Bonjour les gens, ça va ? Moi tranquilou. Je continue sans relache à écrire pour votre plus grand plaisir et pour vous divertir Allez, laissez-moi des reviews, j'ai besoin de votre avis et de vos conseils avisés lol.

10

Lorsqu'Hermione pénétra, couverte de neige, dans sa salle commune, Drago était déjà là. Assis dans un fauteuil, jambes croisées, il lisait ce qui semblait être un exemplaire du Guide de la Démonologie. Il écarquilla les yeux en apercevant la jeune fille : le nez rouge, les cheveux blancs de neige, elle avait les dents qui claquaient et les doigts tellement gelés qu'elle ne parvenait pas à s'extirper de son manteau. Il se leva et tira sur ses manches pour l'aider à retirer la lourde veste qui commençait à s'imprégner de neige fondue. Il prit une chaise, la mit devant la cheminée et y étendit la parka afin qu'elle puisse sécher.

- Merci, fit-elle en tremblant.

Elle s'installa dans le canapé le plus proche de l'âtre et frotta ses mains devant la flambée. Elle fit ensuite apparaître une tasse remplie d'un liquide dont le fumet odorant emplit la pièce.

- Tu en veux un ?

- Oui, merci.

Une deuxième tasse de chocolat chaud apparut.

Les deux jeunes gens restaient silencieux, ne sachant pas vraiment quoi se dire.

Hermione retira ses chaussures et ses chaussettes. Ses pieds étaient gelés et douloureux. Elle s'étendit sur le canapé et ferma les yeux.

Puis elle sentit des mains chaudes et douces qui massaient délicatement ses pieds. Elle ouvrit les yeux et vit Drago au bout du sofa qui caressait ses pieds. Voyant qu'elle ne protestait pas, il lui leva doucement les jambes, et s'assit au bout du divan, posant ses jambes sur ses cuisses à lui, et continua à passer ses mains sur les extrémités glacées de la jeune fille. Le contact était si agréable qu'elle ne songea pas à lui dire d'arrêter. Les paupières closes pour mieux savourer le moment, elle se disait que la situation était plus qu'étrange. Une heure avant, ils se disputaient et là, il la dorlotait comme une enfant. Enfin, pas exactement comme une enfant. Ses effleurements étaient tellement sensuels qu'elle se sentait troublée.

Elle ouvrit lentement les yeux, sentant qu'elle s'endormait et le vit qui la fixait d'un air tendre. Surpris, pensant qu'elle avait sombré dans les bras de Morphée, il reprit un air normal et détourna les yeux, se concentrant sur son massage. Au bout d'un moment, elle s'endormit pour de bon. Il s'en rendit compte en entendant la respiration régulière de la Griffondor et se leva, tachant de ne pas la réveiller. Il la recouvrit d'une couverture et s'installa à la table ronde en chêne pour travailler.

Il sortit ses livres de potions et commença à travailler son devoir sur la potion d'agitation. Concentré, il mordillait le bout de sa plume. Il était persuadé d'avoir oublié quelque chose. Il relut sa copie sans parvenir à déterminer ce qui clochait. Il attrapa son livre de potion et le feuilleta.

- C'est le cœur de mandragore que tu as oublié.

Il se retourna. Hermione se trouvait derrière lui et lisait sa copie. Il ne l'avait pas entendue se lever.

- Ah, merci. Je n'arrivais pas à voir ce qui manquait.

- Tiens regarde, c'est à la page 37.

Elle prit son livre et lui montra la ligne.

- C'est juste là. Ajouter le cœur de mandragore et tourner 5 fois dans le sens des aiguilles d'une montre, puis 3 fois dans le sens inverse. Votre potion doit prendre une couleur marron glacé.

- C'est pour ça que ma potion avait plutôt la couleur d'une bouse de dragon.

Hermione se mit à rire.

- Attends, je vais chercher mes cours. Je n'ai pas terminé mon devoir non plus.

Elle attrapa son sac et sortit ses livres et cahiers. Elle s'installa auprès de Malefoy et ils travaillèrent tous les deux, en silence. De temps à autre, ils s'entraidaient, chacun donnant son avis sur le devoir de l'autre. Drago était lui aussi un bon élève et pouvait donc aider Hermione d'une manière constructive. Il avait toujours admiré l'intelligence de la jeune fille.

Deux heures étaient déjà passées et ils avaient tous les deux terminés leur devoir de potion. Ils travaillaient à présent sur leur devoir de métamorphose. Etant en septième année, ils abordaient des sujets bien plus compliqués que lors des années précédentes. Ils commençaient à apprendre tout ce qui concernait la métamorphose humaine.

Ils s'entrainaient ensemble et riaient. Le thème du cours était le changement de couleur et de coupe de cheveux. Hermione se concentra et réussit à donner une teinte rose vif à ses cheveux. Drago éclata de rire. A son tour, ses cheveux devinrent verts et frisés. Hermione s'étouffa tellement elle riait. Drago se leva et lui tapa dans le dos avec délicatesse. Elle réussit à reprendre son souffle, les yeux larmoyants.

- Ça te va très bien, hoqueta-t-elle.

- Merci, tu n'es pas mal non plus.

- Oh ! il est déjà cette heure ci ! C'est l'heure du repas. Je dois rejoindre Harry et Ron.

- D'accord, moi je vais retrouver Blaise. A tout à l'heure.

Elle sorti la première pendant qu'il terminait de ramasser ses affaires.


Lorsqu'elle arriva dans la salle commune, elle aperçut ses deux amis qui discutaient, penchés sur un parchemin.

