Youplayoup ! C'est la fin du weekend ! Et je ne suis pas en vacances ! *pleure*
Mais voilà un autre chapitre ! Merci, PBG, pour toutes tes reviews ;_; j'ai failli mourir de bonheur ! Ne te mets pas à genoux, j'vais me transformer en tomate qui parle. Et si je suis si cruelle, c'est bien parce que je suis une membre du TBC, non ? *sourire cruel*
Un grand merci à lili' pour la correction ! :)
Voilà, maintenant, bonne lecture !
Chapitre 9 : Décision
- Pourrais-je savoir pour quel motif m'a-t-on fait venir au NCIS, agent David ?
Rosetta Jones, assise sur une chaise dans une salle de conférence, se tenait droite, tout en fixant l'agent féminin qui, un dossier posée devant elle, semblait vouloir lui poser des questions. Son sac fièrement posé sur la table, elle toisait Ziva de l'œil d'une femme qui avait tout accompli dans sa vie.
- Bien sûr, Madame Jones.
- Pourquoi est-ce vous qui m'interrogez ? Parce que je sais très bien que c'est pour cela que je suis là. Je croyais pourtant au téléphone, avoir parlé avec un certain agent Gibbs.
Ziva, agacée, leva son regard du dossier, pour fixer intensivement Jones. Cette dernière se raidit sur son siège, mettant un terme à son incessant babillage.
- Vous savez, ce n'est pas parce c'est que l'agent Gibbs vous a appelé que c'est lui qui vous interrogerait.
- Mais…
- Et, si cela ne vous dérange pas, je vais poser les questions, coupa Ziva sèchement.
Ordinairement, Rosetta Jones aurait saisi cette opportunité pour répondre, ou partir dignement. Mais elle pouvait sentir l'aura qu'imposait cette jeune femme en face d'elle ayant à peine la moitié de son âge. Elle allait tout de même riposter quand la porte s'ouvrit, laissant entrer une personne plus âgée. Gibbs se posta derrière son agent, et son aplomb, ajouté à l'aura de la jeune femme, acheva de déstabiliser Jones. L'israélienne sourit, puis reporta son attention sur le dossier.
- Bien. Madame Jones, vous avez déposé votre brevet quand, exactement ?
La femme réfléchit.
- Il y a cinq ans. Mais, ma recette n'a pas été connue avant deux ans. Ma clientèle se constitue presque exclusivement de personne cherchant une alternative aux produits chimiques auxquels ils sont allergiques.
- Vous avez une liste de ces clients ?
- Bien sûr, pourquoi ?
- Trois marines ont été retrouvés morts, et tous trois portaient sur eux une trace de votre lessive. Nous pensons qu'un de vos clients pourrait être mêlé à cela.
Rosetta Jones renifla, l'air faussement peiné.
- Je suis désolée, agent David, mais la clientèle est confidentielle. Je ne voudrais pas que mes clients perdent confiance en moi, ainsi qu'en mes services.
Gibbs contourna lentement la table, y posant deux mains à plat, pour se retrouver à quelques centimètres du visage stupéfait de Jones.
- Les noms, réclama-t-il, intransigeant.
Jones était mal à l'aise. Elle qui se sentait tellement forte et intouchable, voyait son assurance fondre comme neige au soleil.
- Mais vous comprenez, les clients…
Gibbs se releva brusquement puis saisit deux feuilles tandis que Ziva, derrière lui, faisait mine de désapprouver ses actes.
- Vous croyez m'intimider, agent Gibbs ? Vous savez que je pourrais porter plain...
L'ancien marine posa brutalement les photos des trois marines morts devant elle.
- Ecoutez-moi bien, articula-t-il, dur. Trois marines sont morts, et un de mes agents été enlevé. Tout porte à croire qu'un des points communs entre le meurtrier et l'agresseur passe par vous. Alors, soit vous coopérez, et je vous assure qu'aucun de vos clients n'auront à vous reprocher d'avoir accompli votre devoir d'honnête citoyenne. Dans le cas contraire, je pourrais vous faire inculper pour complicité dans un triple homicide volontaire, et dans un enlèvement, d'un agent fédéral de surcroit. Si je rajoute à cela : obstruction à une enquête relevant de la sécurité nationale, je pense que le tribunal n'aura pas besoin de plus pour rendre justice.
