Merci à Luffynette, bachelor49, grispoils, Ligeia, Pure Absynthe, TheDrEamSpEcTraL, Opalle, zaika, Zelenill, adeloine, Mokalyn, tylia-salma, bianka17, Tania-sama, Egwene, Sahada et onarluca qui m'ont laissé une review pour le neuvième chapitre de cette histoire.
Sephora85 n'a toujours pas clos son sondage concernant la fille qu'elle va mettre en couple avec Harry, vous pouvez donc aller sur son profil pour voter. Actuellement, la lutte est acharnée entre Luna Lovegood et Daphne Greengrass.
Je vous souhaite une bonne lecture.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour faire cette traduction.
Titre en anglais : The Wolf Within
Titre en français : Parmi les loups-garous
Traducteur : DiagonAlleyParis
Disclaimer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.
Beta Reader : La-p'tite-tête, qui me relit et corrige mes imperfections.
Sujet : AU. Après des années de mauvais traitement, Harry, à l'âge de 7 ans, s'enfuit de chez les Dursley. Quand des loups-garous le trouvent, ils l'amènent à leur chef Fenrir Greyback qui décide d'élever le garçon dans sa meute. Comment cette éducation changera-t-elle la vie d'Harry et son avenir ? Aidera-t-il le monde magique dans leur combat contre Voldemort ? Pas de slash.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
PARMI LES LOUPS-GAROUS
Chapitre 10 : Magie accidentelle
Harry eut l'impression de bâiller pour la centième fois et se frotta les yeux pour essayer de bannir la somnolence de ceux-ci. Mais cela était difficile car il était encore très tôt et le soleil n'était pas encore levé. Fenrir avait choisi cette heure pour abandonner le village et partir à la recherche d'un nouvel endroit où ils pourraient vivre. Harry se sentit mal à l'aise à l'idée d'être la raison de tout cela et ne comprenait pas pourquoi ni Fenrir, ni Lupa et même Gleipnir ne lui reprochaient pas ce problème.
Peut-être étaient-ils simplement très bons à cacher leur colère, pensa Harry, inquiet.
« As-tu tout emballé ? », demanda Lupa qui se tenait dans l'embrasure de la porte de sa chambre et qui le regardait d'un air interrogateur.
Harry hocha la tête en hâte, se leva de son lit et montra à Lupa le petit sac qui contenait toutes ses affaires ; celle-ci en retour lui sourit d'un air approbateur.
« J'aimerais que Gleipnir m'obéisse comme tu le fais. Tu es vraiment un bon garçon, Harry », dit-elle doucement.
Harry se sentit rougir profondément tandis qu'il s'avançait vers elle et baissa la tête afin de l'empêcher de voir son embarras. Il n'était pas habitué aux éloges et cela lui donnait l'impression d'être mièvre à chaque fois que quelqu'un lui disait quelque chose de gentil. Lupa rit en silence en décelant que ses paroles l'avaient mis mal à l'aise, puis elle caressa doucement sa tête quand il passa devant elle.
Harry sourit légèrement tout en continuant à fixer le sol.
« Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant sur le plancher ? », demanda Gleipnir curieusement en se dirigeant vers Harry et en regardant le même endroit. Harry rougit encore plus et releva la tête en vitesse, puis la secoua.
« Rien », répondit-il dans un murmure embarrassé.
« Laisse-le, Gleipnir ! », lâcha Lupa.
« Je n'ai rien fait ! J'étais tout simplement curieux ! », rétorqua le jeune loup-garou avec indignation pour se défendre.
« C'est bon. Je suis juste fatigué », déclara Harry rapidement afin d'éviter une autre dispute.
« Oui, je le suis moi aussi », confirma Gleipnir.
« Il est temps que nous partions. La meute est déjà rassemblée », dit Lupa.
