L'histoire débute plus loin, si vous ne voulez pas lire ces quelques lignes explicatives !

Genre: Romance/Angst. Et je vous préviens, c'est vraiment glauque par moment !

Pairing: ShikaNaru.

Disclaimer: Cette fanfiction a été traduite de l'originale « Things Never Change » de makura moderski. L'univers de Naruto, quant à lui, appartient à Masashi Kishimoto.

Note du traducteur : Bonsoir ! Il est actuellement 01h05 du matin, et je vous poste ce dixième chapitre juste avant d'aller prendre un repos bien mérité ! Nous sommes à présent à mi-chemin de ce premier volume de « Things Never Change », et l'auteur a bien calculé son coup. En effet, à partir du prochain chapitre, Naru aura enfin droit à un peu de bonheur. Mais, en attendant, celui-ci est encore assez triste, même si l'évolution qu'il représente dans la relation ShikaNaru le rend génial. Je tiens à remercier An author alone in the dark, Tsubaki-manga-girl, Ryry the dark, AkuriAtsuki, neverland 25, magaliHP et kistune-tsuku pour avoir reviewé et/ou avoir ajouté cette fanfic en « Favorite Story » et/ou « Story Alert ». Cette histoire va bientôt atteindre les 40 reviews, et c'est la première fois qu'un de mes travaux a autant de succès, même si une très grosse part du mérite revient à l'auteur original. Un énorme merci, et profitez bien de ce nouveau chapitre !


Dixième chapitre : « Silent Promise » (Promesse Silencieuse)

Les deux dormirent paisiblement pendant une grande part de l'après-midi. Le sommeil de Shikamaru fut dérangé dans les environs de quinze heures par un coup frappé à la porte. Il avait dû manquer les quelques précédents, car celui qu'il entendit était inhabituellement fort pour un premier coup. Le brun se leva lentement en écoutant les coups se faire de plus en plus bruyants. Il regarda Naruto, qui dormait toujours, une expression paisible sur son visage. Il sourit face au blond endormi. Le bruit des coups se fit encore plus intense, et il se résigna au fait qu'ils n'allaient pas simplement s'en aller, qui que cela eût été. Il rampa à quatre pattes à travers le lit et son ami dans sa hâte vers la porte, grommelant à quel point c'était « pénible » durant tout ce temps. Il se dépêchait ; enfin, selon son propre standard. Les coups persistèrent tandis que le paresseux shinobi frottait ses yeux ensommeillés. Il pénétra dans le salon, et finit par atteindre la porte. Il pouvait entendre la personne pester, très probablement contre le temps passer à attendre devant la porte. Le kishi soupira alors qu'il posait sa main sur la poignée et l'actionna. Il ouvrit, espérant que ce n'était pas quelqu'un de trop pénible, car il était encore trop fatigué pour supporter qui que ce soit de ce genre.

« Il était temps, gros paresseux ! Tu sais combien de temps on a attendu ?! J'étais tellement inquiète qu'il se soit passé quelque chose ! »

« Magnifique… Ino… Une des plus pénibles femmes que je connaisse… », soupira-t-il, en jetant un coup d'œil par-dessus l'épaule droite de cette dernière. Il sembla s'égayer un peu à la vue de Chōji, qui tenait un sac rempli de vêtements à lui, ainsi qu'un peu de nourriture.

« Salut, » dit-il à ce dernier.

« Salut. »

« Alors, qu'est-ce qui se passe avec vous ? » demanda-t-il, espérant qu'il n'y avait rien de grave, bien qu'il doutait qu'ils seraient si calmes si quelque chose s'était produit.

Les reproches d'Ino s'étaient calmés lorsqu'elle s'était rappelée la raison pour laquelle ils étaient ici.

« Et bien, je me suis dit que je devrais peut-être venir vous rendre visite à toi et Naruto… et peut-être examiner ses blessures pour voir comment elles guérissent. D'ailleurs, où est-il ? » Son ton était inquiet.

Shikamaru songea l'espace d'une seconde qu'il ne savait pas comment allait vraiment le blondin, en dehors du fait que ses blessures semblaient aller mieux avec les sutures retirées. Sur le plan mental, il n'avait aucune idée de comment le blond se portait. Naruto souriait, mais il était difficile de savoir ce qui se cachait derrière cette grimace ridicule qu'il affectait. Il n'avait pas pris la peine de lui demander, mais, encore maintenant, ça le tuait petit à petit. C'était quelque chose qu'il avait à tout prix évité de demander. Il ne pensait pas pouvoir supporter d'entendre son ami dire qu'il voulait mourir. Il ne savait rien.