Gibbs jaugea Jones quelques secondes. Quelques secondes qui brisèrent sa résistance, tant elle avait blanchit sous les différents chefs d'accusations. Elle poussa un long soupir quand elle vit que l'agent s'éloignait d'elle, ses yeux bleus d'acier attendant une réponse.
- D'accord, je vais vous la donner. Mais si ma tournée promotionnelle s'achève mal à cause de diverses rumeurs, je vous tiendrais pour responsable !
Elle se leva, tout en rassemblant le peu de dignité qui lui restait, puis sortit de la pièce, la tête haute.
- Oh, ça ne va pas du tout.
Abby tournait en rond dans son labo. Elle se mordillait les lèvres, soucieuse. Oui, elle avait analysé les échantillons de sang prélevé et fait la comparaison avec l'arme blanche. Mais ce qu'elle voyait était inquiétant. Très inquiétant. D'autant qu'elle savait pertinemment que Gibbs allait débarquer d'un moment à l'autre.
- Non, non, non. Pas du tout, du tout. Je ne veux pas voir la tête que va faire Gibbs quand il va découvrir que…
- Que quoi, Abby ?
La jeune gothique se retourna, stoppant sa marche circulaire.
- Ah. Gibbs. Te voilà.
- Tu as quelque chose ?
- Hélas… oui.
L'ancien marine fronça les sourcils.
- Pourquoi, "hélas" ?
- Parce que le sang est bien celui de Tony.
Gibbs ne répondit rien, mais Abby voyait bien la veine de son cou qui se tendait. Il était inquiet, elle en aurait mis sa main à couper. Néanmoins, il aurait préféré se retrouver à l'hôpital plutôt que de l'admettre.
- Bon. Et l'arme ?
- Elle correspond tout à fait à l'arme du crime. Je peux, en fait, même assurer que c'est elle, puisque la lame est une Damas. C'est un KA-BAR, souvent utilisé…
- … dans la marine, je sais, Abby.
Un silence suivi cette réplique.
Gibbs hurlait intérieurement. Sa main, crispée sur le gobelet de café, le démontrait. Il n'avait pas grand chose scientifiquement, pour retrouver son agent. Tout ce dont il était sûr était que le kidnappeur mènerait droit au tueur.
- Tu vas le ramener, hein ? demanda la laborantine d'une voix tremblante.
Gibbs se tourna vers Abby, et soutint son regard sans broncher. Puis, elle se réfugia dans ses bras, quémandant un réconfort paternel.
- Dis-moi que ce n'est pas grave. Dis-moi que c'est comme quand il a été enlevé dans les égouts, et pas comme quand il a eut la peste.
Ses derniers mots s'étranglaient dans sa gorge. Gibbs resserra son étreinte, frustré de ne pas pouvoir répondre à cette question.
- Je n'en sais rien, Abby, lui souffla-t-il à l'oreille. Mais je le ramènerais, et il regrettera de ne pas venir à l'heure. Je te le promets.
- Ce n'est pas logique.
La main de Ziva tapotait nerveusement son bureau.
- Qu'est-ce qui n'est pas logique, Ziva ?
- La disparition de Tony. Cela fait presque une journée complète qu'il a disparu. Si son agresseur voulait une rançon, n'aurait-il pas déjà dû nous contacter ?
McGee réfléchit. C'était en effet étrange. D'autant que, plus les heures avançaient, plus les chances de le trouver en vie s'amenuisaient. Mais aucun d'eux ne voulaient envisager cette terrible possibilité.
- Peut-être que le kidnappeur ne veut pas d'argent, mais simplement le silence Tony ? avança-t-il.
Ziva secoua négativement la tête.
