquement pour avoir un corps se sculptant facilement et assez rapidement. Il laissait échapper des soupirs d'aise et quelques "hmm~" sous ce délicieux traitement. Doué de ses mains en ce qui concernait ce domaine...
- Peut être voudrais tu après un massage Ailleurs? Le taquina son petit ami avant de soupirer à son tour d'une façon à le titiller.
Pour couronner le tout, il prononça son nom en se mordillant les lèvres, fallait bien le dire, le corps devant lui pouvait faire sincèrement baver. Il avait d'ailleurs remarqué le regard d'un garçon en seconde rougissant, après timide ou simplement intéressé? Il fallait qu'il creuse.
- Hm, j'sais pas. J'suis fatigué mais si t'arrive à me tenir éveillé...
Pas insensible aux charmes et au jeu de son chéri mais réellement fatigué. Pas épuisé non plus cela dit. Il se tourna pour faire face à Malia, laissant ce dernier assit sur lui et il en profita pour poser ses mains sur ses hanches et les caresser.
Lui aussi commença alors à avoir un peu plus Chaud.
- Ho Eric...Suffit que tu poses les mains sur moi et...Hm!...Ca y est je perds la tête...
Terriblement sensible, quand le garçon se trouvait en présence d'une personne qui l'attirait encore plus avec son petit ami, il se comptait parmi ceux qui "démarraient au quart de tour". Il ferma les yeux paresseusement pour encore mieux ressentir le contact.
Le blond-roux laissa ses mains parcourir ce corps désirable, aimant voir cette façon presque extraordinaire qu'avait l'autre de réagir à son contact. Il remonta sur sa taille, passa sur son ventre, le haut de son torse puis redescendit pour passer dans son dos avant de descendre encore, passant sur son magnifique postérieur.
- J'aime te faire perdre la tête, t'es juste trop sexy quand ça arrive...
- Han...! C'est parce que c'est toi...Avoua-t-il alors que sa peau devenait progressivement moite sous ses attentions. Son cœur lui avait décidé à cet instant de se prendre pour une percussion couplé à une batterie de hard rock, sacré mélange...Quand ils passeraient au plus haut, si ça faisait partie des projets, cela changerait pour devenir le plus trash de tout les morceaux de métal dans sa cage thoracique. Lui aussi aimait se laisser complètement aller dans les bras de son amour, même s'il devenait complètement dépendant de la manière dont ces deux mains le touchaient.
- J'espère bien que c'est parce que c'est moi...
Les mains taquines se décidèrent à passer sous la lisière de tissu pour aller jouer avec les douces dunes qu'il cachait. Eric se redressa pour l'embrasser longuement et profondément, jouant avec sa langue et ses lèvres. Il était devenu très vite très doué pour les baisers digne de Hollywood. Avec une telle tentation collée à lui, c'était facile d'oublier sa fatigue.
Jamais un jour ne passait sans que Malia ne se dise qu'il aurait regretté toute sa vie de ne pas avoir retenté l'expérience, le jeune Auvergnat lui plaisait déjà énormément mais un soir lors d'une petite fête, le jeu de la Bouteille avait scellé leurs lèvres pour la première fois. Perturbé par autant de sensations, il avait, les joues rouges écarlates, demandé à en échanger un autre, secrètement et à 14 ans l'évidence s'imposa à lui, son camarade le plongeait dans un trouble sans nom. Comme quoi, il ne suffisait pas de beaucoup pour pousser deux personnes à se découvrir de l'attirance, puis des sentiments. Et l'anecdote était assez amusante selon Eric. C'était du hasard, de la pure chance qui les avait réunis et c'était génial.
- Tu vas rester assit sur moi Trésor?
Concrètement il n'était pas contre mais ça dépendait de ce que voulait Malia, lui n'irait probablement pas jusqu'au bout si on ne l'y poussait pas mais ne pas aller au bout des choses ne signifiait pas ne rien faire du tout.
- Parait que ça fait quand même assez mal comme façon de faire...Ca me tente pas trop...Murmura le garçon sans quitter son petit ami des yeux. Il avait en effet entendu dire que pratiquer l'acte ainsi rendait la rencontre charnelle plus intense, celui qui avait tenté ne l'avait pas tellement convaincu vu la douleur qu'il avait éprouvé dans les reins par la suite. Comme pour dissiper sa gêne, il fit un bisou à l'adolescent qui le portait sur lui.
- Je veux pas te faire mal, je veux te faire du bien et que du bien.