Gleipnir et Harry quittèrent la cabane et suivirent Lupa en direction du reste de la meute. Fenrir était en train de parler avec les autres hommes et leur donnait ses instructions. Finalement, il se tourna vers le groupe et annonça : « Nous allons partir maintenant et nous nous dirigerons vers le nord. »
Lentement, tout le monde abandonna le village. Harry se retourna un peu et regarda avec nostalgie vers l'endroit où il avait vécu durant ces quelques jours. C'était le tout premier foyer qu'il ait jamais eu. Cela allait lui manquer. Il déglutit difficilement quand il vit quelques hommes mettre le feu aux cabanes. Cela lui fit mal de voir tout cela partir en fumée.
Soudain, il sentit une main sur son épaule et leva les yeux en direction du visage de Fenrir qui était illuminé par les flammes.
« Nous trouverons un nouvel endroit pour vivre », dit l'homme en lui serrant légèrement l'épaule. Harry acquiesça avant de se retourner et de suivre Lupa et Gleipnir qui étaient déjà à quelques mètres devant lui.
Le trajet en lui-même fut très difficile pour Harry car, malgré son regain de poids au cours de ces derniers jours et le sang de loup-garou qui coulait dans ses veines, il n'était pas aussi solide et robuste que les autres. Ils ne s'arrêtèrent pas une seule fois durant toute la journée pour se reposer. Alors que la nuit allait tomber, Harry pouvait à peine rester sur ses jambes. Il avait trébuché à maintes reprises sur de petits arbustes ou même à cause de ses propres pieds. Il poussa un petit cri de surprise quand soudain quelqu'un le souleva et le déposa sur le dos de Lupa afin qu'elle le porte. S'il n'avait pas été aussi épuisé, il aurait protesté mais vu comme il était, il pencha juste la tête contre l'épaule de la femme.
Il sourit légèrement quand il vit que Fenrir portait déjà Gleipnir de la même manière. Apparemment, les autres enfants étaient également fatigués et Harry put constater qu'il n'était pas le seul à être comme ça. Il se sentit immédiatement mieux à cette pensée.
Il était presque minuit quand ils arrivèrent près d'une clairière au milieu d'une forêt impénétrable. Harry ouvrit les yeux et regarda tout autour de lui d'un air fatigué. Il vit un petit lac au loin, celui-ci était entouré par d'énormes rochers, cela semblait bien pour faire de l'escalade. Lupa le déposa au sol sur un morceau de fourrure et le recouvrit d'une couverture. Harry voulut la remercier mais au lieu de cela, il s'enroula dans celle-ci et ferma les yeux. Demain, il aurait suffisamment de temps pour découvrir son nouvel environnement mais maintenant, tout ce qu'il voulait faire c'était dormir.
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25 décembre 1987
Harry était assis en face de la cabane et regardait le soleil se lever. Il aimait voir ses premiers rayons percer à travers la forêt et la manière avec laquelle la lumière se reflétait à la cime des arbres. C'était une vue magnifique et cela lui faisait oublier le froid.
Six semaines s'étaient écoulées depuis qu'il s'était enfui de chez les Dursley et qu'il avait été trouvé par les loups-garous. Cela lui semblait une éternité mais, en même temps, il avait l'impression que très peu de temps s'était passé. Jamais il ne quitterait la meute. Ils l'avaient pris et lui avaient donné un foyer. Aucun d'entre eux ne l'avait blâmé pour leur avoir fait quitter leur village, à l'exception de Quirinus, mais Harry l'avait en fait rarement vu.
C'était encore pour Harry une étrange sensation de se sentir chez soi quelque part, d'avoir l'impression d'appartenir à quelque chose. Il en était très reconnaissant et essaierait un jour de le montrer à Fenrir et aux autres. S'il en avait la possibilité, il leur prouverait à quel point il leur savait gré de leur amitié.
Il laissa échapper un soupir et resserra autour de lui sa cape puis étendit un peu ses jambes. Il fronça les sourcils en constatant que le bas de son pantalon était trop court pour lui. Il y a six semaines, celui-ci lui allait parfaitement bien, mais désormais il révélait ses jambes pâles. Il ne pouvait pas avoir autant grandi en si peu de temps, était-ce possible ?