« Ses blessures ont l'air d'aller un peu mieux… » était tout ce qu'il avait à dire à propos de l'état du ninja aux yeux bleus.

Ils restèrent comme mal à l'aise, plantés sur le seuil, avec Shikamaru qui leur bloquait l'entrée. Ino semblait perplexe qu'il ne les ait pas invités à entrer. Lui essayait de réfléchir à quoi faire. Est-ce que cela ne poserait aucun problème de les laisser entrer dans l'appartement de Naruto, ou bien est-ce qu'il se fâcherait ? Il doutait qu'il veuille que qui que ce soit voie comment il vivait. Sa coéquipière le fixa avec impatience tandis qu'il décidait s'il devait les laisser entrer ou pas. Il pensa qu'avoir quelqu'un avec un entraînement médical à disposition pour vérifier ses blessures était une bonne idée, mais Naruto autoriserait-il toutefois qui que ce soit à le toucher ? Le brun ne savait pas quoi faire. Au milieu de sa réflexion, quelque chose de dur heurta son corps et lui coupa presque le souffle. Quand il ouvrit les yeux, Ino était déjà dans l'appartement, furetant partout.

« Femme pénible. »

« Ino ! Je ne t'ai pas invitée à entrer ! » siffla-t-il.

« Je veux juste jeter un œil aux blessures de Naruto, ensuite je partirai… » Sa voix s'éteignit tandis qu'elle examinait le petit logis crasseux.

À cet instant, Shikamaru avait invité Chōji, qui avait attendu sur le pas de la porte en mastiquant gaiement quelques chips grillés, à entrer. Il lui prit la nourriture et le sac de vêtements et le remercia. Le regard de la kunoichi blonde explora avec dégoût l'appartement. L'odeur de moisissure la frappa quand elle s'avança plus loin dans la demeure du jeune Uzumaki. Inconsciemment, elle se couvrit le nez. De l'avis de Shikamaru, elle dramatisait un peu ; l'odeur n'était pas si terrible.

« C'est ça, l'appartement de Naruto ? Comment quelqu'un pourrait-il vivre là-dedans ? » grimaça-t-elle.

« Hé, moins fort, » lui murmura-t-il. « Naruto dort. »

Ino était capable de voir droit dans la chambre du blondin, du fait que la porte était défoncée. La shinobi flemmard avait en effet oublié de la remettre en place comme il l'avait promis après l'avoir enfoncée.

« Hum… Où ça ? »

Le jeune Nara fit volte-face et planta son regard droit dans la chambre du blond, pour constater que celui-ci n'était plus dans son lit. Son visage s'affaissa tandis qu'il lançait des regards partout autour de lui.

« Bon sang, où est-il ? »

Le visage d'Ino exprimait à présent de l'inquiétude alors que son partenaire vérifiait à nouveau la chambre et la salle de bain. Naruto n'était pas là. Il n'était nulle part dans l'appartement. Ce fut à cet instant que le brun réalisa que la fenêtre de la chambre était ouverte. Il resta figé, fixant les rideaux qui virevoltaient dans la brise.

« Merde, » dit-il à haute voix à la vue de la fenêtre

« Où penses-tu qu'il est ? »

« Je ne sais pas, » répondit-il, un peu agacé par ce qui était, de son avis, une question stupide. S'il le savait, il ne serait pas inquiet, si ?

« Pourquoi est-il parti ? »

« C'est ce qui m'inquiète. On doit le trouver. »

« Tu ne penses pas qu'il… essayerait de nouveau, n'est-ce pas ? » demanda Ino.

Il baissa tristement les yeux au sol. Était-ce cela qu'il était parti faire ? Il n'en était pas sûr. Après ce qui s'était produit l'autre jour, ça ne le surprendrait pas. Naruto s'était complètement effondré. Les craintes de Shikamaru étaient visibles sur son visage pour ses équipiers, mais il s'en fichait. Pour l'instant, tout ce qui lui importait était de retrouver Naruto.

« On doit le trouver, maintenant ! » s'exclama-t-il.

« Hai, » répondirent Chōji et Ino à l'unisson.

