Petit blabla : Bonjour a tous, et bienvenue pour un nouveau chapitre ! Comme d'habitude, les personnages ne m'appartiennent malheureusement pas... Enfin bon. Cette fois-ci, nous retrouvons Harry dans un chapitre centré sur lui, à qui son héritage joue quelques tours ! Tout cela sera expliqué en précision aux prochains chapitre :3 ( j'aime vous torturer u.u ).

Ah, et avant de vous laisser découvrir ce chapitre, voici quelques réponses de reviews :

Guest : Oui, en quelque sorte ! Et bien, pour la queue de chat... à voir. Et, petit indice : parfois, la surprise peut vous laisser muet.

mamy 83 : Mwaaa merci beaucoup ! ^o^

Pouuf : Ouf, j'ai toujours peur de partir un peu trop dans les marshmallows ... Et ne t'inquiète pas, il y a une suite !


Mais de quoi parlait mon Alpha ? Comment je pouvais avoir des…

-Hein ?

A présent totalement réveillé, je me redressai brusquement, mais sans cogner le menton de Tom, et tâtai ma tête. Puis je tombai sur des choses couvertes d'un doux duvet qui étaient des oreilles. Oh. C'était donc ça la dou - par Merlin. Les légendes. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plutôt ? Je savais bien que je devais réfléchir avant de suivre mon instinct en permanence – surtout quand celui-ci venait d'un héritage. Et puis – oh, par pitié, non. Je regardai dessous la cape dans laquelle m'avait enveloppé mon Alpha.

-C'est une blague, lâchais-je, livide.

D'un bond – et par Gryffondor, le mouvement que je venais de faire était vraiment étrange, je quittai la chaleur rassurante de Tom. Le tissus serré autour de mon corps nu, je me précipitai vers ce qui semblait être la salle de bain, à l'odeur. Elle dégageait des notes de savon, légèrement piquantes mais adoucies par l'eau. Il y avait également quelques soupçons de l'odeur de mon Alpha, ainsi que des résidus de sa magie qui faisait frissonner la mienne. J'hésitais à qualifier cela d'agréable, où de tricherie. Mais là, ce n'était pas vraiment le problème, bien que je me demandais tout de même comment je parvenais à analyser tout ça en quelques secondes sans même vraiment y penser.

Néanmoins, je ne m'étais pas trompé et débouchai dans une gigantesque pièce, presque aussi grande que la salle de bain des Préfets à Poudlard. C'était définitivement autre chose que la salle d'eau du dortoir où que celle des Dursley. Cependant, je ne m'attardai pas sur la décoration et me plantai face au miroir le plus proche de moi en fermant les yeux, à la fois inquiet et curieux, ce qui était un mélange que j'avais trop de fois expérimenté à mon goût. C'est vrai que quand même, je tuerais – enfin, façon de parler, pour avoir une vie plus calme, loin de tout le bazar qui me collait en permanence.

Les mains tremblantes, je détachai l'attache de la cape et la laissai tomber le long de mes épaules. Le tissu était vraiment doux et soyeux, et semblai aussi léger qu'une plume lorsqu'il fût au sol dans un timide froissement. Je ne m'y connaissais pas vraiment en vêtements, les seuls que je portais étant ceux de Dudley et l'uniforme de Poudlard. Prenant une grand inspiration, j'ouvrai les yeux, et restai choqué devant l'image que me renvoyait le miroir. Par Merlin. Pour un peu, je ne me serais pas reconnu. Je pensai d'abord que mes cheveux n'allaient plus me poser des problèmes de nids mais de nœuds. Je ne savais pas si Tom l'avait remarqué, mais ils atteignaient maintenant mes épaules et étaient devenus tout lisses.

C'était réellement étrange.

J'avais l'impression d'être une fille ! Pas que je sous-estimait Hermione ou Luna, mais, déjà qu'être un Oméga n'était pas vraiment masculin… Pas moyen que je les garde longs. Sauf que je n'avais aucune idée de comment couper des cheveux, moi, et que les miens étaient parfaitement récalcitrants. Peut-être que je pourrais demander à Tom de – non. J'étais assez grand pour régler mes problèmes, et je n'allais pas me précipiter vers mon Alpha sous prétexte que c'était, justement mon Alpha. Je me battais depuis des années et des années pour contrôler le plus possible ma vie, et même si j'étais un foutu Oméga qui ne demandais qu'à se soumettre à Tom, je n'allais pas faire ça sans me battre un minimum. Quoique, fallait quand même que j'y arrive, à me battre.