- Qu'est ce que vous regardez ? leur demanda-t-elle en s'installa en face d'eux et en se servant une cuillérée de choux de Bruxelles et une côtelette.

- La gazette. Regarde, il y a encore eu une attaque de Mangemorts.

- Ou ça ?

- A Gringott. Heureusement, ils ont réussi à la repousser. Il y 7 gobelins qui ont été tués, 3 membres de la police magique et 2 aurors ont été blessés.

- J'ai l'impression que ça s'aggrave. Il n'y a eu de morts dans le rang des Mangemorts ?

- C'est rien de le dire. Et non, pas de morts dans le camp ennemi. Apparemment, ils n'étaient qu'une dizaine.

- Ils ont été bien présomptueux de penser qu'ils pourraient prendre Gringott en étant aussi peu nombreux.

Hermione se tut, l'air concentré. Elle releva la tête brusquement.

- Montre-moi la gazette Harry.

Il lui tendit le journal, curieux. Elle le feuilleta quelques instants. Et s'écria :

- Voila ! Ecoutez ça : cambriolage au manoir d'Oscar Bridgewater. Un objet qui devait appartenir à Rowena Serdaigle à été volé. On soupçonne que ce ne soit son célèbre diadème. Des précisions seront apportées ultérieurement : en effet, la confusion et le désordre au manoir sont tels qu'il est encore difficile de faire avec précision la liste des objets qui auraient pu être destitués.

- Qui est oscar Bridgewater ? Et qui voudrait d'une vieille relique ? demanda Ron, la bouche pleine.

- Ron ! s'énerva Hermione. Il faudrait vraiment que tu t'instruises des fois.

Ron grommela, vexé par le commentaire de son amie.

- Oscar Bridgewater est un grand sorcier collectionneur d'objets anciens et magiques. Et ce fameux diadème est bien plus qu'une relique. C'est le diadème de Rowena Serdaigle, la fondatrice de la maison Serdaigle. On dit que les objets symboliques de chaque maison ont un grand pouvoir. Comme par exemple, l'épée de Godric Griffondor. On dit même que celui qui réunirait les quatre reliques pourrait à l'aide d'une formule spécifique, déchainer un pouvoir extraordinaire.

- Dans ce cas, comment se fait-il que personne n'ait essayé de retrouver les quatre reliques avant ?

- Apparemment, il y en a une qui aurait disparue et qui n'a jamais été retrouvée : la coupe d'Helga Poufsouffle. Sans compter que c'était Dumbledore qui était en possession de l'épée de Griffondor, qui doit toujours être en sécurité dans son bureau.

- Ceci dit, je ne vois toujours pas le rapport entre l'attaque de Gringott et le vol du diadème de Serdaigle.

- Tu ne comprends pas ? Mais l'attaque de Gringott était une diversion. Ils n'ont envoyé que 10 Mangemorts car ils ne comptaient pas prendre Gringott. Ils voulaient attirer l'attention sur la banque magique pour pouvoir voler le diadème sans attirer les soupçons. Du coup, toutes les forces de police ont été envoyées là bas, tandis qu'ils faisaient passer la mission chez Bridgewater pour un simple cambriolage. Ils préparent un mauvais coup, c'est certain.

Ron et Harry se regardèrent, l'air dubitatif.

- Vite, passez-moi une plume et un parchemin.

Ils lui donnèrent ce qu'elle demandait et elle commença à s'activer, tandis qu'ils s'interrogeaient sur ce qu'elle pouvait encore avoir en tête.

- A tout à l'heure.

Elle s'était levée brusquement et avait filé comme le vent, sans terminer son assiette, le parchemin à la main, sans leur laisser le temps de lui demander ce qu'elle allait faire de si urgent.

Drago la regarda partir, s'étonnant de son air si pressé et déterminé.


L'après midi, Hermione, Ron et Harry se virent peu, chacun occupés par leurs propres cours. En effet, en septième année, tout comme en sixième, ils choisissaient leurs matières. Les deux garçons avaient les mêmes options, mais pas Hermione qui était plus disposées à suivre une carrière médicale plutôt qu'une carrière d'auror.

Le soir venu, Hermione, se rendit dans sa salle commune afin d'y manger. Elle avait envie de passer une soirée reposante. Drago la rejoignit peu après. Inconsciemment, elle l'attendait et espérait plus ou moins que lui aussi souhaiterait diner au calme.

C'était le cas : il était passé par les cuisines et avait réussi à ramener de quoi manger. Ils dégustèrent leur repas tranquillement, en parlant de tout et de rien.

Au bout d'un moment, Drago se leva.

- Il est l'heure d'aller faire notre ronde.

Il vit passer une lueur d'effroi dans son regard mais elle tenta de se reprendre et se détourna de lui.

- Attends-moi une minute, je vais chercher une veste.

Et elle monta dans sa chambre. Pendant ce temps, Drago s'interrogeait sur son attitude. Lorsqu'il avait abordé le sujet de la surveillance de nuit, il avait immédiatement remarqué qu'elle s'était raidie.

Il sentait bien qu'il y avait quelque chose qui clochait mais il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Il fallait qu'il sache. Mais il n'osait pas aborder le sujet, de peur qu'elle se rebiffe.

Il l'entendit descendre et décida de faire comme s'il n'avait rien remarqué. Il attendrait le bon moment, il attendrait qu'elle soit prête à se dévoiler pour oser lui demander ce qui la préoccupait tant.


Oui, je sais c'est très court, mais attendez de voir la suite héhé...

(sadique, moi ?)