Bonsoir
Et voici un nouveau chapitre =)
Merci à toute de continuer à me lire
Et merci à Lily pour la correction 3
Bonne lecture.
Vendredi, je me rendis au bureau de bonne humeur. La conférence de presse s'était bien déroulée, les articles sortis le lendemain avaient été fidèles à la déclaration des Cullen, les propos envers eux étaient moins virulents bien que pour certains les doutes subsistaient toujours. Jane n'avait rien répliqué, il n'y avait rien à faire de toute façon.
J'avais réservé l'avion et l'hôtel pour New York, voyager en première n'était pas nouveau pour moi, en Floride ça m'était souvent arrivé de suivre mon patron en déplacement mais jamais à New York. Non, le top était l'hôtel, je m'étais fait plaisir en réservant au Ritz Carlton, avec une vue directe sur Central Park. J'avais tellement hâte.
En arrivant, je déposai sur le bureau d'Edward son café et son brownie avant d'aller me faire mon propre café. En revenant à mon bureau, je me mis à trier le courrier. J'avais presque fini quand Edward arriva en compagnie de son frère que je saluai puis Edward parla.
- Bonjour Isabella. Vous allez bien ?
- Bonjour Edward. Oui et vous ? Prêt pour ce soir ?
- Le chèque est signé. Et Brad Pitt ? Il va bien ?
- Oui, il a eu son lot de caresses.
- Quelle chance il a.
- N'est-ce pas !
- C'est qui Brad Pitt ?
Emmett nous interrogea, complètement perdu. Edward me lança un regard complice, lâchant un sourire en coin qui ne me laissa pas indifférente, malgré moi.
- Bah Emmett ?! Brad Pitt quand même ! Tu ne connais pas ?
- L'acteur ? Pourquoi elle caresse Brad Pitt ? C'est quoi le délire ?
- Laisse tomber frangin, viens, on va laisser Isabella avec les détails de sa vie privée tranquille et nous, nous allons parler business !
Il entraîna son frère dans son bureau et me fit un clin d'œil qui m'arracha un sourire. Je me replongeai alors dans le travail. Je mis remis à trier ce qu'il restait du courrier. Je ne vis pas la matinée passer, juste avant le déjeuner, Edward m'appela dans son bureau.
- Isabella. Vous déjeunez avec moi ce midi.
- Ce n'est pas une question, si ?
- Non effectivement. Mais je vous connais, si je vous laisse le choix, vous direz non.
- C'est vrai.
- J'ai commandé Chinois, ça vous va ?
- Parfait oui.
- Ah, je crois que c'est pour nous !
Son téléphone venait de sonner et après avoir donné son accord pour que le livreur entre, il se leva pour aller chercher nos plats et paya la note. Je m'installai sur une chaise face à son bureau, mais il me fit signe de le rejoindre dans le coin salon de son bureau. Hésitante, j'allai m'installer sur un des fauteuils alors qu'il se vautrait sur le canapé.
- Si je vous invite à déjeuner... bien que ce n'est pas vraiment un rendez-vous puisque nous sommes dans mon bureau... bref. Je voulais vous parler de ce soir.
- Un problème ?
- Non, non aucun. Si je passe vous chercher à 20h, ça va ?
- Oui très bien.
- Je ne prendrai pas l'Aston Martin, je m'en excuse d'avance.
- Je commence à croire que je n'y mettrai jamais les pieds dans cette voiture.
- Je vous ai promis de vous faire faire un tour. Je le ferai.
Je pris des baguettes, une boite contenant des nouilles chinoises avec du porc au caramel et commençai à manger, je mourrais de faim. Edward en fit autant avec son plat mais à la fourchette.
- Je voulais vous parler de ma sœur aussi. Vous prévenir.
- De quoi ?
- Elle est très tactile. Je sais que vous n'aimez pas ça mais vous risquez d'avoir le droit à un câlin en guise de bonjour.
- Oh ! Eh bien, merci de me le dire. Mais vous savez... je ne suis pas réticente avec tout le monde.
- Vous n'avez pas peur du contact avec les enfants, je l'ai remarqué la dernière fois à l'hôpital.