Ses réflexions furent interrompues lorsque la porte de la cabane s'ouvrit. Gleipnir le rejoignit.
« Déjà levé ? », demanda-t-il entre deux bâillements en se frottant les yeux d'un air fatigué. « Je suppose que tu meurs d'impatience d'ouvrir les cadeaux, n'est-ce pas ?
Gleipnir sourit largement à Harry, ses yeux ambrés désormais complètement éveillés.
Harry se remit sur ses pieds et fronça les sourcils d'un air confus.
« Cadeaux ? », demanda-t-il prudemment.
Gleipnir secoua la tête avec exaspération.
« Oui, les cadeaux ! Allons donc, Harry. C'est Noël ! Ne me dis pas que tu as pensé que les loups-garous ne fêtaient pas Noël ! »
Harry secoua lentement la tête et détourna son regard, honteux, puis il contempla le lever de soleil.
« Non. C'est juste que ma famille ne me donnait jamais de cadeaux… Jamais personne ne m'a offert le moindre présent », murmura-t-il doucement.
Gleipnir le fixa pendant un moment avant d'émettre un grognement furieux.
« Stupides humains ! », marmonna-t-il dans sa barbe.
Harry haussa les épaules, n'ayant pas confiance dans sa voix qui menaçait de trembler. Il se laissa attirer à l'intérieur de la cabane par son ami et poussa un petit cri de surprise quand il vit deux cadeaux sur la table de la cuisine et l'un d'eux portait effectivement son prénom.
« Viens, allons y jeter un coup d'œil », suggéra Gleipnir en souriant.
Harry déglutit, détourna ses yeux des cadeaux et regarda son meilleur ami.
« Ne devrait-on pas attendre que tes parents soient réveillés ? », demanda-t-il d'un air incertain.
Gleipnir grogna.
« Les cadeaux portent nos prénoms, nous pouvons donc les ouvrir », dit-il fermement en saisissant le sien et en commençant à déchirer son emballage sans attendre.
Harry prit son cadeau avec beaucoup de précautions, car il avait peur de le casser. Lentement, il défit son emballage puis vit un poignard en argent. Sa garde était décorée avec des signes mystérieux qu'Harry n'avait jamais vus auparavant et sa lame semblait extrêmement bien aiguisée.
« Ouah… », marmonna-t-il, impressionné, en tenant la lourde arme blanche dans ses petites mains. Gleipnir sourit largement en ayant également en main un poignard similaire mais avec des signes différents sur la garde.
« Sais-tu ce que cela signifie ? », demanda Gleipnir, excité.
Harry secoua la tête et contempla son cadeau.
« Cela veut dire que nous allons apprendre à nous battre. Ils vont nous enseigner à manier le poignard et peut-être que bientôt nous serons autorisés à assister à une chasse. Nous ne pouvons pas y participer jusqu'à ce que nous soyons beaucoup plus âgés », déclara Gleipnir, la dernière partie de sa phrase sonnait mélancolique et il regarda son poignard avec nostalgie.
« Ils vont nous apprendre à nous battre ? »
Harry fixait son ami avec des yeux ronds.
« Oui, mon père dit toujours qu'il est important de savoir se battre de différentes manières afin de pouvoir se défendre soi-même. Le monde est plein d'ennemis et il est nécessaire de connaître tous les moyens pour les vaincre », expliqua Gleipnir fièrement.
« Bien dit », prononça la voix grave de Fenrir derrière eux.
Les deux garçons sursautèrent légèrement sur leur chaise et tournèrent la tête pour voir Fenrir. Il leur hérissa les cheveux avec son énorme main d'avant de s'asseoir en face d'eux ; son visage devint sérieux.