Ils partirent à la recherche de leur ami chacun de leur côté. Shikamaru courut avec frénésie, espérant que le blond n'était sorti que pour se prendre des ramen. Il en était arrivé au point où il aurait été heureux de le retrouver en train de s'entraîner, même s'il était supposé ne pas le faire. Son cœur cognait douloureusement dans sa cage thoracique tandis qu'il courrait. Il fit une halte chez Ichiraku Ramen dans l'espoir que le jeune homme y mangeait. Ses yeux balayèrent rapidement l'endroit, il ne vit personne, et il continua à courir à travers Konoha. Son esprit s'emballa.

« Bon sang, où irait-il ? »

Le génie prit la direction du pont où il savait que l'équipe de Naruto se réunissait, mais il n'y avait personne. Puis il se rendit au terrain d'entraînement qu'il utilisait habituellement, mais le blondin restait toujours introuvable. Les et-sis commencèrent à traverser son esprit. Son cœur battait douloureusement dans sa poitrine. Il ne pensait pas pouvoir supporter une autre échappé belle. Il ne pouvait s'imaginer perdre Naruto ainsi ; il ne pouvait pas s'imaginer le perdre du tout. Il ne savait pas exactement quand ça avait commencé, mais il ne pouvait plus nier qu'il avait des sentiments profonds pour le blond.

Ses pieds prirent le commandement alors qu'il se perdait dans son inquiétude. Il savait que Naruto avait des problèmes, et il ne pouvait s'imaginer la souffrance d'avoir été violé et souillé, mais il ne voulait toutefois pas qu'il se donne la mort. Peut-être qu'il se montrait égoïste, mais il n'allait pas le laisser faire ça. Il tenait bien trop à lui pour laisser cela arriver.

Ino et Chōji avaient tout aussi peu de chance que lui alors qu'ils cherchaient leur ami, une expression inquiète sur leurs visages. Ils demandèrent à quiconque passait s'ils n'avaient pas vu Naruto. La plupart les ignora tout simplement, mais d'autres eurent recours à de désagréables réparties. La jeune Yamanaka regarda avec dégoût et confusion les villageois qui répondaient de la sorte, car elle ne savait pas que le blondin était le geôlier du Kyūbi. Ils continuèrent frénétiquement à le chercher.

Naruto était assis, seul, au sommet du monument des Hokage. Ses pieds se balançaient par-dessus le bord, et ses coudes étaient posés sur ses genoux, maintenant sa tête levée. La tête sur laquelle il se trouvait était celle du Quatrième Hokage. Bien qu'il eût passé sa vie à être humilié et même maltraité à cause de sa décision, il ne pouvait s'empêcher de ressentir une connexion étrange avec lui. Enfin, avec sa représentation, du moins. Il se plaisait à penser que le Quatrième n'avait pas eu le choix, ou au moins qu'il ne s'était pas douté qu'il serait si mal traité par le village. Des larmes poignaient dans ses yeux, mais il était affreusement traité. Il n'y avait pas d'autre alternative. Les choses n'allaient jamais changer. Il serait toujours aussi seul, haï et parfaitement misérable.

« Je pourrais juste sauter… Tout serait fini… Même Kyūbi ne peut pas se remettre de ça… »

Aussi rapidement que l'idée s'était insinuée dans son esprit abattu, l'image du visage apeuré de Shikamaru fit surface. Il secoua la tête, mais l'image du visage de son ami ne voulait pas le quitter. C'était le jour où il avait tenté de se suicider. L'air inquiet, effrayé et colérique sur le visage du shinobi des Ombres alors qu'il courait vers l'hôpital le hantait à présent. Il se demanda pourquoi il avait été si bouleversé par ses actes ce jour-là. Bien que le surdoué lui eût expliqué, il ne comprenait pas. La perspective de quelqu'un se faisant vraiment du souci pour lui était un peu déroutante à ses yeux. C'était une chose difficile à saisir.

Il secoua la tête une dernière fois, se débarrassant de ses pensées concernant le brun. Il ne pouvait plus supporter la douleur. Il avait seulement revêtu un visage brave pour l'empêcher de se sentir mal à l'aise. Il ne voulait pas qu'il se sente coupable pour quoi que ce soit, car ce n'était pas sa faute si lui était destiné à avoir une vie horrible. Le Jinchūriki se laissa glisser plus près du bord de la tête du Yondaime. Il prit une profonde inspiration tandis qu'il s'en rapprochait encore. Il retint son souffle alors qu'il était à présent tout juste assis. Juste quelques centimètres de plus et il tomberait. Il ferma les yeux, bloquant ses larmes.