- Oui. Les enfants sont innocents.
- De quoi avez-vous peur Isabella ?
- Des gens, de ce qu'ils peuvent me faire. Ne vous en faites pas, je ne prends pas votre sœur pour une menace, je ne serai pas désagréable ou trop froide avec elle.
- Pourquoi cette peur envers les personnes ?
- J'ai pu voir et constater la violence de certains...
- Avec votre père ? Il est flic, non ? Il a dû vous raconter des choses pour vous angoisser comme ça.
- Oui vous... avez trouvé.
- Vraiment ?
Non, vous n'avez pas trouvé mais je ne vous dirai rien d'autre que ça.
- Oui. Ne vous en faites pas pour ce soir. Elle est contente de venir ?
- Contente ? Vous plaisantez... elle est folle de joie ! Elle n'arrête pas de bassiner mes parents avec ça. Aujourd'hui, ma mère l'emmène dans un institut de beauté pour se préparer à la soirée. Elle n'a jamais été aussi impatiente.
- Je suis contente alors. Est-elle au courant de ce qui s'est passé ?
- Oui, nous lui avons parlé. Elle comprend, enfin je crois. Mais elle ne veut pas arrêter l'école, ni abandonner la danse. Nous avons juste fait quelques améliorations pour qu'elle ne soit pas ennuyée... comme un chauffeur au lieu de prendre le bus.
- Elle a une place dans votre institut ?
- Oui, elle suit les cours là-bas. Elle veut être pâtissière. Je l'encourage vivement dans cette voie... je suis son premier critique.
- Pourquoi ne suis-je pas étonnée ?
- Je l'ignore.
- Pardonnez mon ignorance mais... mis à part la différence physique, qu'est-ce que cette maladie provoque ?
- Eh bien tout dépend des personnes. Elle provoque des déficiences cognitives, des modifications morphologiques, ils sont plus exposés à des problèmes cardiaques ou aux complications musculo-squelettiques, ils sont plus à risque de développer des tumeurs . Ça varie selon les individus. Un peu comme nous. Par exemple, Laurel a eu beaucoup de retard, petite, elle a marché et parlé très tard mais aujourd'hui, elle lit et écrit aussi bien que n'importe quel adolescent de quatorze ans. Elle est très autonome. Mais il y a des personnes plus âgées que ma sœur et qui ne savent ni lire ni écrire correctement, certains sont incapables de rester seuls.
- L'éducation joue un rôle dans ces différences d'autonomie ?
- Absolument pas non. Un enfant trisomique qui se développe normalement durant son enfance peut très bien arrêter toute évolution durant l'adolescence et inversement. Comme nous en fait, il n'y a rien qui empêche un surdoué de se planter dans la vie.
- C'est vrai oui.
- Le truc avec Laurel, c'est que même si elle a quatorze ans, par moments, elle semble avoir dix ans dans sa tête. Vous verrez, elle peut être vite distraite, elle trouvera tout merveilleux, elle sera excitée comme une puce. L'année dernière, je lui ai offert un voyage à Disney, nous y sommes allés tous les deux, croyez-moi quand je vous dit que j'étais mort à chaque fin de journée. Elle était tellement heureuse... elle courait partout.
- Je suis allée à Disney aussi, souvent même, quand j'étais plus jeune. À chaque fois, je pleurais de joie en arrivant tellement c'était magique.
- C'est vrai que c'est chouette.
- J'aurais au moins un sujet de conversation avec elle.
- Elle est très bavarde ! Ne vous inquiétez pas pour les sujets de conversation. Il se peut que vous en ayez marre !
Je souris et terminai mon plat, en dessert, je me goinfrai de beignets à l'ananas. Edward me parla de New York et du projet. Ils voulaient ouvrir des bureaux là-bas pour se lancer dans la rénovation et la décoration d'immeubles de luxe, de bureaux d'entreprises fortunées ainsi que des partenariats avec de grandes boutiques renommées telles que Barney's ou Bloomingale's. Les bureaux de Seattle ne seraient alors consacrés qu'à la construction de bâtiments et autres travaux architecturaux. En gros, Seattle pour l'architecture et New York pour la décoration.