Enfin, en plus de ça, j'avais l'impression d'être encore plus petit, déjà que de base, je n'étais pas grand. Je soufflai un peu de débit, puis grimaçai en avisant ma taille qui c'était amincie. Mais mes hanches n'en étaient pas pour autant plus larges, et j'en tirai un soupir de soulagement. Cependant, je me doutais que cella allait finir par arriver...

M'approchant du miroir, je détaillai ensuite mon visage. J'avais quand même l'impression de voir un étranger. Mes traits semblaient plus aristocratiques, mes joues moins rondes et mon menton également plus fin. Je… S'il me restait encore un petit espoir, celui-ci venait de partir en fumée. J'étais réellement un Oméga. L'Oméga de Voldemort. Par Merlin…

Mes yeux remontèrent légèrement, et je restai figé sur les deux oreilles de chat sur le somment de ma tête, qui remplaçaient mes oreilles humaines, celles-ci ayant disparues. C'était vraiment quelque chose de bizarre. Approchant ma main, je les touchai délicatement, restant prudent. Elles étaient vraiment douces, et aussi noires que mes cheveux. J'essayai de les faire bouger comme je le faisais avec le reste de mon corps, et elles réagirent immédiatement, de la même manière que l'aurait fait mes mains. Je m'amusai quelques instant à les faire bouger dans tous les sens possibles, un léger sourire fleurissant sur mes lèvres. Ceci me fit remarquer qu'elles semblaient afficher également mes émotions, puisque lorsque j'arrêtai de les faire bouger, elles revinrent bien droites et pointées vers l'avant – c'était de l'attention. Cela me faisait un peu penser aux oreilles des chats que je voyais parfois dans les parcs moldus.

Est-ce que, si j'étais en colère, je me mettrais à feuler en retroussant les lèvres ?

Quelque chose me tapa la jambe d'agacement, et mon regard se rivai ensuite sur la queue de chat qui bougeait derrière mon dos. Elle était aussi noire que mes oreilles et mes cheveux, et en passant mes doigts dessus, je la trouvai aussi douce que ces dernières. Proportionnelle à mon corps, elle en était une extension parfaite. Je me tournai de trois quart et eus une légère grimace en voyant où elle se situait. C'était une continuité de ma colonne vertébrale, et elle se détachait de mon dos au niveau du bas de mes reins. Tout cela allait être pratique avec les vêtement, tiens. Cependant, elle semblait faite pour être là, comme si cette queue de chat aurait du se trouver sur mon corps depuis ma naissance.

Enfin. A part… tout ça, je crois que je restais… moi. Un moi légèrement étrange et qui allait devoir composer avec un mage noir d'une manière différente à celle qui était prévue, mais … j'étais quand même moi.

Pas l'Oméga, par le Survivant, juste Harry.

Quelque part, cela me rassurait légèrement. J'avais peur que, une fois mon Alpha trouvé – si j'en trouvais un, en plus - je me transformerais en un Oméga totalement vide de volonté, incapable de lui résister, ou simplement d'y penser. Mais visiblement, ce n'était pas le cas, enfin, j'espérais.

Je repris la cape sur le sol et la mis sur mes épaules, l'attachant rapidement, et rabattis les pans sur mon corps avant de sortir mes cheveux qui s'étaient coincés dessous - ouais, par Merlin, ceux-ci ne ferraient pas long feu, je le jure.

Des questions plein la tête, je sortis de la salle de bain pour rentrer dans la chambre. Comment est-ce que j'étais devenu un homme-chat ? J'avais lu que les Omégas subissaient toujours une transformation, mais je n'en savais pas plus. Peut-être que Tom avait des connaissances plus approfondies. …

Sinon, je pouvais aussi prendre mes yeux et mon cerveau et chercher par moi même. Cela me semblait plus… respectable. Mais en levant les yeux une fois dans la chambre, je fronçai le nez. Mon Alpha n'était pas là, et plein d'odeurs bizarres remplissaient la pièce. Il y avait un parfum pour femme, un autre pour homme, différentes odeurs de plantes pas très très agréables, même, leur mélange était franchement dégoûtant, et beaucoup d'odeur de laque à cheveux. J'essayai de tout démêler pour trouver l'odeur de Tom, ce qui fut moins difficile que je ne le croyais. Grâce à ces nouvelles perceptions, qui me firent rougir lorsque je sentis une légère odeur de sexe, je pu remarquer sa lettre sur le lit. Mon cœur fit une embardée et je fusillai mon torse du regard.