« Tous les deux, vous aurez à faire face à de nombreux adversaires dans votre vie, et souvent cela sera une question de vie ou de mort. Vous ne pouvez pas prendre le risque de perdre, c'est pourquoi vous allez apprendre à gagner. »
Harry fronça les sourcils, réfléchit puis se demanda si cela était vrai. Devrait-il se battre contre les autres parce qu'ils voudraient le tuer ? Il n'arrivait pas à imaginer que quelqu'un puisse avoir intérêt à mettre fin à sa vie. Mais les Dursley lui avaient dit de nombreuses fois qu'ils auraient voulu qu'il ne soit jamais venu au monde. Peut-être que certains d'entre eux iraient même jusqu'à le tuer. C'était là une pensée effrayante.
« Pas besoin de t'inquiéter, Harry », dit Fenrir avec un grand rire en tapotant sèchement l'épaule du garçon. « Rappelle-toi que tu fais maintenant partie de la meute et que nous te protégerons. »
Harry ne tressaillait plus quand Fenrir ou quelqu'un d'autre le touchait car il avait compris qu'ils n'allaient pas lui faire de mal. Ce fait l'avait sécurisé et c'était quelque chose à laquelle il ne voulait plus renoncer.
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Harry était accroupi derrière un buisson et regardait attentivement la clairière en face de lui, tout comme Belus et Gleipnir qui étaient à genoux à côté de lui. L'air chaud de l'été rendait la respiration difficile et il sentit la sueur qui descendait le long de son dos. Il porta sa paume à son front afin de l'essuyer et souffla un peu. C'était extrêmement pénible d'être cloué au sol en attendant que les membres plus âgés de la meute repoussent dans leur direction les chevreuils. Il n'allait pas se plaindre car il était trop fier d'avoir été autorisé à assister à une chasse pour la première fois.
Il avait eu huit ans il y a quelque temps, et, le jour de son anniversaire, Fenrir était venu lui dire qu'il était prêt à assister à l'une de leurs chasses. Harry avait été extrêmement heureux que son entraînement au maniement du poignard ait été payant et était déterminé à prouver à tous qu'il était un véritable membre de la meute.
Des pas lourds résonnaient à travers la forêt, ceux-ci se dirigeaient vers eux, cependant ils étaient trop lourds pour les chevreuils, trop lourds même pour des centaures.
Harry regarda ses amis, Belus et Gleipnir, et souleva ses sourcils pour poser une question muette. Gleipnir haussa les épaules, se releva en silence et contempla les alentours à la recherche de la source de tout ce bruit.
« Trolls ! Fuyez ! Trolls ! » La mise en garde de Numitor résonna à travers la forêt et elle surprit les enfants.
« Trolls ? », demanda Harry en écarquillant les yeux mais il remarqua l'air paniqué sur le visage de ses deux amis.
Un troll, aussi haut que les arbres qui les entouraient, entra à ce moment-là dans la clairière avec une énorme massue à son poignet. Harry retint sa respiration et regarda curieusement l'étrange créature. Jamais, dans toute sa vie, il n'avait vu un plus laid hère, et cela voulait vraiment dire quelque chose étant donné qu'il avait grandi avec Dudley. Le troll releva son nez de cochon et commença à renifler l'air. Soudain, il s'arrêta et fixa Harry et ses amis ; ce dernier eut l'impression que son cœur avait cessé de battre. Harry plissa les yeux, choqué, et se sentit rivé sur place.
« Courez ! », siffla Belus en hâte en se levant d'un bond et en s'enfonçant plus profondément dans la forêt. Harry et Gleipnir le suivirent, et cette fois-ci son sang de loup-garou aida Harry à se maintenir avec ses amis. Cependant, ils ne furent pas assez rapides lorsqu'un autre troll apparut devant eux en balançant sa massue comme un malade.
Belus s'arrêta si brusquement que ses amis le heurtèrent. Tous les trois regardèrent avec des yeux ronds l'énorme créature devant eux. Celle-ci poussa un grognement et aussitôt un autre troll se dirigea dans leur direction.