À la fin de notre pause déjeuner très agréable, nous reprîmes tous deux le travail. Je me sentais chamboulée suite à ce repas en tête à tête. J'appréciais vraiment Edward, c'était quelqu'un de bien, d'honnête et de droit. Je l'admirais dans son travail, j'aimais travailler à ses côtés. Ce que j'appréciais le plus était qu'il se montrait toujours très prévenant et respectueux à mon égard, aucune parole déplacée, aucun geste malvenu, il n'insistait jamais sur ma vie en Floride. On s'entendait très bien mais ça n'allait jamais trop loin.
Ce qui me perturbait était que plus j'apprenais à le connaître, plus j'aimais être avec lui. Je le trouvais de plus en plus attirant physiquement, quelque chose m'attirait chez lui. Je me sentais en danger, je désirais quelque chose que je n'arrivais pas à identifier. Je crois que je voulais devenir plus que son assistance, je pense que je voulais devenir son amie. Peut-être qu'il le voulait aussi. Après tout, il était venu chercher du réconfort chez moi l'autre jour... je ne sais pas...
Je chassai toutes mes pensées en secouant la tête et me remis au travail. Tout comme le début de journée, l'après-midi fila à grande vitesse. Je sortis du bureau en même temps qu'Edward et il me proposa de me raccompagner chez moi. Je me glissai alors sur la banquette de la Berline à ses côtés pendant que Paul se mettait en route. Le trajet, extrêmement court, terminé, je montai dans mon appartement. Je pris quelques minutes pour câliner Brad Pitt avant de m'accorder 1h de repos.
Je fus tirée de mon sommeil par la sonnette de chez moi. Je me levai titubante, à moitié endormie tout en vérifiant l'heure. 18H10. Je me consolais en me disant que mon réveil allait sonner dans cinq minutes. J'ouvris ma porte pour y découvrir Alice avec une housse à vêtement au bras et une mallette grise à ses pieds. J'étais perdue là...
- Alice ?
- Salut ! Ça va ?
- Oui... oui et toi ?
- Très bien. J'ai une excellente nouvelle. Hier, Jasper est rentré en m'annonçant qu'il était officiellement l'avocat d'Edward Cullen dans l'affaire qui l'oppose à Jane Volturi !
- Vraiment ? Bravo ! Edward ne m'a rien dit... je suis contente que Jasper ait été choisi.
- C'est grâce à toi, tu l'as proposé. Il ne sait pas que c'est grâce à toi, je n'ai rien dit.
- C'est très bien comme ça.
- Peut-être mais moi je sais. Alors je tiens à te remercier ! Ce soir, j'ai lu que ton patron allait à un gala ?
- Oui, je l'accompagne.
- Parfait. Alors j'ai une robe pour toi et je te propose de te coiffer et de te maquiller.
- Vraiment ? Ce n'est pas la peine tu sais...
- Isabella, tu as donné un énorme coup de pouce à mon mari, je t'en suis énormément reconnaissante. Laisse-moi m'occuper de toi.
- Ok alors. Entre, je vais prendre une douche et je me laisse faire ensuite.
- Je t'attends, je m'installe.
Très étonnée, j'allai prendre une douche. Curieux qu'Edward ne m'ait rien dit pour Jasper... j'étais aussi assez contente qu'Alice s'occupe de moi, je n'avais pas l'habitude de ça mais j'aimais me faire pomponner. En sortant de la douche, je lui offris de quoi grignoter et boire. Je mis aussi un peu de musique et c'était parti pour l'étape coiffure et maquillage. Je ne vis rien de ce qu'elle me faisait, j'aimais l'idée de surprise. Je n'avais qu'à me laisser faire et à discuter. Nous avions plusieurs points en commun, je ne l'aurais jamais cru d'ailleurs. Son travail esthétique terminé, elle sortit une robe d'un rouge éclatant.
Je l'enfilai, elle était sublime. Longue avec une petite traîne, elle avait un décolleté en V laissant apparaître la naissance de ma poitrine, les larges bretelles en dentelle descendaient jusqu'au creux de mes reins, laissant mon dos entièrement découvert. Alice m'accompagna dans ma chambre pour voir le résultat de son travail.
