Heya !
Mes examens ne sont pas encore finis mais j'ai quand même trouvé le temps de fini ce chapitre qui était presque prêt depuis quelques mois... Il est pas encore corrigé donc il risque d'y avoir des coquilles, des mots manquants, ce genre de délire.
Enfin... Bonne lecture !
Après son entretien avec Kaiba, Yami avait passé près d jouer au Bêta-testeur. Comme il s'en doutait, il n'aimait pas ça. Bien sûr, le nouveau jeu de la KaibaCorp, bien que clairement imparfait, était bien. Mais, il ne pouvait pas vraiment en profiter, faisant attention aux moindres petits bugs, aux moindres petits détails, après tout, il était payé pour ça. Il avait fini par rapporter pas moins de 20 bugs, 15 incohérences scénariste et surtout… le jeu ne faisait pas de rhétorique procédurale ce qui était assez perturbant. Pourquoi ? Bah quand tu peux trouver un objet cool te permettant de pouvoir capturer un dragon aux yeux bleus en en te promenant alors que tu es censé fuir à toute vitesse d'un bâtiment en flamme, c'est… bizarre.
Enfin, il avait donné pas mal de boulot aux développeurs, qui ne souhaitent pas entendre leur patron leur crier dessus. Et Yami, lui, s'était fait raccompagner en limousine chez lui, contre son gré, bien sûr. En arrivant, il était plutôt tard et Yugi n'était toujours pas rentré, ses parents non plus, d'ailleurs. Il s'installa alors dans son bureau pour lire plus attentivement le dossier que lui avait fourni Kaiba, en laissant la partie Yugi de côté. Puis, il prit une feuille pour y noter tous les points importants du contrat qu'il avait lu il y a quelques jours afin de ne pas faire de bourde trop énorme.
Le point le plus important de tout étant que Yugi, et donc normalement les autres « employés » aussi, n'avait strictement pas le droit de dire ce qu'il se passait en « interne » à des externes de l'affaire. Il nota chaque petit point, bien qu'il aurait pu résumer ce contrat foireux en une phrase « La parole du grand Ushio est divine ». Il trouvait ça stupide et à la limite de l'esclavagisme. Il rangea ensuite la feuille dans le dossier avant de le cacher dans le double fond qu'il avait dans son deuxième tiroir, en partant du haut, à droite.
Avoir un père inspecteur aidé à avoir quelques astuces et réflexes. Puis, il se mit à faire ses devoirs. Il s'était dit que ça pourrait être une bonne idée de préparer à manger pour tout le monde, mais… ses parents lui avaient interdit de toucher à quoi que ce soit dans la cuisine jusqu'à nouvel ordre. C'est alors qu'il entendit quelqu'un rentrer sans y prêter plus attention que ça.
-Salut Yami
-Ah, salut Yugi, ca va ? Tu as l'air contrarié…
-C'est rien…
-Ce rien à l'air de te contrarier… Avant que j'oublie, j'ai lu ton contrat. Il traînait alors…
Yami était un peu gêné. Il savait bien qu'il n'avait « aucun droit » de lire ce contrat sans avoir obtenu la permission de Yugi AVANT de le lire. Mais ça ne semblait pas déranger Yugi. Au contraire. Ce dernier resta silencieux quelques secondes et parut un peu plus « calme ». Puis finalement, il reprit :
-Ce pas grave. Merci de tenir ta promesse.
-De rien.
Le grand lycéen était plutôt soulagé que son ami ne lui en veuille pas. Il se retourna, finit son calcul de maths, trop facile, avant de regarder en direction de Yugi. Son mini-lui avait toujours l'air contrarié, il s'était installé devant son ordi. Yami eut une sorte de déclic. Il eut une idée. Une mauvaise idée, mais il n'arrivait pas à s'en débarrasser. Roh et puis flûte ! Il justifierait son manque de tact d'une manière ou d'une autre.
-Yugi, je viens de finir mes devoirs. Ça te dit de jouer à Duel de Monstres ? Je t'ai jamais vu y jouer.
-Une autre fois, ce soir j'ai pas envie.
-Tant pis.
Dommage ! Il se retourna, alluma son ordinateur pour envoyer son emploi du temps de lycéen à Kaiba avant d'éteindre son ordinateur et d'aller s'asseoir à côté de Yugi. Quand ce dernier lui demanda ce qu'il avait, il répondit simplement et avec un sourire :
-Rien, j'avais juste envi de profiter de ta présence.
Étonnamment, le lendemain, Yugi était venu en cours. Yami avait remarquait qu'il n'avait pas l'air bien, un peu comme s'il avait mangé un truc pas fraie. Le grand tricolore avait passé la matinée à imaginer ce qui pouvait le mettre dans cet état. Il était peut-être stressé de revenir en cours, après tout, il a pris beaucoup de retard…
-Hey Yami ! -C'était Jôno-Uchi- T'as b'soin d'aide pour te rappeler des règles de ton jeu là ? Euh, les échecs.