« Monstre ! » résonnaient les voix dans sa tête.

Toutes ces années d'injure et de maltraitance resurgirent. Il ressentit chaque coup comme s'il venait de les recevoir. Chaque insulte criée et proférée revint, plus cuisantes que la première fois qu'il les avait entendues. Il pouvait voir les regards haineux qui le brûlaient. Il pouvait à peine respirer alors qu'il revivait quatorze ans de tourment en l'espace de quelques secondes. Il expira.

Son esprit rappela à lui les souvenirs de ce jour. Les sentiments qu'il avait ressentis ce matin rejaillirent en lui. Il aurait vraiment voulu ne plus ressentir. Il ne voulait plus rien ressentir du tout. La souffrance en lui était intolérable pour quelqu'un qui pensait être seul. Ses pleurs s'échappaient doucement, bien qu'il aurait pu pleurer aussi fort qu'il le souhaitait. Personne ne l'entendrait là où il était, et personne ne prendrait la peine de venir le chercher ici non plus. Il inspira une dernière fois, se rapprochant encore de la mort. Juste encore un peu. Ses yeux se serrèrent étroitement et il retint son souffle.

« Tu es UZUMAKI NARUTO du Village de la Feuille ! Tu n'es PAS le Renard à Neuf Queues ! »

Son cœur cogna douloureusement dans sa poitrine tandis que les mots de Shikamaru résonnaient à travers son esprit. Il sentit un peu de culpabilité monter en lui. Il tenta aussi fort qu'il le pouvait de sortir le brun de ses pensées et échoua.

« Tu es un ami, et je mettrais ma vie en jeu pour aider un ami ! »

Une autre chose gentille qu'il lui avait dite refit surface. Naruto était assis, tremblant, tandis que de plus en plus de paroles que le brun lui avait adressées lui revenaient.

« Non, tu ne vas pas bien. Je veux que tu te reposes ! Je veux que tes blessures guérissent ! Tu ne comprends pas ? Comme je l'ai dit, nous sommes amis ! Je ne vais pas te laisser faire quelque chose qui te blesserait, ce qui inclut ne pas obéir aux ordres de Tsunade-sama. »

Son esprit s'emballa. Pour une fois, il hésitait. Était-ce ainsi qu'il voulait que ça se termine ? Et pourquoi ne pouvait-il s'empêcher de penser à Shikamaru ? Il essaya de ne pas penser à lui. Il ne voulait pas penser à abandonner derrière lui la seule personne à jamais avoir été gentille avec lui. Il resta planté là, incapable de réfléchir, incapable de bouger tandis qu'un autre souvenir l'emportait.

« Naruto, je te promets que je ne laisserai plus jamais quelque chose t'arriver. » En parlant, il étreignit plus étroitement le blondin, espérant qu'il comprendrait.

Ce dernier leva le regard vers lui, les yeux écarquillés et pleins de larmes.

« Pourquoi promettrais-tu quelque chose comme ça ? » Son ton semblait presque blessé.

« Pourquoi ? Parce que tu es mon ami, et que personne ne mérite ça ! »

« Je ne comprends juste pas pourquoi tu t'en soucies tant… Je veux dire, je me suis fait ça tout seul… J'a-avais le ch-choix. »

« Naruto, ce n'est pas ta faute. Ce bâtard t'a fait croire que tu as décidé ça, mais la vérité est qu'il ne t'a pas laissé le choix ! »

« Il m'a donné trois choix. J'ai choisi ça. »

« Ce n'étaient pas des vrais choix ! Les autres auraient mené à ta mort ! Ce ne sont pas des choix ! Il te les a donnés en sachant que tu n'en avais pas d'autres ! C'est un salaud doublé d'un taré, et je jure que je vais le réduire en charpies ! »

La voix de Shikamaru résonna plusieurs fois, avant que tout ne redevienne silencieux. Il était pétrifié. Pour la première fois, il n'était pas sûr de vouloir que ça s'arrête ; pas comme ça. Pas quand quelqu'un se faisait tant de souci pour lui. Avant qu'il n'ait eu le temps de bouger ou même de retourner en arrière sur la tête du Quatrième, une signature de chakra familière s'approcha.