La robe m'allait à la perfection, le tissu épousait parfaitement les formes de ma silhouette, le rouge faisait ressortir ma peau blanche, me donnant un teint de porcelaine.
Mes cheveux étaient coiffés d'un chignon bas, effet décoiffé, quelques mèches ondulées encadraient mon visage. Mon maquillage était simple, mes yeux soulignés de noir, les paupières légèrement rosées, mon regard agrandit par le mascara, mes lèvres étaient aussi rouges que la robe, un peu de blush marquait mes pommettes. Je me trouvais vraiment belle. J'enfilai les chaussures qu'Alice m'avait apportées et me voilà prête.
- Alice, je n'en reviens pas... je ne me reconnais pas !
- Tu es magnifique. Quand j'ai vu cette Valentino, j'ai tout de suite su qu'elle était pour toi.
- Valentino ? Le styliste ?
- Bien sûr ! Mais ce n'est qu'un emprunt... la boutique me la prête, j'ai expliqué pourquoi, ça leur fait de la pub ! Si on te demande, dis bien que ça vient de chez Valentino.
- Oui... seigneur je n'en reviens pas... Mille fois merci !
- Oh de rien. C'était un plaisir. Tu me laisseras recommencer ?
- Promis, à chaque fois que je sors, je t'appelle ! D'ailleurs, je voulais te parler... Mardi soir, je dois partir pour New York. Jusqu'à samedi, je rentre le soir. Tu veux bien t'occuper de mon chat ?
- Avec plaisir, Jasper me dira peut-être oui pour en avoir un comme ça. On en reparlera demain quand tu viendras prendre un café chez moi pour tout me raconter de ta soirée. 16H ?
- C'est noté ! C'est l'heure, tu m'accompagnes en bas ?
- Oui !
Je pris la pochette rouge qui allait avec la robe, mis mon portable et mes clefs dedans, au cas où j'en aurais besoin, je pris aussi ma tablette. La première fois, elle m'avait été bien utile. Alice m'accompagna en bas de l'immeuble, nous étions encore dans le hall quand nous vîmes une limousine noire garée devant. Je lançai un regard à Alice qui n'en croyait pas ses yeux.
- Il est amoureux de toi ou quoi ton patron ?
- Non... c'est un truc normal pour ce genre de soirée.
Paul sortit de la limousine juste avant que je pousse la porte pour sortir du hall, Edward apparut, en smoking noir et nœud papillon. Il nous regarda, m'étudia et il se figea, la bouche légèrement ouverte. Paul dut lui mettre un petit coup dans les côtes pour qu'il réagisse. Il vint alors à notre rencontre.
- Isabella vous êtes... magnifique ! Éblouissante ! Waouh... J'ai pas de mots.
- Oh merci.
- Ne le prenez pas comme une forme de harcèlement... ou paroles déplacées... c'est juste vrai, vous êtes très belle.
- Alice est l'auteur de ce travail... Edward voici Alice, elle est conseillère en relooking... Alice, voici Edward Cullen mon patron.
- Enchantée monsieur Cullen !
- Moi aussi. Vous êtes douée ! Non pas qu'Isabella soit moche le reste du temps, non, loin de là... au contraire... Mais vous... enfin...
- Je n'ai fait que sublimer Isabella. Il n'y avait pas grand-chose à faire pour la rendre encore plus jolie.
- Je suis d'accord.
Je crois que mon visage était aussi rouge que ma robe. Edward était extrêmement gêné, Alice en faisait des tonnes. Mais tous ces compliment m'allaient droit au cœur.
- Euh, Isabella, nous devons y aller, Laurel va nous attendre. Alice ce fut un plaisir.
- Moi aussi. Amusez-vous bien et si vous avez besoin de mes services question vêtements, je suis disponible.
- J'en prends note, oui ! Je suis conquis par ce que je vois ! Oh Isabella... laissez tomber ça, Alice, voulez-vous bien prendre ça et lui rendre demain ?
- Oui bien sûr.