Yami eut un petit moment de réflexion. Il tourna la tête et aperçu Yugi, le regardant étonner. Il avait perdu l'habitude de le voir dans une salle de classe depuis… depuis qu'il travaillait pour Ushio. C'est peut-être pour ça qu'il est là aujourd'hui et qu'il n'a pas l'air bien. Il travaille pour Ushio… Mais pourquoi il aurait accepté ? Après tout il était ami… non ? Ah oui, le contrat. C'est justement parce qu'on est ami qu'il a accepté. Bon, début de la riposte.
Le lycéen avait refusait l'aide de son ami. Vexé de ne pas « être pris au sérieux », le blond se mit à protester. Alors, une violente dispute démarra entre Yami et Jôno-Uchi. Dispute qui aurait fini en bagarre si Yami était du genre à se battre. Mais au lieu de ça, elle se finit sur un coup de droit de la part de Jôno dans le ventre de Yami. Yami à terre, jouant la surprise et l'incompréhension avec un Yugi visiblement très inquiet à côté de lui, qui s'assurait que Yami allait bien.
Dès que son regard croisa le sien, la culpabilité envahit Yami. « Je suis vraiment un mauvais ami de vous faire subir ça, surtout à toi Yugi » pensa-t-il. Vivement que ce jeu se termine.
Le reste de la journée se passa sans encombre. En dehors de Yugi, plus personne ne parlait vraiment avec Yami pendant les pauses. Et, comme d'habitude, à la fin des cours, une limousine attendait Yami à l'entrée du lycée. Yugi voulut le suivre, mais Yami refusa. « Je suis désolée Yugi, mais mon contrat de bêta-testeur m'interdit de divulguer des informations sur les jeux de la KaibaCorp qui ne sont pas encore sortis ». Après quoi, il entra dans la limousine pour y découvrir un Kaiba, plutôt satisfait.
-Bonsoir Yami. Voilà ton planning. Tu vas être content, je t'ai laissé tes week-ends. Alors, comment ça avance ?
Yami ferma la portière, sourit avant de répondre.
-Facile ce jeu.
Les semaines qui ont suivi ont confirmé les soupçons de Yami : Ushio avait demandé à Yugi de retourner en cours pour vérifier si son comportement au lycée avait changé. Mais comme Yugi ne disait pas grand-chose, et surtout, comme il avait fini par le dire à Yami, en s'excusant une dizaine de fois. Ushio, en colère, avait envoyé quelqu'un d'autre pour faire ce travail. Yugi avait alors arrêté d'aller en cours, laissant place à l'employé numéro 5, « Hiroto Honda ».
Les parents Sennen n'aimaient pas trop l'idée que Yugi se dé-scolarise ainsi. Il avait alors demandé à leur fils de lui donner des cours le week-end, pour le maintenir un minimum au niveau, ce que Yami avait accepté. Par ailleurs, Yami avait fini par voir qu'il était régulièrement… enfin... tout le temps suivi par un garde du corps de Kaiba. Ce dernier avait même, contre l'avis de Yami, fait vérifier les sécurités de la maison des Sennen.
Madame Sennen avait arrêté de faire ses tests culinaires pendant environ 24 h. Elle était tombée sur un livre de cuisine « La cuisine Geek, pour tous les goûts » et avait essayé de cuisiner de la « Tempura de Nagrand » de 15 façons différentes.
Le fait d'être surveillé de partout agaçait particulièrement Yami. Mais il avait fini par tourner cette situation à son avantage. Comme il était plus où moins protégé, il se permettait régulièrement d'attendre Yugi en fin de journée dans le repère d'Ushio. En réalité, Ushio n'y était pas si souvent que ça, mais ses « employés », oui. Jamais tous en même temps, cela dit.
Alors, avec l'argent gagné grâce à son nouvel emploi, il avait acheté une console portable avec laquelle il jouait à chaque fois qu'il attendait Yugi. Régulièrement, il la prêtait aux escl-... aux « employés » présents en leur donnant des astuces de jeu. Bref, il sympathisait avec eux. Il ne leur parlait jamais affaires, juste jeu, et parfois, il essayait de grappiller des informations personnelles, confirmant les informations qu'il avait déjà en rajoutant quelques détails.
Bien sûr, Ushio n'appréciait pas trop qu'un inconnu traîne dans les parages. Il enrageait, mais comme ses chiffres avaient grimpé en même temps que le moral de ses troupes, il ne disait rien. Comment Yami le savait ? Yugi le lui avait dit, un soir juste avant de dormir, en lui demandant d'être prudent.
Le contexte commençait à être posé : au lycée, il semblait complètement isolé. Il n'avait plus vraiment de moment pour sortir avec son nouvel emploi. Il s'entendait bien avec les employés d'Ushio, mais, contrat oblige, ces derniers essayaient de garder une certaine distance. Du moins, quand leur patron était dans le coin.
Dans les 9 employés que Yami ne connaissait pas vraiment, seulement 2, « L'insecte » et « Le dinosaur », semblait réellement fidèle à Ushio. Le tricolore avait abandonné l'idée de se rapprocher d'eux, pour ne pas prendre trop de risque. Il les appelait quand même par leur surnom… parce que ça le faisait marrer. Un jour, il leur avait même laissait entendre que Yugi était son frère, pour la déconne.