- Ce n'est toujours pas logique. S'il voulait simplement l'éliminer, alors, il l'aurait tué d'une balle. Je ne me serais pas encombrée d'un corps mort, à sa place.
Un frisson les parcourut sur ces derniers mots.
- On a peut-être tout simplement pas retrouvé son…
L'informaticien ne finit pas sa phrase. Ziva ferma les yeux.
- Je ne veux pas y penser, McGee.
- Moi non plus, Ziva.
Gibbs arriva d'un pas rapide, un grand gobelet de café à la main.
- Du nouveau ? demanda-t-il.
Les deux agents firent non de la tête.
- J'ai analysé le téléphone de Tony. Pas de trace d'appel entrant et sortant. Il a reçut un e-mail, qu'il a consulté peu avant l'incident.
- Que contenait-il ?
McGee transféra les dossiers sur l'écran.
- Plusieurs rapports d'autopsie, et de l'incendie de l'appartement. Cela vient d'un de ses contacts de la police. Il a surement voulu faire avancer l'enquête, patron.
- Et maintenant, il a disparu, ajouta l'ancien marine, amer.
Il scruta les alentours de l'Open Space. Il n'y avait presque plus personne. Il faisait nuit, à présent. Son regard d'acier s'arrêta sur un bureau anormalement vide.
- Où est Hale ?
- Elle est rentrée chez elle. Rendre visite à sa mère, dans une clinique privée, apparemment.
Jessica se dirigeait vers le local des preuves. Elle savait qu'elle devait se faire discrète. Abby était rentrée chez elle mais l'équipe était encore là, et la croyait dans une clinique, au chevet de sa mère.
Elle repensa au message reçu. Il appartenait à son téléphone. Et, fait étrange, il la vouvoyait. Pourtant, malgré le fait qu'ils ne se soient pas vus depuis deux ans, cela ne suffisait pas à revenir au vouvoiement.
Le message était clair. L'agent DiNozzo mourrait si elle n'apportait pas les cinquante milles dollars. Cependant, elle n'avait pas une telle somme. Mais elle savait où le prendre. L'homme lui avait dit de ne prévenir personne. Pourtant, sans parler, elle avait vu assez de films -mais bien moins que l'italien- pour échafauder un plan rapide. En espérant qu'il marche.
Jessica tapa le code, et ouvrit la grille. Elle alluma une lampe de poche, la cala entre ses dents, et, en s'aidant de ses deux mains, elle farfouilla dans diverses malles, tout en jetant des coups d'œil frénétiques vers l'ascenseur. Il ne faudrait pas qu'elle se fasse découvrir. Pas maintenant.
Lorsqu'elle eut récupéré la somme convenue, il était près d'une heure du matin. Elle appuya sur les diverses liasses, pour les faire entrer dans son sac, et ferma d'un coup sec la fermeture éclair. Cela fait, Jessica emprunta la sortie de secours. Elle ne croisa personne, et sorti du bâtiment fédéral rapidement.
Une fois éloignée de son lieu de travail, elle hésita sur la marche à suivre. Elle ne possédait pas de voiture, mais ne voulait pas rentrer chez elle. A cette heure là, il n'y avait plus de bus, et elle ne voulait pas que ses collègues la croient chez elle, lorsqu'ils se rendraient compte de son absence.
Elle savait où se trouvait "la cachette secrète". Après tout, c'était leur endroit. Là où ils jouaient, là ou ils refaisaient le monde ensemble, loin du regard sournois des adultes. Là où il oubliait qu'il n'avait pas de parent. Elle se demanda comment l'agresseur pouvait connaître cet endroit. Et avoir son portable.
Elle secoua la tête. Après tout, il avait eut des amis. Son équipe, avec laquelle il était parti en mission. Dont l'un des membres l'avait trahi. Et c'était surement ce membre qui voulait la déstabiliser, en utilisant son téléphone, et leur endroit.
Mais elle avait pris ses précautions.
Elle refoula sa peur, et s'engouffra dans la bouche de métro.
Vous en dites quoi ? C'est nul ? Bien ?
Review ? *sourit pour amadouer ses lecteurs*