Il m'avait pris ma tablette des mains et l'avait donnée à Alice. Je ne protestai pas et saluai ma nouvelle amie en la prenant dans mes bras. Puis je pris le bras d'Edward pour monter dans la limousine après avoir salué Paul. À ma grande surprise, le véhicule était vide, il n'y aurait qu'Edward et moi pour le trajet.
- Où est votre sœur ?
- Avec mes parents, nous descendrons des voitures tous ensemble.
- D'accord. Vous ne m'aviez pas dit que Jasper était devenu votre avocat.
- Je voulais lui laisser le soin de le faire, je pensais que vous seriez contente de l'apprendre de lui. Vous êtes proches ?
- Non. Je le croise c'est tout... je n'ai jamais eu une conversation de plus de trois mots avec lui. Je connais plus sa femme. Alice.
- Celle qui nous venons de voir ?
- Oui.
- Oh bon, s'il est marié alors... Cette robe est vraiment superbe.
- Alice a réussi à l'emprunter pour ce soir. C'est pour me remercier d'avoir proposé Jasper.
- Vous allez devoir la rendre ?
- Même avec le généreux salaire que vous me versez, je ne peux pas m'offrir une Valentino.
- Dommage. Vous voulez boire un peu de champagne.
- S'il vous plaît. Donc ce soir, que dois-je faire pour vous ?
- Rien, ce soir, vous n'êtes pas mon assistante. Vous êtes ma cavalière, mon amie.
- Et Laurel ?
- Je me paye le luxe d'avoir deux partenaires ce soir.
- Nous sommes amis ?
- Vous l'êtes pour moi en tout cas. Je ne vous force pas à faire de moi le votre. Tenez... au talent de votre amie Alice !
Je souris et pris une gorgée de champagne. Il me considérait comme son amie... je pensais que c'était ce que je voulais, mais je me rendais compte que je n'étais pas soulagée, je voulais autre chose encore. Savoir que j'étais devenue pour lui une amie me rendait presque triste. Je n'étais que son amie. Je me concentrai sur ma coupe de champagne puis je regardai à travers la fenêtre.
- Isabella ?
- Oui ?
- J'ai dit quelque chose qui vous a froissée ?
- Non pourquoi ?
- Vous êtes éteinte. Vous vous renfermez.
- Je vais bien.
Je me remis à regarder dehors et soudain, la voiture s'arrêta. Je compris que nous étions arrivés mais les portes ne s'ouvraient pas. Je supposais que nous devions attendre le reste de la famille. Quelque chose comme dix minutes plus tard, la portière s'ouvrit enfin, Edward sortit et les flashs crépitèrent, les journalistes criaient pour attirer son attention. Je le vis retrouver sa famille, Esmée en longue robe blanche, Rosalie en robe courte rose pastel. Emmett et Carlisle en smoking sobre et élégant. Il y avait aussi Laurel, blonde aux cheveux longs simplement ondulés et quelques mèches attachées derrière la tête, elle n'était pas très grande, elle portait une robe turquoise à fines bretelles, lui tombant sous les genoux et une ceinture noire en forme de nœud entourait sa taille. Elle était très belle, son visage s'était illuminé en voyant Edward.
- Paul ?
- Oui mademoiselle ?
- Il y a une autre entrée ?
- Par derrière oui. Je vous y conduit ?
- S'il vous plaît.
Les Cullen posèrent un moment, entourant Laurel, Paul ferma la portière par laquelle j'aurais dû sortir. Je n'étais pas à ma place, je ne voulais pas être exposée, je n'étais pas des leurs. Je serais volontiers rentrée chez moi mais Alice avait fait des merveilles, je ne voulais pas qu'elle soit déçue et puis, j'avais promis à Edward d'être là au dîner. Paul fit le tour du bâtiment pour m'accompagner jusqu'à une porte où un homme de la sécurité se tenait. Paul, qui connaissait visiblement cet homme, me fit entrer sans problème.
Je trouvai facilement le lieu de la réception et je me mêlai à la foule. Hourra, il y avait des petits fours, j'allais pouvoir manger. Je me servis, pris également une coupe de champagne et observai ce qui m'entourait. Bien entendu, je ne connaissais personne, je fis le tour de la pièce, quelques regards se posèrent sur moi, je n'étais pas à l'aise, pas en sécurité. J'ignorai la foule et je me forçais à regarder droit devant moi.