Pour se faire, il renversa l'autre sur le matelas le faisant donc s'allonger à sa place. Quelques bisous dans son cou et un peu plus bas avant qu'il ne fasse un sourire malicieux et hop! Plus de bas gênant pour l'empêcher de jouer avec son adorable Trésor.
Il avait toute confiance envers son petit ami là dessus, un petit rire lui échappa quand il se retrouva sous son partenaire.
- Oui...Je sais mon Amour... Hm... C'est bon...
Il lui rendit la pareille par des caresses sur son dos. Et ça n'avait pas fini de l'être, bon. Il n'avait pas réfléchit longtemps et l'idée d'un gâterie pour satisfaire les envies lubriques de son compagnon lui semblait bien. De plus, il aimait bien s'adonner à ce genre de choses et justement parce que c'était Malia. Il n'était pas certain qu'il aurait voulu tailler une pipe à un autre mec même si pourquoi pas dans l'absolu. Mais peu importait, c'était son Trésor sous lui et pas un autre. Ses lèvres suivirent le parcours tracé par ses mains plus tôt et une fois arrivé au point intéressant, il s'adonna à lui faire plaisir autant que possible.
L'intéressé face à ce traitement ne tarda pas à gémir de plaisir, son copain savait très bien ce qu'il aimait, comment il appréciait la dite chose... Il y allait en douceur puis entamait des caresses buccales plus osées.
- Hm...Eric...Han...
Il n'était dès lors plus capable de tenir même, la plus banale et basique des conversations, submergé par une autre forme de plaisir.
Eric s'y attela avec patience et y pris sa propre forme de plaisir. Exciter son amant lui donnait satisfaction par procuration. Et pour bien faire le boulot, très très fun le boulot, il ajouta une toute autre sorte de caresses. En plus de ses attentions buccales à la verge de l'autre, il laissa ses doigts aller jouer avec le petit anneau de chair avant de le titiller pour de bon. Pour ce soir, c'était de la masturbation assistée mais ce genre de relations n'étaient pas mauvaises non plus selon son point de vue.
S'il voulait vraiment combler Malia, c'était la méthode appropriée. Il laissa échapper un petit "ho!" ne s'y attendant pas avant de fondre dans la volupté délicieuse de cette langue et ce nouveau stimuli.
- E..Eric... Lâcha-t-il en se mordillant l'intérieur de la joue.
Il continua donc sur sa belle lancée, persévérant pour lui faire atteindre les étoiles. Il émit un petit son de contentement en entendant son nom être prononcé si sensuellement. Un frisson couru le long de sa colonne, se répercutant sur son propre désir.
- C'est bon...Hm...C'est bon...
Il arrivait encore à parler correctement, mais bientôt, il n'aurait pas plus de conversation que les actrices d'une certaine catégorie de films, enfin lui le faisait avec le garçon qu'il aimait, une seule personne, toute la différence. Il avait bien eu une fois un garçon un peu plus âgé aux vacances qui s'était intéressé à lui, après quelques verres.
Il creusa les joues pour de meilleures sensations et au bout d'un moment, l'auvergnat voulu essayer une nouvelle chose: une gorge profonde. C'était pratique qu'il ne soit pas trop membré même si la taille était tout à fait dans la normale, pour se tester à cette façon de faire. Petit à petit, il l'enveloppa, respira bien pour ne pas avoir un réflexe malheureux et si c'était très technique, ça n'en était pas moins intéressant. Entendre la respiration de Malia se modifier et sa voix l'appeler le motivait davantage, d'autant plus que sa main ne cessait ses activités plus bas.
Là à présent, il commençait à voir des étoiles, le décor se diluait pour ne plus former qu'une masse compacte de couleurs incertaines plus vraiment définie. Toutes ces sensations...Lui procurait le meilleur des vertiges.
-...E..ri...c... Hm...!
Ce garçon était vraiment à son écoute, ce genre de choses en plus de le stimuler sexuellement renforçait son amour pour lui, pourquoi? Impossible d'expliquer ce qui déroulait dans sa tête pour l'heure...
Il aurait sourit si il le pouvait. Il sentit ses muscles se contracter, enserrant un peu plus la chair rigide entre ses lèvres. Sa mâchoire commençait à le tirer mais il tenait à finir ce qu'il avait commencé. De toute façon, ils devraient bientôt arriver à leur fin non? Enfin, surtout Malia mais lui-même n'aurait pas besoin de grand chose pour atteindre leur Paradis privé.
Effectivement dans les minutes qui suivirent l'adolescent succomba les yeux mi clos, le souffle court, il devait réapprendre à son cœur comment battre normalement. Il passa une main fragile dans les cheveux de son petit ami. Ce genre d'émotion fulgurante lui coupait presque les jambes.