Le cœur du blond manqua un battement en la reconnaissant instantanément. Il tourna lentement la tête, les yeux écarquillés. Shikamaru se tenait là, au bord des larmes et haletant d'avoir parcouru le village entier à sa recherche. L'inquiétude gravée sur ses traits fit courir une culpabilité brûlante à travers Naruto. Aucun ne bougea ni ne parla. L'estomac du blondin s'agitait violemment.

« S-Shika-maru… Je… » La voix lui manquait.

Le regard du brun était fixé sur le sol, et des tremblements parcouraient son corps tandis qu'il sanglotait. Il se sentait à la fois effrayé, en colère et coupable. Ce mélange d'émotions lui rendit difficile de former des mots, peu importe à quel point il essayait. Il avait tourné le dos rien qu'un moment, et Naruto s'était enfuit sans même avoir tenté de venir lui demander son aide. L'idée qu'il ne lui faisait pas confiance le blessa profondément.

Le blond parvint à s'éloigner du bord et se dirigea lentement vers le shinobi flemmard. Son cœur cogna sauvagement tandis qu'il s'approchait de lui. Il ne comprenait pas pourquoi son corps réagissait de cette façon. Il s'arrêta à mi-chemin, quand Shikamaru leva les yeux pour rencontrer les siens. Son corps se tendit en voyant son regard. Il n'était pas certain de quelle émotion il pouvait y lire. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il l'avait causée. Les soubresauts de son estomac se transformèrent, et ce fut comme si des kunai le traversaient. Il détestait ça, il se détestait encore plus qu'auparavant, si tant est que ce fût possible.

« Pourquoi tu es parti comme ça ?! » cria Shikamaru, semblant en colère, bien qu'il fit de son mieux pour que ce ne soit pas le cas.

« Je… J'étais juste… » Il ne prit pas la peine de finir sa phrase, car ce qu'il avait tenté de faire était plus qu'évident.

Aucun des deux ne l'avait remarqué, mais la pluie avait commencé à tomber depuis un moment. Elle se déversait avec force, cependant, ils ne s'en souciaient pas.

« Je suis désolé, vraiment. Je n'ai jamais… voulu te blesser. »

« Mais tu l'as fait, et tu allais sauter ! »

« Je… Écoute, je n'allais pas le faire. »

« Ce n'est pas l'impression que ça m'a donnée, » répliqua froidement le brun.

Il faisait de son mieux pour ne pas s'énerver contre Naruto. Ce n'était pas réellement sa faute, mais il n'arrivait pas à garder ses émotions sous contrôle.

« Tu ne comprends pas… »

« Alors fais-moi comprendre ! »

« Je voulais en finir avec tout ça, mais je n'ai pas pu ! »

Shikamaru eut l'air simultanément confus et soulagé.

« Qu'est-ce qui t'a arrêté ? » demanda-t-il avec curiosité, laissant s'évanouir sa colère.

« Je ne pouvais pas, parce que… parce que… »

« NARUTO ! SHIKAMARU ! » cria une voix familière.

Ils se tournèrent tous les deux pour voir Ino courir, Chōji derrière elle. Naruto se figura qu'ils l'avaient cherché. Ils étaient tous les deux trempés.

« Naruto ! Tu vas bien ? »

« Ouais. »

Ino lui frappa l'épaule assez fort en constatant qu'il allait bien.

« Tu nous as tous inquiétés ! Tu ferais mieux de ne plus jamais refaire quelque chose comme ça ! »

Le blond acquiesça, les yeux grand ouverts. Ils commencèrent à marcher, car il n'y avait aucune raison de se précipiter : ils étaient déjà trempés. Naruto lança un regard vers Shikamaru, qui ne semblait plus en colère contre lui.

« Je promets que je ne te blesserai PLUS JAMAIS comme ça ! » jura-t-il en silence.


Note de l'auteur original : Ce chapitre est le plus difficile que j'aie jamais écrit ! Allez-y doucement avec moi, je sais qu'il ne passe pas aussi bien que les autres… mais j'ai fait de mon mieux, vraiment. Oui, beaucoup de choses ne passent pas correctement… J'ai décidé de poursuivre plutôt que de continuer à être obsédée par ça, car j'ai torturé mon cerveau pendant des semaines quant à comment ce chapitre allait se dérouler. Donc… comme je l'ai dit, allez-y doucement ! Merci à tous !