Je m'arrêtai devant un panneau, il expliquait le rôle de l'association. Je devais être la seule à le lire mais ça m'occupait. J'avais toujours mon verre dans les mains, je ne lisais plus, je fixais ce maudit panneau en rêvassant. Soudain, je fus sortie de ma rêverie par une main posée dans le creux de mes reins. Je poussai un cri en lâchant la coupe de champagne qui se brisa sur le sol. Tout mon corps était en alerte, mes muscles s'étaient contractés et j'étais prête à frapper la personne qui m'avait touchée. J'arrêtai mon geste en me retrouvant face à Edward. Il avait levé les mains et reculé.
- Pardon Isabella... j'avais oublié, je n'aurais pas dû. Ce n'est que moi.
- Ne me touchez jamais par surprise !
- Promis. Maintenant, donnez-moi la main, effacez de votre visage cet air terrifié et je vais vous prendre dans mes bras quelques secondes.
- Pourquoi ?
- Parce qu'on nous regarde.
Il avait raison, quelques visages étaient tournés vers nous. Il fallait que les gens pensent que j'avais juste été surprise, rien d'autre et surtout pas qu'il y avait un geste mal attentionné de la part d'Edward. Je pris alors sa main et il m'attira dans ses bras.
- Pourquoi n'êtes-vous pas descendue avec moi ? Ne me faites pas faux bond Isabella.
- Vous étiez en famille. Je ne suis que votre assistante, je n'ai rien à faire avec vous sur des photos. Je dois me faire discrète.
- Avec cette robe, ce rouge... on ne voit que vous Bella... permettez-moi de vous appeler comme ça.
- Non.
- Uniquement lorsque nous sommes seuls et en dehors des horaires de travail.
- Pourquoi ?
- Parce que... Je le veux.
- Ne gâchez pas tout Edward... je ne sais pas ce que vous voulez, mais quoi que ce soit, je ne pourrais pas vous le donner.
- Je ne demande rien d'autre que de vous appeler Bella.
Je me reculai et l'observai. Que se passait-il ? Que voulait-il ? Il me draguait ? Je me rappelai alors ses paroles quand Emmett était revenu de New York.
- Très bien, mais rappelez-vous. Je suis du genre zéro sentiments, on m'appelle la reine des glaces ou porte de prison. Je suis efficace mais je ne suis pas sociable.
- Je vous ai blessée en disant ça... je regrette. Mais je me suis trompé.
- Edward !?
Esmée venait de nous rejoindre, je reculai encore plus d'Edward, les idées embrumées. Esmée me salua et me complimenta, disant même qu'elle était jalouse. Je lui parlai alors d'Alice et elle me demanda de lui faire parvenir son numéro lundi matin. J'étais heureuse pour Alice. Carlisle arriva ensuite, accompagné de Laurel. Elle m'observa avec un grand sourire, les yeux pétillants. Edward alla la prendre par l'épaule et nous présenta.
- Laurel, je te présente Isabella Swan, mon amie et assistante au travail. Isabella, je vous présente ma petite sœur, Laurel.
- Heureuse de te rencontrer Laurel...
- Tu es trop belle !
Et comme l'avait dit Edward, elle me prit dans ses bras et me serra un peu fort. Edward s'aperçut que je manquais d'air.
- Laurel, doucement...
- Oh pardon.
- Ce n'est pas grave. Tu es très jolie aussi. J'aime beaucoup ta robe !
- Je l'ai choisie avec maman et Rose.
Je souris alors qu'elle se tournait vers son frère. Il lui proposa d'aller danser un peu, elle accepta et ils me laissèrent en compagnie d'Esmée et Carlisle. Ils me guidèrent jusqu'à Emmett et Rosalie, celle-ci m'interrogea sur ma tenue avec enthousiasme, je lui parlai donc d'Alice et voilà une deuxième cliente potentielle pour ma voisine. Edward finit par réapparaître avec Laurel. Elle était rayonnante et elle alla se mettre dans les bras de sa mère. Cette dernière l'embrassa sur le front.
