Bonjour à tous ! OUI, après 7 mois d'absence de Tensions, UN NOUVEAU CHAPITRE EST LAAAAAAAAAAA !

J'espère que ça vous plaira, la remise en route était rude mais bon... C'est pour la bonne cause !

DISCLAIMER : Les personnages de SLG ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Mathieu Sommet.

Pas de Warning !

BONNE LECTURE !


"La plus grosse information est qu'il...

Qu'il serait... Enceint."

À cette annonce, un sourire se dessina sur ses lèvres. Ses yeux brillèrent sous l'excitation. Son visage s'illumina, bien qu'il soit caché. Par le masque.

Les deux médecins remarquèrent son plaisir, et à peine avaient-ils digéré l'information que leur employeur ria à gorge déployée devant l'écran allumé. Son rire était machiavélique, noir, révélant une méchanceté profonde, et même un désir de violence. Hulet et le Docteur Frédérique croisèrent leurs regards derrière le siège du directeur qui était secoué de spasmes. Le docteur, avec qui Jacques pût échanger quelques mots avant l'entretien, lui révélant la nature bienveillante de son collègue, affichait un air inquiet et dégouté par cet aspect malfaisant de leur employeur.

"Bien... Bien... Très bien...", marmonnait sans cesse l'homme masqué devant les écrans de contrôle sur lesquels circulaient les membres de la famille Sommet.

En effet, les deux médecins avaient dû installer micros et caméras dans toute la maison lorsque les Sommet étaient enfermés dans leur cellule à l'asile. Mais jamais ils n'auraient pensé à un espionnage de cette envergure : leur employeur observait, écoutait, contrôlait chaque moment de vie de chaque protagoniste des Sommet. Les deux employés comprirent maintenant que l'homme mystérieux n'attendait qu'une seule chose : un événement, une nouvelle, ou quoi que ce soit d'important à apprendre.

Il était servi aujourd'hui.

Les regards d'Hulet et de Frédérique se détournèrent lorsque le siège devant eux se tourna, et que les yeux sombres derrière le masque alla les fixer.

"Mes chers amis... Je vous confie une mission. Je veux que vous capturiez le Geek. Je veux l'enfant."

"Vous attendrez trois mois, pour pouvoir prouver les paroles du Professeur. Si elles sont fausses et que le Geek ne porte pas d'enfant, vous capturerez alors le Professeur... Et il payera pour son mensonge.

Si le Geek a bien un enfant, alors vous prendrez le gamer, et me le ramènerez ici, vivant. Compris ?

- Oui, chef."

Les paroles prononcées par le directeur de l'asile résonnaient encore dans l'esprit du docteur Hulet. Il avait acquiescé à l'ordre avec révulsion, à contrario de son collègue médecin. L'évocation d'une certaine prime en récompense de la capture du petit avait éveillé le regard de Frédérique, Jacques (et très certainement l'homme masqué également) l'avait perçu.

Mais lui ressentait un profond dégoût face à cet acte barbare. Capturer un... Enfant ? Enfin, le Geek n'était plus un enfant, il l'admettait, mais son enlèvement provoquerait d'immenses problèmes au sein de la famille Sommet... D'énormes...

Tensions.

Ils avaient déjà été bien assez tourmentés lors de leur enfermement dans l'asile...

Mais le médecin ne se doutait pas que les problèmes commenceraient déjà à arriver bien avant le plan machiavélique mis en place par l'homme masqué...

Du côté des Sommet

"Ah... Ma tête..."

Le gamer se redressa difficilement sur la table d'examen dans le laboratoire du Prof. Il se frotta les yeux, s'étira légèrement avant de regarder autour de lui en se tenant le crâne qu'il trouvait douloureux.

Il sursauta lorsqu'il aperçut le Panda, le Prof et Mathieu qui l'observaient sans relâche avec une certaine appréhension, un air grave.

Le Geek se sentit tout de suite l'intrus dans cette atmosphère désagréable, lourde, tendue.

"- M-Mathieu ? Panpan ? Pr-Prof ? Qu'est-ce qu'il se passe ?, demanda le garçon d'une voix chevrotante et inquiète.

- Geek, j'ai quelque chose à te dire, dit le Prof d'un ton déterminé. Accepte-le s'il te plait, c'est très important."

Le Geek, sous le regard perçant et la voix nasillarde mais ferme du scientifique, attrapa le bord de son T-Shirt et joua avec, nerveux.

"- Qu'est-ce qu'il se passe ?, répéta le jeune gamer.

- Tu... Tu es... Enceint."

Le garçon à la casquette crût tomber de la table à cette annonce. Avait-il bien entendu ? Lui, il porterait un... Enfant ?

"- Prof, c'est pas drôle... Je... Je suis un homme ! Ce n'est physiquement pas possible !

- Ce n'est pas une blague., le coupa l'homme à la blouse. Tu trouves que j'ai un air à rire ?"