Non, non, et non. Non.

Il n'était pas question de choses comme ça, et suivant ma logique, je prit délicatement la lettre entre mes doigts pour renifler doucement l'odeur d'encre qu'il s'en déga - … bon sang. Est-ce que je devenais schizophrène ? Secouant la tête, je me concentrai et lut la lettre – il m'avait laissé une lettre ! Comme pour un couple !

Ou comme un amant à sa maîtresse, aussi.

« Chaton, j'ai du aller à la réunion avec le Premier Cercle pour régler certains… détails, dirions nous. Tu peux trouver des vêtements à ta taille dans le dressing. Il serait préférable que tu restes dans notre chambre jusqu'à mon retour, je ne tiens pas à voir mon Oméga se prendre un tir par mes Mangemorts qui penseront bien faire. T. »

Je ne savais clairement pas comment réagir. D'une part, il m'appelait chaton, me donnait des vêtements, parlait de notre chambre, mais… à côté de ça, il parlait de notre, hum, relation, comme d'un détail, et semblait ne penser à moi que comme un Oméga. Son Oméga. Le possessif me faisait plaisir, même en même temps, la moutarde me piquait légèrement le nez. Avait-il oublié que j'étais l'élu censé le tuer ? Certes, maintenant, cette option était clairement inenvisageable – et en fait, j'en était bien content, mais quand même ! Je parcourais les couloirs de Poudlard sans me faire prendre par Rogue même sans ma cape d'invisibilité depuis belle lurette, j'étais donc bien en capacité de tromper quelques Mangemorts, par Merlin ! C'était vexant.


Il m'avais laissé une lettre.

C'était mignon.

Je poussai, cette fois, un long soupir de découragement. Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais que tout cela allait devenir très compliqué dans ma tête. Enfin. Il parlait bien de vêtements, non ? Ouvrant différentes portes, je finis par tomber sur le dressing, et pris au hasard des vêtements noirs et bordeaux. Il n'y avait pas vraiment d'autres couleurs, et je ne souhaitais pas porter du vert – rien que parce qu'il se disait l'héritier de Serpentard et que je ne comptais pas m'habiller d'une manière qui ferrait penser que j'étais à lui.

Je devais être tordu, pour avoir eu un résonnement comme ça. Certes, c'était sûrement le véritable héritier, et certes, j'aurais du aller à Serpentard aussi donc il aurait été logique que je porte du vert, mais… je ne savais pas vraiment, peut-être que je voulais simplement dire que j'étais encore indépendant. Enfin, tout est relatif, vu ma condition. Je les enfilai maladroitement, et finis par faire un ourlet au pantalon un peu grand.

- Très bon choix. Élégant, charmant, mais avec un brin d'innocence, c'est un mariage parfait.

Je sursautai, avant de regarder le miroir et de me rendre compte qu'il était ensorcelé. Mon malaise face aux compliments ressorti immédiatement et je me mis à rougir avant de bafouiller :

- Ah, euh, merci.

Je me frottai la tête ensuite, un mal de crâne commençant à faire son apparition alors que j'avais vraiment envie de dormir. Et puis, Tom n'était pas avec moi et c'était désagréable. Je me figeai en me rendant compte de ce que je venais de penser.

Il y avait une différence entre trouver une lettre mignonne, et avoir besoin de la présence de Voldemort. Comment étais-je donc devenu aussi dépendant de lui en si peu de temps ? Merlin, je ne savais pas si je devais me qualifier de pitoyable, ou juste accro à la sensation de protection que j'avais dans ses bras. Et moi qui venait de penser il y a quelques instants que j'avais quand même un peu d'indépendance.
Bon sang… Que dirait donc le monde sorcier s'il savait ça ? La Gazette du Sorcier n'en finirait pas de hurler. Mais, après tout, qu'ils s'occupent de leur derrière et pas du mien – qui d'ailleurs, me faisait un peu mal, encore.
Et puis, Tom n'étais pas là, et j'avais mal à la tête, et je voulais dormir, mais avec lui, pas juste avec un oreiller qui avait son odeur. Je réglerais le reste de mes problèmes après. Comme disait Hermione, il faut savoir réorganiser ses priorités. Je claquai la porte derrière moi en rabattant le capuchon de ma cape, n'ayant tout de même pas oublié une partie de la lettre de mon Alpha, et me mis à renifler discrètement pour suivre sa trace.