Cafééé ! Je vais vous parler de cette boisson que j'ai longtemps dénigré : infiniment trop amère, trop noire, trop agressive, une boisson qui réunit des adultes barbants autour d'une table où devant un journal à mourir d'ennui. Et pourtant me voilà un tasse à la main, bénissant ce curieux liquide que je ne trouve pas bon mais qui, allez savoir pourquoi, me plait ^^ Je raconte carrément ma vie là XD Mais c'est pas grave je ne dérange personne, où alors pas grand monde ! Bon ça y est on arrive à la fin de ma première fanfic, si vous avez pris à la lire au moins la moitié du plaisir que j'ai eue à l'imaginer et à l'écrire alors j'aurais réussit mon coup !
Enjoy !
Chapitre 10. Retour aux sources.
Drago Malefoy triait son courrier d'un main négligente tout en buvant son café du matin. La grande table de la salle à manger était couverte de croissants, de brioches, de confitures, bref tout ce qu'on pouvait demander pour un bon petit déjeuner. Scorpius dévorait d'ailleurs d'un bon appétit. A l'autre bout de la table Pansy buvait son thé tout en contemplant son époux et son fils avec un sourire. On pourrait toujours trouver à redire, mais elle avait tout de même une bonne famille. D'un commun accord Drago et elle avait refusés d'imposer à leur fils la dureté de l'éducation qu'ils avait eux-même reçu. Le manoir Malefoy c'était au fur et à mesure remplit de couleurs et de distractions diverses et Scorpius n'était pas promis à qui que ce soit. Il ressemblait traits pour traits à son père, mais un observateur attentif aurait vu dans la forme en amande de ses yeux les origines maternelles.
- Dit moi Drago, tu as l'intention de te rendre à la réunion des anciens élèves de Poudelard organisé aujourd'hui ? demanda-t-elle.
Drago leva la tête de son courrier, le visage indifférent, comme s'il n'y avait pas encore réfléchit. Comme s'il n'y pensait pas depuis le jour où il avait reçu son invitation.
- Oui je pense, finit-il par répondre, et toi ?
- Bien sur, fit-elle avec un sourire, depuis le temps que j'attend une bonne excuse pour revoir ce cher Poudelard…J'irais déposer Scorpius chez son ami avant et nous y irons ensemble, d'accord ?
Drago hocha la tête et se replongea dans son courrier. Il n'était pas impatient. Non. D'ailleurs si il lisait toujours la même ligne depuis tout à l'heure c"était un pur hasard.
Poudelard n'avait pas changer d'une brique. Les gens si. Ils avaient vieillit, certains c'étaient enlaidit, d'autres au contraire avaient embellit. Drago était ainsi resté bouche bée par la mine radieuse et épanouie d'Hermione qui portait sa petite dernière sur la hanche. Il avait même pris sur lui pour la saluer sans aménité ainsi que son mari, Ron, qui souriait de toutes ses dents. Pansy était tout de suite partie piailler avec ses copines et Drago après avoir fait un signe de tête complice à Blaise c'était dirigé vers le champagne.
Zabini Blaise était vraiment devenu quelqu'un d'exceptionnel. Il était parti à Paris pour quatre ans après Poudelard et en était revenu riche et investi dans des affaires un peu louches mais stables. La presse le connaissait, les politiques le redoutaient... sans connaître ni son nom ni son visage. Il était devenu un chef de l'ombre. Une de ses célébrités inconnue du grand publique dans la mains desquels mangeaient tout les ministres. Tout en gardant pour la façade une réputation d'aritocrate doué en affaires Blaise était un marionnettiste du monde. Ravi de cette position entre équilibre et force le métisse vivait confortablement, séducteur redouté et…parfait amant. Drago en savait quelque chose. La première fois, ça c'était fait sur un coup de tête et le blond avait dit que ça ne se reproduirait jamais. Mais comment résister à ses petites attentions, ses regards, sa distance irrésistible et sa malice? Drago commençait à peine à réaliser à quel point Blaise construisait autour de lui un piège délicat auquel il n'avait qu'à s'abandonner...Il en était devenu quasiment indispensable, un repère. Et Drago se disait de plus en plus souvent qu'il allait finir par céder et par, peut-être baisser la garde de son coeur. Ces relations avec Zabini étaient plus précieuse que jamais, presque plus qu'à Poudelard où Malefoy avait la tête trop remplie d'une certaine personne pour vraiment s'intéresser à son ami sur ce plan là.