Le gamer baissa la tête d'un air malheureux. Comment est-ce que lui, un homme, pourrait porter un enfant ? Son frère se moquait de lui... Le regard perçant du scientifique encore posé sur lui, il décida de se résigner face à cette pensée. Alors il ne blaguait pas... En même temps, si le Prof le disait... Il ne s'était jamais trompé dans ses analyses. Mais... C'était tellement farfelu pour le gamer...

Le Geek, encore abasourdi, pensa alors à l'enfant qu'il portait en lui. Il réfléchit puis sut à quel moment tout avait basculé.

Antoine.

Ils ne s'étaient pas protégés.

Le grand chevelu avait décrété qu'aucun problème n'apparaîtrait, puisqu'ils ne présentaient aucune maladie. Mais maintenant, le garçon au T-Shirt Captain America riait jaune intérieurement. Le créateur de What The Cut n'aurait jamais pu se douter qu'une telle chose aurait pu arriver...

Une autre réflexion avait lieu chez une autre personne de la famille Sommet.

Mathieu s'inquiétait des circonstances de l'apparition de l'enfant dans le corps du Geek.

Il avait bien dû le faire avec quelqu'un pour que ceci ait lieu, on n'est tout de même pas dans Alien !

Il pensa soudainement à un plan dramatique : le Geek, pendant son escapade, seul, la nuit, dans les rues sombres, se serait fait violer ?

Le Créateur se tourna vers le chanteur de l'équipe, qui présentait comme lui un teint blafard. Avait-il pensé la même chose ?

Mais Mathieu relativisa. Si le Geek s'était fait violé, il n'aurait pas tenu aussi longtemps sans en parler à quelqu'un. Il ne se serait pas présenté aussi guilleret et ouvert à son retour ; il se serait renfermé sur lui même, serait devenu muet...

Le vidéaste soupira de soulagement. Il n'y avait que de très faibles chances que ceci ait eu lieu, alors il ne pensa plus à cela. Il continua de réfléchir. La seule personne que le Geek avait côtoyée avant de rentrer chez lui était...

Le Geek, à la pensée d'Antoine, sentit ses joues rougir. Il avait besoin de réfléchir tout seul, il sentait les regards brûlants de ses acolytes posés sur lui. Il se sentait oppressé ici, il fallait qu'il relâche la pression. L'annonce du Prof tournait en boucle dans sa tête, le rendant dingue. Il fallait qu'il pleure un peu, il en ressentait le besoin.

Le jeune gamer descendit lentement de la table, dans cette atmosphère silencieuse.

Il s'apprêta à sortir du laboratoire lorsque Mathieu, à la pensée de son ami aux cheveux fous, interrompit le jeune à la casquette d'une voix surprise, faible, interrogative et presque suppliante d'une réponse négative venant de l'enfant :

"Geek... Me dit pas que tu...

Tu l'as fait avec... Antoine ?"

Le garçon au T-Shirt Captain America stoppa sa marche, se tint à l'encadrement de porte. Sa respiration s'accéléra. Devait-il lui avouer ?

Pour simple réponse, il tourna lentement la tête vers son Créateur. Une flamme dansait dans les iris pâles du gamer, malgré son visage renfermé et abattu par la nouvelle du Prof.

"Oui."

Il répondit par cette simple affirmation et quitta définitivement la pièce, laissant le trio d'acolytes cloué sur place.

Ce "Oui" prononcé avec assurance et détermination était étonnant de la part de l'enfant, si timide et naïf auparavant...

Mathieu et Panda échangèrent à nouveau un bref regard. Ils avaient compris.

Le Geek avait grandi.

Avait mûri.

Il supporterait le poids de la grossesse, et de la paternité.

Il était devenu fort.

Et, avec son conjoint, tout peut arriver, il pourra le surmonter.

Parce qu'à deux...

Tout est réalisable.

oOo

"Geek... GEEK !"

Une voix forte résonnant dans la chambre du gamer extirpa celui-ci de son sommeil léger : il s'était tout bonnement endormi après avoir versé un torrent de larmes sur son oreiller, qui était entièrement humide.

Encore endormi, le garçon se retourna vers la personne devant son lit. Avait-il rêvé ou la voix qu'il avait entendue était celle d'...

"- Antoine ? Que... Qu'est-ce que tu... Tu fais là ? demanda le Geek d'une voix étonnée mais incroyablement surprise, tout en se frottant les yeux.

- Mathieu m'a expliqué ce qu'il t'arrive, et... Je suis venu en vitesse te voir, j'étais inquiet pour toi... Je... Je suis désolé Geek...", fit Antoine d'une petite voix, en s'asseyant sur le bord du lit.

Le gamer regarda son amant d'un air suspicieux : Antoine avait maintenant des remords ?

"- Antoine... lança le Geek en se redressant en position assise. On ne peut plus revenir en arrière, ce qui est fait est fait. Faut qu'on l'accepte tous les deux, et qu'on fasse avec. On y arrivera, j'en suis sûr... Même si ça va être difficile.