Eric se retira doucement et se massa un peu la mâchoire puis remonta pour quémander un baiser bien mérité. Son érection frottait contre la cuisse de son amant, quelques mouvement de bassins suffirent à le faire venir et le soulager, le souffle court mais heureux.
- J't'aime, souffla-t-il tout bas.
- M'...aussi... Répondit-il après que leurs lèvres se soient unies dans cette valse si coutumière. A hauteur de Eric, il se serra contre lui, juste pour sa chaleur, se rappeler que c'était lui... Même si régulièrement, il se torturait au sujet de leur avenir, au point ne pas fermer l'œil de la nuit. C'était ça, de faire partie d'une famille de Pouvoir...
Le jeune homme enlaça l'autre et le câlina, baillant largement. Sa fatigue le rattrapait alors il marmonna un "bonne nuit" tout en se collant à son compagnon. Tant pis pour la douche, il la prendrait le lendemain matin. Pour sa part à chaque fois que son Trésor était là, l'adolescent dormait comme une souche. Plus encore qu'à l'habituel.
Le lendemain, Malia voulut faire une surprise à Eric en allant chercher le journal, or la première page le cloua sur place...Impossible...Non, la mafia avait déjà envoyé leur assassin? Égorgé dans sa propre cellule disait l'article, cette prison manquait donc autant de sécurité que ça?
Eric, après la case douche, descendit dans la cuisine pour un petit déjeuner et au passage trouver où était passé son petit-ami. La maison était calme, sans doute que son père était déjà parti. Sa mère? Peut-être partie faire des courses ou un rendez-vous quelques part.
Le garçon se tenait sur le pas de la porte dès qu'il l'entendit, il se retourna.
- Oh Eric, salut bien dormi? Je voulais aller chercher le journal mais je suis tombé sur un truc que je pensais pas possible.
Il le rejoignit avant de lui tendre le quotidien de papier.
Il prit alors le journal et tilta au nom de famille de la victime.
- Ah... C'était le père de ton ami non?
Le pauvre, déjà que sa vie n'était pas une sinécure depuis quelques temps, voilà ce qu'il lui tombait sur le coin de la figure...
- On va te sembler horribles mais c'est pas une mauvaise...Chose...Sauf que ça veut dire que la Mafia est vraiment réveillée...Je sens que la vie en ville pour beaucoup va devenir dangereuse et éprouvante...
Il se garda de dire qu'il se faisait énormément de soucis pour sa mère vu les campagnes d'opposition et les raids qu'elle menait conte eux...
C'était dans les moments comme ça que la réalité lui mettait une bonne baffe dans la tronche: ils n'étaient pas du même monde et, fatalement, ne pensaient pas de la même façon. Il parcouru rapidement l'article mais à part la mention d'une dette ou d'une arnaque envers une mauvaise personne, mafia il semblerait, pas grand chose d'intéressant.
- Je vois. C'est toi qui connaît, conclu-t-il platement.
Sentant qu'il avait peut être dit quelque chose qui ne fallait pas il déposa ses lèvres sur les siennes.
- Pardon si je t'ai choqué mais en plus d'être un individu détestable, il était dangereux...Peut être...Aurait il un jour fallu l'éloigner... Mais c'est ainsi...Je n'aime pas ça.
- Non, ce n'est pas toi. Pas vraiment. Ce que tu vois est différent ce que moi je vois, c'est normal. On ne peut rien y faire.
Il ferma le journal après un coup d'œil à la météo et à l'horoscope pour le fun mais même les astres semblaient ne pas vouloir lui être favorable. Tant pis.
- Ce type humiliait son fils juste parce qu'il n'aime pas les femmes, il voulait le marier de force à ma sœur...Heureusement que ça ne s'est pas fait...Même si j'aurais été heureux de voir Antoine rejoindre ma famille, pas avec elle.
Il se dirigea vers la cuisine, prit ce qu'il fallait pour déjeuner, songeant au travail monstre qu'allait avoir sa famille: Ioannis...Un nom, une histoire...Une responsabilité dont il avait été dégagé pour l'heure.
- Je n'ai pas dit que c'était une personne bien. Visiblement, il était un sale type mais se faire trucider ne lui aura pas permit de regretter ce qu'il a fait, ni même d'y songer. Son ou ses assassins lui ont enlever une bonne grosse épine du pied, voilà la vision d'un gosse du peuple.
Son discours pourrait faire croire à Malia qu'il lui en voulait ou était en conflit avec lui mais ce n'était pas le cas, il était juste remonté contre une situation qu'il trouvait parfaitement absurde. Le fric, le fric, y'avait que ça qui comptait, dans la vie comme dans la mort!