D'ailleurs la certaine personne en question restait invisible. Severus Rogue était venu le saluer d'une poignée de main chaleureuse et Drago avait discuté longuement avec lui avant que le professeur ne soit accaparé par l'un de ses collègues. Malefoy avait eut tout de même le temps de constaté que Rogue n'avait, en dix ans, pas pris une ride. S'en était presque incroyable mais à quarante ans passés le professeur était plus majestueux et plus charismatique que jamais. Et il semblait s'être...adoucit. Oh bien sur c'était une différence imperceptible pour qui ne le conaissait pas aussi bien que lui, mais ses sarcasmes sentaient moins l'amertumes, ses reblufades étaient moins cyniques et même ses redoutables rictus moqueur avaient gagnés un ou deux degrès.
- Salut toi !
Drago sourit en entendant cette voix, avant même de se retourner pour apercevoir un Harry rayonnant qui lui serra la main avec enthousiasme. Le Survivant n'avait pas grandit mais Drago vit qu'il avait changé. Il n'avait plus cette ombre un peu craintive dans le regard et son corps avec perdu cette impression de minceur maladive qu'il lui avait toujours connu. Harry Potter avait finit par se débarrasser de ses démons pour devenir l'homme accomplit qu'il était maintenant. Ses yeux étaient plus vert que jamais.
- Bonjour, le salua Drago. Alors ? Qu'est-ce que tu deviens ?
- Rien de très original j'en ai peur. Je suis capitaine d'une brigade d'Aurors doués, mais on a pas grand choses à faire et je guette les criminels magique presque avec impatience.
Drago rigola. Effectivement la carrière de Potter suivait le plan prévu. L'ancien Serpentard s'étonnait de son calme, de sa tranquillité d'esprit. Il était sur ces gardes, attendant un frémissement, un battement qui finirais forcément par se produire.
- J'ai appris ton mariage, félicitations, poursuivit Harry, ton fils n'est pas là ?
- Non, il est chez un ami, je te le présenterais un jour si tu veux, c'est un garçon formidable !
Il y avait tant de fierté dans la voix de Malefoy que Harry faillit lancé une réflexion sur un certain « papa-gâteux » qu'il soupçonnait, mais se retint à la dernière minute.
- Où vis-tu ? demanda soudain Drago d'une voix un peu grave.
Harry soutint son regard et répondit :
- Ici. Mais pour les vacances je vais dans une très belle maison en Bretagne, au bord de la mer…
Drago inspira et hocha lentement la tête avec sourire un peu crispé. Le voilà, il y était. Pas grand chose, juste un pincement dans la poitrine, une bouffée de regrets...Il inspira profondément et s'autorisa une seconde. Une seconde blotti dans les iris vertes, une seconde pour regretter ce qui aurait put être. Drago lâcha les brides de sa volonté et saisit spontanément les mains de Harry dans les siennes. Plus petites, carrées, bronzées. Et sentit l'émotion le submerger comme une vague irrésistible, le soulever vers le ciel...Et le Serpentard écarquilla les yeux de surprise. Car ce qu'il ressentait ce n'était pas de douleure, ce n'était pas de la rage, ce n'était même pas du désir. Juste de la tendresse. Une affection énorme comme un soleil et tout aussi brillante. Une émotion positive et merveilleuse qui lui fit monté un sourire magnifique au visage.
Harry le lui rendit, suivant son cheminement de pensés. Rien n'était effacé, rien n'était amoindri. Mais ils avaient tout deux trouvé le moyen de surmonter l'impossible, d 'amorcer en douceur les virages de leurs vies chaotiques, de guérir sans occulter et d'évoluer vers la paix qu'ils avaient tant rêvés. Il restait juste une chose à vérifier pour que tout soit parfait, songea Drago.
- Tu es heureux ?
Harry jeta un regard circulaire aux gens autour de lui, la nombreuse famille de Ron et Hermione, le couple de Dean et Seamus, un certain professeur qui s'apprêtait à déserter, lassé des mondanités. Il regarda à travers eux le temps écoulé depuis dix ans, le temps futur qui s'annonçait et répondit avec un sourire qui fit étinceler les émeraudes de ses yeux :
- Oui.
Juste une promesse tenue. Alors Drago relâcha doucement ses mains, une douce boulle de chaleure nichée dans sa poitrine.
Finiiiiiii ! J'avais l'intention d'arrêter sur ça, mais une autre petite scène m'est venue en tête, donc je l'ajoute en guise de Bonus . Elle n'apporte rien à l'histoire, c'était vraiment par pur plaisir ^^Et puis on m'a fait remarqué que je risquais légèrement de me faire massacré si je ne la rajoutait pas XD Donc je vais être exceptionnellement gentille et mettre le bonus en ligne dès demain ! Merci infiniment à tout ceux qui me lisent ! Etant donné que c'est ma première fic j'aurais vraiment besoin d'avis pour savoir quoi améliorer et quoi garder tel quel, donc n'hésitez pas à me laisser une review !