Quelle ne fut pas sa surprise quand Ushio l'avait pris à part, lui disant qu'il avait fait une terrible erreur et qu'il finirait par le regretter, lui et « son frère », s'il continuait à faire le malin. En fait, non, il n'était pas surpris du tout. À ce moment-là, il avait surtout peur que le garde du corps n'intervienne, donnant ainsi la raison à Ushio du pourquoi il n'avait absolument pas peur de squatter son repère.
Et ce qui devait arriver arriva. Un jour, de mauvaise humeur, Ushio avait décidé de s'en prendre physiquement à Yami. Il avait été stoppé net par un garde du corps sur-entraîné. Yami avait fini par faire une boulette révélant à Ushio, par la simple phrase « Non merci, pas encore », qu'il n'avait pas perdu la mémoire, ou du moins qu'il l'avait « retrouvé ». Il s'était rendu compte de son erreur trop tard, partant, sans attendre Yugi, en attendant derrière lui un brutal :
« C'est la dernière fois ! »
L'incident avec Ushio avait obligé Yami à rentrer plus tôt que prévu et l'avait aussi obligé à revoir quelque peu sa stratégie : il avait prévu de faire l'imbécile encore 2 ou 3 semaines… mais maintenant qu'il avait été découvert, il n'avait plus le choix. Il s'était donc installé devant son bureau pour le reste de la soirée : il avait préparé un deck de Duel de Monstres pour jouer avec Yugi quand il rentrerait avant de faire le point sur toutes les informations qu'il avait récolté sur le caractère d'Ushio, ceux de ses employés et sur cette « entreprise » particulière.
Il lui manquait beaucoup d'élément pour être au point, mais il avait le minimum syndical… par contre, il allait devoir demander l'aide de pas mal de monde et ça l'énervait un peu : il aurait voulu réussir à se débrouiller tout seul. Il venait de finir d'envoyer un mail à Kaiba avec sa demande de matériel et la partie de son plan dans laquelle le jeune entrepreneur pouvait intervenir quand la porte s'ouvrit d'un coup :
-YAMI ! TU VAS BIEN ?!
C'était Yugi paniqué et essoufflé. Il avait probablement couru jusqu'ici après avoir eu vent de l'altercation que son maxi-lui avait eue avec le gorille.
-Je vais bien Yugi. Pourquoi tu cris comme ça ?
-Ushio arrêtait pas de dire qu'il voulait t'étriper donc…
-Ah… Oui c'est vrai. Bah, je vais bien, tu vois.
-... Oui
-Tu veux bien jouer avec moi ?
Yami avait posé la question en prenant dans ses mains son paquet de cartes. Puis, il insista avec un « S'il te plait ». Yugi hésita, il semblait perplexe, mais il finit par accepter. Ils commencèrent à jouer. La main de Yami était très mauvaise : que des cartes magiques d'équipements et des monstres 5 étoiles. Il piocha une carte, le pot de cupidité et piocha une carte « Renaissance du monstre », qui pour le moment ne servait pas à grand-chose et Gazelle, le roi des bêtes mythiques. « Parfait, pour l'instant, c'est comme la dernière fois ».
-Comme pour la première fois, l'auteur n'a pas jugé utile de décrire le déroulement du jeu. Voici donc une ellipse-
La partie avait été mouvementée. Mais au moment où Yugi allait achever son tour, Yami intervient.
-Dis-moi Yugi…je voulais savoir…est-ce que tu m'as déjà laissé gagner ?
Yugi fut déstabilisé par cette question.
-Euh… c'est bien possible, pourquoi ?
-Parce que je pense que tu es en train de recommencer. Je me trompe peut-être, mais je pense que tu as parfaitement la possibilité de gagner maintenant, pas vraie ?
-Pourquoi tu dis ça ?
-J'ai remarqué que tu jouais deux fois plus lentement quand tu faisais exprès de perdre…du coup, tu vas jouer sérieusement ou tu vas terminer ton tour ?
Yami adressa un sourire à son mini-lui, comme pour lui montrer que ce n'était pas un reproche. Yugi termina son tour sans jouer la moindre carte. Alors Yami mit fin à la partie en finissant de réduire à néant les points de vie de Yugi. Ce dernier posa ses cartes devant lui en adressant un « Bien joué » à Yami. Yami qui décida de regarder les cartes de Yugi pour vérifier si son hypothèse était juste.
-Tu as deviné quand ?
-Et bien, « Alias », il y a pas si longtemps en fait… donc en faite, j'ai jamais réellement gagné contre toi aux cartes. Ma fierté vient d'en prendre un coup.
-Un jour peut-être…
Ils se mirent à rire de bon cœur. Yami se surprenait lui-même : la première fois qu'Alias l'avait battu, il était tellement enragé. Et aujourd'hui il venait de confirmer que ce dernier l'avait laissé gagner et il le prenant plutôt bien. Il se contenta de dire :
« Je gagnerai la prochaine fois »