Ils étaient entourés par les créatures qui se penchèrent vers les trois garçons comme s'ils n'étaient qu'un morceau de viande. Harry se sentit de plus en plus inquiet mais ne savait pas quoi faire.
Fenrir et quelques autres membres de la meute arrivèrent à la clairière et engagèrent le combat avec deux des trolls mais la troisième créature continua à garder un œil sur les enfants.
« Nous devons essayer de nous enfuir », murmura Gleipnir en voyant le troll qui se rapprochait d'eux pendant tout ce temps.
« Un… Deux… Trois. Partez ! »
Les trois garçons se retournèrent et commencèrent à courir mais ils n'allèrent pas très loin car ils durent se jeter à terre pour éviter la massue sur leur route. Harry roula aussitôt sur le dos et ses yeux s'élargirent d'horreur quand il vit le troll qui le dominait au-dessus de lui ; sa main droite avec la massue se leva au-dessus de sa tête pour le frapper. Les trois garçons essayèrent s'enfuir immédiatement.
Harry poussa un hurlement de douleur quand le troll marcha sur sa cheville pour l'empêcher de bouger. Il fixa l'horrible créature, vit la massue osciller vers lui et se rapprocher. Une très forte panique s'empara de lui, elle se propagea à travers ses veines en différentes et violentes vagues et tout à coup son corps commença à se hérisser. Il avait l'impression qu'il était sous tension puis une forte secousse pleine d'énergie le quitta. Il ferma les yeux, épuisé, et entendit un bruit sourd puis des cris. Il se demanda brièvement pourquoi la massue ne lui avait pas encore écrasé la tête quand soudain quelqu'un le secoua.
« C'était génial, Harry. Tu l'as tué ! », cria Gleipnir, excité.
Les yeux d'Harry s'ouvrirent aussitôt et il regarda, choqué, le troll étendu à quelques mètres de lui. Il était couvert de sang et on aurait dit que sa cage thoracique avait éclaté. Avait-il fait cela ? Mais comment ? Lentement, Harry se remit sur ses pieds, regarda tout autour de lui d'un air incertain et vit que tout le monde le fixait curieusement. Il détourna rapidement les yeux, riva ceux-ci au sol et se mordit la lèvre avec anxiété. Il ne comprenait pas ce qu'il s'était passé. Il n'avait pas voulu tuer le troll. Il sentit une main sur son épaule et risqua un coup d'œil vers Fenrir qui le jaugeait.
« Cela a été une impressionnante démonstration de magie accidentelle, Harry. Vraiment très impressionnante. »
Harry fronça les sourcils.
« Impressionnante ? Mais j'ai tué quelqu'un », dit-il honteusement.
Fenrir laissa échapper son rire qui ressemblait à un grondement et les autres loups-garous se joignirent à lui.
« Ça… », commença-t-il en désignant la créature morte. « …n'est pas quelque chose qui mérite ta pitié. Rappelle-toi de ce que je t'ai dit il y a quelques mois. Tu auras à faire face à de nombreux adversaires dans ta vie et ce troll faisait partie de ceux-ci. Sois fier d'avoir été victorieux, mon garçon. » Quand Fenrir remarqua le doute sur le visage d'Harry, il ajouta : « Il voulait t'ôter la vie, et tu apprendras bientôt que tes ennemis tenteront de te prendre ce que tu chéris le plus au monde juste pour te détruire. Si tu les laisses gagner, ils ne s'arrêteront que lorsque tu auras tout perdu, Harry, tes amis, ton foyer, ta famille », dit-il en accentuant le dernier mot en serrant l'épaule d'Harry dans un geste rassurant.
« Je ne les laisserai pas faire », déclara Harry avec détermination en souriant à Fenrir.
« Bon garçon », dit le loup-garou pour féliciter le garçon.
Harry reporta son attention vers la créature morte.
« Où vivent ces trolls ? Je ne les avais jamais vus auparavant », murmura-t-il curieusement.