- ... Arrête de parler aussi sérieusement, j'ai l'impression d'être un petit enfant ignorant... J'te signale que c'est ton rôle ça, non ?", répliqua le grand binoclard en lançant un clin d'œil au jeune, qui alla lui pincer une joue de mécontentement. Le gamer avait compris que son amoureux essayait de détendre l'atmosphère : il en avait besoin aussi. Tout ce qu'il se passait était terriblement étrange et effrayant, alors il avait besoin d'un peu de rire et de légèreté. Ses boyaux étaient complètement serrés sous le stress et la panique, il pensait qu'Antoine était dans le même état. Mais il fallait, pour l'instant, en faire abstraction : de toute manière, il venait de dire à son interlocuteur qu'ils ne pouvaient plus faire marche arrière.

Le Geek prit l'autre joue dans sa main et tira sur les deux de manière à faire sourire le grand dadet. Le jeune rigola lorsqu'il vit le visage devant lui totalement déformé : il avait un air contrarié malgré le sourire forcé sur son visage. Il relâcha ses joues puis plongea son regard dans les yeux noisette. Il fit un sourire craquant et déposa un léger baiser sur la commissure des lèvres d'Antoine qui frissonna. Il était tout de même heureux d'être avec son petit protégé...

"- Gamin, tu penses qu'ils vont commencer à s'choper la teub' et faire des choses cochonnes ?

- Putain Patron, arrête de penser tout le temps au cul ! Ils ont le droit de se revoir sans forcément baiser, non ? Et puis, j'pense qu'ils sont pas d'humeur à entamer des choses sérieuses...

- ... Bon, on va dire que t'as raison la p'luche."

Le criminel et le chanteur s'étaient retrouvés dans la chambre éclairée et agréable de l'ursidé, où le Panda avait conté à son homologue noir toute l'histoire du gamer. Le Patron lui avait tout d'abord ri au nez, croyant à une bonne blague, puis, lorsqu'il comprit que la vérité était étalée, reprit son sérieux. Après tout, l'irréel était bien possible avec eux...

Le Panda fixait son acolyte d'un regard accusateur et colérique : allait-il redevenir désagréable, allait-il redevenir... Comme avant ? Non, non, il lui avait dit qu'il arrêterait d'être chiant, qu'il prendrait soin de sa famille sans être dérangeant. Mais alors pourquoi recommençait-il ses vannes nulles et déplaisantes ? Pensait-il vraiment être drôle en ce moment de peur et de questionnement ?

"Tout le monde dans cette famille est tendu, Patron. Sauf toi j'ai l'impression. Tu t'en fous ou...?"

Le Panda s'était levé et dirigé vers la fenêtre pour cacher ses yeux larmoyants, tout en fixant son amant du coin de l'œil lorsqu'il fit sa remarque. Remarque que le Patron prit assez mal de prime abord : le chanteur avait clairement sous-entendu qu'il s'en foutait de la vie de sa famille. Qu'il ne pensait qu'à lui. Qu'il était égoïste.

Peut-être que le Panda avait raison.

"Gamin... Crois pas ça. Vous... Vous m'êtes chers., répondit le criminel d'un ton solennel en se levant lui aussi. J'ai envie que vous soyez tous en bonne santé, de bonne humeur. J'pense que tu peux comprendre que tout ce qu'il se passe nous dépasse. Moi y compris. J'suis pas invincible, j'te rappelle : c'est seulement l'air que je me donne. Alors parfois j'ai aussi envie de détendre l'atmosphère. Tu peux pas savoir à quel point ça me fout les j'tons. Notamment pour toi."

Lors de son monologue, l'homme en costard s'était dirigé vers la fenêtre et mis dos à dos contre le Panda.

L'ursidé n'en croyait pas ses oreilles.

Le Patron avait bien changé. Enfin... Il n'avait jamais changé. Il avait toujours été comme ça, le chanteur venait de le comprendre, mais il avait décidé de briser cette carapace de brute et de pervers qu'il avait créée pendant ces années. En tout cas envers l'ursidé.

Les larmes étaient tombées silencieusement sur les joues du Panda, dévalaient la peau à toute vitesse avant de s'écraser sur le kigurumi. Le Patron s'enleva du dos pelucheux et retourna lentement l'homme animal vers lui. Il lui sourit lorsqu'il le vit pleurer, essuya ses larmes d'un geste doux avant de le prendre dans ses bras.

Le criminel avait compris qu'il avait poussé le bouchon trop loin, et que son amant était une tapette-fragile, son amant était fragile.

Il le serra fort contre lui. Le Panda lui rendit son étreinte, s'attachant à la veste noire comme si sa vie en dépendait.

Le Patron ouvrit la bouche et prononça des mots connus par le Panda.

Antoine ouvrit la bouche et prononça ces mots pour calmer le Geek.

"Ne t'en fais pas, je suis là. On est tous là."


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