Un gosse du peuple? Le mot le fit tiquer et il blêmit, de ce fait, il trouva plus sage de se concentrer sur son petit déjeuner, même si à présent tout avait un goût amer qui ne refusait de quitter sa bouche..
-...Je...je vois...
Il éprouvait un sentiment désagréable, pourvu que celui ci passe vite! Eric soupira, visiblement son caractère de merde lui avait fait dire trop de choses ou du moins pas correctement. Il laissa alors son regard à la couleur si particulière, ce bleu et jaune intrinsèque, parcourir le doux visage de son partenaire puis il se pencha pour lécher un peu de confiture resté au bord de ses lèvres.
- Fait attention Trésor, tu t'en mets partout...
-Je...Je suis juste préoccupé...C'est tout...je dis...n'importe quoi... Conclu-t-il dans un rire nerveux.
Un miaulement l'interrompit quand un félin sauta sur lui et vint se caler dans ses jambes, manquant de le faire tomber.
- HAAAAAAA!
Millénium de son nouveau nom, venait encore chercher asile politique pour échapper cette fois à...Bonne question mais le simple fait de la voir avec des yeux brillants avait attisé son instinct lequel lui hurla de se sauver. Eric lui ébouriffa les cheveux et lui sourit comme pour lui prouver qu'il ne lui vouait aucune rancune.
- Je comprends. Ta mère, pendant notre charmante discussion, m'a rappelé qu'elle s'occupait de ce genre de trucs. Tu es inquiet pour elle non?
Le collégien eut un petit rire en voyant le chat et il tendit la main pour le caresser, par où était-il entré cette fois?
- C'est le chat de la voisine, il vient ici de temps en temps.
L'animal lui bondit dans les bras, un humain gentil, un qui allait l'aider...Qui allait faire entendre raison à cette fille...Pitié...
-Oui...pour elle...pour ma famille dans l'ensemble... Ha le chat de ta voisine? Ca ne dérange pas tes parents?
Non non il ne fallait qu'ils le ramènent à la mini humaine...Non encore un peu de calme et de tranquillité...
- Je vois... Dis moi si ça va pas à un moment même si je ne pourrais rien y faire...
L'auvergnat tendit la main et caressa la tête du minet, le grattouillant gentiment. Si ses parents s'en souciaient?
- Habituellement, il rentre dans ma chambre par le vasistas alors ils ne le voient pas de toute façon.
Des câlins, oui des vrais pas des étouffants avec des mots bizarres, il ronronna son extase de se retrouver face à une situation féline normale!
- MIAAAAAAAAAAAAAAAAAA!
- Eh bien quel coffre.
Il éprouvait moins d'angoisse grâce à cet invité surprise, l'adolescent termina de manger.
- C'est la première fois que je l'entends miauler si fort. M'enfin, va falloir y aller alors minou, parce que je sais jamais c'est quoi ton nom, va falloir que tu retournes dehors.
Sur ce, il débarrassa toute la vaisselle pour la mettre dans le lave-vaisselle justement et parti récupérer leurs affaires à l'étage.
Non! Il se cacha sous la chaudière et feula, pas question de retourner tant que le Maître ne serait pas là, sinon il allait encore devoir subir les lubies de cette humaine, petite mais véritable fléau pour lui. Cela produisit chez Malia un rire sonore.
- J'ai l'impression que t'as un réfugié politique chez toi, mon Amour...
Le collégien soupira puis attrapa le chat pour le regarder.
- Écoute minet, si tu veux rester va dans ma chambre le vasistas est ouvert tu pourras sortir quand tu veux.
Pas sûr qu'il comprenne tout mais bon.
- Maou?
Non, il n'avait pas tout compris mais rien compris, c'était un chaton qui ne parlait pas vraiment la langue humaine. Le jeune Crétois, lui continuait de rire parce que la situation le méritait vraiment. Eric haussa les épaules et posa le chat dans sa chambre dont il ferma la porte. La petite fenêtre restait ouverte donc il pourra sortir de lui-même. Une fois de retour vers son petit-ami, il lui fit un sourire éclatant.
- Bon, on y va?
L'adolescent déposa ses lèvres sur les siennes.
- Oui d'accord, mon Chéri, on a quoi comme cours là, déjà?
Le petit squatteur à fourrure fit sa niche pour s'endormir paisiblement, pas de bruits...Le calme...
- Rien de bien intéressant, marmonna le concerné.
Il prit son sac et ses clés avant de sortir puis quand Malia l'eut rejoins dehors, il ferma la porte d'entrée. Direction, l'académie.