- Tu t'amuses ma chérie ? Edward danse bien ?
- Oui, c'est trop bien. J'ai faim et soif.
- Viens, on va chercher ça.
- Isabella, je te prête Edward un peu !
Edward se mit à rire alors qu'elle partait, accompagnée de ses parents pour aller au bar. Mon patron se tourna vers moi et tendit sa main. Je m'en saisis et il m'entraîna sur la piste de danse.
- Votre sœur est heureuse.
- Oui. Je suis soulagé de la voir comme ça. Tout se passe bien.
- Elle est très jolie.
- C'est vrai. Emmett est la seule erreur de la famille, niveau beauté.
Je souris puis frissonnai quand sa main se posa au creux de mes reins, brûlant ma peau. Je posai une main sur son épaule et le laissai prendre mon autre main dans la sienne. Il nous faisait danser, il était doué, ça allait tout seul, je n'avais pas à réfléchir.
- Vous avez de très beaux yeux.
- Pardon ?
Aïe, j'avais parlé sans réfléchir, c'était sorti tout seul. J'avais toujours trouvé ses yeux captivants, fascinants, mais je ne l'avais jamais formulé à voix haute.
- Euh... je trouve que vous avez de très beaux yeux. C'est certainement déplacé comme remarque.
- Non. Je n'arrête pas de vous complimenter en essayant de me rattraper minablement pour ne pas vous paraître lourd.
- Que voulez-vous Edward ? Qu'attendez-vous de moi
- Je n'en sais rien. Je veux apprendre à vous connaître. Ce que vous m'avez laissé entrevoir me plaît beaucoup. Vous savez, j'ai appelé votre ancien patron. Il m'a dit que vous n'aviez jamais été froide et distante avec lui, vous aviez même beaucoup d'amis au bureau.
- Oui, je sais. Ce n'est pas contre vous.
- Je sais. Que s'est-il passé là-bas ? Vous a-t-on fait du mal ? Votre ami dans le coma a un lien avec tout ça ?
- S'il vous plaît... ne parlons pas de ça. Je ne veux pas. Je me disais que j'aimais travailler avec vous car vous me respectiez et que vous ne me posiez pas trop de questions. S'il vous plaît, continuez à ne pas vous intéresser à moi.
- Non... j'attendrai simplement que vous soyez prête à me parler. Vous m'intriguez Bella. J'attendrai.
- Vous me faites des avances ?
- Je vous tends la main.
- Ne me mettez pas mal à l'aise. Je ne voudrais pas démissionner.
- Je ne veux pas vous voir partir. Cette soirée est une... parenthèse. Ça vous convient ?
- Oui.
- Alors profitez de votre soirée, faisons en sorte que ce soit le moins chiant possible.
Je souris et me laissai guider par Edward. Deux danses plus tard, nous retrouvâmes le reste de sa famille, puis Esmée, Carlisle et Laurel prirent congé. J'avais parlé de Disneyland avec elle, elle avait beaucoup touché la dentelle de ma robe sur mes épaules, ça la fascinait et j'essayais de ne pas en tenir compte. Le dîner arriva, la nourriture était très bonne mais l'ambiance ennuyeuse. Edward finit par faire un don à l'association puis me proposa de partir. J'acceptai et nous nous retrouvâmes dans la limousine, le trajet fut silencieux puis il descendit avec moi pour me raccompagner à la porte. .
- Merci pour la soirée. J'ai beaucoup apprécié votre sœur.
- J'en suis heureux. Nous verrons la réaction de la presse demain.
- On s'en moque, ce qui compte, c'est qu'elle se soit amusée et que vous avez aimé passer du temps avec elle. Ce que pense les autres, vous devriez vous en moquer.
- Vous avez raison. Encore une fois.
- Bonne nuit Edward, à lundi.
- À lundi Bella.
Il pressa doucement ma main et retourna dans la limousine. J'entrai dans le hall de mon immeuble et la voiture partit, me laissant vide et seule.
Et voilà.
A la semaine prochaine.
J'attend vos avis =)
Biz
Lexi