« Les sorciers les maintiennent à l'écart, cela les obligent à se cacher plus profondément dans les forêts », déclara Fenrir en secouant la tête. « Voilà pourquoi il a fini par arriver ici. Les deux autres sont encore en vie, ils se sont enfuis tout effrayés quand ils ont vu leur compagnon mort, mais je suis sûr qu'ils vont continuer à nous déranger. »
« Eh bien, peut-être serons-nous chanceux si Harry tue également ceux qui restent », s'exclama Gleipnir avec un large sourire.
Harry sourit avec hésitation, encore mal à l'aise en raison de toutes ces louanges.
Fenrir regarda le garçon perdu dans ses pensées et réprima un sourire satisfait. Sa décision de prendre l'enfant avait été la bonne, jamais il n'en avait été aussi certain. Il ne faisait plus partie du monde sorcier depuis des décennies, mais cependant il savait qu'une telle démonstration de magie accidentelle à un si jeune âge était très inhabituelle. Le garçon était puissant, très puissant.
Si tout se passait comme prévu, il deviendrait un des plus puissants sorciers de tous les temps, et comment ne le pourrait-il pas ? Il avait vaincu le Seigneur des Ténèbres alors qu'il n'était qu'un petit enfant. Que pourrait-il faire quand il serait adulte ? Bientôt les sorciers réaliseraient leur erreur mais il sera trop tard.
Harry ne serait loyal qu'à une seule espèce : celle des loups-garous, et Fenrir ferait tout pour en être sûr.
Les sorciers allaient payer chèrement leur négligence envers 'le Survivant'. Oh, oui. Ils allaient payer.
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Tous les enfants de la meute étaient rassemblés dans une petite clairière pour assister à la lutte pour la domination. Les filles étaient assises en demi-cercle autour des garçons qui se préparaient à leurs combats. Il était coutume chez les loups-garous que les garçons se battent les uns contre les autres à partir d'un certain âge afin d'établir une hiérarchie. Harry avait eu dix ans il y a quelques semaines et était considéré assez âgé pour combattre. Il avait assisté au combat entre Gleipnir et Kegan, le fils de Quirinus, l'été dernier. Celui-ci avait été extrêmement brutal mais à la fin Gleipnir avait gagné, renforçant ainsi sa position de chef parmi les jeunes.
Cependant, aujourd'hui, ce n'était pas à Gleipnir de se battre mais à Harry. Kegan l'avait provoqué à maintes reprises et Harry était las de cela. Il savait que Gleipnir le protégerait toujours mais Harry voulait prouver qu'il pouvait se défendre tout seul. Il avait considérablement grandi depuis qu'il était devenu un membre de la meute, il y a presque trois ans maintenant. Le maigre garçon appartenait au passé, il était néanmoins encore mince mais l'entraînement avec Fenrir et Gleipnir l'avait aidé à devenir plus fort et il avait appris à se battre. Il tenait à se prouver à lui-même qu'il n'avait pas peur de Kegan.
« Harry, es-tu sûr que tu veux faire cela ? », demanda Gleipnir dans un murmure.
Harry hocha brièvement la tête. « Oui, j'en suis sûr. Je dois le faire, Gleipnir. »
« Es-tu prêt, humain ? », demanda Kegan avec dérision.
Harry passa son t-shirt par-dessus sa tête et se dirigea vers Kegan qui avait déjà ôté sa propre chemise. Les deux garçons se regardèrent l'un l'autre, observant de près chaque geste de l'adversaire. Harry savait qu'en dépit du sang de loup-garou dans ses veines, il n'était pas aussi fort que les autres garçons de la meute mais espérait que sa détermination et sa mobilité l'aideraient.
Gleipnir se plaça entre les deux combattants.
« Si je dis 'arrêtez', vous arrêterez. Est-ce clair ? », demanda le jeune loup-garou, mais il ne reçut que de brefs hochements de tête en guise de réponse.
Dès que Gleipnir eut donné le signal, Harry fut projeté à terre par Kegan qui commença à lui taper dessus sans merci. Harry rassembla ses forces et repoussa le garçon, son geste les fit rouler tous les deux sur le sol poussiéreux. Ils essayèrent l'un l'autre de se donner des coups de pieds et de se frapper. Harry était certain d'avoir réussi à porter quelques coups à Kegan, mais ce dernier l'avait également atteint à plusieurs reprises et son œil gauche commençait à enfler. Il ne savait pas pendant combien de temps ils s'étaient battus l'un contre l'autre quand soudain Kegan sortit son poignard.
« Battons-nous comme de vrais hommes », suggéra-t-il en crachant du sang.
Harry ne voulait pas apparaître comme un lâche et prit également son poignard en observant attentivement son adversaire.
« Hey, vous pouvez vous entretuer. Je ne peux pas autoriser cela », cria rageusement Gleipnir.
« C'est un problème entre Kegan et moi », dit Harry en adressant à son meilleur ami un regard implorant. Gleipnir hésita et sembla inquiet puis finalement il recula pour donner aux combattants plus d'espace afin qu'ils puissent continuer à se battre.
« Vous vous arrêterez quand je vous le dirai », leur rappela Gleipnir.
Harry savait qu'il était très bon avec le poignard, mais il n'était pas certain que cela soit suffisant. Kegan était déloyal pour gagner ses combats. Ses soupçons s'avérèrent fondés. Les deux garçons se battaient avec leur poignard depuis moins d'une minute lorsque Kegan perdit l'équilibre et tomba à terre. Au lieu d'abandonner, il prit une pleine poignée de poussière et l'envoya à Harry, ce qui le rendit momentanément aveugle. Il trébucha en reculant et se frotta furieusement les yeux afin de retrouver la vue.
« Arrêtez ! Le combat est terminé ! », cria Gleipnir mais Harry eut l'impression que Kegan allait ignorer l'ordre. Il n'était pas encore en mesure de voir très bien mais il pouvait entendre Kegan se rapprocher, puis il vit sa silhouette s'approcher. Le groupe d'amis de Kegan commença à se battre avec Gleipnir et les autres afin de les empêcher d'intervenir.
Harry recula quand Kegan balança son poignard vers lui.
« Arrête, Kegan ! C'est déloyal ! », cria-t-il en colère, sa vision devenant de plus en plus claire mais pas assez pour pouvoir se battre correctement.
« Déloyal ? » L'autre garçon eut un rire sarcastique.
Kegan essaya de le poignarder, puis, lentement, Harry ressentit le même picotement dans son corps qu'il avait eu quand il avait tué le troll il y a quelques années.
« Kegan, arrête. Je ne veux pas te faire de mal ! »
Celui-ci ignora la supplique d'Harry et se précipita une nouvelle fois vers lui. Il fut projeté en arrière par la vague de magie. Harry essaya de calmer sa respiration, continua à frotter ses yeux et espéra très fort qu'il n'avait pas sérieusement blessé Kegan.
Finalement, sa vision devint claire et il fut heureux de voir que Kegan était déjà assis mais semblait extrêmement renfrogné.
« Il a triché ! Il a utilisé sa magie sur moi ! », grogna-t-il en colère.
Gleipnir adressa un petit sourire satisfait à l'autre garçon.
« Si quelqu'un a triché, c'est bien toi. Seul un lâche peut aveugler son adversaire avec de la poussière. Tu es pathétique, Kegan ! »
Harry était content d'avoir gagné son combat, mais il ne put s'empêcher d'être un peu inquiet au sujet de sa magie accidentelle. Que faire s'il dérapait ? Il ne voulait pas blesser les personnes qu'il aimait. Fenrir lui avait dit qu'il apprendrait à la contrôler à Poudlard, et bien que Harry ne voulait pas quitter la meute, il était impatient d'être en mesure de focaliser sa magie.
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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'espère que l'histoire continue à vous plaire. En attendant le prochain chapitre publié par Sephora85, merci de me laisser une petite review.
Bisous.
DiagonAlleyParis
